Envoronnement – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 25 May 2026 23:52:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Envoronnement – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : l’UNICEF renforce les capacités du ministère de l’Assainissement avec un important lot d’équipements https://planete7.info/guinee-lunicef-renforce-les-capacites-du-ministere-de-lassainissement-avec-un-important-lot-dequipements/ Mon, 25 May 2026 23:49:22 +0000 https://planete7.info/?p=56255 Dans le cadre des efforts engagés pour améliorer durablement la salubrité publique en Guinée, l’UNICEF Guinée a procédé à la remise d’un important lot d’équipements au ministère de l’Assainissement et de l’Hygiène publique. Cette initiative vise à soutenir les opérations de terrain menées à Conakry et dans plusieurs localités du pays, dans un contexte marqué […]]]>

Dans le cadre des efforts engagés pour améliorer durablement la salubrité publique en Guinée, l’UNICEF Guinée a procédé à la remise d’un important lot d’équipements au ministère de l’Assainissement et de l’Hygiène publique. Cette initiative vise à soutenir les opérations de terrain menées à Conakry et dans plusieurs localités du pays, dans un contexte marqué par les risques d’inondation et la recrudescence des maladies liées à l’insalubrité.

La cérémonie de remise s’inscrit dans la dynamique impulsée par le département dirigé par le ministre Aboubacar Camara, en collaboration avec plusieurs ONG mobilisées sur le terrain pour accompagner les actions d’assainissement et contribuer à faire de Conakry une capitale plus propre et plus résiliente.

Le lot remis comprend notamment 40 motos, des gants, des chaussures de protection ainsi que divers matériels destinés aux équipes déployées dans les opérations de nettoyage et de prévention.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre de l’Assainissement et de l’Hygiène publique a salué un appui qu’il juge stratégique face aux défis environnementaux auxquels le pays est confronté.

« Cette cérémonie constitue bien plus qu’une simple remise de matériel. Elle traduit un engagement commun pour une Guinée plus propre, plus saine et plus digne pour nos populations. Face aux défis croissants liés à l’insalubrité et aux risques d’inondation dans la ville de Conakry et dans plusieurs localités du pays, cet accompagnement arrive à un moment crucial », a déclaré Aboubacar Camara.

De son côté, la représentante de l’UNICEF Guinée, Alicia Turco, a rappelé l’importance du renforcement des capacités des acteurs intervenant dans le domaine de l’assainissement.

« C’est un grand honneur et un profond engagement pour moi de prendre la parole aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie de remise officielle d’équipements destinés au renforcement des capacités des acteurs engagés sur le terrain », a-t-elle indiqué.

À travers cette collaboration, l’UNICEF Guinée et le ministère de l’Assainissement et de l’Hygiène publique entendent intensifier les actions de lutte contre l’insalubrité, tout en renforçant les dispositifs de prévention des inondations et des maladies environnementales.

Cette initiative traduit également la volonté des deux partenaires d’accompagner les acteurs de terrain dans leur mission quotidienne, afin d’améliorer le cadre de vie des populations et promouvoir un environnement plus sain à Conakry comme à l’intérieur du pays.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Gestion des déchets à Conakry : Koudouno Christophe interpelle les autorités et propose l’emploi des jeunes pour assainir la ville https://planete7.info/gestion-des-dechets-a-conakry-koudouno-christophe-interpelle-les-autorites-et-propose-lemploi-des-jeunes-pour-assainir-la-ville/ Thu, 12 Mar 2026 20:17:00 +0000 https://planete7.info/?p=52483 Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 12 mars 2026 à la Maison de la Presse, Koudouno Christophe, président de l’Association Guinéenne de la Culture au Service de l’Environnement, a dénoncé avec force la gestion de la salubrité dans la capitale guinéenne. Face aux journalistes, il a pointé du doigt l’inaction de certaines autorités […]]]>

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 12 mars 2026 à la Maison de la Presse, Koudouno Christophe, président de l’Association Guinéenne de la Culture au Service de l’Environnement, a dénoncé avec force la gestion de la salubrité dans la capitale guinéenne. Face aux journalistes, il a pointé du doigt l’inaction de certaines autorités locales dans la collecte des déchets et appelé à une mobilisation citoyenne pour assainir Conakry.

Selon Koudouno Christophe, malgré les moyens mis à disposition par l’État, la gestion des ordures reste un problème persistant. « Qu’est-ce que nos frères présidents de délégation spéciale font à part vendre des terrains et percevoir des taxes dans les marchés ? Pourquoi ne pas ramasser les ordures le même jour ? Le président de la République a mis des camions à leur disposition. Pourquoi cela ne se fait-il pas ? », s’est-il interrogé.

Le retard des collectes, parfois de deux à quatre jours, contribue selon lui à la dégradation du cadre de vie dans de nombreux quartiers de la capitale. Face à cette situation, il appelle les citoyens et les médias à jouer un rôle actif en utilisant les réseaux sociaux pour signaler les dépôts d’ordures et interpeller les responsables. « Quand vous sortez et que vous voyez des tas d’ordures, publiez-les. Les autorités sont connectées, elles peuvent voir ce qui se passe », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de la pression citoyenne.

