Environnement – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 07 Oct 2026 21:54:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Environnement – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Retour des sachets d’eau en Guinée : le gouvernement accorde un moratoire de six mois https://planete7.info/retour-des-sachets-deau-en-guinee-le-gouvernement-accorde-un-moratoire-de-six-mois/ Wed, 07 Oct 2026 21:54:44 +0000 https://planete7.info/?p=65716 Le gouvernement guinéen revient temporairement sur l’interdiction des sachets plastiques destinés au conditionnement de l’eau. Un moratoire de six mois vient d’être accordé aux producteurs, alors que l’interdiction générale des emballages et objets en plastique à usage unique reste maintenue. Le retour des sachets d’eau sera finalement autorisé pour une période limitée. Dans un communiqué […]]]>

Le gouvernement guinéen revient temporairement sur l’interdiction des sachets plastiques destinés au conditionnement de l’eau. Un moratoire de six mois vient d’être accordé aux producteurs, alors que l’interdiction générale des emballages et objets en plastique à usage unique reste maintenue.

Le retour des sachets d’eau sera finalement autorisé pour une période limitée. Dans un communiqué publié ce 7 octobre 2026, le gouvernement guinéen annonce un moratoire de six mois sur la production des sachets plastiques destinés au conditionnement de l’eau minérale et minéralisée.

Cette décision intervient quelques semaines après l’entrée en vigueur, le 21 septembre 2026, de l’interdiction de la fabrication, de l’importation, de la détention en vue de la commercialisation et de l’utilisation des emballages et objets en plastique à usage unique.

Selon le gouvernement, cette mesure commence déjà à produire des effets. Les autorités disent constater avec satisfaction l’adhésion des citoyens et observent une tendance à la disparition des plastiques à usage unique dans les lieux publics.

Le moratoire répond notamment au recours gracieux introduit par les producteurs de sachets plastiques. Ces derniers ont sollicité un délai supplémentaire afin d’adapter leurs lignes de production, investir dans des emballages de substitution et mettre en place des mécanismes de collecte et de valorisation des déchets plastiques.

Après examen de cette demande, le président de la République a décidé d’accorder ce délai supplémentaire, en mettant notamment en avant le bien-être des populations, la continuité de l’accès à l’eau potable et la maîtrise des prix des produits de première nécessité.

Le moratoire est toutefois strictement encadré. Il concerne exclusivement les sachets utilisés pour le conditionnement de l’eau minérale et minéralisée. Il ne s’applique à aucune autre catégorie d’emballages ou d’objets plastiques à usage unique visés par le décret.

L’interdiction générale demeure donc en vigueur pour les autres produits concernés.

Durant cette période de six mois, le gouvernement entend également favoriser la transition vers des solutions plus durables. Des mesures d’incitation sont prévues en faveur de la production et de l’importation des emballages biodégradables, de la résine PET et des préformes.

Les opérateurs sont par ailleurs invités à mettre à profit la période du moratoire pour accompagner la collecte et la transformation des déchets plastiques.

La mise en œuvre et le suivi de ces différentes mesures seront assurés par une commission interministérielle présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement.

Avec ce moratoire, les autorités cherchent ainsi à concilier les impératifs environnementaux liés à la réduction des plastiques à usage unique avec les enjeux d’accès à l’eau potable et de préservation du pouvoir d’achat. Une parenthèse de six mois qui devra surtout permettre aux producteurs d’accélérer leur adaptation aux nouvelles exigences environnementales.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Interdiction des sachets d’eau : Francis Haba appelle à concilier protection de l’environnement et accès à l’eau potable https://planete7.info/interdiction-des-sachets-deau-francis-haba-appelle-a-concilier-protection-de-lenvironnement-et-acces-a-leau-potable/ Tue, 06 Oct 2026 23:21:59 +0000 https://planete7.info/?p=65611 L’interdiction des sachets d’eau à usage unique en Guinée continue de susciter des réactions. Si la mesure est saluée pour son objectif environnemental, elle soulève également des interrogations sur ses conséquences pour l’accès à l’eau potable. Le député Francis Haba reconnaît la nécessité de lutter contre la pollution, tout en appelant les autorités à mieux […]]]>

L’interdiction des sachets d’eau à usage unique en Guinée continue de susciter des réactions. Si la mesure est saluée pour son objectif environnemental, elle soulève également des interrogations sur ses conséquences pour l’accès à l’eau potable. Le député Francis Haba reconnaît la nécessité de lutter contre la pollution, tout en appelant les autorités à mieux prendre en compte les réalités auxquelles sont confrontées les populations.

Pour l’élu, la décision d’interdire les sachets d’eau répond à un véritable problème environnemental. Il estime que l’omniprésence des déchets plastiques dans les rues et les quartiers justifie pleinement l’intervention des pouvoirs publics.

« Je pense que tout le monde sait que c’est une bonne décision du président de la République parce que les plastiques avaient inondé nos rues, avaient inondé nos quartiers. Donc, ça contribue énormément à la pollution de notre pays. »

Mais au-delà de la question environnementale, Francis Haba invite à mesurer les répercussions de la mesure sur les consommateurs. Il s’interroge notamment sur l’évolution du prix de l’eau en bouteille, qu’il affirme avoir fortement augmenté depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction.

