Gouvernance – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 12 Jul 2026 11:08:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Gouvernance – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Mandia Koné : « Pour changer un pays, il faut d’abord transformer les individus qui y vivent » https://planete7.info/mandia-kone-pour-changer-un-pays-il-faut-dabord-transformer-les-individus-qui-y-vivent/ Sun, 12 Jul 2026 11:03:29 +0000 https://planete7.info/?p=58933 Invitée de l’émission « Face à Pathé » sur Planet7, Mandia Koné, diplômée de Sciences Po, consultante stratégique, entrepreneure et fondatrice de Diamanco Consulting, a livré une réflexion approfondie sur les défis du développement en Afrique. Pour cette spécialiste des politiques publiques, la véritable transformation d’un pays commence par celle de son capital humain. Engagée […]]]>

Invitée de l’émission « Face à Pathé » sur Planet7, Mandia Koné, diplômée de Sciences Po, consultante stratégique, entrepreneure et fondatrice de Diamanco Consulting, a livré une réflexion approfondie sur les défis du développement en Afrique. Pour cette spécialiste des politiques publiques, la véritable transformation d’un pays commence par celle de son capital humain.

Engagée en faveur de la jeunesse africaine, Mandia Koné fait du développement des compétences, du leadership et de la confiance en soi les piliers de son engagement. À travers Diamanco Consulting, elle accompagne aussi bien les jeunes que les institutions dans la mise en œuvre de solutions adaptées aux réalités locales.

Selon elle, aucune politique de développement ne peut produire des résultats durables sans un investissement massif dans les femmes et les hommes qui composent la société.

« Je me suis rendu compte que chaque être humain dans un pays composait le capital humain du pays. Donc, pour pouvoir changer le pays, il fallait changer d’abord les individus qui y vivent et qui y travaillent. C’est pour cela que j’ai commencé par faire des formations individuelles, afin de voir chaque cas et contribuer progressivement à transformer la jeunesse. Ensuite, nous pourrons parvenir au changement du pays, qui est déjà en cours. J’aimerais que, dans 10 à 15 ans, la jeunesse soit prête à saisir toutes les belles opportunités qui arriveront », explique-t-elle.

Abordant la question de la gouvernance, la consultante estime que les difficultés ne résident pas tant dans la conception des politiques publiques que dans leur exécution sur le terrain. Elle plaide pour une meilleure prise en compte des réalités locales afin de garantir l’efficacité des programmes de développement.

« Les plus grands défis de gouvernance, c’est que les programmes ne sont pas toujours appliqués en tenant compte des réalités du terrain. Les politiques publiques élaborent des programmes, mais leur mise en œuvre reste difficile. C’est là que Diamanco Consulting intervient, pour adapter ces programmes aux réalités locales et les rendre plus efficaces », souligne-t-elle.

Pour Mandia Koné, l’un des principaux obstacles au développement du continent demeure également le déficit de confiance en soi chez une partie de la jeunesse africaine. Une situation qui, selon elle, favorise la frustration et alimente les ambitions d’exil.

« La confiance en soi est essentielle. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes Africains n’ont pas suffisamment confiance en eux. Cette situation crée de la frustration et nourrit le désir de partir à l’étranger, parce qu’ils pensent que tout y est meilleur. Pourtant, c’est ici, chez nous, qu’il faut construire. Si nous redonnons confiance à notre jeunesse, elle restera, elle s’engagera et bâtira l’Afrique de demain. C’est cette vision que je veux porter auprès des jeunes du continent », affirme-t-elle.

À travers ses activités de conseil, de formation et d’accompagnement stratégique, Mandia Koné entend contribuer à l’émergence d’une génération de leaders compétents, responsables et pleinement engagés dans la transformation économique, sociale et institutionnelle de l’Afrique. Pour elle, le développement durable du continent passera avant tout par des citoyens mieux formés, confiants en leurs capacités et prêts à relever les défis de leur époque.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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Journée africaine de lutte contre la corruption : l’ANLC-PBG érige l’intégrité des PME en pilier du programme Simandou 2040 https://planete7.info/journee-africaine-de-lutte-contre-la-corruption-lanlc-pbg-erige-lintegrite-des-pme-en-pilier-du-programme-simandou-2040/ Sat, 11 Jul 2026 15:30:30 +0000 https://planete7.info/?p=58886 À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée ce samedi 11 juillet sous le thème continental « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique », l’Agence nationale de lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance (ANLC-PBG) a placé les Petites […]]]>

À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée ce samedi 11 juillet sous le thème continental « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique », l’Agence nationale de lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance (ANLC-PBG) a placé les Petites et Moyennes Entreprises (PME) au cœur de son plaidoyer. Dans une déclaration officielle, son Secrétaire exécutif a appelé les acteurs économiques à faire de l’intégrité un véritable levier de réussite du programme Simandou 2040 et de la transformation économique de la Guinée.