Au-delà de la critique, Koudouno Christophe propose des solutions concrètes alliant impact social et économique. Il préconise l’implication des jeunes dans les opérations de nettoyage des quartiers pour lutter à la fois contre l’insalubrité et le chômage. Prenant l’exemple du quartier Lambanyi, qui compte 22 quartiers, il propose de recruter une centaine de jeunes par secteur, ce qui permettrait de créer environ 2 200 emplois directs. « Ces jeunes sont nos frères et sœurs. Il faut leur offrir un travail digne et une rémunération décente pour les motiver », insiste-t-il, insistant sur la dignité et la reconnaissance dans le travail comme garants de l’efficacité et de la durabilité des initiatives.

Pour le président de l’association, la salubrité ne doit pas être politisée. « On est tous Guinéens. Le problème de la salubrité concerne tout le monde », a-t-il rappelé.

À travers cette intervention, Koudouno Christophe espère susciter une prise de conscience collective et encourager des actions concrètes afin de transformer Conakry en une ville plus propre et agréable à vivre.

Salif Camara pour Planete7.info 

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La plage de la Jetée de Taouyah ou le dernier bastion de la résistance populaire contre la privatisation des quartiers littoraux de Conakry https://planete7.info/la-plage-de-la-jetee-de-taouyah-ou-le-dernier-bastion-de-la-resistance-populaire-contre-la-privatisation-des-quartiers-littoraux-de-conakry/ Wed, 03 Dec 2025 10:28:30 +0000 https://planete7.info/?p=48988 Dans le cadre d’une enquête de terrain financée par le CODESRIA, nous avons eu l’opportunité de travailler pendant l’année 2025 sur les inégalités sociales et environnementales sur les côtes de Conakry. C’est cette recherche qui nous a amenés à la découverte de la plage de la Jetée, des personnes qui la fréquentent et qui y […]]]>

Dans le cadre d’une enquête de terrain financée par le CODESRIA, nous avons eu l’opportunité de travailler pendant l’année 2025 sur les inégalités sociales et environnementales sur les côtes de Conakry. C’est cette recherche qui nous a amenés à la découverte de la plage de la Jetée, des personnes qui la fréquentent et qui y travaillent. Si, dans les media guinéens, on a surtout parlé de la Jetée à l’occasion des opérations d’assainissement et de nettoyage des plages, pour souligner la saleté et inciter les populations riveraines à des comportements empreints de civisme dans la gestion des déchets, nous souhaitons donner une perspective différente de ce lieu. Elle  n’est pas seulement une plage polluée à côté d’un dépotoir d’ordures : c’est un espace important pour une partie des habitants  de Taouyah. Dans cet article, on va expliquer pourquoi, mais pour comprendre les caractéristiques de la Jetée, il est nécessaire de faire un détour sur le quartier de Taouyah, dont elle représente l’extension.

L’histoire de l’urbanisation et du peuplement de Conakry, est avant tout une histoire d’appropriation  des terres des familles  baga et des populations issues de la première vague de migration dans la capitale guinéenne, en majorité originaires  de la Guinée maritime. L’administration coloniale française s’était d’abord appropriée de la presqu’île de Kaloum pour en faire une cité administrative et ouvrière et y construire un port, afin de transporter les matières premières vers la métropole. Pendant la même époque, les habitants du  village baga de Taouyah fori (vieux Taouyah) , situé à 5km de Kaloum, qui correspond aujourd’hui au quartier de la Minière, furent déguerpis par les autorités coloniales et    obligés d’aller s’installer dans le village voisin de Taouyah. Finalement le village a été transformé en une carrière pour l’extraction de la bauxite : d’où   l’appellation de l’actuel quartier de minière. Ensuite, le processus s’est accéléré à l’accession de la Guinée à l’indépendance, quand l’élite politique s’est approprié des terrains situés au bord de la mer pour construire de grandes villas avec de très grandes cours, entièrement clôturées.

L’administration coloniale avait donc  bien débuté l’urbanisation de Conakry à Kaloum, en procédant à un lotissement  avant la construction des maisons, tout en  valorisant les bordures de mer à travers la création de corniches. Ainsi, Conakry offrait  une superbe vue  sur  l’océan Atlantique qui entoure  la capitale guinéenne,  alors qualifiée de  «Perle de l’Afrique occidentale ». Finalement, toutes les bordures de mer ont été occupées   par les  résidences des ministres et des hauts cadres de l’État de  la première et de la deuxième république, à l’instar de la magnifique Case présidentielle de la Belle Vue, propriété de Sékou Touré.  Des hôtels et des logements destinés aux expatriés surgissent également sur la côte ; à leur intérieur, les touristes oublient le chaos et la pauvreté de la ville en expansion pour se retrouver plongés dans le cadre idyllique de la nature de la Guinée Maritime.

Ainsi les populations autochtones baga ont été privées de leurs activités productives : l’agriculture a disparu suite au rétrécissement progressif des terrains, alors que la plupart des petits ports et des embarcadères des pêcheurs baga ont été   supprimés.  Les populations baga sont venues ainsi gonfler les effectifs du  secteur informel  dans lequel évoluent de très nombreux  habitants des villes africaines. La plupart des hommes sont devenus des artisans et des ouvriers précaires, ou bien des chômeurs qui survivent grâce aux locations de bâtiments construits sur les terrains hérités de leurs ancêtres, alors que les femmes s’adonnent aux travaux ménagers et au petit commerce.

