Inteview – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 10 Dec 2024 13:17:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Inteview – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Malgré les menaces de Kidnapping, Aliou BAH rentre en Guinée : « ma mission étant terminée, je suis de retour pour continuer ma vie de citoyen ordinaire… » https://planete7.info/malgre-les-menaces-de-kidnapping-aliou-bah-rentre-en-guinee-ma-mission-etant-terminee-je-suis-de-retour-pour-continuer-ma-vie-de-citoyen-ordinaire/ Tue, 10 Dec 2024 13:17:17 +0000 https://planete7.info/?p=35755 Le jeune leader du MoDeL signe son retour en Guinée malgré les menaces de Kidnapping dont il serait victime. Aliou Bah annonce son retour après sa mission en France. Le président du parti MoDeL informe également que son parti a déposé une plainte contre X pour menaces, à l’attention de Monsieur le procureur de la […]]]>

Le jeune leader du MoDeL signe son retour en Guinée malgré les menaces de Kidnapping dont il serait victime. Aliou Bah annonce son retour après sa mission en France.

Le président du parti MoDeL informe également que son parti a déposé une plainte contre X pour menaces, à l’attention de Monsieur le procureur de la république près le tribunal de première instance de Dixinn.

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Marc Yombouno interpelle Bah Oury : « Quand on est sage, Dieu nous donne tous les instruments, mais les gens ont des oreilles fermées » https://planete7.info/marc-yombouno-interpelle-bah-oury-quand-on-est-sage-dieu-nous-donne-tous-les-instruments-mais-les-gens-ont-des-oreilles-fermees/ Mon, 09 Dec 2024 19:55:07 +0000 https://planete7.info/?p=35727 Lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel tenue ce samedi, Marc Yombouno, ancien ministre du Commerce et proche de l’ancien président de la Guinée, a pris la parole pour commenter le drame survenu le 1er décembre à N’Zérékoré, conséquence tragique d’une finale de football. Au cours de son intervention, Marc Yombouno a lancé un appel […]]]>

Lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel tenue ce samedi, Marc Yombouno, ancien ministre du Commerce et proche de l’ancien président de la Guinée, a pris la parole pour commenter le drame survenu le 1er décembre à N’Zérékoré, conséquence tragique d’une finale de football.

Au cours de son intervention, Marc Yombouno a lancé un appel direct au Premier ministre Bah Oury, l’invitant à user de sagesse pour restaurer la paix et l’harmonie en Guinée. S’adressant à l’actuel occupant du Palais de la Colombe, il a évoqué les responsabilités et opportunités offertes par Dieu aux dirigeants pour préserver la cohésion sociale.

« Tout ce que Dieu fait, il passe par les hommes. C’est à nous de réfléchir et de transmettre le bon message. Le Premier ministre Bah Oury était président de la commission d’organisation du 28 septembre, qui s’était opposée à la candidature de Dadis. Dieu l’a ramené dans ce cercle pour qu’il puisse donner des conseils et veiller à ce que de telles tragédies ne se reproduisent pas. C’est aussi lui qui a présenté les condéléances suite au récent événement. Vous remarquez la similitude ? », a déclaré M. Yombouno avec insistance.

Poursuivant sur un ton critique, il a souligné : « Quand on est sage, Dieu nous donne tous les instruments pour rétablir le bon vivre en Guinée. Mais le véritable problème, c’est que beaucoup ont des oreilles fermées, et cela est extrêmement grave. »

Ces propos, empreints d’émotion et de gravitas, résonnent comme un appel à une prise de conscience collective et une invitation aux leaders politiques à mettre la sagesse et l’écoute au cœur de leur gouvernance. Le drame de N’Zérékoré reste un rappel poignant des conséquences d’une fracture sociale non résolue.

Alors que les regards se tournent vers le gouvernement, les paroles de Marc Yombouno interpellent : sauront-ils ouvrir leurs oreilles pour entendre l’appel à la paix et au dialogue ?

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Assemblée hebdomadaire du RPG : Les recommandations de l’ancien parti au pouvoir aux autorités de la transition https://planete7.info/assemblee-hebdomadaire-du-rpg-les-recommandations-de-lancien-parti-au-pouvoir-aux-autorites-de-la-transition/ Sat, 07 Dec 2024 23:32:40 +0000 https://planete7.info/?p=35656 Le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) a tenu son assemblée hebdomadaire ce samedi à son siège situé à Gbessia, dans la commune de Matoto. Cette rencontre, régulière pour les proches de l’ancien président Alpha Condé, a été marquée par des discussions sur des sujets d’actualité, notamment le drame survenu récemment à N’Zérékoré. Lors de […]]]>

Le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) a tenu son assemblée hebdomadaire ce samedi à son siège situé à Gbessia, dans la commune de Matoto. Cette rencontre, régulière pour les proches de l’ancien président Alpha Condé, a été marquée par des discussions sur des sujets d’actualité, notamment le drame survenu récemment à N’Zérékoré.

Lors de son intervention, Marc Yombouno, ancien ministre du Commerce sous le régime Condé, a fermement invité les autorités de la transition à élucider les circonstances de cette tragédie qui a coûté la vie à de nombreux citoyens lors d’un match de football. Il a exprimé son indignation face à la guerre des chiffres entourant le nombre de victimes, tout en rappelant l’importance de chaque vie humaine.

« Ce que nous demandons, c’est que les autorités recherchent la vérité. Nous avons déjà vécu le drame du 28 septembre 2009. Aujourd’hui, encore, nous sommes confrontés à un épisode tragique à N’Zérékoré. Faisons en sorte que la vérité soit établie pour prévenir de tels incidents dans notre pays. »

Marc Yombouno a relevé l’incohérence des données communiquées par diverses sources. Selon les rapports, les chiffres oscillent entre 56 morts annoncés par le gouvernement, 135 décomptés par certaines ONG locales, et jusqu’à 300 morts selon la diaspora forestière.