S’adressant aux Guinéennes et Guinéens ainsi qu’aux partenaires engagés dans la promotion de la bonne gouvernance, le Secrétaire exécutif de l’ANLC-PBG a rappelé que cette journée constitue une opportunité de renouveler l’engagement collectif en faveur de la prévention et de la lutte contre la corruption. Selon lui, ce phénomène continue de fragiliser les institutions, d’éroder la confiance des citoyens, de freiner les investissements et de compromettre les efforts de développement.

Le responsable de l’Agence a souligné que le thème retenu cette année par l’Union africaine invite les États à renforcer leurs dispositifs de prévention, à promouvoir une culture durable de l’intégrité et à mobiliser aussi bien les institutions publiques que le secteur privé autour d’une gouvernance responsable.

En Guinée, cette célébration intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre du programme Simandou 2040, présenté comme une ambition de transformation économique et institutionnelle. Pour le Secrétaire exécutif, les investissements prévus ne suffiront pas à eux seuls à garantir le succès de cette vision. Celui-ci dépendra également de la capacité du pays à instaurer un environnement fondé sur la transparence, la redevabilité et l’intégrité.

C’est dans cette dynamique que la Guinée a retenu comme thème national : « Promouvoir l’intégrité dans les Petites et Moyennes Entreprises : un levier de réussite du programme Simandou 2040 et de la transformation économique de la Guinée. »

Le Secrétaire exécutif a insisté sur le rôle stratégique des PME, qu’il considère comme le moteur de l’économie nationale en raison de leur contribution à la création d’emplois, à l’innovation et au développement local. Avec les importantes opportunités qu’offre le programme Simandou 2040 dans les secteurs des infrastructures, de la logistique, des services, de l’industrie, de l’agriculture et des chaînes de valeur locales, ces entreprises sont appelées à jouer un rôle déterminant dans la croissance économique du pays.

Toutefois, il a alerté sur les nombreux risques de corruption auxquels les PME restent confrontées, notamment les paiements illicites, les fraudes dans les marchés publics, les conflits d’intérêts ou encore les lourdeurs administratives injustifiées. Autant de pratiques qui, selon lui, réduisent leur compétitivité, fragilisent leur développement et découragent les investisseurs.

« Promouvoir l’intégrité au sein des PME, c’est créer les conditions d’une croissance économique plus inclusive, plus compétitive et plus durable », a-t-il déclaré, invitant les dirigeants d’entreprises à intégrer les principes d’éthique et de conformité dans leur gouvernance, à renforcer les mécanismes internes de prévention de la corruption et à faire de la transparence un véritable facteur de performance.

Dans cette perspective, l’ANLC-PBG réaffirme son engagement à poursuivre, aux côtés des administrations publiques, des organisations professionnelles, des chambres consulaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile, plusieurs actions structurantes. Celles-ci visent notamment à intensifier la sensibilisation des PME, promouvoir l’adoption de codes d’éthique, accélérer la digitalisation des procédures administratives, accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de programmes de conformité, améliorer leur accès transparent aux marchés publics et développer une culture de dénonciation responsable garantissant la protection des lanceurs d’alerte.

En conclusion, le Secrétaire exécutif a rappelé que la réussite du programme Simandou 2040 repose sur une coopération étroite entre l’État, le secteur privé et les citoyens. Selon lui, le développement économique durable ne peut s’inscrire que dans un climat de confiance, de justice et d’intégrité.

Il a ainsi lancé un appel à l’ensemble des forces vives de la Nation afin que l’intégrité devienne un engagement quotidien, au service d’une administration exemplaire, d’un secteur privé responsable et d’une économie plus compétitive.

« Ensemble, intensifions la promotion de l’intégrité et renforçons les actions de lutte contre la corruption pour une Guinée prospère, responsable et résolument tournée vers l’avenir », a conclu le Secrétaire exécutif de l’ANLC-PBG.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Kindia : la préfecture lance son site web officiel pour renforcer la proximité avec les citoyens https://planete7.info/kindia-la-prefecture-lance-son-site-web-officiel-pour-renforcer-la-proximite-avec-les-citoyens/ Thu, 09 Jul 2026 16:40:07 +0000 https://planete7.info/?p=58760 La préfecture de Kindia dispose désormais de son portail numérique officiel. La plateforme a été inaugurée ce jeudi 9 juillet 2026 lors d’une cérémonie présidée par le chef de cabinet du Gouvernorat de Kindia, Manténin Kouyaté, en présence des autorités communales, des responsables administratifs, des cadres préfectoraux ainsi que de nombreux invités. Cette initiative s’inscrit […]]]>

La préfecture de Kindia dispose désormais de son portail numérique officiel. La plateforme a été inaugurée ce jeudi 9 juillet 2026 lors d’une cérémonie présidée par le chef de cabinet du Gouvernorat de Kindia, Manténin Kouyaté, en présence des autorités communales, des responsables administratifs, des cadres préfectoraux ainsi que de nombreux invités.

