Environnement – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 25 Sep 2026 19:26:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Environnement – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Ouré-Kaba (Mamou) : la Brigade nationale saisit 280 madriers et déferre trois suspects devant la justice https://planete7.info/oure-kaba-mamou-la-brigade-nationale-saisit-280-madriers-et-deferre-trois-suspects-devant-la-justice-2/ Fri, 25 Sep 2026 17:51:13 +0000 https://planete7.info/?p=64698 Une patrouille mixte de la Brigade nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique (BNLCFF), associant ses unités régionales et préfectorales aux agents des aires protégées, notamment ceux de l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune (OGPNRF), a conduit entre le 25 août et le 3 septembre 2026 une opération simultanée sur […]]]>

Une patrouille mixte de la Brigade nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique (BNLCFF), associant ses unités régionales et préfectorales aux agents des aires protégées, notamment ceux de l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune (OGPNRF), a conduit entre le 25 août et le 3 septembre 2026 une opération simultanée sur quatre régions du pays, dans les paysages du Parc National de Badiar (région de Boké) et du futur Parc National de Pinselli-Soyah-Sabouyah, dont le périmètre s’étend sur les régions de Mamou, Kindia et Faranah.

Quarante-huit agents ont participé à cette treizième patrouille, appelée P13. Les équipes se sont déplacées conjointement à moto jusqu’aux différentes zones d’intervention, avant de poursuivre à pied la couverture du terrain, une méthode qui leur a permis d’accéder à des secteurs forestiers difficilement accessibles.

Equipe de patrouille de Mamou

Au total, les agents ont parcouru 340 kilomètres en près de 80 heures de patrouille, cumulées sur les sites couverts du Parc National de Pinselli-Soyah-Sabouyah.

C’est dans le PSS, et plus précisément à Mamou, que la mission a produit son résultat le plus marquant. Au fil de leur progression, les équipes d’enquête ont investigué les zones traversées et localisé, dans la sous-préfecture de Ouré-Kaba, un stock de 280 madriers doubles. Ce stock était réparti entre trois essences : le teck, le mélina et le vène.

Madriers doubles saisis à  Ouré-Kaba (Mamou)

L’opération a permis l’interpellation de trois suspects, appréhendés dans la forêt communautaire du district de Djandjan. Conduits à Mamou, ils ont été auditionnés sur procès-verbal par les officiers de police judiciaire de l’unité régionale de la Brigade, conformément à la procédure en vigueur, avant d’être déférés devant le Parquet du Tribunal de première instance de la ville, où leur dossier suit désormais son cours.

Suspect en audition à Mamou

À Marella, dans la préfecture de Faranah, les équipes ont mis au jour un site d’orpaillage artisanal en activité. L’intervention y a permis la saisie de dix-neuf motopompes ainsi que d’un campement équipé, matelas compris, révélant une installation destinée à une exploitation durable du site. Aucune interpellation n’a en revanche pu être opérée à cet endroit, les occupants n’ayant pas été retrouvés sur place au moment du passage des équipes.

Campement et motopompes saisis à Marella (Faranah)  

Pris ensemble, ces résultats confirment la capacité des unités décentralisées de la Brigade, appuyées par les gestionnaires des aires protégées, à couvrir simultanément plusieurs paysages du pays en une seule fenêtre d’intervention, et à faire remonter jusqu’aux juridictions compétentes des dossiers étayés par des constats de terrain.

Equipe de patrouille Faranah

Cette patrouille s’inscrit dans le dispositif de contrôle mis en place à la suite du communiqué du 7 juillet 2026 par lequel le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, a suspendu, sur l’ensemble du territoire national et pour la période du 8 juillet au 30 septembre 2026, les activités de coupe, d’importation et de transport de bois. Cette mesure de repos biologique, prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017-060/AN du 12 décembre 2017), s’impose à l’ensemble des acteurs de la filière : exploitants forestiers industriels et artisanaux, transporteurs, commerçants et collectivités territoriales.

La Brigade nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique, rattachée à la Direction Générale des Conservateurs de la Nature, mène cette surveillance du terrain avec l’appui du projet NaturaGuinée. Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Wild Chimpanzee Foundation (WCF) en partenariat avec le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune, le projet vise notamment le renforcement de l’application de la loi dans les paysages du futur Parc National de Pinselli-Soyah-Sabouyah et du Parc National de Badiar, précisément les régions où cette patrouille mixte est intervenue.

Cellule de communication

Brigade Nationale de lutte contre la criminalité faunique et floristique (BNLCFF)

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Interdiction des plastiques à usage unique : Sory Camara salue la création du Comité national de valorisation des déchets https://planete7.info/interdiction-des-plastiques-a-usage-unique-sory-camara-salue-la-creation-du-comite-national-de-valorisation-des-dechets/ Wed, 16 Sep 2026 00:01:16 +0000 https://planete7.info/?p=63865 Le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée estime que la coordination entre les ministères et l’implication des acteurs du secteur constituent des leviers essentiels pour lutter contre la pollution plastique. La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. La mise en œuvre du décret portant interdiction […]]]>

Le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée estime que la coordination entre les ministères et l’implication des acteurs du secteur constituent des leviers essentiels pour lutter contre la pollution plastique.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. La mise en œuvre du décret portant interdiction de certains plastiques à usage unique, couplée à la création d’un Comité national de valorisation des déchets, suscite des réactions favorables chez les acteurs de la gestion environnementale.

Parmi eux, Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, salue une initiative qu’il considère comme une avancée importante dans la gestion des déchets plastiques.

Pour Sory Camara, la portée de cette décision réside notamment dans la mobilisation de plusieurs départements ministériels autour d’un même enjeu environnemental. La signature d’un arrêté conjoint traduit, selon lui, la nécessité d’une réponse concertée face à la prolifération des déchets plastiques.

« Aujourd’hui, la gestion des déchets est transversale, transsectorielle au niveau national. Voir plusieurs ministères se donner la main pour signer un arrêté conjoint prouve suffisamment que plusieurs ministères se donnent la main pour combattre l’ennemi commun qui sont les déchets plastiques », estime-t-il.

Le responsable environnemental voit dans le Comité national de valorisation des déchets un cadre permettant de fédérer les différentes parties prenantes. Son objectif, selon lui, doit être de favoriser une approche « participative, inclusive et complémentaire » dans la réflexion sur la gestion intégrée et la valorisation des déchets plastiques.