« Qui croire ? Mais même un seul mort, c’est déjà un compatriote de moins. Il est primordial de mettre en place tous les instruments nécessaires pour établir la vérité. Qui sont les organisateurs ? Qui a financé cet événement ? Qui a fait sa promotion ? Qui sont les responsables de ces actes ? Ces questions doivent trouver des réponses. »

L’ancien ministre a également exhorté les autorités à prendre des mesures concrètes pour prévenir de telles tragédies. Selon lui, la priorité ne devrait pas être une bataille de chiffres, mais bien l’établissement des faits et la prise de responsabilités pour rendre justice aux victimes et à leurs familles.

Le RPG, par cette assemblée, affirme une fois de plus son engagement à suivre de près les événements d’actualité et à interpeller les acteurs de la transition sur des questions de vérité, de justice et de respect des droits humains. Le drame de N’Zérékoré reste une épreuve douloureuse pour le pays tout entier, et les attentes pour une enquête impartiale et transparente sont immenses.

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Nzérékoré : Cellou Dalein Diallo Accuse le Gouvernement Après la Tragédie Mortelle https://planete7.info/nzerekore-cellou-dalein-diallo-accuse-le-gouvernement-apres-la-tragedie-mortelle/ Fri, 06 Dec 2024 22:18:21 +0000 https://planete7.info/?p=35603 En Guinée, une vive émotion s’est emparée du pays après une bousculade meurtrière survenue lors d’un événement public à Nzérékoré. Alors que les autorités peinent à justifier ce drame, Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition et président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a fermement critiqué depuis l’exil la gestion gouvernementale de l’événement, […]]]>

En Guinée, une vive émotion s’est emparée du pays après une bousculade meurtrière survenue lors d’un événement public à Nzérékoré. Alors que les autorités peinent à justifier ce drame, Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition et président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a fermement critiqué depuis l’exil la gestion gouvernementale de l’événement, qu’il qualifie de gravement négligente.

Selon Cellou Dalein Diallo, le drame de Nzérékoré révèle les profondes lacunes du régime en matière d’organisation et de sécurité. « Le stade où s’est tenue cette manifestation était inadapté, et aucune mesure sérieuse n’a été prise pour prévenir les risques. Cette tragédie est le résultat direct de l’impréparation et de l’irresponsabilité des autorités », a-t-il déclaré.

Le chef de l’opposition souligne que cette catastrophe intervient dans un contexte de manifestations publiques récurrentes, souvent perçues comme des vitrines promotionnelles pour le colonel Mamadi Doumbouya, chef de l’État et président de la transition. « Ces événements, qu’il s’agisse de concerts ou de tournois sportifs, servent à asseoir l’image du colonel Doumbouya. Mais leur organisation laisse à désirer, comme le prouve cette tragédie », a-t-il ajouté.

Cellou Dalein Diallo n’a pas mâché ses mots concernant la stratégie adoptée par le gouvernement et le Conseil national de la transition (CNRD). Il reproche aux autorités d’instrumentaliser des événements publics pour promouvoir implicitement la candidature du colonel Doumbouya, tout en négligeant la sécurité des citoyens. « Associer le nom et l’image de Doumbouya à ces manifestations, sans veiller à la sécurité, démontre une irresponsabilité évidente », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, Diallo a rappelé que toute tentative de candidature de Doumbouya serait contraire aux engagements pris par ce dernier en tant qu’officier de ne pas s’impliquer dans le processus électoral. « Le gouvernement cherche à contourner cet engagement, mettant ainsi en péril la vie des citoyens pour des intérêts politiques », a-t-il dénoncé.

Concernant les pertes humaines, Diallo a évoqué des chiffres alarmants, relayés par différentes sources locales et internationales. « Selon les informations recueillies par mon parti, il y aurait plus de 100 morts. D’autres sources parlent de 135 victimes et plus de 50 disparus. Ces chiffres reflètent l’ampleur de la tragédie », a-t-il précisé.

Cette tragédie s’inscrit dans un climat politique tendu, à l’approche des élections présidentielles. Les critiques de Cellou Dalein Diallo résonnent comme un écho aux inquiétudes de nombreux citoyens guinéens quant à la gestion de la transition. La Guinée, aujourd’hui plus que jamais, se retrouve face à des défis majeurs qui interrogent sur son avenir politique et social.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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Michel Camrrubi : Un regard passionné sur le développement des affaires et du tourisme en Guinée https://planete7.info/michel-camrrubi-un-regard-passionne-sur-le-developpement-des-affaires-et-du-tourisme-en-guinee/ Wed, 02 Oct 2024 01:56:43 +0000 https://planete7.info/?p=33380 Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction ce mardi, Michel Camrrubi, consultant pour les sociétés en quête d’implantation ou de partenariat en Guinée, partage sa vision d’un pays aux vastes opportunités. Ayant consacré des années à accompagner des investisseurs dans divers secteurs, il nous dévoile son parcours et ses réflexions sur le potentiel économique […]]]>

Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction ce mardi, Michel Camrrubi, consultant pour les sociétés en quête d’implantation ou de partenariat en Guinée, partage sa vision d’un pays aux vastes opportunités. Ayant consacré des années à accompagner des investisseurs dans divers secteurs, il nous dévoile son parcours et ses réflexions sur le potentiel économique et touristique de la Guinée.

