Internationale – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 26 Sep 2026 11:55:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Internationale – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Éthiopie : la reprise des combats met à rude épreuve l’accord de Pretoria https://planete7.info/ethiopie-la-reprise-des-combats-met-a-rude-epreuve-laccord-de-pretoria/ Sat, 26 Sep 2026 11:44:39 +0000 https://planete7.info/?p=64805 Quatre ans après la signature de l’accord de paix de Pretoria entre Addis-Abeba et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), la reprise des affrontements dans le nord de l’Éthiopie ravive les craintes d’un nouveau conflit de grande ampleur. Le retour des combats, conjugué à l’émergence d’une nouvelle alliance de groupes armés et […]]]>

Quatre ans après la signature de l’accord de paix de Pretoria entre Addis-Abeba et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), la reprise des affrontements dans le nord de l’Éthiopie ravive les craintes d’un nouveau conflit de grande ampleur. Le retour des combats, conjugué à l’émergence d’une nouvelle alliance de groupes armés et aux tensions persistantes avec l’Érythrée, met à nouveau le fragile processus de paix sous pression.

Les armes ont de nouveau tonné dans le nord de l’Éthiopie. Depuis mardi 22 septembre, des affrontements opposent l’armée fédérale éthiopienne aux forces tigréennes et à leurs alliés dans plusieurs régions du pays. Cette nouvelle flambée de violence intervient quelques jours seulement après l’annonce d’une alliance regroupant sept groupes armés opposés au gouvernement d’Addis-Abeba, parmi lesquels figure le TPLF.

Le retour des combats intervient dans un contexte particulièrement tendu, alors que l’accord de Pretoria, signé en 2022 pour mettre fin à la guerre du Tigré, peine toujours à régler plusieurs contentieux majeurs. La nouvelle escalade fait désormais planer le risque d’un retour à une confrontation généralisée.

Pour le chercheur René Lefort, la fragilité du processus de paix tient principalement au fait que les causes profondes du conflit n’ont pas été véritablement réglées.

« L’accord de paix n’a pas tenu, car les problèmes de fond n’ont pas été résolus », estime-t-il, notamment en ce qui concerne les rapports entre le pouvoir central et les différentes régions éthiopiennes.

Depuis la signature de l’accord, Addis-Abeba et le TPLF s’accusent mutuellement de ne pas avoir respecté leurs engagements. Le désarmement des forces tigréennes n’a notamment pas été mené à son terme, tandis que le différend concernant plusieurs territoires demeure irrésolu.

À ces tensions politiques et sécuritaires s’ajoute une situation humanitaire toujours préoccupante. Plus de 760 000 Tigréens déplacés pendant la guerre n’ont toujours pas pu retourner dans leurs localités d’origine.

Ces derniers mois, les tensions se sont également intensifiées avec la multiplication des frappes aériennes de l’armée fédérale dans le Tigré. Dans le même temps, le TPLF a rétabli un gouvernement régional issu de la période précédant la guerre, alimentant davantage les inquiétudes autour de l’avenir du processus de paix.

L’annonce d’une coalition réunissant sept groupes armés hostiles au gouvernement fédéral constitue un nouvel élément de tension. Reste à savoir si ces mouvements, aux profils et aux objectifs différents, seront capables de mener une action coordonnée contre les autorités d’Addis-Abeba.

Pour Kjetil Tronvoll, chercheur à l’université d’Oslo, une véritable coordination militaire entre ces groupes pourrait représenter une menace importante pour le pouvoir fédéral. Mais leurs divergences idéologiques et leurs intérêts propres pourraient également limiter leur capacité à agir durablement comme un front uni.

Cette nouvelle configuration ajoute ainsi une dimension supplémentaire à une crise déjà marquée par de profondes divisions politiques et territoriales.

Dans ce nouvel épisode de tensions, le rôle de l’Érythrée demeure l’une des principales inconnues.

Les autorités éthiopiennes accusent Asmara de soutenir les groupes rebelles tigréens, ce que les autorités érythréennes démentent. Pour René Lefort, l’ampleur exacte de l’implication érythréenne reste difficile à établir avec certitude. Le chercheur estime néanmoins qu’Asmara apporterait un soutien à la nouvelle alliance, y compris sur le plan militaire.

Une éventuelle implication érythréenne constituerait un spectaculaire retournement de situation. Entre 2020 et 2022, les forces érythréennes avaient combattu aux côtés de l’armée fédérale éthiopienne contre le TPLF.

Selon René Lefort, les relations entre Addis-Abeba et Asmara auraient depuis connu « un renversement total d’alliance ».

Derrière cette dégradation des relations entre les deux pays se profile également la question stratégique de l’accès à la mer Rouge.

L’accord de paix de Pretoria constitue un premier facteur de tension. L’Érythrée n’avait pas été associée aux négociations ayant conduit à sa signature et avait alors critiqué le processus, considérant notamment que les forces du TPLF auraient dû être totalement neutralisées.