« Est-ce qu’il y a eu une étude préalable ? Puisqu’aujourd’hui, si on constate une augmentation de plus de 60 % du prix de l’eau, surtout des bouteilles d’eau sur le marché, je pense qu’il y a une grande réflexion à y faire. Est-ce qu’il faut revenir sur cette décision ? Est-ce qu’il faut l’améliorer ? »

Pour le député, l’enjeu n’est donc pas nécessairement de remettre en cause l’interdiction, mais d’en améliorer la mise en œuvre afin de limiter son impact sur les ménages. Il plaide ainsi pour une réflexion permettant de préserver les objectifs environnementaux tout en garantissant un accès abordable à l’eau potable.

Francis Haba insiste également sur la responsabilité des citoyens dans la lutte contre la pollution. Il encourage notamment l’adoption de nouvelles habitudes, à travers l’utilisation de contenants réutilisables, estimant que la protection de l’environnement ne peut reposer uniquement sur les décisions des autorités.

Dans cette recherche d’alternatives, l’élu évoque également la piste des emballages biodégradables. Une solution qui, selon lui, pourrait permettre de réduire l’impact environnemental des sachets tout en maintenant certaines possibilités d’approvisionnement en eau.

« Je pense que si nous réussissons à faire des sachets d’eau dans des plastiques biodégradables, je pense que cela va résoudre le problème. »

À travers cette position, Francis Haba appelle ainsi à une approche équilibrée : préserver les acquis de la lutte contre la pollution, responsabiliser les consommateurs et, dans le même temps, veiller à ce que les mesures environnementales ne rendent pas l’accès à l’eau potable plus difficile pour les populations.

Pour lui, la réussite de cette politique passe donc par la recherche d’alternatives durables, capables de concilier impératifs environnementaux et besoins essentiels des citoyens.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Guinée : Interdiction des sachets plastiques, Mamadou Thug réclame des alternatives accessibles https://planete7.info/guinee-interdiction-des-sachets-plastiques-mamadou-thug-reclame-des-alternatives-accessibles/ Sat, 03 Oct 2026 16:25:19 +0000 https://planete7.info/?p=65358 Alors que la Guinée renforce les mesures contre l’utilisation des sachets plastiques à usage unique, le débat ne se limite plus aux enjeux environnementaux. L’acteur culturel Mamadou Thug appelle à prendre en compte les conditions d’accès à l’eau potable, les risques sanitaires liés à certaines pratiques de consommation, mais aussi le pouvoir d’achat des populations. […]]]>

Alors que la Guinée renforce les mesures contre l’utilisation des sachets plastiques à usage unique, le débat ne se limite plus aux enjeux environnementaux. L’acteur culturel Mamadou Thug appelle à prendre en compte les conditions d’accès à l’eau potable, les risques sanitaires liés à certaines pratiques de consommation, mais aussi le pouvoir d’achat des populations.

À l’occasion de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, Mamadou Thug est revenu sur les conséquences que pourrait entraîner l’interdiction des sachets plastiques. S’il reconnaît la nécessité de lutter contre la pollution, il estime que cette mesure doit être accompagnée de solutions concrètes et accessibles aux consommateurs.

Pour lui, l’une des principales questions concerne d’abord l’accès à l’eau potable. Il estime qu’avant d’imposer de nouvelles restrictions, les autorités doivent s’assurer que les populations disposent de solutions alternatives suffisantes.

« Il était important d’abord de voir si le Guinéen bénéficie de l’eau du service public. C’est impossible. Donc, il y a une autre interrogation après : il faut la subvention, l’accompagnement de l’État », a-t-il expliqué.

Mamadou Thug plaide ainsi pour un accompagnement financier de l’État en faveur des entreprises capables de produire et de commercialiser des contenants alternatifs, notamment des bidons. L’objectif, selon lui, est d’éviter que la mesure environnementale ne se traduise par une hausse importante du coût de l’eau pour les ménages.

Il prend notamment l’exemple du sachet d’eau, couramment vendu à 500 francs guinéens, et estime que les consommateurs devraient pouvoir retrouver une solution alternative au même niveau de prix.

« Aujourd’hui, que ce soit le riz, que ce soit le carburant, il y a beaucoup de choses où l’État a subventionné. Donc, l’État doit penser à la subvention de ces sociétés pour permettre vraiment aux Guinéens qui avaient l’habitude d’acheter un sachet d’eau à 500 francs de pouvoir boire à 500 francs », a-t-il plaidé.

Au-delà du coût des alternatives, l’acteur culturel attire également l’attention sur certaines pratiques qui pourraient se développer en réaction à l’interdiction des sachets plastiques. Il évoque notamment le partage des gobelets et les risques sanitaires qui pourraient en découler.

Pour Mamadou Thug, la réflexion doit donc dépasser la seule problématique de la pollution plastique. La disponibilité de l’eau potable, les conditions de consommation, la prévention des risques sanitaires et le pouvoir d’achat doivent, selon lui, être intégrés dans la mise en œuvre de la mesure.

Son appel porte ainsi sur un accompagnement des populations et des entreprises afin que la transition vers des contenants alternatifs puisse se faire sans rendre l’accès à l’eau potable plus difficile ou plus coûteux.

