Enseignement – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 19 Aug 2026 09:31:20 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Enseignement – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Études en France : les erreurs qui compromettent les candidatures des étudiants guinéens https://planete7.info/etudes-en-france-les-erreurs-qui-compromettent-les-candidatures-des-etudiants-guineens/ Wed, 19 Aug 2026 09:28:55 +0000 https://planete7.info/?p=61980 Dans l’émission « Face à Pathé », le directeur général de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, appelle les candidats à reprendre en main leur projet d’études et à mieux préparer leurs dossiers pour maximiser leurs chances d’admission. Pour de nombreux étudiants guinéens, poursuivre des études en France représente un projet académique et professionnel majeur. […]]]>

Dans l’émission « Face à Pathé », le directeur général de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, appelle les candidats à reprendre en main leur projet d’études et à mieux préparer leurs dossiers pour maximiser leurs chances d’admission.

Pour de nombreux étudiants guinéens, poursuivre des études en France représente un projet académique et professionnel majeur. Mais entre mauvais choix de formations, dossiers mal préparés et recours excessif aux intermédiaires, certaines erreurs peuvent sérieusement compromettre leurs chances d’admission. C’est le constat dressé par le directeur général de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, lors de son passage dans l’émission « Face à Pathé ».

Au cœur de son message : l’étudiant doit rester le principal acteur de son propre projet. Selon le responsable de Campus France Guinée, certains candidats délèguent entièrement leurs démarches à des proches ou à des intermédiaires, jusqu’à perdre la maîtrise de leur dossier.

« Les erreurs, elles sont toutes, excusez-moi l’expression, toutes bêtes. Parce que la plupart des jeunes qui se font avoir, ce sont des jeunes dont les projets sont gérés par une tierce personne », explique-t-il.

Il arrive ainsi que certains candidats ne disposent même pas de leurs identifiants ou ignorent les formations auxquelles ils ont postulé. « Il nous arrive qu’un étudiant vienne et n’ait même pas accès à son compte, qu’il ne sache pas quelle formation il a choisie. C’est incroyable », déplore Dr Amara Diawara.

Cette dépendance à l’égard des intermédiaires peut devenir particulièrement problématique au moment des échanges avec les conseillers de Campus France. L’étudiant est en effet appelé à expliquer son parcours, ses choix de formation et la cohérence de son projet professionnel.

Or, selon le DG de Campus France Guinée, certains candidats sont incapables de justifier leurs choix.

« Ils ne savent pas ce qui est dans leur dossier et, comme ça, l’étudiant en face d’un conseiller ne pourra pas défendre son dossier », souligne-t-il.

À cela s’ajoute une autre faiblesse régulièrement observée : la méconnaissance des conditions d’admission des établissements ciblés. Certains étudiants choisissent des universités ou des formations sans vérifier au préalable les prérequis, les critères de sélection ou l’adéquation avec leur parcours académique.

« Souvent aussi, la plupart des étudiants ne savent pas quels sont les prérequis demandés par les universités. Ils choisissent juste les universités parce que c’est une autre personne qui les a choisies », regrette le responsable.

Pour Campus France Guinée, la réussite d’une candidature ne repose donc pas uniquement sur les résultats scolaires. Le choix des formations doit également être réfléchi en fonction du parcours de l’étudiant, de ses compétences, de son projet professionnel et des exigences propres à chaque établissement.

Une sélection effectuée uniquement sur la base des notes ou de la réputation d’une université peut ainsi s’avérer contre-productive.

Dans un contexte où les candidats guinéens sont en concurrence avec des étudiants issus de nombreux autres pays, la qualité et la cohérence du dossier deviennent déterminantes.

« S’il y a une impréparation dans le dossier académique et dans le projet d’études professionnel, vous avez 90 % de chances d’avoir un refus », affirme Dr Amara Diawara.

Face à ces difficultés, Campus France Guinée entend renforcer l’information et l’accompagnement des candidats. L’organisme intervient notamment dans la préparation du projet d’études, la constitution du dossier et les différentes étapes de la procédure, jusqu’aux démarches liées au visa.

« Notre mission, c’est de mieux accompagner. Cet accompagnement, ce suivi, on le fait de septembre jusqu’au mois d’août. Nous avons des conseillers qui travaillent et nous essayons toujours de mieux les accompagner jusqu’à l’obtention du visa », précise-t-il.

Au-delà de la procédure de candidature, cet accompagnement vise également à préparer les futurs étudiants à leur installation en France, notamment en les informant sur les démarches administratives auxquelles ils seront confrontés à leur arrivée.

Pour Dr Amara Diawara, l’enjeu dépasse finalement la seule réussite individuelle des candidats. La formation des étudiants guinéens à l’étranger doit, selon lui, contribuer au renforcement des compétences disponibles dans le pays.