Cette initiative s’inscrit dans la politique de modernisation de l’administration publique et de promotion de la gouvernance numérique. À travers ce nouvel outil, les autorités ambitionnent de faciliter l’accès des citoyens aux informations administratives, de renforcer la transparence dans la gestion publique et de mieux valoriser les potentialités économiques, agricoles, culturelles et touristiques de la préfecture.

Prenant la parole, le responsable de la Cellule de communication et des relations publiques de la préfecture ainsi qu’administrateur du site officiel (www.prefecture-kindia.com), Siba Toupouvogui, a qualifié ce lancement d’étape décisive dans le processus de transformation numérique de l’administration préfectorale.

Selon lui, ce portail va bien au-delà d’une simple vitrine institutionnelle. Il constitue un véritable outil de communication publique, de transparence administrative et de promotion du développement local.

« À travers cette plateforme, les citoyens, les partenaires techniques et financiers, les investisseurs ainsi que l’ensemble des acteurs du développement pourront accéder, en temps réel, aux communiqués officiels, aux appels d’offres, aux documents administratifs, aux projets en cours ainsi qu’aux nombreuses opportunités qu’offre la préfecture de Kindia. Notre ambition est de rapprocher davantage l’administration des usagers, de faciliter l’accès à l’information publique et d’améliorer les interactions entre les services administratifs et les citoyens », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que la plateforme fera l’objet de mises à jour régulières afin de garantir la fiabilité, la pertinence et l’accessibilité des informations publiées. Pour lui, la transformation numérique constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer la gouvernance, renforcer l’efficacité des services publics et encourager une participation citoyenne plus active.

Profitant de cette occasion, Siba Toupouvogui a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des autorités ayant accompagné la réalisation de ce projet, notamment le préfet de Kindia, le gouverneur de la région administrative de Kindia, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ainsi que le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, dont la vision de refondation de l’État, a-t-il indiqué, inspire les initiatives de transformation numérique engagées dans le pays.

De son côté, le secrétaire général de la préfecture, Moro Diallo, a rappelé que la création de cette plateforme répond à l’impératif d’adapter l’administration publique aux exigences de l’ère numérique.

Il a souligné que ce portail constitue désormais la vitrine officielle de la préfecture de Kindia et permettra aux citoyens, aux partenaires et aux investisseurs d’accéder plus facilement aux informations administratives, aux actualités, aux communiqués officiels, aux appels d’offres ainsi qu’aux différentes actions conduites par les services de l’État dans la préfecture.

Avec le lancement de ce site web officiel, la préfecture de Kindia franchit une étape importante dans sa stratégie de modernisation. Cet outil numérique devrait contribuer à renforcer la proximité entre l’administration et les citoyens, améliorer la diffusion de l’information publique et accroître l’attractivité de la préfecture auprès des partenaires au développement et des investisseurs.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Conakry : Elles’Coaching renforce les capacités des femmes élues pour un leadership local plus impactant https://planete7.info/conakry-ellescoaching-renforce-les-capacites-des-femmes-elues-pour-un-leadership-local-plus-impactant/ Wed, 08 Jul 2026 01:04:48 +0000 https://planete7.info/?p=58677 Réunies autour d’un même objectif : mieux assumer leurs responsabilités au sein des collectivités locales, les femmes élues des treize communes de Conakry ont bénéficié, ce mardi 7 juillet 2026, d’une journée de formation axée sur le leadership, la communication et les outils d’aide à la décision. Initiée par Elles’Coaching, cette session de renforcement des […]]]>

Réunies autour d’un même objectif : mieux assumer leurs responsabilités au sein des collectivités locales, les femmes élues des treize communes de Conakry ont bénéficié, ce mardi 7 juillet 2026, d’une journée de formation axée sur le leadership, la communication et les outils d’aide à la décision. Initiée par Elles’Coaching, cette session de renforcement des capacités s’est tenue au Chapiteau by Issa, en format fermé, dans le cadre du programme Elles’Coaching Conakry.

À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent d’accompagner les nouvelles actrices de la gouvernance locale en leur offrant des compétences pratiques nécessaires à l’exercice de leurs mandats. Prise de parole en public, relation avec les médias, communication institutionnelle, outils numériques et intelligence artificielle figuraient parmi les principaux modules dispensés au cours de cette rencontre.

Pour Mariam Tendou Kamara, cofondatrice de BE IMPACT et coordinatrice du programme Elles’Coaching, cette démarche s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement du leadership féminin. Elle estime que l’accès des femmes aux postes électifs doit nécessairement être accompagné d’un investissement dans la formation.

« Nous avons entendu l’appel du Président de la République qui a dédié son mandat aux femmes. Il revient donc aux acteurs engagés de proposer des solutions concrètes pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle », a-t-elle expliqué.

Selon elle, la représentativité des femmes dans les instances de décision ne peut être durable sans un renforcement de leurs capacités. « On ne peut pas donner 30 % aux femmes sans les former ni les accompagner. La formation doit devenir un réflexe de perfectionnement, au même titre que tout ce qui contribue à notre épanouissement », a-t-elle soutenu.