Le paysage s’est profondément modifié : seuls les membres de l’élite urbaine ont pu préserver dans leurs grands jardins la magnifique verdure de la Guinée Maritime, en entretenant les manguiers et les kolatiers, les goyaviers et les avocatiers, les bananiers, les cocotiers et les grands palmiers, utilisés autrefois pour extraire l’huile et le vin de palme.  Les premiers habitants du quartier vivent désormais dans des concessions surpeuplées, habitées par plusieurs générations, ainsi que par des locataires. Ils sont victimes de plusieurs inégalités environnementales : ils ne disposent pas d’un contact avec la nature et ne peuvent profiter d’aucun espace vert. Dans leurs concessions, où une douche peut être partagée par une trentaine de personnes, ils ont des problèmes liés à l’accès à l’eau en saison sèche, aux inondations en saison des pluies. L’un de leurs principaux problèmes est lié aux déchets, au débordement des caniveaux et à la  vidange des fosses septiques ; les familles les plus pauvres, qui ne peuvent pas se permettre de payer un abonnement aux coopératives, ont recours à l’incinération des ordures pendant la saison sèche, ou les déversent dans les caniveaux pendant la saison des pluies. Les maisons des premiers habitants, désormais surplombées par des immeubles, ne bénéficient plus de la salubrité de la brise marine dans ce quartier littoral : l’air stagne, imprégné des odeurs de la cuisine, des miasmes en provenance  des caniveaux et des fumées toxiques qui se dégagent de l’incinération des ordures.

Quant aux plages, elles ont été largement privatisées, puisque l’Etat les a confiées   à des particuliers qui les ont aménagées en créant des  bars et des kiosques, ou bien en hébergeant des évènements tels que des concerts. Bien que l’entrée à la plage soit en général payante, une exception est faite pour les jeunes du quartier, qui sont nombreux à jouer au football au bord de la mer, à se promener et à s’exercer dans le chant, en essayant de surmonter de leur voix le bruit des vagues de l’Atlantique.

C’est dans ce contexte de privatisation croissante du littoral  qu’un groupe de femmes du quartier de Taouyah a profité, en 2009, du coup d’Etat successif à la mort du Président Lansana Conté pour demander au gouvernement militaire du CNDD l’octroi d’un espace au bord de la mer pour pouvoir installer un marché. Leur demande est acceptée, mais finalement les femmes s’arrangent avec les   jeunes du quartier pour installer d’autres activités, en moyennant un petit loyer. Un garage surgit, ainsi que des cafés et des maquis. Les jeunes issus des familles populaires de Taouyah installent un service de lavage des voitures et repoussent les ordures  rejetées par la mer, pour permettre à quelques habitants du quartier, dotés d’un petit capital, de mettre en place un espace de loisir et de récréation. La lutte contre les ordures est constante : les jeunes du quartier dégagent une zone littorale complètement envahie par les déchets de la capitale en pleine expansion, qui arrivent à la mer à travers les caniveaux et qui sont ensuite repoussés par l’eau vers les plages. Le travail quotidien effectué pour éloigner les ordures, qui s’accumulent dans de gros tas situés derrière la plage, confère aux jeunes une fonction importante. Toute tentative de l’Etat de se réapproprier de l’espace ou des particuliers de le racheter  est contrée à travers un discours qui se fonde sur la légitimité du travail. Ainsi, les jeunes avancent des propos similaires aux mots de paysans qui auraient défriché une terre vierge. Un jeune de la Jetée explique : « Ici, c’est pour nous, parce c’est nous qui avons travaillé. On ne pouvait pas marcher ici, tellement c’était envahi par les déchets. C’est nous qui avons pris le courage de dégager la plage. Nous avons travaillé sans outils, sans gants, les mains nues. » Ainsi, la Jetée est devenue un rempart de l’appropriation populaire du littoral dans un contexte de privatisation. Les habitants du Taouyah ont utilisé des containers pour créer de petits maquis fréquentés par une clientèle hétérogène, composée par des ouvriers précaires et des fonctionnaires, qui se détendent en buvant des boissons alcoolisées au bord de la mer. Les riverains   se sont aussi appropriés de certains déchets ou de matériaux    destinés à un autre usage, en  les adaptant à leurs besoins, grâce à la culture populaire de ruse et de récupération et d’appropriation des objets, décrite par le sociologue français Michel de Certeau.  Tel est le cas des bois et des tôles récupérés ou achetés  de  seconde main à un prix abordable, puis réutilisés dans la construction des maquis.

Pour les jeunes travailleurs de la Jetée, qui sont pour la plupart dépendants de l’alcool et de la drogue, la plage  leur permet de fuir les cours surpeuplées où ils habitent, pour trouver un espace de liberté où ils peuvent se sentir utiles, puisque leur travail de gestion des déchets remplit une fonction importante pour les usagers de la plage et pour tout le quartier. En fuyant leurs familles, où ces jeunes déscolarisés et désœuvrés sont traités de fainéants et insultés à longueur de journée, ils se créent une nouvelle famille, où ils s’insèrent dans des relations paternalistes avec les tenancières des maquis, qui leur permettent de manger et parfois de dormir dans les bars, en échange de leur travail. En effet, en plus du déplacement des ordures, ils gardent les maquis pendant la nuit, transportent  des casiers des boissons et lavent les voitures des clients des bars et du garage. Ces jeunes s’inscrivent aussi dans des « collectifs hybrides », un concept que le sociologue Bruno Latour a forgé pour expliquer que nous vivons constamment en interaction avec des formes de vie non-humaines. Ainsi, la plage de Taouyah est fréquentée aussi par des chiens et des chats, qui se baladent tranquillement entre les clients des bars.