Le deuxième facteur concerne les ambitions maritimes de l’Éthiopie. Enclavée depuis l’indépendance de l’Érythrée, Addis-Abeba cherche à obtenir un accès souverain à la mer Rouge et à retrouver l’utilisation de ports érythréens stratégiques, notamment Assab et Massaoua.

Ces revendications sont perçues à Asmara comme une menace potentielle pour sa souveraineté. Selon René Lefort, elles auraient ainsi contribué au rapprochement entre l’Érythrée et les forces opposées au gouvernement éthiopien.

La reprise des combats dans le nord de l’Éthiopie met une nouvelle fois en lumière les fragilités de l’accord conclu en 2022. Désarmement inachevé, contentieux territoriaux, déplacements de populations, rivalités politiques et tensions régionales continuent de peser sur une paix déjà précaire.

À cela s’ajoutent désormais la formation d’une nouvelle alliance armée et les interrogations autour du rôle de l’Érythrée.

Quatre ans après Pretoria, le retour des affrontements rappelle ainsi que la fin des combats n’a pas suffi à régler les causes profondes de la crise. Alors que les différents acteurs réajustent leurs alliances, l’avenir de la paix dans le nord de l’Éthiopie apparaît plus incertain que jamais.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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RDC : un crash d’avion fait 14 morts, dont deux hauts responsables de la justice militaire https://planete7.info/rdc-un-crash-davion-fait-14-morts-dont-deux-hauts-responsables-de-la-justice-militaire/ Sat, 26 Sep 2026 10:01:45 +0000 https://planete7.info/?p=64786 Les deux plus hauts responsables de la justice militaire de la République démocratique du Congo (RDC) ont trouvé la mort, vendredi 25 septembre 2026, dans le crash d’un avion à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. L’accident a fait quatorze morts, parmi lesquels les lieutenants-généraux Joseph Mutombo Katalay et Lucien-René Likulia, ainsi que plusieurs […]]]>

Les deux plus hauts responsables de la justice militaire de la République démocratique du Congo (RDC) ont trouvé la mort, vendredi 25 septembre 2026, dans le crash d’un avion à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. L’accident a fait quatorze morts, parmi lesquels les lieutenants-généraux Joseph Mutombo Katalay et Lucien-René Likulia, ainsi que plusieurs membres de leur délégation et le pilote de l’appareil.

La disparition des deux généraux constitue un lourd choc pour la justice militaire congolaise. Joseph Mutombo Katalay était le premier président de la Haute Cour militaire, tandis que Lucien-René Likulia occupait le poste d’auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC), fonction comparable à celle de procureur général au sein de l’armée.

À la tête des deux principales institutions judiciaires militaires du pays, les deux responsables étaient engagés dans le traitement des dossiers les plus sensibles impliquant des membres des forces armées.

Joseph Mutombo Katalay dirigeait la Haute Cour militaire. Lucien-René Likulia, de son côté, exerçait les fonctions d’auditeur général des FARDC. Tous deux avaient notamment été associés à des procédures judiciaires concernant de hauts responsables militaires et au procès par contumace de l’ancien président Joseph Kabila.

Leur disparition intervient ainsi alors qu’ils exerçaient des responsabilités centrales dans l’appareil judiciaire militaire congolais.

Les deux responsables avaient quitté Kinshasa avec leur délégation dans le cadre d’une mission dans la province du Kwango. Après une escale à Kikwit, ils avaient poursuivi leur déplacement jusqu’à Ilebo.

Sur le chemin du retour vers Kinshasa, l’appareil avait de nouveau fait escale à Kikwit. La délégation y avait été accueillie par les autorités provinciales et avait notamment visité les nouveaux bâtiments de la Cour militaire et de l’auditorat.

Une photographie prise à l’aéroport de Kikwit, environ trente minutes avant l’accident, constitue l’un des derniers témoignages de la mission avant le drame.

Selon des sources officielles et locales, l’avion s’est écrasé vers 14 heures, heure locale, alors qu’il survolait Kenge.

Les premiers témoignages recueillis auprès de jeunes habitants de Kenge font état de difficultés rencontrées par l’avion alors qu’il survolait la ville. L’appareil aurait éprouvé des difficultés à maintenir sa trajectoire avant de chercher un endroit où se poser.

Kenge ne disposant pas de piste d’atterrissage, l’avion aurait finalement tenté de se poser dans une zone de savane herbeuse située sur une concession privée inhabitée.

Le crash a provoqué un important incendie et fortement endommagé l’appareil. Les secours et les autorités locales se sont rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et procéder aux premières opérations.

Les FARDC ont confirmé le décès des deux généraux, de douze membres de leur délégation et du pilote. Dans la soirée, un hélicoptère a été dépêché sur place afin de participer à la récupération des corps.

Dans un communiqué, les Forces armées de la RDC ont rendu hommage à Joseph Mutombo Katalay et Lucien-René Likulia, saluant deux responsables ayant consacré leur carrière au service de la République « avec honneur, dévouement et détermination ».

Les causes de l’accident restent toutefois inconnues à ce stade. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes du crash et de déterminer les éventuels facteurs ayant conduit à la perte de contrôle de l’appareil.