Sur la question de l’application du décret, Sory Camara rappelle que les promoteurs des unités industrielles concernées ont bénéficié d’un moratoire de deux ans pour se préparer à la nouvelle réglementation.

Il estime que cette période devait permettre aux acteurs concernés de prendre les dispositions nécessaires, notamment à travers les rencontres d’information et les activités de sensibilisation organisées en amont.

« Les promoteurs d’unités industrielles qui sont concernés ont eu suffisamment de temps de prendre des dispositions. […] Il y a eu beaucoup de rencontres, d’informations et de sensibilisation avec les concernés », souligne-t-il.

Cette période de préparation constitue, à ses yeux, un élément important dans la mise en œuvre de la mesure, alors que les industries doivent désormais s’adapter aux exigences du décret.

L’interdiction de certains plastiques à usage unique intervient dans un contexte où la pollution plastique constitue un enjeu majeur pour la gestion des déchets en Guinée. Pour Sory Camara, les bénéfices environnementaux attendus de cette mesure dépassent les pertes économiques que pourraient entraîner certains usages du plastique.

« Les avantages de ce décret sont beaucoup plus importants que le gain de quelques milliers de Guinéens, parce qu’il y a quelques millions de Guinéens qui sont affectés par l’impact négatif de ces plastiques », affirme-t-il.

Une position qui met en avant les conséquences collectives de la pollution plastique, tout en soulignant la nécessité de développer des solutions alternatives et des mécanismes de valorisation adaptés.

Au-delà de l’interdiction, le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée insiste sur les possibilités offertes par la valorisation des déchets plastiques. Il affirme que le pays dispose déjà d’acteurs et d’unités industrielles engagés dans cette activité.

Selon lui, la Guinée compte « plus de 1700 collecteurs de déchets plastiques au niveau national » ainsi qu’« une dizaine d’unités industrielles qui valorisent ces déchets plastiques ».

Ces acteurs participent à la récupération et à la transformation des déchets en produits utilisables. Parmi les exemples cités figurent les « éco-meubles » et les « pavés écologiques », fabriqués à partir de déchets plastiques.

Sory Camara rappelle également que certains secteurs, notamment l’agriculture, les bâtiments et travaux publics (BTP) ainsi que l’armée, bénéficient d’exceptions prévues par les textes.

Si la mesure est accueillie favorablement par le responsable environnemental, celui-ci reconnaît toutefois qu’elle ne permettra pas, à elle seule, de résoudre l’ensemble des difficultés liées à l’utilisation du plastique.

« On ne peut pas vivre sans des plastiques, tout ce que nous utilisons, la majeure partie est composée de plastiques », souligne-t-il.

Cette réalité, selon lui, impose de dépasser la seule logique d’interdiction pour réfléchir à une gestion plus globale des déchets, incluant la collecte, le tri, la transformation et la réutilisation des matières plastiques.

Pour accompagner la mise en œuvre des nouvelles dispositions, la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée entend placer l’information et la sensibilisation au cœur de son action.

Avec ses membres et ses partenaires, elle prévoit une campagne d’information et de vulgarisation destinée aux différentes parties prenantes, notamment les populations et les consommateurs.

L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre les mesures prises par les autorités, de se les approprier et de contribuer à leur application.

« Ça va permettre à l’ensemble des parties prenantes, y compris les populations et les consommateurs, de comprendre, de s’approprier ce que le gouvernement a fait dans ces arrêtés, dans les décrets, mais aussi à accepter », conclut Sory Camara.

À travers cette démarche, les acteurs de la gestion des déchets souhaitent accompagner la transition vers une meilleure maîtrise des déchets plastiques en Guinée, en misant sur la coordination institutionnelle, la valorisation et la mobilisation citoyenne.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Lac de Sonfonia : sous les déchets plastiques, un écosystème à bout de souffle https://planete7.info/lac-de-sonfonia-sous-les-dechets-plastiques-un-ecosysteme-a-bout-de-souffle/ Tue, 15 Sep 2026 10:40:30 +0000 https://planete7.info/?p=63818 À Sonfonia, le lac qui faisait autrefois partie du paysage quotidien des habitants est aujourd’hui confronté à une dégradation préoccupante. Déchets plastiques, eaux stagnantes et prolifération des plantes aquatiques envahissent progressivement le plan d’eau. Face à cette situation, les riverains tirent la sonnette d’alarme et appellent à une intervention durable pour préserver ce patrimoine naturel. […]]]>

À Sonfonia, le lac qui faisait autrefois partie du paysage quotidien des habitants est aujourd’hui confronté à une dégradation préoccupante. Déchets plastiques, eaux stagnantes et prolifération des plantes aquatiques envahissent progressivement le plan d’eau. Face à cette situation, les riverains tirent la sonnette d’alarme et appellent à une intervention durable pour préserver ce patrimoine naturel.

À Sonfonia, le lac semble peu à peu perdre son visage d’autrefois. Sur plusieurs portions, les bouteilles en plastique, les sachets, les emballages et autres déchets flottants se mêlent à une végétation aquatique de plus en plus dense. L’eau, difficilement visible par endroits, laisse place à des tapis verts qui s’étendent progressivement sur la surface.

Le spectacle interpelle. Là où le plan d’eau occupait une place importante dans le paysage local, les plantes aquatiques gagnent du terrain, tandis que les déchets s’accumulent sur les berges et dans l’eau. Entre pollution visible et végétation envahissante, le lac donne aujourd’hui l’image d’un espace naturel en souffrance.

Pour les riverains, cette transformation ne relève plus d’un simple problème de salubrité. Elle témoigne d’une dégradation progressive de leur environnement, dont les conséquences pourraient s’accentuer en l’absence d’intervention.

Citoyen de Sonfonia, Chérif Sow observe avec inquiétude l’évolution de cet espace naturel qu’il considère comme une partie importante du cadre de vie local.

« Ce lac fait partie de notre environnement et de notre quotidien. Mais aujourd’hui, quand on regarde son état, on ne peut qu’être inquiet. Les déchets plastiques sont partout et les plantes aquatiques prennent de plus en plus de place. Si rien n’est fait, nous risquons de voir disparaître une grande partie de ce lac », déplore-t-il.