L’objectif affiché est de permettre à une nouvelle génération d’étudiants de construire des parcours cohérents, d’acquérir des compétences solides et, à terme, de mettre leur expertise au service du développement de la Guinée.

« Tout ce qu’on essaye de faire, c’est d’accompagner mieux nos étudiants pour qu’en termes de ressources humaines, on puisse avoir une main-d’œuvre qualifiée, des cadres compétents, pour essayer de répondre aux besoins du pays », rappelle le DG de Campus France Guinée.

Pour les candidats, le message est donc clair : connaître son dossier, comprendre sa formation, maîtriser son projet et vérifier les exigences des établissements ne sont pas de simples formalités. Ce sont des conditions essentielles pour mettre toutes les chances de son côté.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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Campus France Guinée : Dr Amara Diawara dévoile les clés d’une candidature réussie https://planete7.info/campus-france-guinee-dr-amara-diawara-devoile-les-cles-dune-candidature-reussie/ Tue, 18 Aug 2026 07:13:16 +0000 https://planete7.info/?p=61847 Comment maximiser ses chances d’admission dans une université française ? Quelles sont les erreurs à éviter et quel rôle joue réellement Campus France dans l’accompagnement des étudiants guinéens ? Invité de l’émission « Face à Pathé », animée par Pathé Diallo, le Directeur général de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, a apporté des éclairages […]]]>

Comment maximiser ses chances d’admission dans une université française ? Quelles sont les erreurs à éviter et quel rôle joue réellement Campus France dans l’accompagnement des étudiants guinéens ? Invité de l’émission « Face à Pathé », animée par Pathé Diallo, le Directeur général de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, a apporté des éclairages sur les missions de la structure, les exigences de la procédure et les facteurs qui favorisent la réussite d’un projet d’études en France.

Rattaché à l’ambassade de France en Guinée et présent au sein de l’Institut français de Guinée, Campus France constitue un interlocuteur privilégié pour les candidats guinéens souhaitant poursuivre leurs études ou leurs travaux de recherche en France.

Au cours de cet entretien, Dr Amara Diawara a rappelé que la structure ne s’adresse pas uniquement aux étudiants. Elle accompagne également les chercheurs guinéens engagés dans des projets de mobilité, notamment dans le cadre de préparations de thèses, ainsi que les bénéficiaires de bourses de l’État guinéen.

« Campus France a trois missions : conseil, orientation et accompagnement des étudiants en mobilité vers la France, mais pas seulement les étudiants », a expliqué le Directeur général.

Selon lui, certains fonctionnaires guinéens bénéficient également de cet accompagnement dans le cadre de formations en France. Des agents des ministères du Budget, des Impôts et de l’Économie sont notamment concernés par ces dispositifs de formation, avec des parcours dans différents établissements français.

Pour Dr Amara Diawara, la réussite d’une candidature commence bien avant la soumission du dossier. C’est pourquoi Campus France Guinée ouvre ses portes aux étudiants et à leurs parents dès le mois de septembre afin d’évaluer les parcours scolaires, les ambitions professionnelles et la cohérence des projets d’études.

L’objectif est de permettre à chaque candidat de mieux comprendre les exigences des différentes formations et d’identifier les orientations correspondant réellement à son profil.

« On ouvre nos portes pour accueillir les enfants, les parents, voir leurs dossiers, leurs projets d’études, leurs projets professionnels et voir s’ils ont des possibilités en fonction des critères d’admissibilité des différentes universités ou formations sur la plateforme Études en France », a-t-il indiqué.

Cette démarche repose également sur un principe que le responsable de Campus France Guinée considère comme essentiel : rendre l’étudiant autonome.

L’accompagnement proposé ne consiste donc pas à faire le travail à la place du candidat, mais à l’aider à construire un projet qu’il est capable de comprendre, d’assumer et de défendre.

Pour Dr Amara Diawara, un candidat qui maîtrise son parcours et sait expliquer clairement ses choix dispose de meilleures chances de convaincre les établissements d’enseignement supérieur.

« Un étudiant qui prépare bien, qui suit les conseils des conseillers Campus et qui maîtrise son projet, qui arrive à défendre son projet, a plus de chances d’avoir une admission », a-t-il souligné.

Les conseillers interviennent notamment dans la rédaction et la structuration du projet d’études et du projet professionnel, ainsi que dans le choix des universités et des formations. Mais la responsabilité finale reste celle du candidat.

Cette approche vise à éviter les incohérences entre le parcours scolaire, la formation sollicitée et les perspectives professionnelles.

À titre d’exemple, Dr Amara Diawara évoque le cas d’un étudiant issu d’une formation en mathématiques qui souhaiterait soudainement s’orienter vers la biologie sans disposer du parcours académique nécessaire. Dans une telle situation, les conseillers peuvent l’alerter sur les faibles chances d’admission et l’aider à envisager une orientation plus cohérente.