Pour lui, l’efficacité de l’interdiction des sachets plastiques dépendra aussi de la capacité des autorités à proposer des alternatives disponibles, abordables et adaptées aux réalités quotidiennes des Guinéens.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Ouré-Kaba (Mamou) : la Brigade nationale saisit 280 madriers et déferre trois suspects devant la justice https://planete7.info/oure-kaba-mamou-la-brigade-nationale-saisit-280-madriers-et-deferre-trois-suspects-devant-la-justice-2/ Fri, 25 Sep 2026 17:51:13 +0000 https://planete7.info/?p=64698 Une patrouille mixte de la Brigade nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique (BNLCFF), associant ses unités régionales et préfectorales aux agents des aires protégées, notamment ceux de l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune (OGPNRF), a conduit entre le 25 août et le 3 septembre 2026 une opération simultanée sur […]]]>

Une patrouille mixte de la Brigade nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique (BNLCFF), associant ses unités régionales et préfectorales aux agents des aires protégées, notamment ceux de l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune (OGPNRF), a conduit entre le 25 août et le 3 septembre 2026 une opération simultanée sur quatre régions du pays, dans les paysages du Parc National de Badiar (région de Boké) et du futur Parc National de Pinselli-Soyah-Sabouyah, dont le périmètre s’étend sur les régions de Mamou, Kindia et Faranah.

Quarante-huit agents ont participé à cette treizième patrouille, appelée P13. Les équipes se sont déplacées conjointement à moto jusqu’aux différentes zones d’intervention, avant de poursuivre à pied la couverture du terrain, une méthode qui leur a permis d’accéder à des secteurs forestiers difficilement accessibles.

Equipe de patrouille de Mamou

Au total, les agents ont parcouru 340 kilomètres en près de 80 heures de patrouille, cumulées sur les sites couverts du Parc National de Pinselli-Soyah-Sabouyah.

C’est dans le PSS, et plus précisément à Mamou, que la mission a produit son résultat le plus marquant. Au fil de leur progression, les équipes d’enquête ont investigué les zones traversées et localisé, dans la sous-préfecture de Ouré-Kaba, un stock de 280 madriers doubles. Ce stock était réparti entre trois essences : le teck, le mélina et le vène.

Madriers doubles saisis à  Ouré-Kaba (Mamou)

L’opération a permis l’interpellation de trois suspects, appréhendés dans la forêt communautaire du district de Djandjan. Conduits à Mamou, ils ont été auditionnés sur procès-verbal par les officiers de police judiciaire de l’unité régionale de la Brigade, conformément à la procédure en vigueur, avant d’être déférés devant le Parquet du Tribunal de première instance de la ville, où leur dossier suit désormais son cours.

Suspect en audition à Mamou

À Marella, dans la préfecture de Faranah, les équipes ont mis au jour un site d’orpaillage artisanal en activité. L’intervention y a permis la saisie de dix-neuf motopompes ainsi que d’un campement équipé, matelas compris, révélant une installation destinée à une exploitation durable du site. Aucune interpellation n’a en revanche pu être opérée à cet endroit, les occupants n’ayant pas été retrouvés sur place au moment du passage des équipes.

Campement et motopompes saisis à Marella (Faranah)  

Pris ensemble, ces résultats confirment la capacité des unités décentralisées de la Brigade, appuyées par les gestionnaires des aires protégées, à couvrir simultanément plusieurs paysages du pays en une seule fenêtre d’intervention, et à faire remonter jusqu’aux juridictions compétentes des dossiers étayés par des constats de terrain.

Equipe de patrouille Faranah

Cette patrouille s’inscrit dans le dispositif de contrôle mis en place à la suite du communiqué du 7 juillet 2026 par lequel le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, a suspendu, sur l’ensemble du territoire national et pour la période du 8 juillet au 30 septembre 2026, les activités de coupe, d’importation et de transport de bois. Cette mesure de repos biologique, prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017-060/AN du 12 décembre 2017), s’impose à l’ensemble des acteurs de la filière : exploitants forestiers industriels et artisanaux, transporteurs, commerçants et collectivités territoriales.

La Brigade nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique, rattachée à la Direction Générale des Conservateurs de la Nature, mène cette surveillance du terrain avec l’appui du projet NaturaGuinée. Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Wild Chimpanzee Foundation (WCF) en partenariat avec le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune, le projet vise notamment le renforcement de l’application de la loi dans les paysages du futur Parc National de Pinselli-Soyah-Sabouyah et du Parc National de Badiar, précisément les régions où cette patrouille mixte est intervenue.

Cellule de communication

Brigade Nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique (BNLCFF)

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Interdiction des plastiques à usage unique : Sory Camara salue la création du Comité national de valorisation des déchets https://planete7.info/interdiction-des-plastiques-a-usage-unique-sory-camara-salue-la-creation-du-comite-national-de-valorisation-des-dechets/ Wed, 16 Sep 2026 00:01:16 +0000 https://planete7.info/?p=63865 Le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée estime que la coordination entre les ministères et l’implication des acteurs du secteur constituent des leviers essentiels pour lutter contre la pollution plastique. La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. La mise en œuvre du décret portant interdiction […]]]>

Le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée estime que la coordination entre les ministères et l’implication des acteurs du secteur constituent des leviers essentiels pour lutter contre la pollution plastique.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. La mise en œuvre du décret portant interdiction de certains plastiques à usage unique, couplée à la création d’un Comité national de valorisation des déchets, suscite des réactions favorables chez les acteurs de la gestion environnementale.

Parmi eux, Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, salue une initiative qu’il considère comme une avancée importante dans la gestion des déchets plastiques.

Pour Sory Camara, la portée de cette décision réside notamment dans la mobilisation de plusieurs départements ministériels autour d’un même enjeu environnemental. La signature d’un arrêté conjoint traduit, selon lui, la nécessité d’une réponse concertée face à la prolifération des déchets plastiques.

« Aujourd’hui, la gestion des déchets est transversale, transsectorielle au niveau national. Voir plusieurs ministères se donner la main pour signer un arrêté conjoint prouve suffisamment que plusieurs ministères se donnent la main pour combattre l’ennemi commun qui sont les déchets plastiques », estime-t-il.