Pour Michel Camrrubi, son travail ne se limite pas à un secteur spécifique, mais s’étend à toute activité susceptible d’intéresser des investisseurs étrangers. « Mon domaine, c’est vraiment l’encadrement et l’assistance des sociétés ou des personnes qui souhaitent s’implanter ou tisser des partenariats en Guinée. Actuellement, nous travaillons sur des projets dans des secteurs variés comme le solaire et la cybersécurité. Tout dépend du profil du demandeur », explique-t-il. Sa capacité à s’adapter à des domaines aussi diversifiés est l’un de ses atouts majeurs, témoignant de son expérience et de sa compréhension du marché guinéen.

Interrogé sur sa passion pour la Guinée, Michel confie qu’elle a pris racine dès ses premiers séjours, notamment grâce aux îles de Loos. « Cela a été un coup de foudre, surtout autour des îles de Loos. Ces îles sont restées gravées dans ma mémoire », raconte-t-il avec enthousiasme. Après avoir fait plusieurs allers-retours entre la Guinée et la France, une nouvelle étape de sa vie s’est dessinée en 2016. « J’ai décidé de m’installer ici après un burn-out en France. J’ai monté un call center avec l’idée de concurrencer d’autres destinations offshore, comme le Maroc ou Madagascar, en implantant cette activité en Guinée. » Cette initiative audacieuse illustre non seulement son attachement au pays, mais aussi sa vision entrepreneuriale.

Camrrubi est aussi profondément engagé dans le développement touristique de la Guinée, secteur dans lequel il voit un immense potentiel. « C’est un secteur captivant, mais il y a encore énormément à faire. » Bien que les autorités semblent donner un nouvel élan, il reste de nombreux défis structurels à relever. Il souligne notamment les difficultés liées à l’obtention des visas et aux infrastructures de transport. « Ce marché touristique est concurrentiel, et il offre énormément de possibilités, mais nous devons améliorer les déplacements et les services d’accueil. »

Avec une expérience de plus de 30 ans en Guinée, d’abord en tant que client, puis comme acteur du secteur touristique, Michel observe un progrès constant. Il reste cependant conscient que les autorités doivent accélérer les réformes, notamment en facilitant l’accès aux visas touristiques et en renforçant la sécurité. « La sécurité est un aspect crucial pour rassurer les touristes. Même si la présence des forces armées est parfois dissuasive, il est essentiel de la renforcer tout en la rendant plus discrète. »

Quant à l’initiative récente du Premier ministre plaidant pour l’inscription des massifs du Fouta Djallon au patrimoine mondial, Michel est enthousiaste. « C’est une excellente idée, légitime, et j’espère que cela aboutira. Cela apporterait une dimension supplémentaire à la Guinée sur le plan touristique. » Il rappelle que tout élément permettant de positionner la Guinée sur la carte du tourisme international représente une opportunité à saisir.

Michel conclut l’entretien sur une note optimiste, exhortant les autorités et les acteurs privés à travailler de concert pour développer le secteur touristique. « Il y a encore beaucoup à faire, mais nous sommes sur la bonne voie. Les autorités doivent prendre l’initiative de créer des infrastructures adaptées, mais les acteurs privés doivent également investir pour offrir des services de qualité aux visiteurs. » Il appelle également à une clarification du cadre légal pour les activités touristiques, qui reste parfois flou, entravant ainsi le dynamisme du secteur.

Avec des projets en constante évolution, Michel Camrrubi incarne une vision d’avenir pour la Guinée, entre développement économique et valorisation de ses richesses naturelles et culturelles.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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GUINÉE: Le MENA se réjouit des résultats obtenus à l’issue des examens session 2021 https://planete7.info/guinee-le-mena-se-rejouit-des-resultats-obtenus-a-lissue-des-examens-session-2021/ https://planete7.info/guinee-le-mena-se-rejouit-des-resultats-obtenus-a-lissue-des-examens-session-2021/#respond Sat, 04 Sep 2021 16:20:14 +0000 https://planete7.com/?p=8620 Le Ministère de L’Éducation Nationale  et de l’Alphabétisation a procédé ce Vendredi nuit à la proclamation des résultats des examens nationaux. Le MENA se félicite des résultats obtenus et promet de se mettre à la tâche pour encore qualifier de plus ces examens pour les prochaines années.    L’attente a certes été longue pour les […]]]>
Le Ministère de L’Éducation Nationale  et de l’Alphabétisation a procédé ce Vendredi nuit à la proclamation des résultats des examens nationaux. Le MENA se félicite des résultats obtenus et promet de se mettre à la tâche pour encore qualifier de plus ces examens pour les prochaines années. 

 

L’attente a certes été longue pour les candidats à ces trois examens et leurs parents avant de connaitre ces résultats, mais ils ont été finalement annoncés par le département en charge de l’éducation en Guinée dans la nuit de ce vendredi.

 

Mohamed Ansa Diawara, porte parole du MENA, revient sur les statistiques.

 

 << À l’examen d’entrée en 7ème année,  nous avons 62,8%, sur toute l’étendue du territoire national, pour le BEPC, 35,8% et pour le Baccalauréat Unique 25,36%. Voilà globalement les statistiques des résultats de cette année 2021>>

 

Le Ministère de L’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation se réjouit du déroulement des ces examens session 2021.

 

 << Nous nous félicitons, du déroulement jusqu’à la proclamation de ces résultats, de par le sérieux qui a caractérisé le travail avec l’implication de tous.>> , Indique le porte-parole du MENA.

 

Le porte parole du MENA,  explique ce qui justifie l’écart du taux d’admission entre ces trois examens.