Campus France Guinée affirme ainsi privilégier une analyse réaliste des dossiers. Les résultats scolaires, le parcours académique, la cohérence du projet et les perspectives d’insertion professionnelle sont notamment pris en compte dans l’accompagnement des candidats.

L’objectif est de permettre au jeune de devenir véritablement acteur de son projet, plutôt que de suivre une orientation qu’il ne maîtrise pas.

« On regarde les notes, on regarde le projet, on regarde aussi les perspectives d’insertion professionnelle de l’étudiant une fois la formation terminée en France », a précisé le Directeur général.

Cette méthode, estime-t-il, contribue à l’amélioration du nombre d’admissions de candidats guinéens.

Au-delà des conseils académiques, Dr Amara Diawara insiste sur l’importance de la confiance entre Campus France, les candidats et leurs familles. Il attribue notamment la progression des admissions au travail des conseillers, mais aussi à une meilleure connaissance du rôle de la structure.

Selon lui, les étudiants qui sollicitent directement l’accompagnement de Campus France peuvent bénéficier d’une orientation adaptée à leur profil et éviter certaines erreurs dans la constitution de leur dossier.

À travers son intervention dans « Face à Pathé », le Directeur général de Campus France Guinée rappelle ainsi un principe simple : la réussite d’une candidature ne repose pas sur une promesse d’admission, mais sur la solidité, la cohérence et la maîtrise du projet présenté par l’étudiant.

Pour les futurs candidats, le message est donc clair : anticiper, s’informer, construire un projet cohérent et surtout être capable de le défendre restent parmi les principales clés pour mettre toutes les chances de son côté dans une procédure d’études en France.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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Simandou Academy : 28 jeunes Guinéens s’envolent vers la Chine grâce à des bourses d’excellence https://planete7.info/simandou-academy-28-jeunes-guineens-senvolent-vers-la-chine-grace-a-des-bourses-dexcellence/ Fri, 14 Aug 2026 04:05:53 +0000 https://planete7.info/?p=61647 Vingt-huit lauréats des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) vont poursuivre leurs études en Chine grâce à un partenariat entre Simandou Academy et SPIC Guinea. La convention, signée ce jeudi 13 août 2026 au Petit Palais de la Présidence, ambitionne de faire de ces jeunes une nouvelle génération de compétences au service du développement de […]]]>

Vingt-huit lauréats des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) vont poursuivre leurs études en Chine grâce à un partenariat entre Simandou Academy et SPIC Guinea. La convention, signée ce jeudi 13 août 2026 au Petit Palais de la Présidence, ambitionne de faire de ces jeunes une nouvelle génération de compétences au service du développement de la Guinée.

La Guinée mise sur sa jeunesse et sur l’excellence pour accompagner sa transformation économique. Vingt-huit jeunes Guinéens, sélectionnés parmi les meilleurs lauréats des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles, s’apprêtent ainsi à franchir les frontières pour poursuivre leur formation universitaire en Chine.

À l’origine de cette opportunité, un protocole d’accord signé ce jeudi 13 août entre Simandou Academy et SPIC Guinea, lors d’une cérémonie organisée au Petit Palais de la Présidence de la République. Plusieurs membres du gouvernement, responsables institutionnels et représentants diplomatiques ont pris part à cette rencontre consacrée à la formation et au renforcement du capital humain.

Présidant la cérémonie, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a placé cette initiative dans la vision des autorités guinéennes en matière de développement des compétences.

« Pour le Chef de l’État, l’excellence n’est pas un slogan ; elle est une exigence, une méthode et un devoir envers les générations présentes et futures », a-t-il déclaré.

Au-delà de simples bourses d’études, cette initiative entend contribuer à la constitution d’un véritable vivier de compétences nationales. Les 28 bénéficiaires auront la possibilité d’évoluer dans des établissements d’enseignement supérieur chinois et de se former dans un environnement académique et technologique de haut niveau.

Ingénierie, recherche, management ou encore expertise technique : les domaines de formation doivent permettre à ces jeunes de développer des compétences adaptées aux besoins futurs de l’économie guinéenne.

L’objectif affiché est également de favoriser, à terme, le retour de ces compétences en Guinée afin qu’elles puissent mettre leur savoir-faire au service des grands projets de développement et de transformation du pays.

Le choix de la Chine donne également à cette initiative une dimension diplomatique et stratégique. La coopération entre Conakry et Pékin se trouve ainsi renforcée dans un secteur aussi déterminant que l’éducation et la formation professionnelle.

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de Chine en Guinée a salué l’initiative et mis en avant l’opportunité offerte aux jeunes Guinéens d’intégrer un environnement académique reconnu pour ses avancées scientifiques et technologiques.