Le responsable environnemental voit dans le Comité national de valorisation des déchets un cadre permettant de fédérer les différentes parties prenantes. Son objectif, selon lui, doit être de favoriser une approche « participative, inclusive et complémentaire » dans la réflexion sur la gestion intégrée et la valorisation des déchets plastiques.

Sur la question de l’application du décret, Sory Camara rappelle que les promoteurs des unités industrielles concernées ont bénéficié d’un moratoire de deux ans pour se préparer à la nouvelle réglementation.

Il estime que cette période devait permettre aux acteurs concernés de prendre les dispositions nécessaires, notamment à travers les rencontres d’information et les activités de sensibilisation organisées en amont.

« Les promoteurs d’unités industrielles qui sont concernés ont eu suffisamment de temps de prendre des dispositions. […] Il y a eu beaucoup de rencontres, d’informations et de sensibilisation avec les concernés », souligne-t-il.

Cette période de préparation constitue, à ses yeux, un élément important dans la mise en œuvre de la mesure, alors que les industries doivent désormais s’adapter aux exigences du décret.

L’interdiction de certains plastiques à usage unique intervient dans un contexte où la pollution plastique constitue un enjeu majeur pour la gestion des déchets en Guinée. Pour Sory Camara, les bénéfices environnementaux attendus de cette mesure dépassent les pertes économiques que pourraient entraîner certains usages du plastique.

« Les avantages de ce décret sont beaucoup plus importants que le gain de quelques milliers de Guinéens, parce qu’il y a quelques millions de Guinéens qui sont affectés par l’impact négatif de ces plastiques », affirme-t-il.

Une position qui met en avant les conséquences collectives de la pollution plastique, tout en soulignant la nécessité de développer des solutions alternatives et des mécanismes de valorisation adaptés.

Au-delà de l’interdiction, le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée insiste sur les possibilités offertes par la valorisation des déchets plastiques. Il affirme que le pays dispose déjà d’acteurs et d’unités industrielles engagés dans cette activité.

Selon lui, la Guinée compte « plus de 1700 collecteurs de déchets plastiques au niveau national » ainsi qu’« une dizaine d’unités industrielles qui valorisent ces déchets plastiques ».

Ces acteurs participent à la récupération et à la transformation des déchets en produits utilisables. Parmi les exemples cités figurent les « éco-meubles » et les « pavés écologiques », fabriqués à partir de déchets plastiques.

Sory Camara rappelle également que certains secteurs, notamment l’agriculture, les bâtiments et travaux publics (BTP) ainsi que l’armée, bénéficient d’exceptions prévues par les textes.

Si la mesure est accueillie favorablement par le responsable environnemental, celui-ci reconnaît toutefois qu’elle ne permettra pas, à elle seule, de résoudre l’ensemble des difficultés liées à l’utilisation du plastique.

« On ne peut pas vivre sans des plastiques, tout ce que nous utilisons, la majeure partie est composée de plastiques », souligne-t-il.

Cette réalité, selon lui, impose de dépasser la seule logique d’interdiction pour réfléchir à une gestion plus globale des déchets, incluant la collecte, le tri, la transformation et la réutilisation des matières plastiques.

Pour accompagner la mise en œuvre des nouvelles dispositions, la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée entend placer l’information et la sensibilisation au cœur de son action.

Avec ses membres et ses partenaires, elle prévoit une campagne d’information et de vulgarisation destinée aux différentes parties prenantes, notamment les populations et les consommateurs.

L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre les mesures prises par les autorités, de se les approprier et de contribuer à leur application.

« Ça va permettre à l’ensemble des parties prenantes, y compris les populations et les consommateurs, de comprendre, de s’approprier ce que le gouvernement a fait dans ces arrêtés, dans les décrets, mais aussi à accepter », conclut Sory Camara.

À travers cette démarche, les acteurs de la gestion des déchets souhaitent accompagner la transition vers une meilleure maîtrise des déchets plastiques en Guinée, en misant sur la coordination institutionnelle, la valorisation et la mobilisation citoyenne.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Lac de Sonfonia : sous les déchets plastiques, un écosystème à bout de souffle https://planete7.info/lac-de-sonfonia-sous-les-dechets-plastiques-un-ecosysteme-a-bout-de-souffle/ Tue, 15 Sep 2026 10:40:30 +0000 https://planete7.info/?p=63818 À Sonfonia, le lac qui faisait autrefois partie du paysage quotidien des habitants est aujourd’hui confronté à une dégradation préoccupante. Déchets plastiques, eaux stagnantes et prolifération des plantes aquatiques envahissent progressivement le plan d’eau. Face à cette situation, les riverains tirent la sonnette d’alarme et appellent à une intervention durable pour préserver ce patrimoine naturel. […]]]>

À Sonfonia, le lac qui faisait autrefois partie du paysage quotidien des habitants est aujourd’hui confronté à une dégradation préoccupante. Déchets plastiques, eaux stagnantes et prolifération des plantes aquatiques envahissent progressivement le plan d’eau. Face à cette situation, les riverains tirent la sonnette d’alarme et appellent à une intervention durable pour préserver ce patrimoine naturel.

À Sonfonia, le lac semble peu à peu perdre son visage d’autrefois. Sur plusieurs portions, les bouteilles en plastique, les sachets, les emballages et autres déchets flottants se mêlent à une végétation aquatique de plus en plus dense. L’eau, difficilement visible par endroits, laisse place à des tapis verts qui s’étendent progressivement sur la surface.