 

<< Les enfants c’est à dire, le primaire sont plus faciles à contrôler du fait qu’ils ne savent ou qu’ils n’osent pas tricher. Donc de facto,  il y a moins de problèmes enregistrés avec eux tout comme ceux du BEPC. Voilà ce qui les favorisent dans le taux d’admission. >>

 

Le Ministère en charge de l’éducation en Guinée, par la voix de son porte parole, félicite les candidats admis. Par la même occasion, il invite à ceux qui n’ont pas eu de redoubler d’effort pour décrocher leurs examens avec mérite l’année prochaine.

 

Boubacar Barry
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Aliou Bah sur une éventuelle augmentation du budget de la présidence et de l’assemblée : ‘’ Ceux qui dirigent le pays actuellement, ne pensent qu’à leurs poches … ‘’       https://planete7.info/aliou-bah-sur-une-eventuelle-augmentation-du-budget-de-la-presidence-et-de-lassemblee-ceux-qui-dirigent-le-pays-actuellement-ne-pensent-qua-leurs-poches/ https://planete7.info/aliou-bah-sur-une-eventuelle-augmentation-du-budget-de-la-presidence-et-de-lassemblee-ceux-qui-dirigent-le-pays-actuellement-ne-pensent-qua-leurs-poches/#respond Tue, 31 Aug 2021 21:02:41 +0000 https://planete7.com/?p=8572 Eventuelle augmentation du budget de la présidence de la république à 35 % et 31% pour l’Assemblée Nationale. Pour Aliou Bah, président du MODEL, les membres du gouvernement ne pensent qu’à eux seuls. Pendant ce temps, le peuple de Guinée tire le diable par la queue.  C’est au cours de la session de loi rectificative […]]]>

Eventuelle augmentation du budget de la présidence de la république à 35 % et 31% pour l’Assemblée Nationale. Pour Aliou Bah, président du MODEL, les membres du gouvernement ne pensent qu’à eux seuls. Pendant ce temps, le peuple de Guinée tire le diable par la queue.

 C’est au cours de la session de loi rectificative des finances 2020-2021 du jeudi passé, que les propositions d’augmentation du budget de la présidence de la république et celui de l’Assemblée Nationale ont été faites. Pour la présidence, elle pourrait passer de 492. 511. 921. 000 à près de 700 milliards de francs guinéens, soit plus de 174 milliards de francs guinéens ou 35%. Pour l’Assemblée Nationale, son budget passe aussi de plus de 273 milliards à près de 400 milliards de francs guinéens, soit une augmentation  de 31%. Aliou Bah, president du Mouvement Démocratique Libéral,  dit ne pas être surpris de cette hausse.

« Personnellement, cette augmentation ne me surprend vraiment pas. Ceux qui dirigent le pays actuellement, ne pensent qu’à leurs poches donc, c’est des gens qui s’enfichent de la souffrance de la population. »

Pendant que le gouvernement fait croire à la population que l’économie du pays est durement touchée par l’arrivée de la pandémie liée au coronavirus, il est entrain de se partager le peu de ressource qui existe selon Aliou Bah. Il précise qu’il n’y a même pas la nécessité d’augmenter le budget de ces deux institutions, qui n’impactent pas positivement la vie de la population guinéenne.

« Quant on parle de la Présidence de la République et de l’Assemblée Nationale, ce sont des institutions qui ne servent que les gens qui travaillent là-bas. En tout cas, ses impacts, la population ne ressent absolument rien ».

De nos jours, la Guinée ne reçoit pas assez de fonds des mains de ses Partenaires au développement à cause de la crise sanitaire et celle liée aux violences postes électorales de 2020. Voilà ce qui pousse selon Aliou Bah, le gouvernement à se tourner vers le trésor public pour utiliser l’argent du contribuable guinéen.

« Les partenaires techniques et financiers ne fiancent plus la Guinée comme avant, vues les violations des droits de l’homme répétées dans le pays ces derniers temps. Et en plus le coronavirus est là donc c’est le chacun pour son chacun ».

Le président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), invite le peuple de Guinée à faire une prise de conscience et à bien ouvrir les yeux afin d’éviter d’être manipulé par les politiciens.

Boubacar Barry

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Candidatures d’Alpha et de certains leaders de l’opposition, fichier électoral et CENI : Bah Oury livre ses vérités (interview) https://planete7.info/candidatures-dalpha-et-de-certains-leaders-de-lopposition-fichier-electoral-et-ceni-bah-oury-livre-ses-verites-interview/ https://planete7.info/candidatures-dalpha-et-de-certains-leaders-de-lopposition-fichier-electoral-et-ceni-bah-oury-livre-ses-verites-interview/#respond Mon, 07 Sep 2020 13:47:02 +0000 https://planete7.com/?p=6007 Le président du parti Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) s’est prononcé ce dimanche, 06 septembre 2020, sur le déroulement du processus électoral en cours en Guinée.Dans ses explications, Bah Oury propose une transition démocratique pour restaurer la stabilité aussi bien en Guinée qu’au niveau de la sous-région. Dans cet entretien […]]]>

Le président du parti Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) s’est prononcé ce dimanche, 06 septembre 2020, sur le déroulement du processus électoral en cours en Guinée.Dans ses explications, Bah Oury propose une transition démocratique pour restaurer la stabilité aussi bien en Guinée qu’au niveau de la sous-région.

Dans cet entretien qu’il a accordé à notre rédaction, l’opposant est revenu aussi sur l’avenir du combat du FNDC après la décision de certains partis politiques membres de la plateforme de participer à la présidentielle du 18 octobre prochain.

Lisez !

Planète7com : Le président Alpha Condé a finalement déposé son dossier de candidature à l’élection présidentielle du 18 octobre. Quelle est votre réaction ?