Une nécessité également soulignée par Fatou Souaré Hann, cofondatrice de BE IMPACT et coordinatrice du programme. Elle rappelle que plusieurs conseillères communales font leurs premiers pas dans l’arène politique et doivent disposer des outils nécessaires pour répondre aux exigences de la gestion publique locale.

« Le quota légal de 30 % est désormais une réalité, mais l’enjeu est maintenant de permettre à ces femmes de s’affirmer dans leurs fonctions. Elles doivent maîtriser la prise de parole, les médias, les outils numériques et les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, afin d’accéder aux espaces de décision et d’y rester durablement », a-t-elle indiqué.

Intervenant sur les modules consacrés à la communication et à l’intelligence artificielle générative, Maladho Diallo a insisté sur l’importance pour les élues de maîtriser leur image publique et leurs moyens d’action.

« Nous avons travaillé sur la relation avec les médias, la prise de parole en public ainsi que les stratégies à adopter durant les cent premiers jours de mandat. L’objectif est qu’elles repartent mieux outillées et qu’elles deviennent, à leur tour, des ambassadrices de la formation dans leurs communes respectives », a-t-il expliqué.

Du côté des participantes, la satisfaction était palpable. Fatoumata, conseillère communale à Dixinn, estime avoir acquis de nouvelles méthodes pour mieux communiquer avec les citoyens.

« J’ai appris qu’un bon discours doit avoir une introduction, un développement et une conclusion. Il faut également maîtriser sa voix, ses gestes et son attitude. Ce sont des éléments essentiels pour nous, les femmes élues », a-t-elle témoigné.

À Tombolia, Mirabelle Bilivogui voit cette formation comme un tremplin pour renforcer la confiance des femmes dans l’exercice de leurs responsabilités. « Le leadership et la prise de parole en public nous donnent davantage de force pour nous imposer aux niveaux national et international », a-t-elle affirmé.

Même enthousiasme chez Fanta, conseillère communale à Kaloum, qui considère cette expérience comme un déclic personnel. « Cette formation m’a ouvert les yeux. Même si je n’ai pas fait de longues études, j’ai compris aujourd’hui l’importance de continuer à apprendre et d’encourager d’autres femmes à suivre cette voie », a-t-elle confié.

Au terme de cette journée, des certificats ont été remis aux participantes, symbolisant l’aboutissement de cette première étape. À travers Elles’Coaching Conakry, les initiateurs entendent faire de la formation un levier durable d’autonomisation et d’émergence d’un leadership féminin capable de contribuer efficacement à la gouvernance locale en Guinée.

Salif Camara pour Planete7.info

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Lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux : Néné Houdia Baldé portera la voix de la Guinée à la 3ᵉ Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers à Lomé https://planete7.info/lutte-contre-la-corruption-et-le-blanchiment-des-capitaux-nene-houdia-balde-portera-la-voix-de-la-guinee-a-la-3%e1%b5%89-grande-rencontre-des-compliance-et-risk-officers-a-lome/ Tue, 07 Jul 2026 18:52:28 +0000 https://planete7.info/?p=58649 La Guinée prendra une part active à la 3ᵉ édition de la Grande Rencontre des Compliance & Risk Officers (GRCR), qui se tiendra les 8 et 9 juillet 2026 à Lomé, au Togo. Le pays y sera représenté par Néné Houdia Baldé, Directrice de la Prévention à l’Agence nationale de lutte contre la corruption et […]]]>

La Guinée prendra une part active à la 3ᵉ édition de la Grande Rencontre des Compliance & Risk Officers (GRCR), qui se tiendra les 8 et 9 juillet 2026 à Lomé, au Togo. Le pays y sera représenté par Néné Houdia Baldé, Directrice de la Prévention à l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG), institution rattachée à la Présidence de la République.

Placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Forest Zinnan Yassigbé, Président du Conseil, cette rencontre internationale s’impose désormais comme l’un des principaux rendez-vous africains consacrés à la conformité, à la gestion des risques et à la lutte contre la criminalité financière. Près de 1 000 experts, décideurs, régulateurs et professionnels issus de cinq continents sont attendus pour débattre des enjeux liés au blanchiment des capitaux, au financement du terrorisme et aux infractions connexes.

La participation de Néné Houdia Baldé traduit l’engagement de la Guinée à renforcer sa coopération avec les institutions africaines et internationales mobilisées en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la prévention de la corruption. Elle s’inscrit également dans une dynamique de partage d’expériences et de consolidation des mécanismes de lutte contre les flux financiers illicites.

Cette troisième édition est organisée autour du thème : « La fraude, la corruption et les autres infractions sous-jacentes au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme à l’ère de l’intelligence artificielle ». Un thème qui reflète les mutations profondes des risques financiers, amplifiées par les avancées technologiques, et qui appelle au développement de réponses innovantes, coordonnées et adaptées aux nouveaux défis.