Le Bureau permanent d’enquêtes, d’accidents et d’incidents d’aviation a annoncé avoir dépêché une équipe sur les lieux pour conduire les premières investigations.

Les conclusions de cette enquête devraient permettre d’apporter les premiers éléments sur les causes de cet accident qui endeuille à la fois les forces armées et l’appareil judiciaire militaire de la RDC.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Assemblée générale de l’ONU : Washington bloque le visa d’Abdel Fattah al-Burhan https://planete7.info/assemblee-generale-de-lonu-washington-bloque-le-visa-dabdel-fattah-al-burhan/ Thu, 24 Sep 2026 14:21:34 +0000 https://planete7.info/?p=64585 À quelques heures de son intervention annoncée à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le dirigeant soudanais Abdel Fattah al-Burhan se retrouve au centre d’une nouvelle controverse diplomatique. Le chef de l’armée soudanaise n’aurait toujours pas obtenu le visa nécessaire pour se rendre aux États-Unis, alors qu’il doit s’exprimer ce jeudi 24 septembre […]]]>

À quelques heures de son intervention annoncée à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le dirigeant soudanais Abdel Fattah al-Burhan se retrouve au centre d’une nouvelle controverse diplomatique. Le chef de l’armée soudanaise n’aurait toujours pas obtenu le visa nécessaire pour se rendre aux États-Unis, alors qu’il doit s’exprimer ce jeudi 24 septembre devant les dirigeants du monde réunis à New York.

Selon plusieurs sources diplomatiques, Washington aurait conditionné la délivrance de ce document à l’acceptation d’une trêve de trois mois dans la guerre qui oppose depuis plusieurs années l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire dirigé par Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ».

Une exigence à laquelle Abdel Fattah al-Burhan s’est jusqu’ici montré opposé. Le chef de l’armée soudanaise considère qu’une trêve pourrait offrir aux FSR l’occasion de se réorganiser et de préparer de nouvelles offensives.

La question du visa intervient dans un contexte de durcissement de la position américaine à l’égard des deux principales forces engagées dans le conflit soudanais.

Mardi 22 septembre, le département d’État américain a vivement critiqué aussi bien les Forces armées soudanaises que les Forces de soutien rapide. Washington a dénoncé des dirigeants qu’il considère comme « illégitimes » et gouvernant « par la seule force », tout en leur reprochant leur refus de mettre en œuvre une trêve humanitaire.

« Ni les forces armées soudanaises, ni les Forces de soutien rapide, ni leurs dirigeants respectifs ne représentent un pouvoir légitime et constitutionnel au Soudan », a déclaré le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott.

Cette déclaration marque une prise de position particulièrement nette de Washington à l’égard d’Abdel Fattah al-Burhan, qui dirige le Conseil souverain de transition et les forces armées soudanaises.

La non-délivrance du visa ne suscite pas seulement des réactions à Washington et à Khartoum. Aux Nations unies, la situation préoccupe également le secrétariat général.

Mardi soir, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait part de sa vive préoccupation face à cette situation. En toile de fond se pose la question des obligations des États-Unis en tant que pays hôte du siège des Nations unies.

L’accord conclu entre l’ONU et Washington prévoit en effet que les États-Unis facilitent l’entrée sur leur territoire des représentants des États membres appelés à participer aux travaux de l’organisation, notamment par la délivrance des visas nécessaires, sans entrave ni retard.

Pour Romuald Sciora, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), la décision américaine pourrait soulever une question de droit international.

« Selon les accords passés entre l’ONU et les États-Unis et au regard du droit international, Washington ne peut refuser un visa à un représentant d’un État membre », estime-t-il.

Selon le chercheur, l’argument d’un éventuel risque pour la sécurité des États-Unis ne suffirait pas nécessairement, à lui seul, à justifier une telle décision.

Alors que l’Assemblée générale entre dans une nouvelle séquence de débats, le dossier soudanais place ainsi les États-Unis face à une équation diplomatique délicate : maintenir la pression sur les protagonistes de la guerre tout en respectant les obligations qui leur incombent en tant que pays hôte des Nations unies.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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81e session de l’Assemblée générale de l’ONU : Mamadi Doumbouya fait de Simandou le pari d’une transformation économique https://planete7.info/81e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-mamadi-doumbouya-fait-de-simandou-le-pari-dune-transformation-economique/ Wed, 23 Sep 2026 23:04:07 +0000 https://planete7.info/?p=64539 Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président Mamadi Doumbouya  a placé le gigantesque projet Simandou au cœur de son récit économique. Au-delà du fer, il veut en faire le point de départ d’une transformation des infrastructures, de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie et du capital humain. Une ambition désormais appelée à se mesurer dans […]]]>

Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président Mamadi Doumbouya  a placé le gigantesque projet Simandou au cœur de son récit économique. Au-delà du fer, il veut en faire le point de départ d’une transformation des infrastructures, de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie et du capital humain. Une ambition désormais appelée à se mesurer dans la durée.