Bah Oury: Cela ne nous surprend pas. Pratiquement tout ce qui a été fait ces deux dernières années, c’était pour permettre que sa candidature puisse être possible, au détriment des fondamentaux d’un état de droit en Guinée. D’abord il a fallu violer les dispositions d’intangibilité de la constitution qui a été acquise au prix du sang de beaucoup de nos compatriotes. Et par la suite, vous avez vu avec quelle hargne, quelle violence et quelle agressivité des forces de l’ordre ont été engagées pour réprimer toute attitude contraire aux vœux du pouvoir en place. On a dénombré plus d’une centaine de morts. Le 22 mars il y a eu le référendum qui a mis en sellette la possibilité d’une nouvelle constitution pour repartir entre guillemets avec le compteur à zéro pour dire qu’on rentre maintenant dans une nouvelle République. Mais tout cela n’est que pour aboutir à la candidature pour un troisième mandat.

Pour vous, quelle conséquence cette candidature d’Alpha Condé peut engendrer dans le processus démocratique de la Guinée ?

Le processus démocratique est totalement dans l’impasse. Des dispositions d’intangibilité qui ont été mis en force par une assemblée dûment mandatée et légitimée. Déjà vous avez les fondamentaux des institutions de la République qui sont affaissés. Ni la Cour constitutionnelle, ni la CENI, ni la constitution parce que nous n’en n’avons pas. Donc nous sommes dans un état qui est hors loi de ce point de vue. Vous avez une affection pour le pouvoir parce que les gens protestent pour des promesses non tenues même dans le fief du pouvoir, il y a aussi des démissions des personnages illustres comme le doyen Sékou Savané de Siguiri. Sur le plan diplomatique vous avez l’isolement du pays. Ce qui est encore plus grave, c’est la question sécuritaire.

Après l’annonce de cette candidature, le FNDC menace de redescendre dans la rue pour manifester contre le maintien d’Alpha Condé au pouvoir. À quoi peut-on s’attendre les prochains jours ?

Moi je vais être clair. On ne va plus engager tête baissée dans une lutte, dans ce contexte sans qu’il y ait une réelle clarification et réelle prise en compte des réalités politiques, des rapports de force interne et l’indispensable nécessité d’en finir avec la confusion. Le peuple guinéen ne veut plus être dupé, il veut voir les choses de manière claire, parce ce qui est en jeu c’est la confiance que la population à l’égard de la classe politique. Ceux qui ont opté pour une participation à l’élection sous prétexte que la politique de la chaise vide n’est pas une solution, mais qui en réalité vont accompagner et faire valider ce que le pouvoir est en train de faire. Nous autres, nous avons besoin de faire renaître le pacte social et le pacte de confiance qui doit exister nécessairement entre le peuple dans sa majorité et une classe politique beaucoup plus respectueuses.

Vous estimez également qu’être membre du FNDC et avoir la volonté de participer à la présidentielle prochaine serait une trahison. Expliquez-nous ?

Oui ! Il faut faire preuve de cohérence dans ce que nous faisons. Il faut faire preuve de cohérence dans le combat politique. On ne peut pas dire qu’on est un général, on envoie des troupes pour combattre un système, et avant même la fin de ce combat on pactise avec l’adversaire pour l’accompagner dans la consolidation de la chose pour laquelle on était en train de se battre. Ce n’est pas du tout compréhensible. Je pense que valablement, humainement, on ne peut pas rester à la tête des cortèges pendant des années, voir des enfants mourir alors que la cause qu’on défend on a été le porte-parole de cette cause, et demain changer de direction et dire qu’on veut aller pour dire qu’on veut combattre M. Alpha Condé dans une élection qui d’ores et déjà ficelée de bout en bout par le pouvoir.

Des acteurs politiques aussi souhaitent que la CENI reporte la date du 18 octobre pour permettre à tout, le monde d’être dans le processus pour une élection inclusive. Quel est votre avis ?

Tout ça, ce sont des faux-fuyants. Ce qui est essentiel, c’est le manque de clarté de la CENI. Vous ne pouvez pas refaire un fichier électoral en quelques jours. Vous ne pouvez pas remettre en force une constitution qui n’existe pas à l’heure actuelle. Parce que quand je dis que la Guinée est dans un vide constitutionnel, c’est parce que le texte qui a été publié au journal officiel de la République, n’a rien à avoir avec le texte qui a été proposé pour le référendum du 22 mars. Donc de facto, le texte que la Cour constitutionnelle a validé n’a jamais fait l’objet d’approbation par la population guinéenne si minoritaire qu’elle soit. Donc nous sommes dans le cadre d’un vide juridique. Nous avons un fichier électoral totalement corrompu, vous ne pouvez remettre tout cela en cause et dire que vous voulez gagner du temps pour aménager un certain nombre de choses. La Guinée a besoin d’une réelle transition politique qui permettra de remettre le pays sur les rails. Une transition digne de nom ne peut se faire que dans une période qui pourrait prendre pratiquement un an pour remettre les choses en force et pour relancer la Guinée sur des bases solides, sur des bases démocratiques capables de restaurer la stabilité aussi bien de la Guinée que de la sous-région.