Pendant deux jours, Lomé servira de cadre d’échanges entre représentants d’institutions publiques, spécialistes de la conformité, experts en gestion des risques, acteurs du secteur financier et partenaires techniques. Les discussions porteront notamment sur le renforcement des dispositifs de prévention, l’amélioration des cadres réglementaires et l’utilisation de solutions innovantes pour mieux détecter et combattre les infractions financières.

À travers cette initiative, les organisateurs entendent faire de la capitale togolaise un véritable laboratoire de réflexion stratégique au service de la sécurité financière du continent. Une ambition résumée par leur slogan : « Lomé protège l’Afrique. Lomé rassemble l’Afrique. Lomé transforme l’Afrique. »

Sylla Ama pour Planete7.info

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Lutte contre la corruption et le financement du terrorisme : l’ANLC-PBG muscle les compétences de ses cadres https://planete7.info/lutte-contre-la-corruption-et-le-financement-du-terrorisme-lanlc-pbg-muscle-les-competences-de-ses-cadres/ Sat, 04 Jul 2026 16:26:47 +0000 https://planete7.info/?p=58437 Les cadres de l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne Gouvernance (ANLC-PBG) ont achevé, vendredi 3 juillet 2026, un séminaire de renforcement des capacités consacré à la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Organisée du 29 juin au 3 juillet en partenariat […]]]>

Les cadres de l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne Gouvernance (ANLC-PBG) ont achevé, vendredi 3 juillet 2026, un séminaire de renforcement des capacités consacré à la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Organisée du 29 juin au 3 juillet en partenariat avec Expertise France, cette formation de haut niveau vise à doter les participants des outils nécessaires pour mieux prévenir, détecter et combattre ces menaces qui fragilisent la gouvernance et la stabilité des États.

Durant cinq jours, les cadres de l’ANLC-PBG ont approfondi leurs connaissances sur les mécanismes de la corruption, les circuits de blanchiment de capitaux ainsi que les modes de financement des organisations terroristes. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de l’institution visant à renforcer les compétences de ses agents afin de mieux remplir leurs missions de prévention, de détection, de répression et de sensibilisation.

À l’ouverture des travaux, le Secrétaire exécutif de l’ANLC-PBG, Dr Mohamed Bérété, a souligné que le développement des compétences des ressources humaines constitue un levier essentiel pour améliorer l’efficacité de la lutte contre ces phénomènes.

« La corruption compromet tous les efforts de développement et empêche l’État de mettre efficacement en œuvre ses politiques publiques au bénéfice des populations. Si nous parvenons à réduire considérablement ce fléau, les citoyens en seront les premiers bénéficiaires grâce à une meilleure utilisation des ressources publiques. Nous sommes résolument engagés dans la lutte contre la corruption et le terrorisme, deux phénomènes étroitement liés, notamment à travers le blanchiment des capitaux. Il est indispensable d’en maîtriser tous les mécanismes afin de les combattre efficacement », a-t-il déclaré.

Animée par Hassani Hamedane, expert d’Expertise France, la session a permis aux participants d’acquérir une meilleure compréhension des mécanismes de financement des groupes terroristes, des facteurs de vulnérabilité et des stratégies de prévention adaptées au contexte régional.

Selon le formateur, la prévention demeure le moyen le plus efficace pour freiner l’expansion des réseaux terroristes.

 « L’objectif est avant tout de prévenir. En comprenant ces phénomènes et en identifiant les premières phases d’infiltration des groupes terroristes, il devient possible d’empêcher leur implantation et leur prise de contrôle des territoires, des populations et des flux financiers. Agir dès le départ permet d’éviter des situations auxquelles plusieurs pays de la sous-région sont aujourd’hui confrontés », a-t-il expliqué.

Pour la Directrice de la Prévention de la corruption, Mme Néné Houdia Baldé, cette formation représente un acquis important pour les équipes de l’Agence, désormais mieux préparées à faire face aux nouvelles formes de criminalité financière.

« Nous avons bénéficié d’une cartographie détaillée des groupes terroristes, de leurs modes de financement, de leurs méthodes d’action ainsi que de leurs réseaux de complicité. Ces enseignements nous permettront de renforcer les actions de prévention, de détection et de répression, conformément aux valeurs de notre institution. Nous repartons mieux outillés pour exercer nos missions avec compétence, vigilance et intégrité », s’est-elle réjouie.

Présidant la cérémonie de clôture, Oumar Diop, Conseiller principal au Secrétariat général de la Présidence de la République, a salué cette initiative qu’il considère comme une étape importante dans le renforcement du dispositif national de lutte contre la corruption. Il a également insisté sur l’importance d’une coopération étroite entre les différentes institutions concernées.

« La réussite de ce combat passe par une véritable synergie d’actions. Il est essentiel de mutualiser les moyens et de renforcer la collaboration entre toutes les structures de l’État impliquées dans la lutte contre la corruption et les pratiques illicites. C’est ensemble que nous pourrons obtenir des résultats durables », a-t-il exhorté.