Le spectacle interpelle. Là où le plan d’eau occupait une place importante dans le paysage local, les plantes aquatiques gagnent du terrain, tandis que les déchets s’accumulent sur les berges et dans l’eau. Entre pollution visible et végétation envahissante, le lac donne aujourd’hui l’image d’un espace naturel en souffrance.

Pour les riverains, cette transformation ne relève plus d’un simple problème de salubrité. Elle témoigne d’une dégradation progressive de leur environnement, dont les conséquences pourraient s’accentuer en l’absence d’intervention.

Citoyen de Sonfonia, Chérif Sow observe avec inquiétude l’évolution de cet espace naturel qu’il considère comme une partie importante du cadre de vie local.

« Ce lac fait partie de notre environnement et de notre quotidien. Mais aujourd’hui, quand on regarde son état, on ne peut qu’être inquiet. Les déchets plastiques sont partout et les plantes aquatiques prennent de plus en plus de place. Si rien n’est fait, nous risquons de voir disparaître une grande partie de ce lac », déplore-t-il.

Pour cet habitant, la situation dépasse désormais la question de la propreté. La préservation du lac relève, selon lui, d’une responsabilité collective, mais aussi d’une nécessité pour le cadre de vie des populations riveraines.

« Ce n’est pas seulement l’eau que nous sommes en train de polluer. C’est tout un environnement que nous mettons en danger. Il faut agir maintenant, avant que la situation ne devienne irréversible », insiste Chérif Sow.

Sur les berges comme à la surface de l’eau, les déchets plastiques constituent l’un des signes les plus visibles de la dégradation du lac. Sachets, bouteilles et emballages abandonnés s’accumulent au fil du temps, donnant au site une apparence particulièrement dégradée.

Cette présence massive de déchets interpelle également sur les pratiques de gestion des ordures dans les zones environnantes. Pour Chérif Sow, chaque geste compte dans la préservation de cet environnement.

« Il faut que chacun comprenne que jeter un sachet ou une bouteille dans la nature n’est pas un geste sans conséquence. Tous ces petits déchets finissent par se retrouver dans le lac. Aujourd’hui, le résultat est devant nous », souligne-t-il.

Au-delà de la pollution visuelle, l’accumulation des déchets dans un milieu aquatique soulève des préoccupations environnementales. Mais sur le terrain, c’est surtout l’ampleur du phénomène qui retient l’attention des habitants.

À la pollution plastique s’ajoute la prolifération des plantes aquatiques. Sur d’importantes portions du lac, cette végétation dense recouvre progressivement la surface et modifie l’aspect du plan d’eau.

Par endroits, les tapis verts rendent difficile la distinction entre la terre ferme et l’eau. Cette progression donne aux riverains le sentiment d’un lac qui se rétrécit au fil du temps.

« Regardez simplement l’état du lac. Les plantes ont pris beaucoup d’espace. Si aucune opération de nettoyage et de désherbage n’est organisée, demain il sera encore plus difficile de retrouver le lac que nous avons connu », alerte Chérif Sow.

Si la présence de plantes aquatiques n’est pas, en elle-même, nécessairement un signe de pollution, leur prolifération dans un plan d’eau peut devenir préoccupante selon les espèces présentes et les conditions du milieu. À Sonfonia, les habitants souhaitent surtout comprendre l’ampleur du phénomène et voir des mesures prises pour éviter une dégradation supplémentaire.

Face à cette situation, les citoyens appellent à une mobilisation rapide pour sauver le lac de Sonfonia. Ils souhaitent notamment l’organisation régulière d’opérations de nettoyage, l’évacuation des déchets accumulés, ainsi qu’une action sur la prolifération des plantes aquatiques.

Pour les riverains, ces interventions doivent s’accompagner d’une sensibilisation accrue des populations vivant à proximité du lac. Car, au-delà du nettoyage ponctuel, la préservation de cet espace naturel nécessite une véritable démarche de protection et de suivi.

« Nous ne demandons pas seulement qu’on vienne nettoyer aujourd’hui pour que le lac soit à nouveau sale demain. Il faut une solution durable, avec un suivi régulier et une sensibilisation des citoyens. Ce lac appartient à notre environnement et nous avons le devoir de le protéger », plaide Chérif Sow.

L’appel des habitants porte ainsi sur une réponse qui ne se limite pas à l’évacuation des déchets. Ils souhaitent une action permettant de préserver durablement le plan d’eau, de mieux encadrer les pratiques autour du site et de freiner la dégradation observée.

À Sonfonia, le lac apparaît désormais comme un signal d’alerte environnemental. Sous les déchets plastiques et les plantes aquatiques qui gagnent progressivement du terrain, un espace naturel autrefois intégré au paysage local semble perdre peu à peu son équilibre.

Entre mauvaises pratiques, pollution et absence d’entretien régulier dénoncée par les riverains, les inquiétudes grandissent. Reste à savoir quelle réponse sera apportée pour préserver ce qui peut encore l’être.