Pour cet habitant, la situation dépasse désormais la question de la propreté. La préservation du lac relève, selon lui, d’une responsabilité collective, mais aussi d’une nécessité pour le cadre de vie des populations riveraines.

« Ce n’est pas seulement l’eau que nous sommes en train de polluer. C’est tout un environnement que nous mettons en danger. Il faut agir maintenant, avant que la situation ne devienne irréversible », insiste Chérif Sow.

Sur les berges comme à la surface de l’eau, les déchets plastiques constituent l’un des signes les plus visibles de la dégradation du lac. Sachets, bouteilles et emballages abandonnés s’accumulent au fil du temps, donnant au site une apparence particulièrement dégradée.

Cette présence massive de déchets interpelle également sur les pratiques de gestion des ordures dans les zones environnantes. Pour Chérif Sow, chaque geste compte dans la préservation de cet environnement.

« Il faut que chacun comprenne que jeter un sachet ou une bouteille dans la nature n’est pas un geste sans conséquence. Tous ces petits déchets finissent par se retrouver dans le lac. Aujourd’hui, le résultat est devant nous », souligne-t-il.

Au-delà de la pollution visuelle, l’accumulation des déchets dans un milieu aquatique soulève des préoccupations environnementales. Mais sur le terrain, c’est surtout l’ampleur du phénomène qui retient l’attention des habitants.

À la pollution plastique s’ajoute la prolifération des plantes aquatiques. Sur d’importantes portions du lac, cette végétation dense recouvre progressivement la surface et modifie l’aspect du plan d’eau.

Par endroits, les tapis verts rendent difficile la distinction entre la terre ferme et l’eau. Cette progression donne aux riverains le sentiment d’un lac qui se rétrécit au fil du temps.

« Regardez simplement l’état du lac. Les plantes ont pris beaucoup d’espace. Si aucune opération de nettoyage et de désherbage n’est organisée, demain il sera encore plus difficile de retrouver le lac que nous avons connu », alerte Chérif Sow.

Si la présence de plantes aquatiques n’est pas, en elle-même, nécessairement un signe de pollution, leur prolifération dans un plan d’eau peut devenir préoccupante selon les espèces présentes et les conditions du milieu. À Sonfonia, les habitants souhaitent surtout comprendre l’ampleur du phénomène et voir des mesures prises pour éviter une dégradation supplémentaire.

Face à cette situation, les citoyens appellent à une mobilisation rapide pour sauver le lac de Sonfonia. Ils souhaitent notamment l’organisation régulière d’opérations de nettoyage, l’évacuation des déchets accumulés, ainsi qu’une action sur la prolifération des plantes aquatiques.

Pour les riverains, ces interventions doivent s’accompagner d’une sensibilisation accrue des populations vivant à proximité du lac. Car, au-delà du nettoyage ponctuel, la préservation de cet espace naturel nécessite une véritable démarche de protection et de suivi.

« Nous ne demandons pas seulement qu’on vienne nettoyer aujourd’hui pour que le lac soit à nouveau sale demain. Il faut une solution durable, avec un suivi régulier et une sensibilisation des citoyens. Ce lac appartient à notre environnement et nous avons le devoir de le protéger », plaide Chérif Sow.

L’appel des habitants porte ainsi sur une réponse qui ne se limite pas à l’évacuation des déchets. Ils souhaitent une action permettant de préserver durablement le plan d’eau, de mieux encadrer les pratiques autour du site et de freiner la dégradation observée.

À Sonfonia, le lac apparaît désormais comme un signal d’alerte environnemental. Sous les déchets plastiques et les plantes aquatiques qui gagnent progressivement du terrain, un espace naturel autrefois intégré au paysage local semble perdre peu à peu son équilibre.

Entre mauvaises pratiques, pollution et absence d’entretien régulier dénoncée par les riverains, les inquiétudes grandissent. Reste à savoir quelle réponse sera apportée pour préserver ce qui peut encore l’être.

Car pour les habitants, l’enjeu dépasse l’état actuel du lac : il s’agit de sauvegarder un patrimoine naturel dont la disparition progressive pourrait priver les générations futures d’un élément important de leur environnement.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Kindia : la campagne « Une femme, un arbre » s’achève sur un appel à préserver les plants https://planete7.info/kindia-la-campagne-une-femme-un-arbre-sacheve-sur-un-appel-a-preserver-les-plants/ Sat, 05 Sep 2026 23:37:45 +0000 https://planete7.info/?p=63289 Après plusieurs opérations de mise en terre, la deuxième édition de la campagne « Une femme, un arbre » a officiellement pris fin ce samedi 5 septembre 2026 à Kindia. Portée par le réseau AWLN et REFAMP Guinée, l’initiative entend restaurer le couvert végétal tout en faisant des femmes des actrices majeures de la protection […]]]>

Après plusieurs opérations de mise en terre, la deuxième édition de la campagne « Une femme, un arbre » a officiellement pris fin ce samedi 5 septembre 2026 à Kindia. Portée par le réseau AWLN et REFAMP Guinée, l’initiative entend restaurer le couvert végétal tout en faisant des femmes des actrices majeures de la protection de l’environnement. À la cérémonie de clôture, un message a particulièrement retenu l’attention : planter ne suffit pas, il faut désormais entretenir et protéger.

À Kindia, la dernière étape de la campagne « Une femme, un arbre » n’a pas seulement marqué la fin d’une opération de reboisement. Elle a surtout ouvert une nouvelle phase, jugée déterminante par les organisateurs : celle du suivi et de la survie des plants.

La cérémonie de clôture a rassemblé des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable, des autorités locales, des femmes bénéficiaires ainsi que des membres des forces de défense et de sécurité. Tous ont salué une initiative qui place la restauration des écosystèmes au cœur de l’action communautaire.

Représentant le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, le chef de cabinet Moustapha Legrand Sylla a félicité les initiateurs et réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la poursuite du programme.

« Nous sommes venus clôturer la campagne nationale de reboisement de cette ONG. Nous avons d’abord félicité l’ONG et nous l’avons encouragée à poursuivre ses efforts. Nous réaffirmons l’engagement du ministère de l’Environnement et du Développement durable à les accompagner pour les prochaines éditions. Cette campagne cadre parfaitement avec la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.

Mais au-delà de la plantation, le représentant du ministère a insisté sur la responsabilité des communautés locales. Pour lui, la réussite du programme dépendra largement de la capacité des bénéficiaires à protéger les jeunes arbres et à assurer leur entretien.