Pour ces jeunes, ainsi que pour les habitants du quartier, la Jetée est un poumon, un lieu où ils peuvent retrouver le contact avec la nature, ainsi qu’un endroit où l’on peut cultiver la sociabilité et la convivialité dans un quartier où l’espace public diminue de jour en jour.  C’est aussi un espace de préservation de certains éléments de la culture baga : les travailleurs de la Jetée ont hérité de leurs grands-parents baga la connaissance des marées, la capacité de nager, de pêcher les poissons et les fruits de mer.  Nous espérons que les projets qui s’annoncent , visant à assainir cet espace, pourront appuyer les efforts des jeunes de la Jetée dans la gestion des ordures, en institutionnalisant et en stabilisant leur emploi, ce qui va réduire la stigmatisation et la marginalisation à leur égard,  qui constituent un terreau fertile pour leurs dépendances. Nous espérons aussi que ces projets pourront préserver les caractéristiques de la Jetée comme extension du quartier de Taouyah et comme espace de préservation de l’identité et de la sociabilité des premiers habitants de la ville. En observant les projets de l’Office National des Loisirs, nous avons l’impression que le réaménagement prévu pour la Jetée vise à la transformer en une plage élégante et ordonnée, selon des standards qui s’inspirent d’un certain mimétisme vis-à-vis des pays occidentaux. Or, l’école de Francfort nous enseigne que la standardisation, dans les sociétés occidentales, a tué la créativité. Il est donc important de préserver la vitalité de la Jetée et de prendre en compte les efforts déjà accomplis par ses travailleurs, qui doivent, à notre avis, demeurer les protagonistes de ce renouvellement, au lieu de devenir, encore une fois, des exclus indésirables, enfoncés dans la marginalité sociale.

 

Par Dr Abdoulaye Wotem Somparé, Dr Ester Botta Somparé

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N’Zérékoré : deux suicides en une semaine plongent le quartier N’yen Sokoura 2 dans l’émoi https://planete7.info/nzerekore-deux-suicides-en-une-semaine-plongent-le-quartier-nyen-sokoura-2-dans-lemoi/ Wed, 12 Nov 2025 12:28:41 +0000 https://planete7.info/?p=48227 Le quartier N’yen Sokoura 2, dans la commune urbaine de N’Zérékoré, vit des heures sombres. En l’espace d’une semaine, deux jeunes hommes ont mis fin à leurs jours, suscitant l’inquiétude et la consternation parmi les habitants. Ces drames à répétition ont poussé les autorités locales à lancer un appel pressant à la vigilance et à […]]]>

Le quartier N’yen Sokoura 2, dans la commune urbaine de N’Zérékoré, vit des heures sombres. En l’espace d’une semaine, deux jeunes hommes ont mis fin à leurs jours, suscitant l’inquiétude et la consternation parmi les habitants. Ces drames à répétition ont poussé les autorités locales à lancer un appel pressant à la vigilance et à la responsabilité.

Interrogé par notre correspondant sur place, Cé Enock Simmy, président du conseil de quartier de N’yen Sokoura 2, a détaillé les circonstances tragiques de ces deux suicides.

« Ce mois de novembre est particulièrement éprouvant pour nous. Nous avons déjà enregistré deux cas de suicide. Le premier concernait un jeune diplômé en laboratoire, âgé de 43 ans. C’était quelqu’un de discret, souvent seul, sans véritable cercle d’amis. Sa famille l’encourageait à se marier, mais il refusait, prétextant qu’il ne pouvait fonder un foyer tant qu’il n’était pas intégré à la fonction publique », confie M. Simmy.

Quelques jours après que sa mère lui a présenté une prétendante, le jeune homme s’est donné la mort, après que cette dernière a mis fin à leur relation.

« Ce n’était pas sa première tentative », précise le chef de quartier. « La première fois, les voisins avaient réussi à intervenir à temps. Malheureusement, cette fois-ci, il n’a pas eu la même chance. »

Le second drame est survenu le week-end dernier, dans un autre secteur du même quartier. La victime, connue sous le nom de Laye, était un apprenti conducteur de taxi-moto. D’après les témoignages recueillis, un différend amoureux serait à l’origine de son geste.

« Samedi dernier, on m’a informé qu’un autre jeune s’était suicidé », raconte M. Simmy. « Sa petite amie, venue de Macenta, vivait des tensions avec la mère du garçon, qui refusait leur relation. Dans la nuit, une dispute a éclaté après qu’elle a refusé d’entretenir des rapports avec lui. Au petit matin, sa mère l’a retrouvé pendu dans sa chambre. »

Visiblement bouleversé, le président du conseil de quartier a lancé un appel à la conscience collective, déplorant la montée des comportements à risque chez les jeunes.

 « Beaucoup d’entre eux consomment des substances qui altèrent leur jugement et les conduisent à des actes irréparables. J’invite les jeunes à se détourner de ces produits et à se concentrer sur leurs études ou leurs activités professionnelles. Les parents doivent aussi redoubler de vigilance et dialoguer davantage avec leurs enfants », insiste-t-il.