Dans le discours de Mamadi Doumbouya, un projet occupe une place particulière. Il ne s’agit ni d’une route, ni d’une raffinerie, ni d’un chantier isolé. C’est Simandou.

À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président guinéen a présenté le mégaprojet minier comme bien davantage qu’une exploitation de minerai de fer. Il l’a inscrit dans une ambition plus vaste : transformer la structure même de l’économie guinéenne.

« Il ne s’agit pas seulement d’un projet minier », a-t-il insisté.

Cette phrase résume l’un des principaux enjeux de son intervention. Pour le chef de l’État, la question n’est plus seulement de savoir comment extraire une ressource du sous-sol guinéen, mais comment utiliser cette richesse pour financer et accélérer une transformation durable du pays.

Le pari présidentiel repose sur une idée simple : faire de Simandou un effet d’entraînement pour les autres secteurs de l’économie.

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya cite les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’éducation, la santé et l’industrie comme autant de domaines appelés à bénéficier de cette dynamique.

C’est dans cette perspective qu’il présente Simandou 2040, un programme de développement socio-économique projeté sur quinze ans.

Le projet minier devient ainsi, dans le récit présidentiel, le premier maillon d’une chaîne beaucoup plus large. Les infrastructures doivent accompagner la production, l’énergie soutenir l’industrialisation, la formation préparer la main-d’œuvre et l’agriculture participer à la diversification de l’économie.

Autrement dit, le minerai ne serait plus la destination finale. Il serait le point de départ.

Cette ambition apparaît également dans la volonté affichée de développer la transformation industrielle de la bauxite.

Mamadi Doumbouya évoque trois raffineries d’alumine en construction et insiste sur la nécessité de transformer les ressources guinéennes sur le territoire national.

Le message économique est donc celui d’une montée en gamme : produire davantage localement, développer les capacités industrielles et tenter de faire en sorte que l’exploitation des ressources naturelles génère des activités au-delà de la simple extraction.

Le président cite également une raffinerie d’or qu’il présente comme la plus grande d’Afrique en capacité de production.

À travers ces projets, son discours dessine une Guinée qui cherche à passer du statut de pays riche en ressources à celui d’économie capable d’en tirer davantage de valeur localement.

Avant même de parler d’industrialisation, le chef de l’État met en avant les infrastructures.

Plus de mille kilomètres de routes bitumées sont cités parmi les réalisations des dernières années, avec l’objectif affiché de désenclaver les régions.

Dans cette narration, les routes ne sont pas de simples ouvrages publics. Elles constituent l’un des instruments permettant de relier les zones de production aux marchés, de faciliter les échanges et d’accompagner l’activité économique.

Le même raisonnement est appliqué aux secteurs de l’éducation et de la santé, que le président inclut dans le bilan qu’il présente devant la communauté internationale.

Mais un développement fondé sur les ressources naturelles ne peut se mesurer uniquement en kilomètres de routes ou en volumes de production.

Mamadi Doumbouya le reconnaît à sa manière en plaçant la jeunesse au cœur de son discours.

« Notre plus grande richesse demeure toutefois notre jeunesse », affirme-t-il.

Le président cite Simandou Academy, destinée selon lui à rapprocher les formations des besoins du marché du travail. Derrière cette annonce se trouve un enjeu majeur : faire en sorte que les grands investissements annoncés créent aussi des compétences et des perspectives pour les jeunes Guinéens.

Le succès de cette stratégie ne dépendra donc pas uniquement de la production minière. Il se mesurera également à sa capacité à générer des emplois, à développer les compétences et à faire émerger de nouvelles activités économiques.

À New York, Mamadi Doumbouya a surtout voulu donner une dimension de long terme à son projet.

Le choix de l’horizon 2040 n’est pas anodin. Il inscrit Simandou dans une temporalité qui dépasse les cycles immédiats et présente le projet comme un instrument de transformation structurelle.

Mais cette ambition pose aussi la question de sa concrétisation.

Faire d’un projet minier le moteur d’une économie entière suppose de réussir à articuler les investissements, les infrastructures, l’industrialisation, la formation et la diversification économique. C’est précisément sur cette cohérence que se jouera la portée réelle du programme présenté par le président guinéen.

Devant les dirigeants du monde, Mamadi Doumbouya n’a donc pas seulement parlé de fer.

Il a tenté de présenter Simandou comme le socle d’un nouveau modèle économique guinéen : une ressource extraite du sous-sol, mais dont la valeur recherchée se mesurerait aussi dans les routes construites, les industries développées, les compétences formées et les emplois créés.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Soudan du Sud : Salva Kiir dissout le gouvernement et écarte Riek Machar https://planete7.info/soudan-du-sud-salva-kiir-dissout-le-gouvernement-et-ecarte-riek-machar/ Wed, 23 Sep 2026 19:48:55 +0000 https://planete7.info/?p=64515 À trois mois des premières élections de l’histoire du Soudan du Sud, prévues le 22 décembre, le président Salva Kiir a dissous le gouvernement d’union nationale et démis de ses fonctions son principal rival politique, Riek Machar. Cette décision intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu, faisant planer de nouvelles incertitudes sur le […]]]>

À trois mois des premières élections de l’histoire du Soudan du Sud, prévues le 22 décembre, le président Salva Kiir a dissous le gouvernement d’union nationale et démis de ses fonctions son principal rival politique, Riek Machar. Cette décision intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu, faisant planer de nouvelles incertitudes sur le processus électoral.