« Nous invitons aussi les femmes des communautés locales à assurer le suivi, car c’est ensemble que nous pouvons préserver ces plants », a-t-il ajouté.

Membre des réseaux AWLN et REFAMP Guinée, l’ancienne ministre et députée Dr Aïssata Daffé a rappelé que « Une femme, un arbre » s’inscrit dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée.

Selon elle, cette deuxième édition marque une évolution du programme, désormais appelé à dépasser le cadre national.

« Nous sommes à la clôture de notre deuxième saison. AWLN est un réseau qui a porté ce projet, intégré dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée. Aujourd’hui, ce projet est devenu continental au niveau de toute l’Afrique », a-t-elle expliqué.

Cette édition a également été marquée par une implication plus importante des forces de défense et de sécurité. Une participation que Dr Aïssata Daffé considère comme un levier supplémentaire pour renforcer les liens entre les populations et les forces de défense.

« La particularité cette année, c’est surtout l’implication des forces de défense et de sécurité. Cela permet aussi de renforcer la relation civilo-militaire », a-t-elle souligné.

Le programme affiche une ambition considérable : planter 2,5 millions d’arbres sur une période de cinq ans, de 2025 à 2029.

Après une première édition menée notamment en Haute-Guinée et en Guinée forestière, le programme a élargi son champ d’action cette année aux îles de Loos, à la Moyenne-Guinée et à Kindia.

Mais pour les initiateurs, le véritable défi commence après la mise en terre. Car un arbre planté ne garantit pas, à lui seul, la restauration durable du couvert végétal.

Dr Aïssata Daffé appelle ainsi à une mobilisation permanente des communautés pour protéger les plants.

« C’est notre bébé. De la même manière que nous entretenons nos bébés pour qu’ils puissent grandir, nous devons entretenir ces plants afin qu’ils puissent grandir et que nos futurs enfants et petits-enfants puissent en profiter », a-t-elle lancé.

Le choix porté sur les arbres fruitiers répond également à une logique économique. Au-delà de leur contribution à la restauration de l’environnement, ces arbres doivent permettre aux femmes de disposer, à terme, d’une source supplémentaire de revenus.

« Nous avons mis l’accent sur les arbres fruitiers parce qu’ils deviennent ensuite une ressource pour les femmes. Lorsqu’ils produiront des fruits, elles pourront les cueillir et les vendre. C’est aussi une source de revenus », a-t-elle expliqué.

La mobilisation autour de cette campagne s’est également étendue à d’autres administrations. Le Directeur général des douanes de Kindia, Colonel Aboubacar Kassory Touré, a participé à la cérémonie au nom du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget et de la Direction générale des douanes.

Pour lui, la protection de l’environnement doit dépasser les seules missions administratives et économiques de l’État. Il a notamment insisté sur la responsabilité collective envers les générations futures.

« Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement. Ce que nous faisons, c’est restaurer le couvert végétal et booster la croissance chez nous », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « En dehors de notre mission régalienne qui consiste à mobiliser les recettes, notre devoir est aussi de restaurer le couvert végétal. Le couvert végétal nous permet de préserver la vie. »

À Kindia, la clôture de cette deuxième édition ne constitue donc pas la fin de l’engagement. Elle marque plutôt le début d’une étape décisive : faire survivre les arbres plantés.

Pour les organisateurs, la réussite de « Une femme, un arbre » ne se mesurera pas uniquement au nombre de plants mis en terre, mais surtout à leur capacité à grandir, à produire et à contribuer durablement à la restauration de l’environnement et à l’autonomisation économique des femmes.

À présent, le défi est clair : planter davantage, mais surtout protéger mieux.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Dar-es-Salam : le gouvernement veut tourner la page de la décharge et créer un parc urbain https://planete7.info/dar-es-salam-le-gouvernement-veut-tourner-la-page-de-la-decharge-et-creer-un-parc-urbain/ Sat, 29 Aug 2026 23:14:33 +0000 https://planete7.info/?p=62938 Après le drame qui a fait plus de 24 morts, les autorités guinéennes annoncent un vaste projet de transformation de l’ancienne décharge de Dar-es-Salam en parc urbain. Une nouvelle étape qui intervient alors que plusieurs familles sinistrées font face aux conséquences des opérations de sécurisation du site. Le site de Dar-es-Salam, marqué ces derniers jours […]]]>

Après le drame qui a fait plus de 24 morts, les autorités guinéennes annoncent un vaste projet de transformation de l’ancienne décharge de Dar-es-Salam en parc urbain. Une nouvelle étape qui intervient alors que plusieurs familles sinistrées font face aux conséquences des opérations de sécurisation du site.

Le site de Dar-es-Salam, marqué ces derniers jours par un drame meurtrier, pourrait bientôt changer de visage. En visite ce samedi 29 août 2026 sur les lieux, le président de la République, Mamadi Doumbouya, est venu constater la situation sur le terrain, alors que les opérations de sécurisation se poursuivent et que plusieurs habitations ont déjà été démolies.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, le chef de l’État s’est notamment intéressé à la situation des familles affectées par ces opérations, ainsi qu’aux conditions dans lesquelles se déroule leur déguerpissement.

Au-delà de l’urgence liée aux conséquences du drame, les autorités affichent désormais une ambition plus large : faire disparaître progressivement l’ancienne décharge et redonner une nouvelle vocation à cet espace situé au cœur de Conakry.

Prenant la parole au nom du président de la République, le ministre d’État et porte-parole de la présidence, Amara Camara, a annoncé la transformation du site en parc urbain.

« Pour le lieu où nous sommes aujourd’hui, il est prévu de faire disparaître, grâce à un projet que le CEDR a mis en place, tout ce qu’il y a ici comme ordures. Et il doit être transformé en parc urbain pour contribuer à l’embellissement de notre belle capitale. »

À travers ce projet, le gouvernement entend donc engager une profonde mutation du site. L’objectif affiché est de débarrasser progressivement Dar-es-Salam de ses déchets, de réaménager l’espace et d’y créer un parc urbain destiné à contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à l’embellissement de Conakry.

Mais derrière cette perspective d’aménagement se trouve une réalité encore douloureuse. Le drame survenu sur le site a coûté la vie à plus de 24 personnes et plongé plusieurs familles dans le deuil. Les opérations de sécurisation engagées depuis ont également contraint des habitants à quitter leurs logements, certains étant installés dans la zone depuis de nombreuses années.