Entretien réalisé par ADD

 

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Kadija Bah, présidente de G+: « nous voulons faire les choses autrement » (interview) https://planete7.info/kadija-bah-presidente-de-g-nous-voulons-faire-les-choses-autrement-interview/ https://planete7.info/kadija-bah-presidente-de-g-nous-voulons-faire-les-choses-autrement-interview/#respond Fri, 21 Aug 2020 20:09:03 +0000 https://planete7.com/?p=5490 Guinée Positive « Mouvement G+ » est une structure de la société civile qui vient de naître en Guinée. Le mouvement se fixe pour objectif de placer la jeunesse guinéenne au coeur des préoccupations nationales à travers tous les secteurs de développement économique et humain. 24 heures après le lancement officiel du mouvement, la présidente provisoire dudit […]]]>

Guinée Positive « Mouvement G+ » est une structure de la société civile qui vient de naître en Guinée. Le mouvement se fixe pour objectif de placer la jeunesse guinéenne au coeur des préoccupations nationales à travers tous les secteurs de développement économique et humain. 24 heures après le lancement officiel du mouvement, la présidente provisoire dudit mouvement, Kadija Bah a accordé un entretien à notre rédaction. Dans cette entrevue, elle est revenue sur ce qui a prévalu à la création du mouvement avant de décliner les objectifs visés. Lisez !!!

-Planet7: Madame Kadija Bah Bonjour! Vous êtes la Présidente du Mouvement Citoyen G+ qui vient de voir le jour. Dites-nous d’où est venue l’idée de créer ce Mouvement ?

Kadija Bah. Bonjour ! Pour commencer je vous remercie de m’avoir accordé cette interview. C’est quelque chose que nous avons mûri y a très longtemps avec un groupe d’amis. On s’est toujours posé la question de savoir comment on peut influencer pour faire bouger les lignes. Parce que, depuis un certain moment nous sommes tous dans une certaine frustration par rapport à ce qu’on voit, au niveau d’avancement de notre pays comparé à d’autres surtout pour nous qui avons eu la chance de vivre ailleurs, de voir comment le monde évolue. Donc rester dans cette frustration, ou dénoncer simplement ou agir afin de changer les choses. A force de réfléchir, on s’est dit qu’il est plus que temps qu’on s’organise, qu’on puisse agir d’où l’idée de créer ce Mouvement G+ pour apporter notre plus dans le développement socio-économique de notre pays.

-Vous auriez pu adhérer à d’autres mouvements ou plateformes de la société civile guinéenne pourtant ?

Nous avons décidé de créer ce Mouvement parce que nous voulons faire les choses autrement. C’est-à-dire en plaçant le citoyen au cœur de tous nos débats. Nous voulons faire les choses autrement en amenant les Guinéens à réfléchir sur le long terme, pour ne pas qu’on soit là toujours à gérer les urgences. Surement il y’en a qui font différemment les choses, je n’accuse pas tout le monde, mais c’est qui nous est proposé c’est plus des partis politiques, qui ont soit  l’intention de se maintenir au pouvoir, soit l’intention de prendre le pouvoir. Mais nous n’avons pas vu beaucoup d’espaces où la question du devenir du citoyen guinéen est posée.

-Dans votre déclaration vous insistez sur la nécessité de fédérer tous les citoyens sur un même idéal.  Que comptez faire concrètement ?

En fait, ce que nous comptons faire justement avec ce Mouvement c’est de l’ouvrir à tous les Guinéens. Etre une plateforme d’échange où tout le monde peut apporter sa proposition, aucune proposition n’est bête ou inutile, mais il s’agira simplement de reformuler et de voir quelles sont les urgences. Ce que nous voulons faire, c’est d’aller interroger les Guinéens ; faire des études sur le terrain ; faire des sondages pour comprendre les vraies préoccupations. Parce qu’aujourd’hui la prise de parole est complètement monopolisée par un certain nombre de personnes qui s’expriment au nom de tout le monde, mais on ne cherche pas à savoir ce que pense le Guinéen lambda. Le Guinéen qui est à Yomou par exemple ne pense pas de la même manière que celui qui est à Conakry, mais faudrait les écouter. Ce que nous voulons, c’est donner la parole à tous ces gens pour qu’on réfléchisse ensemble, qu’on décide de ce qu’on veut faire de notre pays.

-Qui sont derrière ce mouvement ? Quelle est sa particularité ?

Ce sont des fils et des filles de ce pays. Des jeunes et des moins jeunes évidemment, des juristes, des communicants, des agents de développement durable. Et ça va être tous les Guinéens quel qu’en soit leur bord politique, leurs parcours, leur sensibilité, peuvent faire partie de ce mouvement-là. A partir du moment où ils ont un projet pour la Guinée, ils peuvent partager leurs projets et ensemble on regardera comment mettre en place ces projets.

-Nous avons vu de par le passé, une société civile très forte et impliquée en Guinée. Mais de nos jours le constat est très amer. Tout le monde court derrière l’argent ou le privilège, comment comptez-vous vous y prendre face à tout cela ?

C’est un travail de long terme ! On ne va pas réussir tout de suite. Ce qu’il faut déjà, c’est de déconstruire les mentalités guinéennes. Parce que depuis un certain moment, on nous fait croire que seule la politique politicienne peut aider la Guinée à s’en sortir. Donc, même les gens qui sont dans la société civile tendent vraiment vers ça en oubliant petit à petit leur responsabilité. C’est ce qu’on nous vend. Aujourd’hui, il est temps de vendre autre chose aux Guinéens. Vendre autre chose, c’est déjà commencer à regarder ces politiques et de leur poser des questions réelles, pour qu’ils se remettent en question eux-mêmes. Aujourd’hui regardez, nous sommes à quelques jours de l’élection présidentielle, il n y a même pas un sondage d’opinion qui dit qu’elle est la perception des Guinéens vis-à-vis de la politique et de ces politiciens qui vont être les prochains candidats. Donc l’avis du citoyen n’est pas pris en compte. Ce changement se fera simplement quand les gens vont être plus critiques, quand les gens vont commencer à juger les faits et les actions plutôt que de juger les personnes. Donc c’est ce qu’on veut essayer d’amener, avec le G+. Ça va prendre du temps, on en est sûr et certain, mais il faut commencer quelque part pour pouvoir changer les choses.