Pour SPIC Guinea, l’accompagnement de ces étudiants constitue un investissement à long terme dans les ressources humaines du pays. L’initiative s’inscrit notamment dans la dynamique du contenu local, avec l’ambition de favoriser l’émergence d’une expertise guinéenne capable d’accompagner les grands projets industriels et économiques.

Au nom des bénéficiaires, Cécile Kolié a exprimé la reconnaissance des lauréats et leur engagement à faire de cette opportunité un véritable tremplin pour leur avenir.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djami Diallo, a, pour sa part, salué une démarche qui élargit l’accès des étudiants guinéens aux grandes institutions internationales et renforce les perspectives de formation à l’étranger.

Pour ces 28 jeunes, le voyage vers la Chine ne représente donc pas seulement une nouvelle étape dans leur parcours académique. Il porte aussi une responsabilité : celle de transformer l’excellence acquise à l’étranger en compétences utiles à leur pays.

À travers ces bourses, Simandou Academy et SPIC Guinea misent ainsi sur une génération appelée à jouer un rôle dans la transformation industrielle, économique et technologique de la Guinée. Une génération dont le parcours commence en Chine, mais dont l’avenir est appelé à s’écrire en Guinée.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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43ᵉ session du CAMES : Mamadi Doumbouya distingué Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques https://planete7.info/43%e1%b5%89-session-du-cames-mamadi-doumbouya-distingue-grand-croix-de-lordre-international-des-palmes-academiques/ Sat, 20 Jun 2026 18:10:59 +0000 https://planete7.info/?p=57571 À l’occasion de la 43ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), la Guinée a été mise à l’honneur à travers une distinction attribuée au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé, a […]]]>

À l’occasion de la 43ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), la Guinée a été mise à l’honneur à travers une distinction attribuée au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé, a annoncé l’admission du Chef de l’État guinéen à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES (OIPA/CAMES), au titre du contingent 2025.

Cette haute distinction honorifique, décernée par l’institution académique africaine, vient saluer, selon la ministre, les initiatives et les actions engagées en faveur du renforcement du système d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la valorisation du capital humain en Guinée.

« Réunie à Libreville dans le cadre de sa 43ᵉ session ordinaire, le Conseil des ministres du CAMES a adopté une résolution exceptionnelle consacrant l’admission de Son Excellence Mamadi Doumbouya, Président de la République de Guinée, Chef de l’État, à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES », a déclaré Dre Diaka Sidibé lors de la cérémonie.

Pour la ministre, cette distinction traduit la reconnaissance de la communauté universitaire africaine envers la vision portée par le président guinéen pour promouvoir l’excellence académique, soutenir la recherche et renforcer la souveraineté scientifique du continent.

« Cette haute distinction témoigne de la reconnaissance du CAMES envers l’engagement constant du Chef de l’État guinéen en faveur du développement de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et du rayonnement de l’espace académique africain », a-t-elle souligné.

À travers cette reconnaissance, Mamadi Doumbouya rejoint ainsi la liste des personnalités honorées par le CAMES pour leur contribution au développement de l’éducation supérieure, de la recherche et de la coopération académique en Afrique.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Université de Sonfonia : les étudiants de fin de cycle confrontés au casse-tête des notes https://planete7.info/universite-de-sonfonia-les-etudiants-de-fin-de-cycle-confrontes-au-casse-tete-des-notes/ Wed, 17 Jun 2026 09:07:02 +0000 https://planete7.info/?p=57366 À l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, la gestion des notes demeure une source de préoccupation majeure pour de nombreux étudiants, particulièrement ceux en fin de cycle. Retards dans la publication des résultats, erreurs administratives et difficultés de régularisation constituent autant d’obstacles qui compliquent le parcours académique de plusieurs apprenants. Sur le campus universitaire, les […]]]>

À l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, la gestion des notes demeure une source de préoccupation majeure pour de nombreux étudiants, particulièrement ceux en fin de cycle. Retards dans la publication des résultats, erreurs administratives et difficultés de régularisation constituent autant d’obstacles qui compliquent le parcours académique de plusieurs apprenants.

Sur le campus universitaire, les témoignages recueillis traduisent un profond sentiment d’inquiétude. Étudiant en Licence 3 d’Animation culturelle, Yaya Kalabane affirme vivre cette situation depuis plusieurs années.

« Le problème des notes est devenu un véritable casse-tête pour les étudiants de Sonfonia. Pour ma part, je traîne un problème de note depuis ma première année de licence. Malgré les démarches entreprises, la situation continue encore aujourd’hui de me pénaliser », confie-t-il.

L’étudiant reconnaît toutefois que certains apprenants contribuent parfois eux-mêmes à l’aggravation du problème en tardant à effectuer les démarches nécessaires.