À Juba, la scène politique connaît un nouveau bouleversement. Le président sud-soudanais Salva Kiir a mis fin au gouvernement intérimaire d’union nationale, en place depuis 2020 dans le cadre de l’accord de paix destiné à mettre un terme à la guerre civile déclenchée en 2013.

La décision, annoncée mardi 22 septembre, intervient alors que les autorités ont renforcé la présence des forces de sécurité dans les rues de la capitale, Juba, à l’approche d’un scrutin présenté comme historique pour le plus jeune État du monde.

Salva Kiir a toutefois voulu rassurer sur l’avenir de l’accord de paix. « L’accord de paix ne s’est pas effondré », a-t-il déclaré, alors que cette réorganisation intervient à quelques semaines d’une échéance électorale majeure.

Principal adversaire politique du président Salva Kiir, Riek Machar a été officiellement démis de ses fonctions de premier vice-président. Il était placé en résidence surveillée à Juba depuis mars 2025.

Avec cette décision, son éviction du pouvoir devient officielle. Quatre autres vice-présidents représentant différentes composantes politiques ont également perdu leurs fonctions.

Cette nouvelle configuration politique intervient après l’adoption, lundi 21 septembre, d’une réforme du code électoral par le Parlement. Celle-ci autorise désormais le chef de l’État à dissoudre le gouvernement tout en restant lui-même en fonction.

Dans la soirée du mardi 22 septembre, un nouveau gouvernement intérimaire composé de 13 ministres a été nommé. Il aura notamment pour mission de préparer et d’organiser les élections présidentielles et législatives prévues le 22 décembre.

Cette recomposition du pouvoir intervient néanmoins dans un climat marqué par de fortes préoccupations sécuritaires. La société civile et plusieurs organisations de défense des droits humains redoutent une nouvelle détérioration de la situation à l’approche du scrutin.

Lors d’une visite au Soudan du Sud en août, la Commission des droits de l’homme des Nations unies avait déjà mis en garde contre les risques liés à une élection organisée sans garanties suffisantes. Selon l’institution, « des élections organisées sans garanties adéquates pourraient alimenter une reprise du conflit ».

Le scrutin du 22 décembre constitue ainsi une échéance cruciale pour le Soudan du Sud. Mais entre la recomposition du gouvernement, l’éviction de Riek Machar et les inquiétudes sécuritaires, le chemin vers les urnes demeure entouré d’incertitudes.

À trois mois de ce rendez-vous historique, Juba doit désormais relever un double défi : maintenir la stabilité du pays tout en créant les conditions nécessaires à la tenue d’un scrutin crédible et pacifique.

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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ONU : João Lourenço dénonce « l’anarchie mondiale » et réclame une plus grande place pour l’Afrique https://planete7.info/onu-joao-lourenco-denonce-lanarchie-mondiale-et-reclame-une-plus-grande-place-pour-lafrique/ Wed, 23 Sep 2026 13:54:50 +0000 https://planete7.info/?p=64493 Devant les dirigeants du monde réunis à New York pour la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le président angolais João Lourenço a livré, mardi 22 septembre, un réquisitoire contre les dérives du système multilatéral. Face à la multiplication des conflits et aux tensions géopolitiques, le chef de l’État angolais a appelé à une réforme […]]]>

Devant les dirigeants du monde réunis à New York pour la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le président angolais João Lourenço a livré, mardi 22 septembre, un réquisitoire contre les dérives du système multilatéral. Face à la multiplication des conflits et aux tensions géopolitiques, le chef de l’État angolais a appelé à une réforme profonde de la gouvernance mondiale, avec une place accrue pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité.

« Nous vivons aujourd’hui dans un environnement d’anarchie mondiale où l’usage de la force l’emporte sur la force de la raison et du droit », a déclaré João Lourenço à la tribune de l’ONU.

Pour le président angolais, la multiplication des foyers de tension et l’implication de certaines grandes puissances dans les conflits actuels fragilisent davantage un ordre international déjà marqué par de profondes divisions. Il a notamment pointé du doigt l’implication directe de certains membres permanents du Conseil de sécurité dans les guerres en Europe et au Moyen-Orient.

Selon lui, cette situation constitue « un mauvais exemple pour le reste du monde » et réduit la capacité de l’Organisation des Nations unies à jouer pleinement son rôle dans la prévention et le règlement pacifique des conflits.