La transformation annoncée de Dar-es-Salam ouvre ainsi une nouvelle page pour ce site longtemps associé aux déchets et désormais marqué par un lourd bilan humain. Reste à savoir comment ce projet sera concrètement mis en œuvre et comment les autorités accompagneront les familles affectées par les opérations de déguerpissement.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Dabola : la SEG annonce une mission de terrain pour répondre aux difficultés d’accès à l’eau potable https://planete7.info/dabola-la-seg-annonce-une-mission-de-terrain-pour-repondre-aux-difficultes-dacces-a-leau-potable/ Fri, 28 Aug 2026 21:26:46 +0000 https://planete7.info/?p=62830 Confrontée aux plaintes récurrentes des populations de Dabola sur la qualité et la disponibilité de l’eau, la Société des Eaux de Guinée (SEG) promet des mesures concrètes. Une mission regroupant plusieurs responsables de la société est annoncée dans les prochains jours pour évaluer la situation et rechercher des solutions durables. La question de l’accès à […]]]>

Confrontée aux plaintes récurrentes des populations de Dabola sur la qualité et la disponibilité de l’eau, la Société des Eaux de Guinée (SEG) promet des mesures concrètes. Une mission regroupant plusieurs responsables de la société est annoncée dans les prochains jours pour évaluer la situation et rechercher des solutions durables.

La question de l’accès à l’eau potable s’est une nouvelle fois invitée au cœur des préoccupations à Dabola. Face aux difficultés signalées par les populations, notamment la dégradation de la qualité de l’eau pendant la saison des pluies et les pénuries récurrentes en saison sèche, la Société des Eaux de Guinée (SEG) entend passer à l’action.

Le sujet a été au centre d’une rencontre entre la Direction générale de la SEG, des membres de son conseil d’administration et l’Honorable Mamoudou Diawara, venu relayer les préoccupations des habitants de Dabola.

Pour Dr Alkaly Camara, membre du conseil d’administration de la SEG, cette rencontre avait un objectif clair : identifier des réponses concrètes aux difficultés qui affectent l’approvisionnement en eau dans la localité.

« Le problème pour lequel nous sommes réunis ce matin, c’est autour du problème de Dabola : l’adduction de Dabola. La population se plaint de la qualité de l’eau en saison pluvieuse et du manque en saison sèche », a-t-il expliqué.

Selon lui, les échanges avec la Direction générale doivent permettre d’aller au-delà du constat et de dégager des pistes de solutions adaptées aux réalités de la ville.

Pour mieux cerner les causes des difficultés et évaluer les infrastructures existantes, la SEG prévoit désormais de dépêcher une équipe à Dabola. Le Directeur général de la société, Algassimou Dioubaté, assure que plusieurs responsables seront mobilisés pour cette mission.

« Pour améliorer la qualité de l’eau existant, j’ai demandé à tous les directeurs de se préparer. Ce week-end, on ira tous à Dabola pour trouver une solution », a déclaré le Directeur général de la SEG.

Cette descente sur le terrain devrait permettre aux responsables de la société d’évaluer directement la situation, d’identifier les éventuelles insuffisances du dispositif d’adduction et de proposer des mesures susceptibles d’améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable.

Du côté du représentant des populations, l’Honorable Mamoudou Diawara accueille favorablement les engagements pris à l’issue des échanges, mais reste prudent. S’il estime avoir obtenu des réponses à plusieurs de ses préoccupations, il attend désormais leur concrétisation.

« Franchement, j’ai eu des réponses à mes questions. Je suis satisfait à moitié, parce que j’ai eu des promesses, et je compte aussi sur la direction pour réaliser ces promesses », a-t-il déclaré.

Pour lui, l’enjeu dépasse les simples engagements administratifs : il s’agit de permettre aux habitants de Dabola d’accéder de manière régulière à une eau potable de qualité.

La mission annoncée par la SEG est ainsi particulièrement attendue. Dans une ville où les difficultés d’approvisionnement varient selon les saisons, les populations espèrent que cette initiative débouchera sur des solutions pérennes, capables à la fois de garantir une meilleure disponibilité de l’eau en saison sèche et d’améliorer sa qualité pendant la saison des pluies.

À Dabola, l’attente est désormais tournée vers le terrain : les engagements pris devront se transformer en actions concrètes pour répondre à une préoccupation essentielle des populations, celle de l’accès à l’eau potable.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Drame de Dar es Salam : Sory Camara appelle à accélérer la fermeture définitive de la décharge https://planete7.info/drame-de-dar-es-salam-sory-camara-appelle-a-accelerer-la-fermeture-definitive-de-la-decharge/ Mon, 24 Aug 2026 17:14:41 +0000 https://planete7.info/?p=62442 Présent sur le terrain depuis l’éboulement meurtrier survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar es Salam, Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée (FEGEDEG) et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, tire la sonnette d’alarme. Face à l’ampleur […]]]>

Présent sur le terrain depuis l’éboulement meurtrier survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar es Salam, Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée (FEGEDEG) et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, tire la sonnette d’alarme. Face à l’ampleur du drame et aux risques qui persistent autour du site, il exhorte les autorités à accélérer le processus de fermeture définitive de la décharge.

Sur les lieux depuis les premières heures de la catastrophe, le responsable dit avoir été profondément marqué par l’ampleur du sinistre. « Le constat est vraiment très triste, très alarmant et très interpellatif », déplore-t-il, tout en rappelant que Dar es Salam n’en est pas à son premier drame.

Selon lui, un précédent éboulement avait déjà frappé le site en 2017. Près d’une décennie plus tard, la répétition d’un tel sinistre constitue, à ses yeux, un signal d’alerte majeur. « De 2017 jusqu’à maintenant, c’est la deuxième fois que nous assistons à un tel sinistre d’envergure. Donc c’est vraiment préoccupant », souligne-t-il.

Alors que les opérations se poursuivent sur le terrain, Sory Camara estime que la priorité doit désormais être la protection des populations exposées aux dangers autour de la décharge. Il appelle les riverains à respecter strictement les consignes de sécurité édictées par les autorités et à éviter toute prise de risque.

« Il faudrait vraiment que les hommes prennent en compte leur sécurité. Aujourd’hui, nous sommes très attristés de perdre autant de vies comme ça, qui fait très mal », insiste-t-il.