« Nous avons également notre part de responsabilité. Beaucoup d’étudiants repoussent les procédures de régularisation, pensant avoir suffisamment de temps. Malheureusement, lorsqu’ils décident enfin d’agir, les difficultés deviennent souvent plus complexes à résoudre », explique-t-il.

Même constat chez Mohamed Keïta, étudiant en Licence 3 de Sciences du langage. Selon lui, les problèmes liés aux notes figurent parmi les nombreuses difficultés auxquelles les étudiants des universités publiques doivent faire face.

« Les études dans les universités publiques ne sont pas toujours faciles. Les questions liées aux notes constituent une préoccupation récurrente. Certes, les situations varient d’un étudiant à l’autre, mais lorsqu’un problème survient, les conséquences peuvent être lourdes pour la suite du parcours universitaire », souligne-t-il.

Au-delà des lenteurs administratives, Mohamed Keïta dénonce également certaines pratiques qu’il juge contraires aux principes d’équité académique.

« Il arrive que certains étudiants recourent à des moyens détournés pour obtenir leurs notes. Dans certains cas, des sommes d’argent seraient exigées pour faciliter certaines situations académiques. Ce sont des pratiques qui, si elles sont avérées, portent atteinte à l’égalité des chances entre les étudiants », déplore-t-il.

Face à cette réalité, de nombreux étudiants appellent les autorités universitaires à renforcer les mécanismes de gestion, de suivi et de traitement des résultats académiques. Ils estiment qu’une meilleure organisation administrative, associée à davantage de transparence, permettrait non seulement de réduire les litiges liés aux notes, mais aussi de restaurer la confiance des étudiants envers l’institution universitaire.

Alors que la fin de l’année académique approche pour plusieurs promotions, les étudiants concernés espèrent voir leurs préoccupations prises en compte afin d’éviter que des problèmes administratifs ne compromettent leurs projets de formation et d’insertion professionnelle.

Antoine Neima pour Planete7.info

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MESRS-SIMANDOU ACADEMY MPS31: la Guinée engage une nouvelle étape dans la modernisation de ses universités  https://planete7.info/mesrs-simandou-academy-mps31-la-guinee-engage-une-nouvelle-etape-dans-la-modernisation-de-ses-universites/ Sun, 17 May 2026 14:39:01 +0000 https://planete7.info/?p=55640 La ville de Kankan a accueilli ce samedi 16 mai 2026, la cérémonie officielle de lancement du Programme de Construction et de Modernisation des Universités (MPS31), marquée par la pose de la première pierre du futur complexe universitaire de Kankan. La cérémonie a été présidée par Monsieur le Ministre de la Justice, des Droits de […]]]>

La ville de Kankan a accueilli ce samedi 16 mai 2026, la cérémonie officielle de lancement du Programme de Construction et de Modernisation des Universités (MPS31), marquée par la pose de la première pierre du futur complexe universitaire de Kankan.

La cérémonie a été présidée par Monsieur le Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II TOUNKARA, représentant Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en présence de Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Dre Diaka SIDIBÉ, de Madame la Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Madame Pauline Adeline Patricia Lamah, des autorités administratives et universitaires, ainsi que des partenaires techniques du projet.

Placé sous le leadership de Son Excellence le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, à travers l’initiative Simandou Academy, ce programme structurant s’inscrit dans la dynamique du Programme Simandou 2040 et traduit l’ambition des autorités de faire du capital humain un levier stratégique de développement.

Dans son allocution, Madame la Ministre Dre Diaka SIDIBÉ a rappelé que cette initiative marque « le début d’une nouvelle ère pour le sous-secteur de l’enseignement supérieur » et répond à une volonté forte de bâtir des universités modernes, inclusives, compétitives et adaptées aux exigences du XXIe siècle.

Le futur complexe universitaire de Kankan comprendra notamment des blocs pédagogiques et administratifs, des amphithéâtres, une résidence universitaire de 3000 places, une bibliothèque numérique moderne, un centre culturel polyvalent, une salle de conférences ainsi qu’un complexe sportif.

À travers le MPS31, le Gouvernement entend renforcer les capacités d’accueil des institutions d’enseignement supérieur, améliorer les conditions d’apprentissage et de recherche, et promouvoir une université tournée vers l’innovation, l’excellence académique et l’employabilité des jeunes.

Cette journée historique marque ainsi une étape décisive dans la refondation du système universitaire guinéen et dans la construction d’une jeunesse mieux formée pour accompagner la transformation de la Guinée.