À travers cette session de formation, l’ANLC-PBG confirme sa volonté de bâtir une administration davantage outillée face aux défis de la corruption, du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. En misant sur le renforcement continu des compétences de ses cadres, l’institution entend accroître son efficacité dans la protection des ressources publiques, la promotion de la bonne gouvernance et la consolidation de l’État de droit en Guinée.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Lutte contre le financement du terrorisme : l’ANLC-PBG forme les acteurs clés de la chaîne financière https://planete7.info/lutte-contre-le-financement-du-terrorisme-lanlc-pbg-forme-les-acteurs-cles-de-la-chaine-financiere/ Wed, 01 Jul 2026 22:21:33 +0000 https://planete7.info/?p=58228 Face aux nouvelles formes de criminalité financière, la Guinée renforce son dispositif de prévention et de lutte contre le financement du terrorisme. L’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG) a ouvert, ce lundi 29 juin 2026 à Tombolia, un atelier de formation destiné aux acteurs impliqués dans […]]]>

Face aux nouvelles formes de criminalité financière, la Guinée renforce son dispositif de prévention et de lutte contre le financement du terrorisme. L’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG) a ouvert, ce lundi 29 juin 2026 à Tombolia, un atelier de formation destiné aux acteurs impliqués dans la surveillance, le contrôle et la sécurisation des circuits financiers.

Réunissant des cadres de l’administration publique, des experts financiers et plusieurs acteurs de la chaîne de régulation, cette rencontre vise à améliorer les capacités nationales en matière d’identification, de prévention et de traitement des flux financiers illicites.

À l’ouverture des travaux, Madame Néné Houdia Baldé a rappelé que la lutte contre le terrorisme ne repose pas uniquement sur les moyens sécuritaires. Pour elle, la neutralisation des sources de financement demeure un élément déterminant dans la lutte contre les réseaux criminels.

« Le terrorisme ne peut prospérer sans ressources. En traquant chaque franc suspect, en verrouillant les circuits de blanchiment et en renforçant notre vigilance collective, nous érigeons un rempart infranchissable pour notre République », a-t-elle déclaré.

La responsable de l’ANLC-PBG a souligné que cet atelier représente bien plus qu’une simple session de formation. Il constitue, selon elle, un cadre stratégique de renforcement des compétences des professionnels chargés du contrôle financier, du renseignement et de l’application des mécanismes de prévention.

Elle a également insisté sur le lien entre la bonne gouvernance, la transparence administrative et la lutte contre le financement du terrorisme. À ses yeux, les failles dans les systèmes de contrôle, la corruption et le manque de transparence peuvent favoriser l’installation de réseaux criminels.

Durant plusieurs jours, les participants seront formés sur plusieurs thématiques, notamment la détection des opérations financières suspectes, l’analyse des transactions atypiques, la prévention du blanchiment de capitaux ainsi que le renforcement de la collaboration entre les services de renseignement financier, les institutions judiciaires et les établissements bancaires.

Les échanges porteront également sur l’harmonisation des mécanismes nationaux avec les standards internationaux en matière de lutte contre le financement du terrorisme, notamment ceux établis par le Groupe d’action financière (GAFI).

En clôturant son intervention, Madame Néné Houdia Baldé a invité les participants à faire de cette formation un véritable outil d’action au sein de leurs institutions respectives.

« Appropriez-vous les connaissances et les outils qui seront partagés afin de devenir des relais de compétences et des acteurs engagés dans la prévention du financement du terrorisme », a-t-elle encouragé.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes affichent leur volonté de consolider les dispositifs de lutte contre la criminalité financière et de renforcer la coopération entre les différents acteurs chargés de protéger l’intégrité du système financier national.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Fonction publique : 6 678 agents licenciés après un contrôle administratif https://planete7.info/fonction-publique-6-678-agents-licencies-apres-un-controle-administratif/ Tue, 30 Jun 2026 15:27:58 +0000 https://planete7.info/?p=58098 Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique annonce le licenciement de 6 678 agents de l’État à l’issue d’un processus de contrôle visant à assainir les effectifs de la fonction publique. Selon le communiqué, cette décision fait suite à la détection de plusieurs irrégularités, notamment des abandons de poste, des […]]]>

Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique annonce le licenciement de 6 678 agents de l’État à l’issue d’un processus de contrôle visant à assainir les effectifs de la fonction publique. Selon le communiqué, cette décision fait suite à la détection de plusieurs irrégularités, notamment des abandons de poste, des absences prolongées injustifiées et d’autres situations incompatibles avec le maintien dans l’administration publique.