Car pour les habitants, l’enjeu dépasse l’état actuel du lac : il s’agit de sauvegarder un patrimoine naturel dont la disparition progressive pourrait priver les générations futures d’un élément important de leur environnement.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Kindia : la campagne « Une femme, un arbre » s’achève sur un appel à préserver les plants https://planete7.info/kindia-la-campagne-une-femme-un-arbre-sacheve-sur-un-appel-a-preserver-les-plants/ Sat, 05 Sep 2026 23:37:45 +0000 https://planete7.info/?p=63289 Après plusieurs opérations de mise en terre, la deuxième édition de la campagne « Une femme, un arbre » a officiellement pris fin ce samedi 5 septembre 2026 à Kindia. Portée par le réseau AWLN et REFAMP Guinée, l’initiative entend restaurer le couvert végétal tout en faisant des femmes des actrices majeures de la protection […]]]>

Après plusieurs opérations de mise en terre, la deuxième édition de la campagne « Une femme, un arbre » a officiellement pris fin ce samedi 5 septembre 2026 à Kindia. Portée par le réseau AWLN et REFAMP Guinée, l’initiative entend restaurer le couvert végétal tout en faisant des femmes des actrices majeures de la protection de l’environnement. À la cérémonie de clôture, un message a particulièrement retenu l’attention : planter ne suffit pas, il faut désormais entretenir et protéger.

À Kindia, la dernière étape de la campagne « Une femme, un arbre » n’a pas seulement marqué la fin d’une opération de reboisement. Elle a surtout ouvert une nouvelle phase, jugée déterminante par les organisateurs : celle du suivi et de la survie des plants.

La cérémonie de clôture a rassemblé des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable, des autorités locales, des femmes bénéficiaires ainsi que des membres des forces de défense et de sécurité. Tous ont salué une initiative qui place la restauration des écosystèmes au cœur de l’action communautaire.

Représentant le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, le chef de cabinet Moustapha Legrand Sylla a félicité les initiateurs et réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la poursuite du programme.

« Nous sommes venus clôturer la campagne nationale de reboisement de cette ONG. Nous avons d’abord félicité l’ONG et nous l’avons encouragée à poursuivre ses efforts. Nous réaffirmons l’engagement du ministère de l’Environnement et du Développement durable à les accompagner pour les prochaines éditions. Cette campagne cadre parfaitement avec la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.

Mais au-delà de la plantation, le représentant du ministère a insisté sur la responsabilité des communautés locales. Pour lui, la réussite du programme dépendra largement de la capacité des bénéficiaires à protéger les jeunes arbres et à assurer leur entretien.

« Nous invitons aussi les femmes des communautés locales à assurer le suivi, car c’est ensemble que nous pouvons préserver ces plants », a-t-il ajouté.

Membre des réseaux AWLN et REFAMP Guinée, l’ancienne ministre et députée Dr Aïssata Daffé a rappelé que « Une femme, un arbre » s’inscrit dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée.

Selon elle, cette deuxième édition marque une évolution du programme, désormais appelé à dépasser le cadre national.

« Nous sommes à la clôture de notre deuxième saison. AWLN est un réseau qui a porté ce projet, intégré dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée. Aujourd’hui, ce projet est devenu continental au niveau de toute l’Afrique », a-t-elle expliqué.

Cette édition a également été marquée par une implication plus importante des forces de défense et de sécurité. Une participation que Dr Aïssata Daffé considère comme un levier supplémentaire pour renforcer les liens entre les populations et les forces de défense.

« La particularité cette année, c’est surtout l’implication des forces de défense et de sécurité. Cela permet aussi de renforcer la relation civilo-militaire », a-t-elle souligné.

Le programme affiche une ambition considérable : planter 2,5 millions d’arbres sur une période de cinq ans, de 2025 à 2029.

Après une première édition menée notamment en Haute-Guinée et en Guinée forestière, le programme a élargi son champ d’action cette année aux îles de Loos, à la Moyenne-Guinée et à Kindia.

Mais pour les initiateurs, le véritable défi commence après la mise en terre. Car un arbre planté ne garantit pas, à lui seul, la restauration durable du couvert végétal.

Dr Aïssata Daffé appelle ainsi à une mobilisation permanente des communautés pour protéger les plants.

« C’est notre bébé. De la même manière que nous entretenons nos bébés pour qu’ils puissent grandir, nous devons entretenir ces plants afin qu’ils puissent grandir et que nos futurs enfants et petits-enfants puissent en profiter », a-t-elle lancé.

Le choix porté sur les arbres fruitiers répond également à une logique économique. Au-delà de leur contribution à la restauration de l’environnement, ces arbres doivent permettre aux femmes de disposer, à terme, d’une source supplémentaire de revenus.

« Nous avons mis l’accent sur les arbres fruitiers parce qu’ils deviennent ensuite une ressource pour les femmes. Lorsqu’ils produiront des fruits, elles pourront les cueillir et les vendre. C’est aussi une source de revenus », a-t-elle expliqué.

La mobilisation autour de cette campagne s’est également étendue à d’autres administrations. Le Directeur général des douanes de Kindia, Colonel Aboubacar Kassory Touré, a participé à la cérémonie au nom du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget et de la Direction générale des douanes.

Pour lui, la protection de l’environnement doit dépasser les seules missions administratives et économiques de l’État. Il a notamment insisté sur la responsabilité collective envers les générations futures.

« Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement. Ce que nous faisons, c’est restaurer le couvert végétal et booster la croissance chez nous », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « En dehors de notre mission régalienne qui consiste à mobiliser les recettes, notre devoir est aussi de restaurer le couvert végétal. Le couvert végétal nous permet de préserver la vie. »

À Kindia, la clôture de cette deuxième édition ne constitue donc pas la fin de l’engagement. Elle marque plutôt le début d’une étape décisive : faire survivre les arbres plantés.

Pour les organisateurs, la réussite de « Une femme, un arbre » ne se mesurera pas uniquement au nombre de plants mis en terre, mais surtout à leur capacité à grandir, à produire et à contribuer durablement à la restauration de l’environnement et à l’autonomisation économique des femmes.