 

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Enseignement supérieur en Guinée : vers la création d’un Observatoire pour mieux suivre l’insertion des diplômés https://planete7.info/enseignement-superieur-en-guinee-vers-la-creation-dun-observatoire-pour-mieux-suivre-linsertion-des-diplomes/ Tue, 28 Apr 2026 14:04:59 +0000 https://planete7.info/?p=54657 Dans une dynamique de réforme du système universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation annonce la mise en place prochaine d’un nouvel outil stratégique : l’Observatoire national de l’insertion des diplômés (ONID). Portée par la ministre Dre Diaka Sidibé, cette initiative vise à renforcer le lien entre les formations […]]]>

Dans une dynamique de réforme du système universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation annonce la mise en place prochaine d’un nouvel outil stratégique : l’Observatoire national de l’insertion des diplômés (ONID).

Portée par la ministre Dre Diaka Sidibé, cette initiative vise à renforcer le lien entre les formations académiques et les réalités du marché de l’emploi en Guinée. L’annonce a été faite à l’occasion du lancement officiel des réformes des programmes de l’enseignement supérieur, un chantier majeur engagé par les autorités.

L’ONID ambitionne de combler un déficit longtemps décrié : l’absence de données fiables sur le parcours des diplômés après leur sortie de l’université. Grâce à ce dispositif, les autorités disposeront désormais d’indicateurs précis permettant de suivre, sur une période donnée, l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Selon la ministre, cet observatoire jouera un rôle clé dans l’orientation des politiques éducatives. Il permettra notamment d’évaluer l’efficacité des filières de formation et d’ajuster les programmes en fonction des besoins réels de l’économie nationale.

Concrètement, un suivi sera effectué 18 mois après l’obtention du diplôme afin d’analyser le devenir professionnel des diplômés. Cette approche devrait offrir une lecture plus claire de l’adéquation entre les compétences acquises à l’université et les exigences du marché de l’emploi.

Au-delà du simple suivi statistique, l’ONID s’inscrit dans une logique d’amélioration continue. Les autorités prévoient une évaluation régulière des performances du système, avec des ajustements périodiques pour éviter toute stagnation et s’adapter aux mutations économiques.

Cette réforme s’intègre dans une vision globale de développement à long terme. Le gouvernement entend anticiper les besoins en compétences dans des secteurs clés tels que le BTP, l’industrialisation ou encore l’urbanisation, afin de mieux préparer les futures générations de diplômés.

À travers la création de cet observatoire, l’État guinéen affiche ainsi sa volonté de moderniser son enseignement supérieur et de favoriser une insertion professionnelle plus efficace, en phase avec les enjeux économiques du pays.

 

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Révision des programmes du secondaire en Guinée : Alpha Bacar Barry lance un chantier ambitieux pour une école plus adaptée et efficace https://planete7.info/revision-des-programmes-du-secondaire-en-guinee-alpha-bacar-barry-lance-un-chantier-ambitieux-pour-une-ecole-plus-adaptee-et-efficace/ Sat, 18 Apr 2026 08:11:31 +0000 https://planete7.info/?p=53999 À Institut national de recherche et d’action pédagogique, le ton est désormais donné. Ce vendredi 16 avril 2026, les autorités éducatives guinéennes ont officiellement enclenché un processus majeur : la révision des programmes d’enseignement du secondaire. Une réforme attendue, portée par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, qui entend rompre […]]]>

À Institut national de recherche et d’action pédagogique, le ton est désormais donné. Ce vendredi 16 avril 2026, les autorités éducatives guinéennes ont officiellement enclenché un processus majeur : la révision des programmes d’enseignement du secondaire. Une réforme attendue, portée par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, qui entend rompre avec les approches jugées obsolètes pour bâtir une école en phase avec les réalités contemporaines.

Devant un parterre composé d’inspecteurs, d’enseignants, de chercheurs et de partenaires techniques et financiers, le ministre a posé les bases d’un chantier qu’il veut à la fois inclusif, pragmatique et résolument tourné vers l’avenir. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée de moderniser le système éducatif guinéen, en adaptant les contenus pédagogiques aux exigences du développement national et aux mutations du monde actuel.

Dans une allocution structurée et volontariste, Alpha Bacar Barry a d’abord salué les efforts déjà consentis par les équipes techniques de l’INRAP et les experts mobilisés. Mais au-delà des acquis, il a insisté sur la nécessité d’élargir le cercle des contributeurs. Pour lui, la réforme des programmes ne saurait être l’apanage d’un groupe restreint : elle doit s’ériger en véritable chantier national.

« Il est essentiel d’impliquer davantage d’acteurs à travers tout le pays », a-t-il plaidé, appelant à une mobilisation inclusive intégrant enseignants, chercheurs, parents d’élèves, secteur privé et partenaires éducatifs.