Ces deux tragédies remettent sur la table la question de la santé mentale et du suivi psychologique des jeunes dans la région. Entre pressions sociales, difficultés économiques et solitude, de plus en plus de vies basculent dans le silence.

Les habitants de N’yen Sokoura 2 espèrent désormais que ces drames serviront d’électrochoc pour encourager la prévention et la sensibilisation au sein des familles et des communautés locales.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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Déversement de cyanure à Loïla : Tournons La Page dénonce les pratiques de la Société Minière de Mandiana https://planete7.info/deversement-de-cyanure-a-loila-tournons-la-page-denonce-les-pratiques-de-la-societe-miniere-de-mandiana/ Mon, 29 Sep 2025 01:43:11 +0000 https://planete7.info/?p=46638 Dans une déclaration publiée le 29 septembre 2025, la Coordination de Tournons La Page Guinée alerte sur les dangers liés au débordement de cyanure dans la sous-préfecture de Koundian, Mandiana. L’organisation dénonce les pratiques jugées dangereuses et irresponsables de la Société Minière de Mandiana (SMM), accusée de mettre en péril la santé, l’environnement et la […]]]>

Dans une déclaration publiée le 29 septembre 2025, la Coordination de Tournons La Page Guinée alerte sur les dangers liés au débordement de cyanure dans la sous-préfecture de Koundian, Mandiana. L’organisation dénonce les pratiques jugées dangereuses et irresponsables de la Société Minière de Mandiana (SMM), accusée de mettre en péril la santé, l’environnement et la vie des communautés locales.

Déclaration ci dessous :

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Conakry se dote de nouveaux équipements d’assainissement : Une avancée majeure dans la lutte contre l’insalubrité https://planete7.info/conakry-se-dote-de-nouveaux-equipements-dassainissement-une-avancee-majeure-dans-la-lutte-contre-linsalubrite/ Sat, 27 Sep 2025 13:11:26 +0000 https://planete7.info/?p=46578 La bataille contre l’insalubrité franchit un cap décisif en Guinée. Ce vendredi 26 septembre 2025, le gouvernorat de la ville de Conakry a officiellement reçu un important lot d’équipements d’assainissement, concrétisant ainsi un engagement fort du Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi DOUMBOUYA, en réponse aux appels des collectivités locales. Composé de […]]]>

La bataille contre l’insalubrité franchit un cap décisif en Guinée. Ce vendredi 26 septembre 2025, le gouvernorat de la ville de Conakry a officiellement reçu un important lot d’équipements d’assainissement, concrétisant ainsi un engagement fort du Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi DOUMBOUYA, en réponse aux appels des collectivités locales.

Composé de 10 camions bennes et de 10 tractopelles, ce premier lot vient renforcer la flotte existante pour mieux couvrir la capitale et ses communes. La cérémonie de remise a été officiée au nom du Chef de l’État par le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, en présence du Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, Directeur de la Justice Militaire le Général Balla SAMOURA, ainsi que du Ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar CAMARA.

Ce geste s’inscrit dans le cadre du pilier cinq du Programme Simandou 2040, consacré à la santé et au bien-être de la population. Il marque une nouvelle étape dans la politique de modernisation des services publics, axée sur un développement durable et une gouvernance responsable.

Le Ministre Djiba DIAKITÉ a souligné l’urgence d’engager sans délai les opérations d’assainissement, surtout à l’approche du 02 octobre, date symbolique de la célébration de l’indépendance nationale. Il a rappelé le thème de cette 67ᵉ fête de l’indépendance Guinéenne :
« S’inspirer du passé pour construire le futur ensemble : la souveraineté économique », un thème qui traduit les réformes profondes engagées sous le leadership du Chef de l’État Son Excellence, le Général Mamadi DOUMBOUYA.
Cette dynamique s’accompagne d’une reconnaissance internationale majeure : la notation B+ attribuée à la Guinée par Standard & Poor’s, une première dans l’histoire du pays. Cette notation positionne désormais la Guinée comme la 2ᵉ puissance économique de l’Afrique francophone de l’Ouest, grâce notamment aux performances du projet Simandou et à la vision hautement stratégique du Programme Simandou 2040.

Pour sa part, le ministre Aboubacar CAMARA, dont le département supervise désormais l’assainissement, a salué la cohérence de la vision présidentielle, soulignant que cette dotation d’équipements n’est qu’un début. Les mêmes dispositions sont prévues pour l’intérieur du pays, afin de bâtir un système national d’assainissement performant.
La Gouverneure de la ville de Conakry, Mme Mahawa SYLLA, ainsi que les présidents des délégations spéciales des communes de Conakry, ont pris l’engagement ferme de redonner à la capitale l’image digne d’une ville moderne, propre et attractive.

La remise de ces équipements est plus qu’un simple acte administratif : c’est un signal fort envoyé à la population, un appel à la mobilisation générale pour faire de l’assainissement l’affaire de tous. À l’aube du 02 octobre, la Guinée célèbre non seulement son indépendance, mais aussi une nouvelle ère de responsabilité environnementale, de progrès collectif et de souveraineté économique assumée sous le leadership visionnaire du Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi DOUMBOUYA.