Communiqué ci dessous :

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« Le Konkouré se meurt : sauvons l’artère vitale de la Guinée ! » (Par Mohamed Salifou Keita) https://planete7.info/le-konkoure-se-meurt-sauvons-lartere-vitale-de-la-guinee-par-mohamed-salifou-keita/ Mon, 29 Jun 2026 15:08:49 +0000 https://planete7.info/?p=58008  Le cri d’alarme de mon homonyme Fodé Salifou Tabouna Sylla (Fodé Tass pour les intimes), mérite d’être entendu. Il dépasse le simple constat écologique pour devenir un véritable appel à la responsabilité nationale. Le fleuve Konkouré est bien plus qu’un cours d’eau. Il constitue le cœur énergétique de la Guinée, un patrimoine stratégique dont dépend […]]]>

 Le cri d’alarme de mon homonyme Fodé Salifou Tabouna Sylla (Fodé Tass pour les intimes), mérite d’être entendu. Il dépasse le simple constat écologique pour devenir un véritable appel à la responsabilité nationale.

Le fleuve Konkouré est bien plus qu’un cours d’eau. Il constitue le cœur énergétique de la Guinée, un patrimoine stratégique dont dépend une grande partie de notre avenir économique, industriel et social. Le protéger n’est plus un choix : c’est une nécessité absolue.

L’urgence impose aujourd’hui un vaste programme de reboisement intensif de l’ensemble du corridor du Konkouré, depuis ses sources jusqu’à son embouchure. Chaque hectare de forêt restauré est une réserve d’eau préservée, une protection contre l’érosion et une garantie supplémentaire pour la production hydroélectrique de demain.

Mais un tel projet ne peut rester uniquement national. À l’image de l’initiative portée par l’Union africaine autour du Bassin du Fouta Djallon, véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, la restauration du bassin du Konkouré mérite également une dimension sous-régionale et internationale. Les partenaires techniques et financiers, les institutions africaines et les organisations environnementales doivent être mobilisés autour d’un vaste programme de restauration écologique, de recherche scientifique et de développement durable.

Dans le même temps, la restauration ne produira aucun résultat durable si elle n’est pas accompagnée d’une politique de fermeté. L’État doit faire respecter la loi avec rigueur. Les coupes anarchiques de bois, les défrichements incontrôlés, les occupations illégales des berges et les incendies de végétation doivent être combattus avec détermination. La protection du corridor du Konkouré doit devenir une priorité nationale, au même titre que la sécurité ou la santé publique.

Il est également indispensable d’associer pleinement les communautés riveraines. Elles doivent devenir les premières gardiennes du fleuve grâce à des programmes de sensibilisation, de reboisement communautaire, d’agroforesterie et de création d’activités économiques durables qui réduisent la pression sur les ressources forestières.

Le Konkouré éclaire aujourd’hui nos villes. Demain, il pourra encore porter le développement de la Guinée, à condition que nous ayons le courage de protéger ce qu’il nous offre depuis des siècles.

Sauver le Konkouré, c’est sauver notre indépendance énergétique, notre agriculture, notre biodiversité et l’avenir des générations futures. Le temps des discours est passé. Celui de l’action doit commencer maintenant.

Mohamed Salifou Keita, est un journaliste et Écrivain.

Expert en Communication Stratégique. Ingénieur en Intelligence Culturelle.

Lobbyiste et Consultant International.

 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

 

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Quand la gouvernance devient un levier de transformation : quel tandem à la tête de l’OGP après le limogeage du DG et du DGA ? https://planete7.info/quand-la-gouvernance-devient-un-levier-de-transformation-quel-tandem-a-la-tete-de-logp-apres-le-limogeage-du-dg-et-du-dga/ Mon, 29 Jun 2026 13:57:38 +0000 https://planete7.info/?p=58000  Une altercation survenue vendredi entre Aladji Cellou Camara, Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), et son adjoint, Jean-Marie Soriba Coumbassa, au siège de l’institution, a conduit au limogeage des deux responsables pour « inconduite », selon un décret du Président de la République, Mamadi Doumbouya, lu dimanche soir sur les antennes de la […]]]>

 Une altercation survenue vendredi entre Aladji Cellou Camara, Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), et son adjoint, Jean-Marie Soriba Coumbassa, au siège de l’institution, a conduit au limogeage des deux responsables pour « inconduite », selon un décret du Président de la République, Mamadi Doumbouya, lu dimanche soir sur les antennes de la Radio Télévision Guinéenne (RTG).

Au-delà de cet épisode, qui appartient désormais au domaine des faits rapportés par les autorités, cette situation invite à une réflexion plus large sur la gouvernance des entreprises publiques et les conditions nécessaires à leur transformation stratégique.

Quand la gouvernance devient un levier de transformation : quel tandem pour relancer l’Office Guinéen de Publicité ?

L’analyse qui suit ne porte pas sur les responsabilités individuelles des désormais ex-dirigeants de l’OGP. Elle s’intéresse plutôt aux enseignements que cet événement peut offrir en matière de gouvernance, de leadership et de transformation institutionnelle.

Dans un contexte marqué par la transformation numérique, l’évolution rapide des marchés publicitaires et l’exigence croissante de performance des entreprises publiques, la véritable question n’est plus seulement de savoir qui dirige une institution, mais comment elle est dirigée.