Le ministre a également mis en avant l’importance d’un regard comparatif à l’échelle internationale. Dans un contexte de mondialisation et de digitalisation accrue, il a recommandé de s’inspirer des expériences réussies, notamment dans les pays voisins, afin d’éviter les écueils déjà identifiés ailleurs. Une démarche qu’il considère comme indispensable pour inscrire durablement l’école guinéenne dans une dynamique d’excellence.

Autre axe fort de son intervention : l’ancrage de cette réforme dans le cadre d’orientation culturelle élaboré en amont. Un document qu’il souhaite voir refléter une large concertation nationale et servir de socle aux nouveaux curricula. « Ces travaux doivent être le prolongement logique d’un processus participatif impliquant tous les acteurs du système éducatif », a-t-il rappelé.

Dans cette dynamique, Alpha Bacar Barry a exhorté les partenaires à renforcer leur engagement afin d’assurer l’aboutissement rapide et efficace du projet, avec une extension progressive jusqu’au niveau du lycée.

S’adressant directement aux commissions techniques, le ministre a insisté sur la nécessité d’un travail rigoureux, ancré dans les réalités du terrain. « Osons innover, mais restons connectés aux classes. Le temps des programmes théoriques inapplicables est révolu », a-t-il martelé, appelant à des solutions concrètes et opérationnelles.

Les objectifs fixés sont clairs : concevoir des programmes allégés, centrés sur le développement des compétences, accompagnés de dispositifs d’évaluation pertinents et d’un renforcement de la formation continue des enseignants. L’ambition est d’assurer une mise en œuvre effective dès la rentrée scolaire 2026-2027.

Au-delà de sa dimension technique, cette réforme revêt une portée stratégique. Elle s’inscrit dans la vision du Président de la République, Mamadi Doumbouya, qui place l’éducation au cœur du développement national, notamment à travers le programme Simandou 2040.

« Réviser nos programmes, c’est refonder notre contrat avec la jeunesse guinéenne », a affirmé le ministre, soulignant l’enjeu générationnel de cette transformation.

C’est sur cette note d’engagement et d’espoir que le lancement officiel des travaux a été prononcé, ouvrant ainsi la voie à une réforme qui ambitionne de rendre l’école guinéenne plus efficace, plus inclusive et mieux adaptée aux défis du XXIe siècle.

Une étape décisive est franchie. Reste désormais à traduire cette ambition en contenus pédagogiques concrets, capables de transformer durablement le visage de l’enseignement secondaire en Guinée.

 

Salif Camara pour Planete7.info

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Enseignement supérieur : 15 jours de compétitions et d’innovations pour la 10e édition des Jeux universitaires de Guinée https://planete7.info/enseignement-superieur-15-jours-de-competitions-et-dinnovations-pour-la-10e-edition-des-jeux-universitaires-de-guinee/ Sat, 04 Apr 2026 18:19:50 +0000 https://planete7.info/?p=53404 Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRSI) a procédé au lancement officiel de la 10e édition des Jeux universitaires de Guinée, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à la plage de Camayenne, à Conakry. Cet événement d’envergure nationale se tiendra du 19 avril au 3 mai 2026, soit […]]]>

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRSI) a procédé au lancement officiel de la 10e édition des Jeux universitaires de Guinée, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à la plage de Camayenne, à Conakry. Cet événement d’envergure nationale se tiendra du 19 avril au 3 mai 2026, soit quinze jours d’activités intenses dédiées à la promotion du talent estudiantin.

La cérémonie a également servi de cadre à la remise officielle des récompenses aux lauréats de la 9e édition, marquant ainsi la volonté des autorités de respecter leurs engagements vis-à-vis des étudiants. Devant un parterre composé d’étudiants issus d’institutions publiques et privées, de cadres du ministère, de représentants gouvernementaux et de partenaires, la ministre en charge du département, Dr Diaka Sidibé, a rappelé la genèse et la portée de cette initiative.

« Les Jeux universitaires de Guinée sont nés en 2014 d’une idée audacieuse : offrir à l’étudiant guinéen un espace où son talent, qu’il soit physique, artistique ou intellectuel, puisse s’exprimer, se mesurer et se célébrer », a-t-elle déclaré.

Insistant sur la crédibilité de l’organisation, la ministre a tenu à souligner que les primes des précédents champions ont été entièrement honorées avant le lancement de cette nouvelle édition. Un signal fort, selon elle, en faveur de la reconnaissance du mérite et de l’excellence en milieu universitaire. Elle a, par ailleurs, félicité les lauréats et exhorté les futurs participants à s’investir pleinement.

Cette 10e édition s’annonce sous le signe de l’innovation et de la diversification. Sur le plan sportif, plusieurs disciplines sont au programme, notamment le football, le basketball, l’athlétisme et le cyclisme, traduisant une volonté d’adaptation aux standards contemporains.