Au cœur du discours de João Lourenço figure la réforme du Conseil de sécurité. Le président angolais estime que sa composition ne reflète plus suffisamment les réalités géopolitiques contemporaines et plaide pour une refonte en profondeur de cet organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

L’Angola réclame notamment une représentation permanente de l’Afrique, assortie des mêmes prérogatives que celles accordées aux membres permanents actuels. João Lourenço a également évoqué une meilleure représentation de l’Amérique latine et de l’Asie.

Cette position s’inscrit dans le cadre du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte, qui constituent les principales références de la position commune africaine sur la réforme du Conseil de sécurité.

Pour Luanda, la réforme du système multilatéral ne peut donc plus être différée alors que les équilibres internationaux ont profondément évolué depuis la création de l’ONU.

Dans son intervention, le président angolais a également élargi son propos aux difficultés économiques auxquelles sont confrontés de nombreux pays en développement.

Il a appelé à une révision des mécanismes de financement du développement afin de permettre aux États les plus vulnérables de disposer de ressources suffisantes pour répondre à leurs besoins sociaux et économiques.

Pour João Lourenço, les crises sécuritaires ne peuvent être dissociées des questions de développement, de financement, de changement climatique et de gouvernance mondiale. Une paix durable, a-t-il défendu en substance, passe également par la réduction des vulnérabilités économiques qui alimentent les tensions et les fragilités des États.

Autre temps fort de son discours : la situation de Cuba. João Lourenço a appelé à la levée de l’embargo américain imposé à l’île, qu’il a qualifié d’« injuste » et de « déshumain ».

Le président angolais a également contesté la classification de Cuba parmi les États soutenant le terrorisme.

« Cuba n’est pas un État terroriste », a-t-il affirmé, appelant au respect des résolutions des Nations unies et à la levée des mesures qu’il considère comme préjudiciables au développement économique et social du pays.

Cette prise de position s’inscrit dans la ligne diplomatique défendue par Luanda. En juillet 2026, l’Angola avait déjà exprimé son opposition à la poursuite de l’embargo américain contre Cuba, en mettant notamment en avant ses conséquences sur la population et le développement de l’île.

À travers son intervention à New York, João Lourenço a ainsi placé la réforme du multilatéralisme au centre de son message. Son plaidoyer porte à la fois sur la capacité de l’ONU à répondre aux conflits contemporains, sur la représentation de l’Afrique dans les instances internationales et sur les mécanismes de financement du développement.

En réclamant une présence permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité, le président angolais a surtout réaffirmé une revendication portée collectivement par les États africains depuis plusieurs années : faire évoluer la gouvernance internationale pour qu’elle reflète davantage les réalités du monde actuel.

À la tribune des Nations unies, Luanda a donc défendu une même ligne : renforcer le multilatéralisme, privilégier le règlement pacifique des conflits et donner au continent africain une place correspondant à son poids dans les affaires internationales.

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RDC : le meurtre d’un juge à Lubumbashi relance le débat sur la sécurité des magistrats https://planete7.info/rdc-le-meurtre-dun-juge-a-lubumbashi-relance-le-debat-sur-la-securite-des-magistrats/ Wed, 23 Sep 2026 13:13:27 +0000 https://planete7.info/?p=64478 Un magistrat de la cour d’appel du Haut-Katanga a succombé à ses blessures après avoir été violemment attaqué à son domicile, à Lubumbashi. Le meurtre de Vincent Mwana Mulenda intervient alors que la ville est confrontée à une recrudescence des actes de banditisme armé. Dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre, des […]]]>

Un magistrat de la cour d’appel du Haut-Katanga a succombé à ses blessures après avoir été violemment attaqué à son domicile, à Lubumbashi. Le meurtre de Vincent Mwana Mulenda intervient alors que la ville est confrontée à une recrudescence des actes de banditisme armé.

Dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre, des individus armés ont fait irruption au domicile du juge. Selon les premiers éléments rapportés, les assaillants auraient escaladé les murs de la résidence avant de briser des vitres pour pénétrer dans l’habitation.

Une fois à l’intérieur, les hommes armés auraient exigé les clés du véhicule ainsi que de l’argent. Ils ont ensuite ouvert le feu sur le magistrat, le blessant grièvement à la jambe et à la tête.

Transporté d’urgence dans un établissement hospitalier de Lubumbashi, Vincent Mwana Mulenda n’a finalement pas survécu à ses blessures. Sa mort suscite de nouvelles inquiétudes au sein de la magistrature congolaise sur les conditions de sécurité des acteurs de la justice.

Face à ce drame, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé l’ouverture d’une enquête. Celle-ci doit permettre d’établir les circonstances précises de l’attaque et d’identifier les auteurs.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a, de son côté, exprimé son inquiétude face à « la montée des actes d’insécurité visant les acteurs de la justice ». L’institution appelle les autorités à renforcer les mesures de protection des magistrats et à sécuriser davantage leurs résidences.

Le drame remet également au premier plan la question de l’armement des magistrats. Le CSM demande au gouvernement de mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, la disposition légale prévoyant leur dotation en armes de petit calibre. Pour l’institution, cette mesure pourrait contribuer à renforcer la protection des magistrats face aux menaces auxquelles ils sont exposés.