Pour le président de la FEGEDEG, la situation impose surtout de tirer les leçons de cette nouvelle catastrophe. Il estime que les populations vivant à proximité du site doivent prendre pleinement conscience des risques auxquels elles sont exposées.

Sory Camara reconnaît les efforts déjà engagés par l’État en faveur de la fermeture du site. Mais avec les fortes pluies encore redoutées dans les prochains jours, il estime que le temps presse et que les décisions en cours doivent être exécutées avec davantage de célérité.

« Les fortes pluies sont encore attendues. Il faut accélérer les décisions qui sont déjà en cours d’exécution », plaide-t-il.

Son avertissement est sans équivoque : « Vivre ici, c’est un risque très, très élevé. »

Au-delà des mesures prises par les pouvoirs publics, le responsable invite également les habitants à adopter une attitude plus préventive face au danger. Pour lui, il ne faut pas attendre qu’une catastrophe survienne avant de chercher à mettre les populations à l’abri.

« Nous devons avoir la conscience et le courage de fuir le danger au lieu d’appeler de l’aide quand c’est trop tard », lance-t-il.

Tout en exprimant sa compassion aux familles endeuillées et sa solidarité aux victimes de l’éboulement, Sory Camara assure que les acteurs du secteur de l’assainissement et de la société civile restent mobilisés aux côtés des autorités pour faire face à l’urgence.

Mais au-delà du secours et de la gestion de la catastrophe, il appelle surtout à une réponse durable permettant d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

« Nous ne voulons plus être témoins d’un tel drame autour de ce site », conclut-il.

Pour lui, la fermeture définitive de la décharge de Dar es Salam ne doit plus être considérée comme u1 ne perspective lointaine, mais comme une urgence liée à la sécurité des populations.

Salif Camara pour Planete7.info

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L’économie bleue (Par Hamidou Diallo) https://planete7.info/leconomie-bleue-par-hamidou-diallo/ Tue, 11 Aug 2026 14:13:20 +0000 https://planete7.info/?p=61375 INTRODUCTION : Les océans et les espaces maritimes occupent une place essentielle dans le développement économique, social et environnemental des États. Ils représentent une source considérable de richesses naturelles, de ressources alimentaires, d’énergie et de possibilités d’innovation. Cependant, l’exploitation intensive des ressources marines a entraîné de nombreuses menaces, notamment la pollution des mers, la surexploitation […]]]>

INTRODUCTION :

Les océans et les espaces maritimes occupent une place essentielle dans le développement économique, social et environnemental des États. Ils représentent une source considérable de richesses naturelles, de ressources alimentaires, d’énergie et de possibilités d’innovation. Cependant, l’exploitation intensive des ressources marines a entraîné de nombreuses menaces, notamment la pollution des mers, la surexploitation des espèces, la destruction des écosystèmes et les effets du changement climatique.

C’est dans ce contexte qu’est apparue la notion « d’économie bleue », entendue comme un modèle de développement économique fondé sur l’utilisation durable des ressources marines et côtières. Elle vise à concilier la croissance économique avec la préservation des écosystèmes océaniques en favorisant des activités respectueuses de l’environnement.

L’économie bleue nécessite un ensemble de règles destinées à organiser l’exploitation des espaces maritimes, à protéger la biodiversité marine et à assurer une gouvernance équilibrée entre les différents acteurs.

Le droit international de la mer, les législations nationales et les conventions environnementales constituent les principaux instruments d’encadrement de cette nouvelle approche économique.

Dès lors, une question se pose : comment le droit organise-t-il le développement de l’économie bleue tout en garantissant la protection durable des ressources marines ?

Pour répondre à cette problématique, il convient d’étudier, d’une part, un encadrement juridique prometteur de l’économie bleue ( I), puis, d’autre part, un encadrement juridique protecteur des écosystèmes marins (II).

I-UN ENCADREMENT JURIDIQUE POMETTEUR DE L’ECONOMIE BLEUE

Dans cette première partie, utile serait pour nous d’apporter une étude à deux niveaux (le double encadrement juridique des activités et l’exploitation des ressources marines).

A-Un double encadrement juridique des activités :

Dans cette partie, il faut préciser que les activités relatives à l’économie bleue sont encadrées par le droit interne, le droit maritime et le droit international de la mer.

C’est pourquoi la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 constitue l’un des principaux textes de référence. Elle définit les droits et obligations des États concernant l’utilisation des espaces maritimes, notamment la mer territoriale, la zone économique exclusive et la haute mer.

L’économie bleue implique ainsi une reconnaissance juridique du droit des États à exploiter leurs ressources marines, tout en imposant des obligations de conservation et de coopération.

A titre d’exemple : En Guinée, c’est les dispositions de l’article 20 à 56 du code maritime guinéen qui régit l’utilisation des espaces maritimes tout en tenant compte de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ratifier par la Guinée depuis le 6 septembre 1985 et entrée en vigueur le 16 novembre 1994.

C’est ainsi, qu’il faut noter, que l’économie bleue regroupe plusieurs secteurs économiques liés aux océans et aux zones côtières. Parmi ces activités figurent notamment la pêche, l’aquaculture, le transport maritime, le tourisme côtier, les énergies marines renouvelables ainsi que l’exploitation des ressources biologiques marines.

B-Une exploitation des ressources marines bien encadrée :

A ce niveau, il faut retenir que l’exploitation des ressources marines doit respecter plusieurs principes juridiques fondamentaux, notamment le principe de développement durable, le principe de prévention et le principe de précaution.

En Guinée dans le domaine de la pêche : il faut préciser que c’est la loi ordinaire L /2025/019/CNT/ portant code de la pêche maritime du 30 Mai 2025 qui encadre l’exploitation des ressources halieutiques.

C’est pourquoi, le droit impose une gestion responsable des ressources halieutiques afin d’éviter leur épuisement. Les États doivent mettre en place des politiques de quotas, de contrôle des captures et de lutte contre la pêche illégale.

Concernant les ressources énergétiques marines, telles que l’énergie éolienne offshore ou l’énergie des vagues, les projets doivent respecter les règles relatives à la protection de l’environnement marin et à l’aménagement des espaces maritimes.

Ainsi, le droit cherche à établir un équilibre entre la liberté d’exploitation économique et la nécessité de préserver les ressources pour les générations futures.