À présent, le défi est clair : planter davantage, mais surtout protéger mieux.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Dar-es-Salam : le gouvernement veut tourner la page de la décharge et créer un parc urbain https://planete7.info/dar-es-salam-le-gouvernement-veut-tourner-la-page-de-la-decharge-et-creer-un-parc-urbain/ Sat, 29 Aug 2026 23:14:33 +0000 https://planete7.info/?p=62938 Après le drame qui a fait plus de 24 morts, les autorités guinéennes annoncent un vaste projet de transformation de l’ancienne décharge de Dar-es-Salam en parc urbain. Une nouvelle étape qui intervient alors que plusieurs familles sinistrées font face aux conséquences des opérations de sécurisation du site. Le site de Dar-es-Salam, marqué ces derniers jours […]]]>

Après le drame qui a fait plus de 24 morts, les autorités guinéennes annoncent un vaste projet de transformation de l’ancienne décharge de Dar-es-Salam en parc urbain. Une nouvelle étape qui intervient alors que plusieurs familles sinistrées font face aux conséquences des opérations de sécurisation du site.

Le site de Dar-es-Salam, marqué ces derniers jours par un drame meurtrier, pourrait bientôt changer de visage. En visite ce samedi 29 août 2026 sur les lieux, le président de la République, Mamadi Doumbouya, est venu constater la situation sur le terrain, alors que les opérations de sécurisation se poursuivent et que plusieurs habitations ont déjà été démolies.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, le chef de l’État s’est notamment intéressé à la situation des familles affectées par ces opérations, ainsi qu’aux conditions dans lesquelles se déroule leur déguerpissement.

Au-delà de l’urgence liée aux conséquences du drame, les autorités affichent désormais une ambition plus large : faire disparaître progressivement l’ancienne décharge et redonner une nouvelle vocation à cet espace situé au cœur de Conakry.

Prenant la parole au nom du président de la République, le ministre d’État et porte-parole de la présidence, Amara Camara, a annoncé la transformation du site en parc urbain.

« Pour le lieu où nous sommes aujourd’hui, il est prévu de faire disparaître, grâce à un projet que le CEDR a mis en place, tout ce qu’il y a ici comme ordures. Et il doit être transformé en parc urbain pour contribuer à l’embellissement de notre belle capitale. »

À travers ce projet, le gouvernement entend donc engager une profonde mutation du site. L’objectif affiché est de débarrasser progressivement Dar-es-Salam de ses déchets, de réaménager l’espace et d’y créer un parc urbain destiné à contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à l’embellissement de Conakry.

Mais derrière cette perspective d’aménagement se trouve une réalité encore douloureuse. Le drame survenu sur le site a coûté la vie à plus de 24 personnes et plongé plusieurs familles dans le deuil. Les opérations de sécurisation engagées depuis ont également contraint des habitants à quitter leurs logements, certains étant installés dans la zone depuis de nombreuses années.

La transformation annoncée de Dar-es-Salam ouvre ainsi une nouvelle page pour ce site longtemps associé aux déchets et désormais marqué par un lourd bilan humain. Reste à savoir comment ce projet sera concrètement mis en œuvre et comment les autorités accompagneront les familles affectées par les opérations de déguerpissement.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Dabola : la SEG annonce une mission de terrain pour répondre aux difficultés d’accès à l’eau potable https://planete7.info/dabola-la-seg-annonce-une-mission-de-terrain-pour-repondre-aux-difficultes-dacces-a-leau-potable/ Fri, 28 Aug 2026 21:26:46 +0000 https://planete7.info/?p=62830 Confrontée aux plaintes récurrentes des populations de Dabola sur la qualité et la disponibilité de l’eau, la Société des Eaux de Guinée (SEG) promet des mesures concrètes. Une mission regroupant plusieurs responsables de la société est annoncée dans les prochains jours pour évaluer la situation et rechercher des solutions durables. La question de l’accès à […]]]>

Confrontée aux plaintes récurrentes des populations de Dabola sur la qualité et la disponibilité de l’eau, la Société des Eaux de Guinée (SEG) promet des mesures concrètes. Une mission regroupant plusieurs responsables de la société est annoncée dans les prochains jours pour évaluer la situation et rechercher des solutions durables.

La question de l’accès à l’eau potable s’est une nouvelle fois invitée au cœur des préoccupations à Dabola. Face aux difficultés signalées par les populations, notamment la dégradation de la qualité de l’eau pendant la saison des pluies et les pénuries récurrentes en saison sèche, la Société des Eaux de Guinée (SEG) entend passer à l’action.

Le sujet a été au centre d’une rencontre entre la Direction générale de la SEG, des membres de son conseil d’administration et l’Honorable Mamoudou Diawara, venu relayer les préoccupations des habitants de Dabola.

Pour Dr Alkaly Camara, membre du conseil d’administration de la SEG, cette rencontre avait un objectif clair : identifier des réponses concrètes aux difficultés qui affectent l’approvisionnement en eau dans la localité.

« Le problème pour lequel nous sommes réunis ce matin, c’est autour du problème de Dabola : l’adduction de Dabola. La population se plaint de la qualité de l’eau en saison pluvieuse et du manque en saison sèche », a-t-il expliqué.

Selon lui, les échanges avec la Direction générale doivent permettre d’aller au-delà du constat et de dégager des pistes de solutions adaptées aux réalités de la ville.