Alors que l’enquête vient d’être ouverte, les autorités sont désormais attendues sur les suites judiciaires de cette affaire et sur les mesures susceptibles de renforcer durablement la sécurité des magistrats à Lubumbashi et dans les autres juridictions du pays.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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ONU : Lula dénonce l’embargo contre Cuba et alerte sur ses conséquences humanitaires https://planete7.info/onu-lula-denonce-lembargo-contre-cuba-et-alerte-sur-ses-consequences-humanitaires/ Wed, 23 Sep 2026 09:34:27 +0000 https://planete7.info/?p=64466 À la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, à New York, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a vivement dénoncé l’embargo économique et le « cerclage énergétique » imposés à Cuba. Il a appelé la communauté internationale à prendre en compte les conséquences de ces mesures sur la population cubaine, […]]]>

À la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, à New York, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a vivement dénoncé l’embargo économique et le « cerclage énergétique » imposés à Cuba. Il a appelé la communauté internationale à prendre en compte les conséquences de ces mesures sur la population cubaine, dans un contexte de grave crise économique et énergétique.

Lors de son intervention, mardi 22 septembre, Lula a consacré une partie de son discours à la situation de l’île caribéenne. Il a notamment fustigé les restrictions américaines visant Cuba, qu’il considère comme une forme de « punition collective » touchant des millions de personnes.

« À Cuba, le monde assiste, consterné, à la punition collective de dix millions de personnes au moyen d’un embargo économique et d’un cerclage énergétique illégaux », a déclaré le président brésilien.

Par cette déclaration, le chef de l’État brésilien a placé la question cubaine au cœur de son plaidoyer en faveur du multilatéralisme, de la souveraineté des États et du dialogue international. Il a également dénoncé les conséquences humanitaires que peuvent entraîner les mesures de pression économique lorsqu’elles affectent directement l’accès des populations à l’énergie et aux services essentiels.

La déclaration de Lula intervient alors que Cuba traverse une crise énergétique particulièrement sévère. L’île fait face à d’importantes pénuries de carburant et à des coupures d’électricité répétées. Le 18 septembre 2026, une nouvelle panne générale du réseau électrique a plongé une grande partie du pays dans le noir, un épisode présenté comme le sixième effondrement majeur du réseau depuis le début de l’année.

La situation énergétique cubaine s’est également détériorée après la diminution des approvisionnements en pétrole en provenance du Venezuela. La capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis en janvier 2026 a notamment privé La Havane d’un allié énergétique majeur, accentuant les difficultés d’approvisionnement de l’île.

Cette situation s’inscrit dans un contexte de durcissement de la pression américaine sur Cuba. Depuis le début de l’année, les restrictions visant les approvisionnements pétroliers ont contribué à aggraver les pénuries de carburant et les difficultés du secteur énergétique cubain.

En dénonçant la situation de Cuba, Lula a une nouvelle fois défendu une approche fondée sur la souveraineté nationale, la coopération entre États et le règlement des différends par la voie diplomatique.

Son intervention intervient dans un discours plus large consacré aux crises internationales, à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et à la nécessité, selon lui, de renforcer le multilatéralisme face à la multiplication des conflits.

La question cubaine demeure par ailleurs un sujet de tensions récurrentes entre Washington et La Havane. À l’ONU, Lula a ainsi choisi de mettre l’accent sur les conséquences de la politique de sanctions sur la population cubaine, appelant implicitement la communauté internationale à ne pas rester indifférente face à l’aggravation de la crise humanitaire et énergétique qui frappe l’île.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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ONU : Emmanuel Macron dénonce l’inaction face à Gaza et défend la souveraineté palestinienne https://planete7.info/onu-emmanuel-macron-denonce-linaction-face-a-gaza-et-defend-la-souverainete-palestinienne/ Wed, 23 Sep 2026 09:17:01 +0000 https://planete7.info/?p=64463 À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président français Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à agir face à la situation à Gaza et en Cisjordanie. Il a réaffirmé le soutien de la France aux droits du peuple palestinien, tout en défendant la sécurité et l’existence d’Israël. New York — La […]]]>

À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président français Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à agir face à la situation à Gaza et en Cisjordanie. Il a réaffirmé le soutien de la France aux droits du peuple palestinien, tout en défendant la sécurité et l’existence d’Israël.

New York — La situation au Proche-Orient s’est imposée mardi 22 septembre au cœur du discours d’Emmanuel Macron devant l’Assemblée générale des Nations unies. À la tribune de l’ONU, le président français a vivement dénoncé l’inaction internationale face à la situation humanitaire à Gaza et appelé à des mesures concrètes pour faire respecter les droits des Palestiniens.

« Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? », a lancé Emmanuel Macron, estimant que la communauté internationale ne pouvait se contenter de déclarations alors que la situation demeure dramatique dans l’enclave palestinienne.

Le chef de l’État français a également contesté l’idée selon laquelle une paix serait déjà installée dans la région. Il a notamment souligné que les voies humanitaires n’avaient pas été rouvertes, malgré les discours faisant état d’une possible sortie de crise. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un décalage entre les annonces diplomatiques et la réalité vécue sur le terrain.