II-UN ENCADREMENT JURUDIQUE PROTECTEUR DES ECOSYSTEMES MARINS

Dans cette deuxième grande partie, notre analyse portera sur la protection des océans et la coopération internationale pour combler les défis futurs relatifs à l’économie bleue.

A-Une protection consacrée des océans :

La protection des océans constitue une condition essentielle au développement de l’économie bleue. Plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux ont été adoptés afin de limiter les atteintes aux milieux marins.

Les conventions internationales relatives à la lutte contre la pollution marine, à la conservation de la biodiversité et à la protection des espèces marines imposent aux États des obligations de prévention et de coopération.

La création d’aires marines protégées constitue également un outil juridique majeur. Ces espaces permettent de préserver certaines zones particulièrement riches en biodiversité en limitant ou en réglementant les activités humaines.

B-Une nécessaire coopération internationale pour combler les défis futurs :

La réussite de l’économie bleue dépend d’une gouvernance efficace impliquant les États, les organisations internationales, les entreprises et les communautés locales.

Le droit doit répondre à plusieurs défis contemporains : la montée de la pollution plastique, l’acidification des océans, les effets du changement climatique et les conflits liés à l’utilisation des espaces maritimes.

Une approche juridique intégrée apparaît nécessaire afin d’assurer une coordination entre les politiques économiques et les politiques environnementales. La coopération internationale demeure indispensable, car les océans constituent un espace commun dont la protection dépasse les frontières nationales.

Pour finir, il faut retenir que l’économie bleue représente aujourd’hui un modèle de développement fondé sur la valorisation durable des ressources marines. Elle offre des perspectives importantes en matière de croissance économique, de création d’emplois et d’innovation, tout en répondant aux impératifs de protection de l’environnement.

Toutefois, son développement ne peut être efficace sans un cadre juridique solide permettant d’organiser les activités maritimes, de prévenir les atteintes aux écosystèmes et de garantir une utilisation équitable des ressources océaniques.

Ainsi, le droit apparaît comme un instrument essentiel de régulation de l’économie bleue car Il doit constamment évoluer afin d’assurer un équilibre entre les intérêts économiques des États et la nécessité de préserver les océans, patrimoine naturel commun de l’humanité.

Mr DIALLO Hamidou

Juriste consultant spécialiste en Droit Maritime

Tel : +224626643009

E-mail : consjurpremargui@gmail.com

 

 

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Nuisances sonores en Guinée : la FEGEDEG appelle à une stratégie nationale de lutte contre le bruit https://planete7.info/nuisances-sonores-en-guinee-la-fegedeg-appelle-a-une-strategie-nationale-de-lutte-contre-le-bruit/ Sat, 08 Aug 2026 11:14:58 +0000 https://planete7.info/?p=61202 La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) salue la condamnation avec sursis de six jeunes cascadeurs à moto à Siguiri et appelle les autorités à renforcer la lutte contre les nuisances sonores. Dans un communiqué publié ce 8 août 2026, l’organisation plaide pour l’application effective du Code de l’environnement, le renforcement des contrôles […]]]>

La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) salue la condamnation avec sursis de six jeunes cascadeurs à moto à Siguiri et appelle les autorités à renforcer la lutte contre les nuisances sonores. Dans un communiqué publié ce 8 août 2026, l’organisation plaide pour l’application effective du Code de l’environnement, le renforcement des contrôles et la mise en place d’une véritable stratégie nationale de prévention de la pollution sonore.

Communiqué ci-joint :

COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE LA FEGEDEG POUR LA LUTTE CONTRE LES NUISANCES SONORES EN GUINÉE

La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) a appris avec satisfaction la décision rendue par les autorités judiciaires de Siguiri à l’encontre de six jeunes cascadeurs à moto condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des comportements ayant porté atteinte à la tranquillité publique.

La FEGEDEG salue cette décision qui constitue un signal fort en faveur du respect de l’ordre public, de la sécurité des citoyens et de la protection du cadre de vie.

Cette action judiciaire rappelle une réalité importante : les nuisances sonores constituent aujourd’hui une véritable forme de pollution environnementale qui affecte la santé publique, le bien-être des populations et la cohésion sociale.

La pollution sonore peut entraîner des conséquences importantes, notamment :

– les troubles du sommeil ;

– le stress et l’anxiété ;

– la fatigue ;

– les difficultés de concentration ;

– les risques liés à une exposition prolongée à des niveaux sonores excessifs ;

– la dégradation de la qualité de vie dans les quartiers et espaces urbains.

La nuisance sonore : une problématique nationale

Dans plusieurs villes de Guinée, particulièrement dans le Grand Conakry, les populations sont confrontées à une augmentation des sources de bruit excessif, notamment :

– les motocyclettes équipées d’échappements non conformes ;

– les acrobaties et rassemblements dangereux sur la voie publique ;

– l’usage abusif des klaxons ;

– les sonorisations excessives ;

– les activités nocturnes non maîtrisées ;

– les groupes électrogènes ;

– certains ateliers, commerces, chantiers et équipements industriels.

Ces pratiques, lorsqu’elles deviennent répétitives et incontrôlées, portent atteinte au droit des citoyens à vivre dans un environnement sain, paisible et sécurisé.

Rappel du cadre juridique et réglementaire

La FEGEDEG rappelle que la lutte contre les nuisances sonores repose sur des principes reconnus au niveau international et sur des dispositions nationales.

Au niveau international, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère le bruit environnemental comme un enjeu majeur de santé publique et recommande aux États de mettre en place des politiques efficaces de prévention et de réduction de l’exposition au bruit.

Les principes de santé et sécurité au travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT) invitent également à protéger les travailleurs exposés aux environnements bruyants.

Au niveau national, la FEGEDEG rappelle l’existence de la Loi L/2019/0034/AN du 4 juillet 2019 portant Code de l’environnement de la République de Guinée, qui encadre la prévention et la lutte contre les nuisances sonores.

À ce titre :

– L’article 134 interdit les émissions sonores susceptibles de nuire à la santé humaine, de gêner excessivement le voisinage ou de porter atteinte à l’environnement ;

– L’article 135 prévoit les mesures de surveillance et de contrôle des nuisances sonores et vibratoires ;

– L’article 136 prévoit l’établissement de normes techniques relatives aux émissions sonores, aux équipements, aux véhicules, aux installations industrielles, commerciales et artisanales ainsi qu’aux mesures permettant de faire cesser les nuisances.