DCI -PRG

 

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Climat et science : Conakry accueille la 6ᵉ réunion des ministres du WASCAL et réaffirme son leadership régional https://planete7.info/climat-et-science-conakry-accueille-la-6%e1%b5%89-reunion-des-ministres-du-wascal-et-reaffirme-son-leadership-regional/ Fri, 26 Sep 2025 15:38:57 +0000 https://planete7.info/?p=46539 La capitale guinéenne a abrité ce vendredi la 6ᵉ réunion du Conseil des ministres du West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL), une plateforme scientifique qui fédère les pays de l’Afrique de l’Ouest autour de la recherche, de l’innovation et de l’adaptation face aux bouleversements climatiques. L’événement, ouvert solennellement […]]]>

La capitale guinéenne a abrité ce vendredi la 6ᵉ réunion du Conseil des ministres du West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL), une plateforme scientifique qui fédère les pays de l’Afrique de l’Ouest autour de la recherche, de l’innovation et de l’adaptation face aux bouleversements climatiques. L’événement, ouvert solennellement par le Premier ministre Amadou Oury Bah, a réuni plusieurs délégations ministérielles de la sous-région, venues réaffirmer leur engagement collectif à faire de la science un levier de résilience et de stabilité.

Dans son allocution d’ouverture, Alpha Bacar Barry, ministre guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, également président du Conseil des ministres de WASCAL, a insisté sur le rôle stratégique de la coopération scientifique pour l’avenir du continent.

« Mesdames et Messieurs, votre présence nombreuse témoigne de l’importance que nos États accordent à WASCAL, conçu comme un instrument stratégique de coopération scientifique et un service régional de premier plan au bénéfice de nos sociétés », a-t-il déclaré. « La science n’est pas un luxe, elle est une condition de notre survie collective », a-t-il ajouté, appelant à transformer « les menaces climatiques en opportunités de résilience et de progrès ».

Alpha Bacar Barry a salué l’appui constant de la République fédérale d’Allemagne, partenaire fondateur et principal bailleur de WASCAL, dont le soutien a permis la création d’écoles doctorales et de programmes de recherche dans presque tous les pays membres. Ces initiatives, selon lui, permettent l’émergence d’« une pensée africaine sur le climat, capable de dialoguer d’égal à égal avec les grandes institutions mondiales ».

Il a cité en exemple le programme doctoral Changement climatique, environnement minier et forêts, en cours de mise en œuvre en Guinée, dont la première promotion compte déjà 12 doctorants issus de plusieurs pays de la sous-région. Cette initiative, a-t-il expliqué, articule deux enjeux majeurs : la gestion durable des ressources minières et la préservation des écosystèmes forestiers.

Bien qu’absente physiquement, Dorothee Bär, ministre fédérale allemande de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace, a salué par visioconférence les avancées de WASCAL et réaffirmé l’engagement de son pays.

Elle a mis en avant plusieurs projets phares soutenus par l’organisation, notamment ceux portant sur l’hydrogène vert et la gestion durable des terres, soulignant leur impact concret sur la réduction des risques climatiques. « Définir les besoins est une chose ; les réaliser en est une autre », a-t-elle lancé, avant d’assurer que l’Allemagne continuera de soutenir l’indépendance et la pérennité de WASCAL.

Mme Bär a également rappelé que « treize ans après sa création, WASCAL est devenu un acteur incontournable de la communauté scientifique internationale », fruit d’un partenariat « fondé sur la confiance et l’efficacité ».

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a, de son côté, replacé les enjeux climatiques dans un contexte géopolitique plus large. Il a rappelé l’importance du massif du Fouta-Djalon, que la Guinée s’emploie à faire inscrire sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO.

« La plupart des grands fleuves ouest-africains y prennent leur source, alimentant également des pays comme le Tchad et le Cameroun. Sa préservation est donc un enjeu majeur », a-t-il déclaré.

Bah Oury a annoncé par ailleurs l’installation prochaine du Centre de l’eau de l’Afrique de l’Ouest à Conakry, symbole de l’engagement du pays à devenir un hub scientifique régional. Il a aussi établi un lien direct entre la dégradation environnementale et les crises sécuritaires au Sahel : « Des terres autrefois fertiles deviennent arides, poussant les populations à migrer, ce qui engendre parfois tensions et conflits. »

Pour le chef du gouvernement, « la science doit être au service de la paix et de la stabilité », en proposant des solutions « concrètes, adaptées et accessibles » aux communautés les plus vulnérables.

En accueillant cette 6ᵉ réunion ministérielle, Conakry confirme son ambition de jouer un rôle moteur dans la diplomatie climatique en Afrique de l’Ouest. Elle entend promouvoir la recherche scientifique non seulement comme outil de compréhension des changements globaux, mais aussi comme instrument de développement durable, de paix et de coopération.

« Vive WASCAL ! Vive la coopération scientifique régionale ! Vive l’amitié entre l’Afrique de l’Ouest et la République fédérale d’Allemagne ! », a lancé Alpha Bacar Barry pour clôturer son intervention, dans une salle marquée par l’optimisme et la détermination.