Pour mieux cerner les causes des difficultés et évaluer les infrastructures existantes, la SEG prévoit désormais de dépêcher une équipe à Dabola. Le Directeur général de la société, Algassimou Dioubaté, assure que plusieurs responsables seront mobilisés pour cette mission.

« Pour améliorer la qualité de l’eau existant, j’ai demandé à tous les directeurs de se préparer. Ce week-end, on ira tous à Dabola pour trouver une solution », a déclaré le Directeur général de la SEG.

Cette descente sur le terrain devrait permettre aux responsables de la société d’évaluer directement la situation, d’identifier les éventuelles insuffisances du dispositif d’adduction et de proposer des mesures susceptibles d’améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable.

Du côté du représentant des populations, l’Honorable Mamoudou Diawara accueille favorablement les engagements pris à l’issue des échanges, mais reste prudent. S’il estime avoir obtenu des réponses à plusieurs de ses préoccupations, il attend désormais leur concrétisation.

« Franchement, j’ai eu des réponses à mes questions. Je suis satisfait à moitié, parce que j’ai eu des promesses, et je compte aussi sur la direction pour réaliser ces promesses », a-t-il déclaré.

Pour lui, l’enjeu dépasse les simples engagements administratifs : il s’agit de permettre aux habitants de Dabola d’accéder de manière régulière à une eau potable de qualité.

La mission annoncée par la SEG est ainsi particulièrement attendue. Dans une ville où les difficultés d’approvisionnement varient selon les saisons, les populations espèrent que cette initiative débouchera sur des solutions pérennes, capables à la fois de garantir une meilleure disponibilité de l’eau en saison sèche et d’améliorer sa qualité pendant la saison des pluies.

À Dabola, l’attente est désormais tournée vers le terrain : les engagements pris devront se transformer en actions concrètes pour répondre à une préoccupation essentielle des populations, celle de l’accès à l’eau potable.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Drame de Dar es Salam : Sory Camara appelle à accélérer la fermeture définitive de la décharge https://planete7.info/drame-de-dar-es-salam-sory-camara-appelle-a-accelerer-la-fermeture-definitive-de-la-decharge/ Mon, 24 Aug 2026 17:14:41 +0000 https://planete7.info/?p=62442 Présent sur le terrain depuis l’éboulement meurtrier survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar es Salam, Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée (FEGEDEG) et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, tire la sonnette d’alarme. Face à l’ampleur […]]]>

Présent sur le terrain depuis l’éboulement meurtrier survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar es Salam, Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée (FEGEDEG) et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, tire la sonnette d’alarme. Face à l’ampleur du drame et aux risques qui persistent autour du site, il exhorte les autorités à accélérer le processus de fermeture définitive de la décharge.

Sur les lieux depuis les premières heures de la catastrophe, le responsable dit avoir été profondément marqué par l’ampleur du sinistre. « Le constat est vraiment très triste, très alarmant et très interpellatif », déplore-t-il, tout en rappelant que Dar es Salam n’en est pas à son premier drame.

Selon lui, un précédent éboulement avait déjà frappé le site en 2017. Près d’une décennie plus tard, la répétition d’un tel sinistre constitue, à ses yeux, un signal d’alerte majeur. « De 2017 jusqu’à maintenant, c’est la deuxième fois que nous assistons à un tel sinistre d’envergure. Donc c’est vraiment préoccupant », souligne-t-il.

Alors que les opérations se poursuivent sur le terrain, Sory Camara estime que la priorité doit désormais être la protection des populations exposées aux dangers autour de la décharge. Il appelle les riverains à respecter strictement les consignes de sécurité édictées par les autorités et à éviter toute prise de risque.

« Il faudrait vraiment que les hommes prennent en compte leur sécurité. Aujourd’hui, nous sommes très attristés de perdre autant de vies comme ça, qui fait très mal », insiste-t-il.

Pour le président de la FEGEDEG, la situation impose surtout de tirer les leçons de cette nouvelle catastrophe. Il estime que les populations vivant à proximité du site doivent prendre pleinement conscience des risques auxquels elles sont exposées.

Sory Camara reconnaît les efforts déjà engagés par l’État en faveur de la fermeture du site. Mais avec les fortes pluies encore redoutées dans les prochains jours, il estime que le temps presse et que les décisions en cours doivent être exécutées avec davantage de célérité.

« Les fortes pluies sont encore attendues. Il faut accélérer les décisions qui sont déjà en cours d’exécution », plaide-t-il.

Son avertissement est sans équivoque : « Vivre ici, c’est un risque très, très élevé. »

Au-delà des mesures prises par les pouvoirs publics, le responsable invite également les habitants à adopter une attitude plus préventive face au danger. Pour lui, il ne faut pas attendre qu’une catastrophe survienne avant de chercher à mettre les populations à l’abri.

« Nous devons avoir la conscience et le courage de fuir le danger au lieu d’appeler de l’aide quand c’est trop tard », lance-t-il.

Tout en exprimant sa compassion aux familles endeuillées et sa solidarité aux victimes de l’éboulement, Sory Camara assure que les acteurs du secteur de l’assainissement et de la société civile restent mobilisés aux côtés des autorités pour faire face à l’urgence.

Mais au-delà du secours et de la gestion de la catastrophe, il appelle surtout à une réponse durable permettant d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

« Nous ne voulons plus être témoins d’un tel drame autour de ce site », conclut-il.

Pour lui, la fermeture définitive de la décharge de Dar es Salam ne doit plus être considérée comme u1 ne perspective lointaine, mais comme une urgence liée à la sécurité des populations.

Salif Camara pour Planete7.info

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