En parallèle, une large place est accordée aux expressions artistiques et culturelles, avec des compétitions en théâtre, création musicale, danse traditionnelle et urbaine, slam, karaoké, peinture, one-man show et comédie.

Les Olympiades universitaires viendront enrichir cette programmation en mettant en compétition les étudiants dans divers domaines académiques, allant des sciences naturelles à l’intelligence médicale, en passant par le droit, l’ingénierie, l’économie et les mathématiques.

Au-delà des épreuves, la ville de Conakry vibrera au rythme de l’événement à travers une série d’activités grand public, dont un carnaval urbain, une randonnée citoyenne, des panels sur les métiers du sport et de la culture, ainsi que des sessions de formation qualifiantes. Un village culturel permanent sera également aménagé pour accueillir participants et visiteurs durant toute la durée des festivités.

À travers cette initiative, les autorités entendent non seulement promouvoir l’excellence académique et artistique, mais aussi renforcer la cohésion sociale et l’esprit de compétition saine au sein de la jeunesse guinéenne.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Conakry : la recherche scientifique érigée en levier stratégique du développement national https://planete7.info/conakry-la-recherche-scientifique-erigee-en-levier-strategique-du-developpement-national/ Wed, 01 Apr 2026 23:54:23 +0000 https://planete7.info/?p=53264 Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tenu, ce mercredi 1er avril à Conakry, un atelier d’échanges stratégiques dédié à la relance et à la structuration de la recherche scientifique en Guinée. La rencontre a réuni plusieurs départements ministériels ainsi que des acteurs clés du secteur, autour d’un objectif commun : […]]]>

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tenu, ce mercredi 1er avril à Conakry, un atelier d’échanges stratégiques dédié à la relance et à la structuration de la recherche scientifique en Guinée. La rencontre a réuni plusieurs départements ministériels ainsi que des acteurs clés du secteur, autour d’un objectif commun : positionner la recherche comme un moteur essentiel du développement socio-économique.

À l’ouverture des travaux, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Diaka Sidibé, a présenté les grandes orientations d’une réforme en profondeur du secteur. Elle a souligné que cet atelier constitue avant tout un cadre de concertation visant à harmoniser les visions et à définir des priorités claires.

« Notre objectif est à la fois simple et ambitieux », a-t-elle déclaré, en mettant l’accent sur trois axes majeurs : le renforcement de la gouvernance de la recherche, l’amélioration de la qualité et de la pertinence des projets, ainsi que l’adéquation des travaux scientifiques avec les besoins réels de l’économie guinéenne.

Insistant sur le caractère transversal de la recherche, la ministre a identifié des secteurs stratégiques prioritaires, notamment l’énergie, la santé, l’environnement et l’agriculture. Elle a également reconnu les contraintes liées au financement, tout en affirmant un changement de paradigme : faire de la recherche un outil structurant des politiques publiques.

Dans un ton résolument engagé, elle a lancé : « Le temps n’est plus aux discours, mais à l’action. La recherche doit produire des résultats concrets et impacter directement la vie des populations. »

Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, a salué une initiative « pertinente et porteuse d’espoir », estimant qu’elle constitue « un point de départ important pour les générations futures ».

Évoquant les difficultés structurelles du secteur, il a pointé le déficit de financement et les perceptions négatives qui entourent encore la recherche scientifique. Toutefois, il s’est montré optimiste quant aux perspectives ouvertes par cette dynamique :

« Cet atelier contribuera à faire évoluer les mentalités. La recherche exige certes des moyens, mais surtout de l’engagement et de la détermination. »

S’adressant particulièrement à la jeunesse, il a insisté sur le rôle central de la science dans le développement : « C’est par la recherche que nous pourrons véritablement transformer notre pays. »

Représentant le ministère de l’Environnement, Dr Diao Baldé a mis en avant la nécessité d’une collaboration interinstitutionnelle accrue. Il a qualifié l’atelier d’« initiative majeure » et a annoncé plusieurs axes de coopération avec le département de la Recherche scientifique.

Parmi les priorités évoquées figurent la préservation de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique, ainsi que la gestion durable et la valorisation des déchets.

Il a également insisté sur le renforcement des capacités humaines, soulignant le besoin de formation continue pour les cadres et le développement de profils qualifiés aux niveaux master et doctorat.

Au-delà des déclarations d’intention, cette rencontre traduit une volonté politique affirmée de repositionner la recherche scientifique comme un instrument d’aide à la décision et un pilier du développement durable.

Les autorités ambitionnent ainsi de bâtir un écosystème de recherche plus cohérent, mieux structuré et davantage financé, capable de produire des connaissances utiles à l’action publique et adaptées aux réalités nationales.

À travers cet atelier, la Guinée amorce une nouvelle phase, où la science est appelée à jouer un rôle central dans la transformation économique et sociale du pays.

Salif Camara pour Planete7.info

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