 -Alors votre mouvement va-t-il travailler avec le pouvoir ou l’opposition ?

Avec tous les Guinéens comme je l’ai dit ci-haut, qui veulent construire une Guinée où l’être humain est au centre des préoccupations. Si vous êtes de l’opposition ou de la mouvance, et que vous avez un projet constructif pour la Guinée nous travaillerons avec vous. Après votre choix, vous l’exprimerez dans le secret des urnes. C’est ce qu’il faut qu’on amène dans ce pays-là ! Se dire que les élections, c’est une façon de faire une synthèse, de choisir ceux qu’on estime être bien pour notre pays, mais la vie du pays ne s’arrête pas aux élections. Une fois qu’on a élu les gens et qu’on leur a donné des responsabilités, la deuxième partie c’est de surveiller pour s’assurer que ces gens-là font leur travail. Et que si on n’est pas satisfait, la sanction se fera lors des prochaines élections. Mais malheureusement, ces 10 dernières années on ne nous parle que d’élection ! Tout le débat tourne autour de ça, on ne parle pas du vrai développement de notre pays.

 -Est-ce que vous avez des ambitions politiques derrière ?

Ce qu’il faut mettre en avant, c’est que chaque citoyen soit conscient qu’il est acteur de son quotidien. Parce que ce que nous faisons actuellement en tant que citoyen, nous sommes en train de céder le pouvoir en pensant justement que seuls les gouvernants peuvent nous apporter des solutions. Mais c’est nous qui les avons mandatés, donc nous pouvons leur dire voilà comment nous voulons que vous nous apportiez des solutions. Il est temps qu’on reprenne en main ce pouvoir, pour changer les choses petit à petit et pour faire bouger les lignes. C’est une question d’offre et de demande. Si la demande n’est pas exigeante, on va rien nous offrir d’intéressant.

Pour tous ceux qui pensent qu’il faut forcément se battre pour être au pouvoir, combien de gens nous ont promis avant d’être au pouvoir monts et merveilles ? Quand ils sont au pouvoir, qu’est-ce qu’ils font ? On les décrit, pour dire qu’on ne veut plus d’eux, on veut d’autres personnes. Qu’est-ce qui nous assure que ceux qui viendront à leur place ne feront pas pires ou mieux ? C’est quand il y aura des institutions de contre-pouvoir, quand le citoyen sera le vrai c’est-à-dire celui qui connait ses droits et devoirs, qui rappelle les gouvernants à l’ordre. C’est en ce moment seulement que les choses vont changer. Donc ce n’est pas l’intention de venir simplement au pouvoir. Selon moi, la Guinée telle qu’elle est, aujourd’hui, je ne pense pas pouvoir répondre aux attentes en étant au pouvoir. Parce qu’aujourd’hui nous sommes divisés, on s’entend plus et moi je ne pourrai pas être au pouvoir pour servir une ethnie contre une autre. Donc ce type de pouvoir ne m’intéresse pas. Le Mouvement n’a pas d’ambitions politiques parce que nous n’avons pas de candidat à la présidentielle. Nous ne comptons pas faire d’alliance avec des partis politiques et nous ne donnerons pas d’indications de vote. Ce que nous faisons, c’est d’outiller les Guinéens pour leur permettre de choisir un président qui va répondre à leur attente. Un président qui va proposer un programme qui coïncide à chaque citoyen. C’est d’outiller le citoyen pour qu’il puisse juger les résultats de nos présidents pour les sanctionner le moment venu avec un vote. Donc si on est politique c’est dans ce sens-là.

-Vous parlez également de nouvelles méthodes de critique et de suggestion basées sur la formation et l’information. Comment allez-vous parvenir à tout ça. Avez-vous les moyens de vos ambitions ?

On cherche les moyens de nos ambitions avec l’aide de tous les Guinéens. Aujourd’hui, c’est là où c’est intéressant. Vous savez, il y a beaucoup de gens en face qui se font la guerre partout en disant qu’ils défendent le bien être du Guinéen ou l’intérêt du Guinéen, ok. Maintenant, par un exemple on a un projet qui va permettre de créer de l’emploi pour mille jeunes, vous aimez la Guinée ? Prouvez-le, mettez la main à la poche pour nous aider à mettre en place ce type de projets pour que ces jeunes-là sortent du chômage plutôt que d’aller leur distribuer de l’argent individuellement. Voilà les défis que nous voulons lancer à tous les Guinéens, à tous les gouvernants, à tous les politiciens etc…

-Quel constat faites-vous de la situation socio-politique de notre pays ?