La FEGEDEG estime qu’il est désormais nécessaire de renforcer l’application de ces dispositions et d’accélérer l’adoption des textes réglementaires complémentaires afin d’assurer une meilleure protection des populations.

Appel à une stratégie nationale de lutte contre les nuisances sonores

La FEGEDEG appelle le Gouvernement, les collectivités locales, les services techniques, les forces de sécurité et l’ensemble des acteurs concernés à engager une démarche nationale structurée comprenant :

✅ l’actualisation et l’harmonisation de la réglementation sur les nuisances sonores ;

✅ le renforcement des contrôles techniques des véhicules et engins à moteur ;

✅ la mise en place de mécanismes de plainte et de suivi des nuisances sonores ;

✅ la sensibilisation des citoyens, particulièrement des jeunes, sur les conséquences du bruit excessif ;

✅ l’intégration de la problématique sonore dans les politiques urbaines, environnementales et sanitaires.

Responsabilité collective

La FEGEDEG rappelle que la protection de l’environnement ne se limite pas uniquement à la gestion des déchets et à l’assainissement.

Elle englobe également :

– la qualité de l’air ;

– la qualité de l’eau ;

– la salubrité publique ;

– la tranquillité des populations ;

– la santé publique ;

– la prévention de toutes les formes de pollution.

La Fédération invite les jeunes à faire preuve de responsabilité citoyenne et encourage la création d’espaces adaptés permettant la pratique des activités sportives et de loisirs dans le respect de la sécurité et de la tranquillité publiques.

Elle invite également les opérateurs économiques, les organisateurs d’événements, les établissements de loisirs et tous les utilisateurs d’équipements bruyants à adopter des comportements responsables.

Engagement de la FEGEDEG

La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée réaffirme sa disponibilité à accompagner les autorités dans :

– la sensibilisation des populations ;

– la collecte des données environnementales ;

– l’identification des zones fortement exposées au bruit ;

– la promotion des bonnes pratiques ;

– le plaidoyer pour l’amélioration du cadre réglementaire.

La FEGEDEG félicite les autorités judiciaires et administratives de Siguiri pour cette action exemplaire et encourage l’ensemble des villes de Guinée à renforcer les initiatives visant à construire des espaces urbains plus propres, plus sûrs, plus paisibles et plus respectueux du bien-être des citoyens.

Conakry, le 08 août 2026

Pour la Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG)

Le Président

Sory CAMARA

 

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Incendies de véhicules en Guinée : il est temps d’intégrer le coût environnemental dans la responsabilité des propriétaires https://planete7.info/incendies-de-vehicules-en-guinee-il-est-temps-dintegrer-le-cout-environnemental-dans-la-responsabilite-des-proprietaires/ Sun, 02 Aug 2026 14:10:30 +0000 https://planete7.info/?p=60712 Les incendies de véhicules, notamment ceux impliquant des camions, deviennent de plus en plus fréquents sur les routes et dans les centres urbains de Guinée. Si l’attention est souvent portée sur les pertes matérielles et les perturbations de la circulation, les conséquences environnementales et sanitaires restent largement sous-estimées. Lorsqu’un camion prend feu, la combustion des […]]]>

Les incendies de véhicules, notamment ceux impliquant des camions, deviennent de plus en plus fréquents sur les routes et dans les centres urbains de Guinée. Si l’attention est souvent portée sur les pertes matérielles et les perturbations de la circulation, les conséquences environnementales et sanitaires restent largement sous-estimées.

Lorsqu’un camion prend feu, la combustion des carburants, des huiles, des pneus, des plastiques, des câbles électriques et des autres composants libère dans l’atmosphère des fumées toxiques contenant du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, des particules fines, des composés organiques volatils et d’autres substances dangereuses. Ces polluants dégradent la qualité de l’air, menacent la santé des populations, contaminent les sols et peuvent polluer les eaux de surface.

Au-delà de la pollution atmosphérique, les débris calcinés, les huiles usagées et les eaux utilisées pour éteindre les flammes deviennent des déchets dangereux qui nécessitent une gestion spécialisée. Malheureusement, dans de nombreux cas, ces résidus sont abandonnés sur la voie publique, aggravant les risques environnementaux.

Face à cette situation, la FEGEDEG estime que la réparation d’un véhicule incendié ne doit plus se limiter aux seuls aspects mécaniques. Le coût environnemental de l’incident doit également être pris en compte. Le principe du « pollueur-payeur », reconnu dans les politiques modernes de protection de l’environnement, doit être appliqué afin que les responsables contribuent à la dépollution, au nettoyage et à la restauration des sites affectés.

Nous appelons les autorités compétentes à renforcer le contrôle technique des poids lourds, à améliorer les inspections de sécurité et à mettre en place un mécanisme obligeant les propriétaires de véhicules incendiés à financer les opérations de dépollution lorsque leur responsabilité est engagée.

Recommandations de la FEGEDEG

– Intégrer officiellement le coût environnemental dans les frais de réparation et de remise en circulation des véhicules incendiés.

– Rendre obligatoire le nettoyage et la dépollution du site avant toute évacuation du véhicule.

– Sanctionner les propriétaires qui abandonnent les déchets issus des incendies ou refusent de prendre en charge les opérations de dépollution.

– Prévoir des amendes proportionnelles aux dommages environnementaux causés.

– Exiger des compagnies d’assurance qu’elles couvrent également les coûts de dépollution et de gestion des déchets dangereux.

– Renforcer les contrôles techniques des camions afin de prévenir les incendies liés à des défaillances mécaniques ou électriques.

– Mettre en place un protocole national de gestion environnementale des incendies de véhicules impliquant les services de protection civile, les collectivités locales et les structures environnementales.

– Sensibiliser les transporteurs sur les risques environnementaux et sanitaires liés aux incendies de véhicules.

La protection de l’environnement ne peut plus être considérée comme une charge secondaire. Chaque incendie de véhicule représente également un coût pour la société, pour la santé publique et pour les générations futures. Il est donc indispensable que la responsabilité environnementale accompagne désormais toute responsabilité matérielle.

 

Sory CAMARA

Président de la Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG)

Fondateur du Centre de Recherches Environnementales et de Valorisation des Déchets (CREVADE)

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