L’Office Guinéen de Publicité (OGP) se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire. Comme de nombreuses entreprises publiques africaines, il doit relever plusieurs défis simultanément : moderniser son modèle économique, renforcer sa crédibilité, accroître ses recettes, digitaliser ses services et restaurer la confiance de ses partenaires. Une telle ambition ne peut être portée que par une gouvernance stable, cohérente et tournée vers les résultats.

Dans cette perspective, la relation entre le Directeur général (DG) et le Directeur général adjoint (DGA) dépasse largement les questions de personnes. Elle devient un véritable enjeu stratégique.

Le Directeur Général incarne la vision, fixe le cap et assume la responsabilité des résultats devant les autorités de tutelle et le conseil d’administration. Le Directeur Général Adjoint, lui, est appelé à transformer cette vision en actions concrètes, à coordonner les opérations, à fluidifier les processus et à accompagner les équipes dans la mise en œuvre des réformes.

Lorsque cette complémentarité fonctionne, l’organisation gagne en rapidité de décision, en efficacité opérationnelle et en capacité d’innovation. En revanche, lorsque les rôles deviennent flous, que les circuits de décision se multiplient ou que les priorités divergent, la transformation de l’entreprise peut être ralentie.

Pour l’OGP, l’enjeu est moins celui de la coexistence entre deux dirigeants que celui de la construction d’un leadership partagé autour d’une ambition commune : faire de l’établissement un acteur moderne, performant et capable de répondre aux nouvelles réalités du marché publicitaire.

Une transformation stratégique suppose plusieurs évolutions majeures :

* clarifier les responsabilités de chaque membre de la direction ;

* instaurer une culture de pilotage fondée sur les indicateurs de performance ;

* accélérer la digitalisation des procédures administratives et commerciales ;

* renforcer la transparence dans la gestion et la gouvernance ;

* développer une approche orientée vers les clients, les annonceurs et les collectivités ;

* encourager l’innovation et la responsabilisation des équipes.

Au-delà de l’organisation interne, la question centrale demeure celle de la vision. Quelle place l’OGP souhaite-t-il occuper dans le paysage publicitaire guinéen à l’horizon 2040 ? Comment diversifier ses sources de revenus ? Comment accompagner la transition vers la publicité numérique et la communication institutionnelle moderne ? Comment devenir un partenaire stratégique de l’État et du secteur privé ?

Les réponses à ces interrogations exigent un leadership collectif. Les grandes réformes institutionnelles ne reposent jamais sur une seule personnalité ; elles sont le fruit d’une équipe dirigeante capable de dépasser les intérêts individuels pour construire une ambition commune.

L’histoire montre que les entreprises notamment publiques qui réussissent leur transformation sont celles où la gouvernance privilégie la confiance, la complémentarité et la responsabilité. À l’inverse, lorsque l’énergie est absorbée par des rivalités internes ou des ambiguïtés dans la répartition des responsabilités, les réformes perdent leur élan et l’institution risque de manquer les opportunités offertes par son environnement.

Pour l’OGP, la véritable priorité est donc moins de gérer les rapports entre un DG et un DGA que de bâtir une gouvernance capable d’insuffler une dynamique de changement durable. La réussite de cette transformation se mesurera moins aux équilibres internes qu’à des résultats concrets : augmentation des recettes, amélioration de la qualité des services, modernisation des outils, satisfaction des partenaires et contribution accrue au développement économique de la Guinée.

Pour l’OGP, cet épisode peut constituer une opportunité de repenser son modèle de gouvernance. La nomination d’une nouvelle équipe dirigeante pourrait s’accompagner d’une clarification des responsabilités, d’un renforcement des mécanismes de coordination, d’une culture accrue de redevabilité et d’une vision stratégique clairement partagée.

La réussite d’une entreprise publique ne dépend pas uniquement des compétences de ses dirigeants. Elle repose aussi sur la solidité de ses institutions, la clarté de son organisation et la capacité de ses responsables à placer l’intérêt collectif au-dessus des considérations personnelles.

Au-delà des personnes, c’est donc la gouvernance de l’OGP qui mérite aujourd’hui une attention particulière. Car les institutions fortes ne se construisent pas seulement avec des dirigeants compétents ; elles se bâtissent surtout sur des règles claires, une culture de responsabilité et une vision commune tournée vers les résultats.

En définitive, la transformation stratégique d’une entreprise publique commence toujours par une gouvernance exemplaire. Lorsque le leadership est aligné sur une vision commune et que les responsabilités sont clairement assumées, les divergences deviennent des sources d’amélioration plutôt que des facteurs de blocage. C’est à cette condition que l’OGP pourra pleinement jouer son rôle d’institution moderne, performante et créatrice de valeur au service de l’intérêt général.

 

Billy Nankouman CONDÉ

Directeur Marketing et Publicité de la RTG

Auditeur du MBA en Management des Organisations, Collège de Paris.

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