La situation socio-politique de notre pays, il y a beaucoup de dysfonctionnements.  Il n’y a plus de repère politique ! Le tissu social est complètement déchiré. Et ça c’est à l’avantage des politiciens. Le message ne passe plus entre les Guinéens, il n y a pas de plateformes pour le débat public. C’est vraiment des débats interpersonnels, donc il y a beaucoup de problèmes comme ça qu’il faut qu’on gère à notre niveau. On ne va pas attendre un magicien qui va venir d’ailleurs pour nous aider à trouver la solution. Donc la lecture qu’on fait, c’est une accumulation de frustration, de déception au niveau de la population parce que simplement on n’arrive pas à joindre les deux bouts. Mais tout le monde ne peut pas réfléchir en même temps. Tout le monde ne peut pas trouver la solution en même temps, il faut qu’il y ait des groupes de personnes, qui se mettent à réfléchir pour proposer des solutions à long terme mais aussi à court terme pour que les autres suivent petit-petit. Il faut qu’on amène le Guinéen à réfléchir parce que le cerveau humain est un muscle qu’on fait travailler, il faut l’apprendre à s’exercer autrement. Et ça commencera depuis l’école ; c’est pourquoi d’ailleurs nous voulons agir beaucoup dans l’éducation. Réfléchir pour réformer le système éducatif guinéen, pour que les enfants soient pris en charge dès l’âge de 3 ans, et qu’on leur propose quelque chose de différent dans les écoles.  Qu’on les amène à être créatifs, émotionnellement intelligents, qu’on prenne en compte leur sentiment, qu’on les apprenne à être responsables, à vivre en communauté…

– Quelle est votre position sur la question du nouveau mandat du président Alpha Condé ?

Moi je pourrai vous donner ma position sur cette question de 3e mandat en tant que Kadija Bah, mais cela ne va rien apporter. Cela va juste nourrir un débat polémique. Et nous notre combat aujourd’hui c’est de changer les choses en réfléchissant en amont. Je pense que la question à laquelle il faut se poser aujourd’hui, c’est qu’est-ce que la Guinée va devenir dans 10 ans ? Le jour où tous les Guinéens vont commencer à se respecter, c’est-à-dire quand on va aller par exemple dans une banque, on va accepter de se mettre en file et attendre son tour pour être servi, quand on est dans la circulation, dans sa voiture, on va arrêter de venir passer devant les autres et leur créer des problèmes, à partir de ce jour-là, des questions de 3e mandat ne se poseront plus. Parce qu’on aura eu une autre façon de penser, une autre façon de réfléchir. Je pense que c’est là qu’il faut agir, mais dans le show maintenant que je vous donne mon avis ça ne peut rien changer à la chose. Mais entre-temps je vais me battre pour que dans 10 ans vous n’ayez plus à me poser cette question.

-Quels conseils avez-vous à donner aux différents acteurs par rapport à la présidentielle du 18 octobre prochain ?

C’est encore d’être responsable ! C’est ce qu’on dit, amener les gens à faire la politique différemment. En politique on est responsable de nos actes, on est responsable des actes qu’on laisse faire que ça soit collectivement ou individuellement. La politique c’est de servir les autres et non de se servir, c’est d’inclure tout le monde peu importe les origines, les considérations ou religions.La politique c’est l’affaire de tous, ce n’est pas dédié à un certain nombre de personnes, pour dire que seuls eux ont le droit de parler. Tous les citoyens ont le droit de parler de politique parce qu’il s’agit de leur vie. Donc ce que nous recommandons aux gens, c’est de faire une campagne électorale responsable, c’est-à-dire respecter le droit des autres citoyens qui ne sont pas d’accord avec vous. Il ne faut pas déranger l’autrui qui vaque à ses affaires, il ne faut pas que les rues soient utilisées pour faire des campagnes, il faut que les Guinéens puissent se rendre à leurs lieux de travail, à leurs écoles sans être dérangés par tout ce qui va se passer. Parce que ça se passe dans les urnes, ce n’est pas ce tintamarre qu’on va connaitre pendant les prochains jours. Tous ces politiciens qui vont commencer à salir les rues avec des banderoles, des tissus qui vont aller dans tous les sens, créer des embouteillages…il faut qu’ils éduquent leurs militants dans ce sens.

-Justement pour vous, quel type de Président faut-il à la Guinée pour changer les choses ?

Moi, je pense plutôt à quel système faut-il mettre en place pour réussir une telle mission. Parce que tant qu’on va faire tourner tout autour de l’homme, ce n’est pas gagner ! Même dans les pays qu’on pensait être démocratiquement en avance, nous avons vus des gouvernants irresponsables, mais ces gouvernants ont des limites. Parce qu’il y a des systèmes qui ne leur permettent pas de faire tout et n’importe quoi. Je pense que c’est ce qu’il faut se poser comme question, quel système nous faut-il ? Quel système d’alternance nous va le mieux en tant que Guinéen ? Plutôt que de faire du copier-collerµ. C’est l’une des missions du G+ justement, amener les compétences guinéennes, les professionnels de tous les domaines à réfléchir autour de cette question pour faire une proposition, faire une offre. Déjà, il faut se poser comme question est-ce que faire une élection tous les 5 ans nous arrange ? Avec tout ce qu’on a comme conséquence, en terme de violence, en gabegie financière, en corruption… est-ce que c’est ce qu’il nous faut ? Avons-nous les reins suffisamment solides pour supporter tout ça tous les 5 ans ? Faudrait-il  pas mettre  en place un système qui puisse permettre aux jeunes d’avoir assez  confiance en eux pour être des candidats ? En ce moment on aura une autre idée, pour le moment ce sont les mêmes partis qui sont là depuis plusieurs années….il faut se dire que les hommes passent mais les Etats restent. Il nous faut construire de vrais Etats.

-Madame Kadija Bah, merci !

Merci à vous ! Je tiens à rappeler que nous sommes vraiment à nos débuts, on a un discours qui va petit-petit être mieux articulé. Qu’on ne se focalise surtout pas sur les personnes, mais qu’on regarde plutôt nos actions à venir, qu’on puisse nous juger sur cela. Je demande également aux hommes de médias de nous aider à proposer de nouvelles choses au niveau du débat public parce que si on ne tend le micro qu’à ceux qui ne parlent que de politique et des élections on ne pourra pas renouveler le débat. 

Entretien réalisé par Timbi Diallo 

(+224 628 58 70 01)

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