Avec ce sommet, la Guinée réaffirme sa volonté d’imposer la science comme vecteur stratégique pour répondre aux défis climatiques, protéger ses ressources naturelles et renforcer la résilience de ses sociétés une démarche désormais incontournable pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Conakry au cœur de la lutte climatique : la Guinée accueille les instances dirigeantes du WASCAL https://planete7.info/conakry-au-coeur-de-la-lutte-climatique-la-guinee-accueille-les-instances-dirigeantes-du-wascal/ Wed, 24 Sep 2025 19:51:07 +0000 https://planete7.info/?p=46498 La capitale guinéenne s’est transformée cette semaine en véritable carrefour scientifique et environnemental ouest-africain. Pour la première fois, la Guinée accueille deux rencontres majeures du West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL) : la 6ᵉ session de son Conseil d’administration, tenue mardi, et la réunion du Conseil des ministres […]]]>

La capitale guinéenne s’est transformée cette semaine en véritable carrefour scientifique et environnemental ouest-africain. Pour la première fois, la Guinée accueille deux rencontres majeures du West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL) : la 6ᵉ session de son Conseil d’administration, tenue mardi, et la réunion du Conseil des ministres prévue ce jeudi 26 septembre.

Ces assises, d’une importance stratégique pour l’avenir de la coopération scientifique régionale, rassemblent des décideurs politiques, des chercheurs, des bailleurs internationaux et des représentants d’institutions académiques autour d’un même défi : renforcer la résilience de l’Afrique de l’Ouest face aux bouleversements climatiques.

Créé pour fédérer les efforts scientifiques et technologiques des pays ouest-africains, le WASCAL s’impose aujourd’hui comme un acteur clé dans la lutte contre le changement climatique et la gestion durable des terres. La Guinée, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil des ministres, entend profiter de cette édition pour réaffirmer son leadership dans ce domaine.

« Le WASCAL est une réponse collective et ambitieuse aux défis environnementaux qui frappent notre région. Sa mission est de produire et de valoriser la recherche scientifique afin de renforcer la résilience de nos communautés tout en promouvant une gestion durable des ressources naturelles », a déclaré Alpha Bacar Barry, ministre guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, lors de la cérémonie d’ouverture.

Le thème retenu cette année, « Mines et changement climatique », illustre la volonté des États membres d’ancrer les recherches scientifiques dans les réalités économiques régionales, où l’exploitation minière et la protection de l’environnement doivent désormais avancer main dans la main.

Symbole de cet engagement, la Guinée abrite déjà une infrastructure WASCAL de premier plan au sein de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Une école doctorale dédiée au programme Changement climatique, Mines et Forêts y est opérationnelle, avec une première cohorte de doctorants déjà recrutée  preuve que la coopération scientifique produit des résultats tangibles.

Pour le représentant du ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche (BMBF), Dr C. Alecke, il est désormais crucial de franchir une nouvelle étape. Il a insisté sur trois priorités essentielles :

  • le paiement régulier des contributions nationales,
  • l’adoption d’une stratégie quinquennale ambitieuse,
  • et le renforcement de la gouvernance interne de l’organisation.

« L’avenir du WASCAL repose sur notre capacité collective à innover et à agir », a renchéri Alpha Bacar Barry, appelant les États membres à plus d’ambition, notamment sur le plan financier.

En marge des travaux, un signal fort a été envoyé à la communauté scientifique ouest-africaine : la Guinée-Bissau envisage d’adhérer prochainement au WASCAL, comme l’a annoncé son vice-ministre de l’Enseignement supérieur, Jibrilou Diallo.

Par ailleurs, l’initiative CS4RA, projet de recherche conjoint entre l’Afrique de l’Ouest, l’Allemagne et l’Europe, a déjà reçu plus de 130 propositions coordonnées par des partenaires africains. Le Centre de compétences WASCAL participera activement à leur mise en œuvre, jouant également un rôle de levier pour le financement.

Cette double session à Conakry consacre la place grandissante de la Guinée dans la gouvernance climatique régionale. Elle marque surtout une nouvelle phase pour le WASCAL, appelé à devenir non seulement un centre d’excellence scientifique, mais aussi un catalyseur d’actions concrètes contre le dérèglement climatique.

En fédérant les États, les chercheurs et les partenaires autour d’objectifs communs, le pays envoie un message clair : la bataille contre le changement climatique se gagnera grâce à la science, à la coopération et à la solidarité.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Dar Es Salam : huit ans après, la mémoire des disparus ravivée lors d’une marche blanche pour un environnement sain https://planete7.info/dar-es-salam-huit-ans-apres-la-memoire-des-disparus-ravivee-lors-dune-marche-blanche-pour-un-environnement-sain/ Fri, 22 Aug 2025 16:52:06 +0000 https://planete7.info/?p=45254 Ce vendredi, la commune de Gbessia a été le théâtre d’une marche blanche émouvante organisée par le Collectif citoyen pour un environnement sain, afin de commémorer le huitième anniversaire de l’éboulement meurtrier survenu le 22 août 2017 au quartier Dar Es Salam. Neuf vies avaient été brutalement fauchées lorsqu’une montagne d’ordures s’était effondrée, ensevelissant plusieurs […]]]>

Ce vendredi, la commune de Gbessia a été le théâtre d’une marche blanche émouvante organisée par le Collectif citoyen pour un environnement sain, afin de commémorer le huitième anniversaire de l’éboulement meurtrier survenu le 22 août 2017 au quartier Dar Es Salam. Neuf vies avaient été brutalement fauchées lorsqu’une montagne d’ordures s’était effondrée, ensevelissant plusieurs habitations et marquant à jamais la mémoire collective de la capitale guinéenne.

Dans une ambiance empreinte de recueillement et de gravité, Mouctar Bah, responsable des stratégies et de la communication du collectif, a pris la parole devant des familles endeuillées et  des citoyens.