Emmanuel Macron a ensuite défendu la reconnaissance de l’État de Palestine, rappelant qu’il s’était tenu, un an auparavant, devant la même assemblée pour porter cette position avec plusieurs autres États.

Face aux critiques présentant cette reconnaissance comme essentiellement symbolique, le président français a répondu : « Reconnaissance de papier, regardez la réalité », avant d’appeler à ce que cette reconnaissance soit accompagnée d’actions concrètes.

Pour le président français, la question palestinienne ne peut toutefois être dissociée de la situation en Cisjordanie. Il a dénoncé les violations des droits des Palestiniens qu’il estime y être commises, considérant qu’elles compromettent davantage les perspectives d’une solution durable au conflit.

Dans son intervention, Emmanuel Macron a parallèlement réaffirmé l’attachement de la France à la sécurité et à l’existence d’Israël. Il a défendu une approche selon laquelle la protection des droits des Palestiniens et la sécurité d’Israël ne seraient pas contradictoires, mais liées dans la recherche d’une paix durable.

Le président français a surtout mis en garde contre toute politique susceptible de remettre en cause la souveraineté des États de la région.

« Ceux qui prétendent que la sécurité d’Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins font une erreur funeste », a-t-il déclaré.

Cette prise de position s’inscrit dans un discours plus large d’Emmanuel Macron en faveur du respect du droit international, de la souveraineté des États et du multilatéralisme. Le président français a ainsi appelé à ne pas considérer la force comme une réponse durable aux tensions qui traversent le Proche et le Moyen-Orient.

À travers cette intervention, Emmanuel Macron a donc cherché à défendre une ligne diplomatique articulée autour de deux principes : la reconnaissance des droits des Palestiniens et la garantie de la sécurité d’Israël. Pour Paris, le respect de la souveraineté et des droits de chaque peuple demeure un élément central de toute perspective de paix durable dans la région.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Conseil de sécurité de l’ONU : António Guterres pousse pour une place permanente à l’Afrique https://planete7.info/conseil-de-securite-de-lonu-antonio-guterres-pousse-pour-une-place-permanente-a-lafrique/ Tue, 22 Sep 2026 17:21:58 +0000 https://planete7.info/?p=64434 Réunis à New York pour la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, les dirigeants mondiaux sont de nouveau confrontés à la question de la représentativité du Conseil de sécurité. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, plaide pour une réforme de cet organe, avec une représentation permanente de l’Afrique. La réforme du Conseil […]]]>

Réunis à New York pour la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, les dirigeants mondiaux sont de nouveau confrontés à la question de la représentativité du Conseil de sécurité. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, plaide pour une réforme de cet organe, avec une représentation permanente de l’Afrique.

La réforme du Conseil de sécurité des Nations unies revient au cœur des débats à New York. À l’occasion de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, António Guterres a une nouvelle fois appelé à adapter la composition de cet organe aux réalités géopolitiques actuelles.

Pour le secrétaire général, la structure du Conseil de sécurité reste largement marquée par l’ordre international établi au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors que le monde a profondément changé depuis 1945.

« Nous devons également réformer le Conseil de sécurité pour qu’il soit le reflet du monde contemporain et qu’il ait la légitimité et l’efficacité requises face aux difficultés de notre époque », a déclaré António Guterres.

Dans son plaidoyer, le secrétaire général de l’ONU a particulièrement mis en avant la situation du continent africain. Plus de huit décennies après la création des Nations unies, aucun pays africain ne dispose encore d’un siège permanent au Conseil de sécurité.

L’organe est actuellement composé de 15 membres : cinq permanents – la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie – et dix membres élus pour des mandats de deux ans.

« Aujourd’hui, l’Afrique ne dispose toujours pas de représentation permanente au Conseil de sécurité », a rappelé Guterres, soulignant qu’au moment de la création de l’ONU, la majorité des pays africains étaient encore sous domination coloniale.

Pour le secrétaire général, cette absence de représentation permanente ne correspond plus aux réalités du monde actuel. Il avait déjà qualifié cette situation d’« indéfendable » lors d’un sommet de l’Union africaine en début d’année.

La réforme du Conseil de sécurité est discutée depuis plusieurs années dans le cadre des négociations intergouvernementales menées au sein de l’Assemblée générale. Les débats portent notamment sur l’élargissement du Conseil, la représentation des différentes régions du monde ainsi que la création ou l’extension des sièges permanents.

Sur cette question, les pays africains défendent une position commune articulée autour de la revendication d’au moins deux sièges permanents et de cinq sièges non permanents supplémentaires pour le continent.

Reste également à trancher la question du droit de veto, notamment dans l’hypothèse où de nouveaux sièges permanents seraient accordés.

À New York, l’appel d’António Guterres remet ainsi au premier plan une réforme réclamée depuis longtemps par les pays africains : celle d’un Conseil de sécurité dont la composition refléterait davantage les équilibres et les réalités du monde contemporain.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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