« Aujourd’hui, Dar Es Salam ne parle pas, elle pleure », a-t-il déclaré, retraçant avec émotion la tragédie qui avait coûté la vie à neuf personnes. « Ce n’étaient pas seulement des ordures qui se sont effondrées, mais des rêves, des maisons, des destins, des cœurs. Nous avons perdu une part de nous-mêmes et, par-delà tout, la Guinée entière a perdu un peu de son humanité. »

Mouctar Bah a dénoncé avec force la persistance de la décharge, pointant ses effets toxiques et son impact sur la vie quotidienne des habitants : « La décharge fume encore, elle menace encore, elle tue encore. Combien d’enfants doivent encore grandir dans l’ombre des ordures ? »

Au-delà de la commémoration, le discours du responsable du collectif a été un vibrant appel à l’action : « Nous ne demandons pas la pitié, nous réclamons la justice : la justice de la mémoire, la justice de l’action, le droit fondamental de respirer, vivre et exister dans un environnement sain et digne. »

Le collectif citoyen a ainsi réclamé, avec respect mais fermeté, la fermeture et la délocalisation effective de la décharge de Dar Es Salam, ainsi que la reconnaissance officielle des victimes et la mise en place d’un plan national de gestion des déchets à la hauteur des vies à protéger.

Les participants à la marche ont parcouru les rues de Dar Es Salam, portant des pancartes et des fleurs, dans un silence ponctué de chants et de prières, rendant hommage aux disparus et appelant à un avenir plus propre et plus sûr pour la communauté.

En clôturant son intervention, Mouctar Bah a lancé un message d’espoir et de responsabilité collective : « À mémoire de nos morts, nous voulons vivre. À nommage aux victimes, nous voulons respirer un air sain. À l’héritage pour nos enfants, nous voulons une Guinée propre et humaine. Que Dieu bénisse les hommes disparus et que la Guinée enfin protège les vivants. »

Huit ans après le drame, la marche blanche de ce vendredi a rappelé à tous que la mémoire des victimes reste vive et que la lutte pour un environnement sain à Conakry est plus que jamais d’actualité.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Kindia : un géologue met en garde contre les constructions anarchiques, sources d’éboulements meurtriers https://planete7.info/kindia-un-geologue-met-en-garde-contre-les-constructions-anarchiques-sources-deboulements-meurtriers/ Fri, 22 Aug 2025 13:57:05 +0000 https://planete7.info/?p=45228 Face à la multiplication des éboulements meurtriers en Guinée, la voix des experts se fait de plus en plus pressante. Alpha Ousmane Sow, géologue de profession, rencontré ce jeudi à Kindia, a tiré une nouvelle sonnette d’alarme sur les dangers liés aux constructions anarchiques et au manque de régulation dans l’aménagement urbain. Selon lui, les […]]]>

Face à la multiplication des éboulements meurtriers en Guinée, la voix des experts se fait de plus en plus pressante. Alpha Ousmane Sow, géologue de profession, rencontré ce jeudi à Kindia, a tiré une nouvelle sonnette d’alarme sur les dangers liés aux constructions anarchiques et au manque de régulation dans l’aménagement urbain.

Selon lui, les causes de ces drames sont doubles : naturelles, mais aussi profondément humaines.
« Il y a d’abord le fait naturel, mais il y a aussi le fait humain. Beaucoup de personnes construisent dans des zones où elles ne devraient pas. On retrouve des concessions sur des terrains instables ou dans le lit des cours d’eau, ce qui fragilise le sol et augmente le risque d’éboulement. Il faut absolument lancer une alerte », a-t-il prévenu.

Le géologue identifie plusieurs facteurs aggravants : l’érosion, la pluviométrie, le détournement des lits de rivières et surtout l’urbanisation anarchique. « Lorsque le sol perd sa structure interne à cause des fortes pluies et des constructions inadaptées, il devient instable et finit par céder », a-t-il détaillé.

À cela s’ajoute l’accumulation des eaux de ruissellement, qui modifie les cours d’eau et finit par provoquer des glissements de terrain. Mais ce qui inquiète le plus l’expert, c’est l’absence de mesures préventives. « Il existe des zones où il est strictement interdit de construire, mais l’État laisse faire. Des maisons s’élèvent sur des collines ou au bord de falaises, sans aucune restriction. Et c’est seulement après les drames que les autorités réagissent », regrette-t-il.

Pour Alpha Ousmane Sow, la responsabilité est partagée. L’État doit délimiter clairement les zones constructibles et interdire celles à haut risque, tandis que la population doit adopter des comportements responsables. « Éviter de construire au bord des ravins, sur les pentes ou dans les lits de rivières est une nécessité vitale », insiste-t-il.

Le spécialiste lie également la recrudescence des catastrophes aux effets du changement climatique. « Dans plusieurs régions du monde, on observe incendies, inondations et pluies diluviennes. Tout cela est lié au réchauffement climatique, provoqué par le CO₂ mais aussi par la vapeur d’eau qui accentue les précipitations », a-t-il expliqué.

Avant de conclure, il plaide pour une véritable stratégie de sensibilisation à l’échelle nationale. « L’État doit aller vers les populations avec une information claire, accessible, de proximité, porte à porte. Prévenir vaut toujours mieux que guérir », a martelé le géologue.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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