Economie – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 01 Oct 2026 21:06:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.2 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Economie – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Forum d’investissement de la CEDEAO 2027 : Ismaël Nabé donne le coup d’envoi à Lomé https://planete7.info/forum-dinvestissement-de-la-cedeao-2027-ismael-nabe-donne-le-coup-denvoi-a-lome/ Thu, 01 Oct 2026 21:04:56 +0000 https://planete7.info/?p=65207 Lomé, 29 septembre 2026 — Le Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027 prend officiellement son envol. Réunis dans la capitale togolaise à l’occasion du lancement médiatique de cette importante rencontre économique, décideurs publics, institutions financières, investisseurs et représentants du secteur privé ont posé les premiers jalons d’un rendez-vous consacré à la mobilisation des capitaux et […]]]>

Lomé, 29 septembre 2026 — Le Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027 prend officiellement son envol. Réunis dans la capitale togolaise à l’occasion du lancement médiatique de cette importante rencontre économique, décideurs publics, institutions financières, investisseurs et représentants du secteur privé ont posé les premiers jalons d’un rendez-vous consacré à la mobilisation des capitaux et à la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.

Au cœur de cette cérémonie, la Guinée s’est particulièrement illustrée à travers la présence et l’implication de Ismaël Nabé, ministre du Plan et de la Coopération internationale et président en exercice du Conseil des Gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). C’est lui qui a procédé à la clôture de la cérémonie en lançant officiellement l’édition 2027 du Forum.

Placée sous le thème « Résilience et transformation : naviguer dans un contexte mondial incertain et libérer une croissance inclusive en Afrique de l’Ouest », la prochaine édition de l’EIF se tiendra les 7 et 8 avril 2027. Elle ambitionne de réunir les principaux acteurs économiques de la région autour des opportunités d’investissement et des mécanismes susceptibles d’accélérer la transformation des économies ouest-africaines.

En sa qualité de président en exercice du Conseil des Gouverneurs de la BIDC, Ismaël Nabé a placé son intervention sous le signe de la coopération et de la mobilisation collective. Le ministre guinéen a appelé à une collaboration accrue entre les États, les investisseurs et le secteur privé afin de mieux valoriser les potentialités économiques de l’Afrique de l’Ouest.

Dans son intervention, il a notamment rappelé que la région dispose de ressources importantes et d’un capital humain capable de soutenir son ambition de devenir un pôle économique majeur. Pour lui, le Forum doit contribuer à transformer ces potentialités en investissements concrets et en opportunités de développement.

Cette implication donne également une dimension particulière à la participation guinéenne à ce rendez-vous régional. À travers la présidence en exercice du Conseil des Gouverneurs de la BIDC assurée par Ismaël Nabé, la Guinée se retrouve au cœur des discussions consacrées à la mobilisation des financements et à l’accélération des investissements en Afrique de l’Ouest.

Avant l’intervention du ministre guinéen, la cérémonie avait été ouverte par le Dr George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son Conseil d’administration. Il a insisté sur la nécessité de canaliser les investissements vers des projets concrets, durables et capables de contribuer au développement de la région.

Représentant le gouvernement togolais, Mme Akou Mawussé Adétou Afidenyigba, Directrice de Cabinet du ministre des Finances et du Budget, a, pour sa part, souligné que la réussite du Forum devra notamment être appréciée à travers les capitaux mobilisés, les projets effectivement réalisés et les emplois générés.

Un panel de haut niveau a également permis aux représentants de Barton Heyman Ltd., de la Chambre de Commerce Africaine et de l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME du Togo d’échanger sur les mécanismes de financement innovants et la place du secteur privé dans la transformation économique régionale.

À Lomé, le message est donc clairement posé : au-delà des rencontres et des déclarations, l’EIF 2027 devra favoriser la concrétisation des opportunités d’investissement.

Pour Ismaël Nabé et les autres responsables de la BIDC, le rendez-vous d’avril 2027 devra ainsi servir de catalyseur à des investissements stratégiques, à l’innovation et à des partenariats entre États, institutions financières et acteurs privés.

Le compte à rebours est désormais lancé. Les prochains mois seront consacrés à la préparation de cette rencontre qui entend faire de Lomé, les 7 et 8 avril 2027, un point de convergence pour les investisseurs et les porteurs de projets de l’Afrique de l’Ouest.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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LMA renforce son engagement en faveur de la qualité avec la remise des certifications FSSC 22000 et ISO 9001 https://planete7.info/lma-renforce-son-engagement-en-faveur-de-la-qualite-avec-la-remise-des-certifications-fssc-22000-et-iso-9001/ Thu, 01 Oct 2026 11:46:05 +0000 https://planete7.info/?p=65163 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Conakry, le 24 septembre 2026 —Les Moulins d’Afrique (LMA° a franchi une nouvelle étape dans sa démarche d’amélioration continue avec la remise officielle de ses certifications FSSC 22000 et ISO 9001, délivrées par AFNOR. La cérémonie s’est tenue en présence de Mme Lilia Kriaa Lahlou, Directrice d’AFNOR Maroc, et du Directeur Général […]]]>

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Conakry, le 24 septembre 2026 —Les Moulins d’Afrique (LMA° a franchi une nouvelle étape dans sa démarche d’amélioration continue avec la remise officielle de ses certifications FSSC 22000 et ISO 9001, délivrées par AFNOR.

La cérémonie s’est tenue en présence de Mme Lilia Kriaa Lahlou, Directrice d’AFNOR Maroc, et du Directeur Général de LMA, ainsi que des équipes de l’entreprise. À cette occasion, les équipes de LMA, filiale du Groupe SONOCO, ont présenté l’entreprise avant de procéder à une visite des unités industrielles. La rencontre a également permis de revenir sur les exigences associées aux processus de certification et sur les engagements de LMA en matière de qualité et de sécurité sanitaire.

Deux certifications au service d’une démarche intégrée

La certification FSSC 22000 vient attester de la maîtrise des dangers liés à la sécurité des denrées alimentaires tout au long du processus de fabrication de la farine. La certification ISO 9001, quant à elle, s’inscrit dans une démarche de maîtrise des processus, d’amélioration continue et de satisfaction des clients. La complémentarité de ces deux référentiels permet à LMA de renforcer son système de management intégré et d’inscrire durablement la qualité, la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et la performance au cœur de ses activités. Cette démarche répond également à l’évolution constante des attentes des clients, des autorités réglementaires et des consommateurs en matière de qualité et de sécurité des produits.

Une démarche engagée depuis 2024

Le processus de certification de LMA a été engagé en mai 2024, avec l’accompagnement du cabinet CAFQUALITE. En mars 2025, LMA a obtenu la certification FSSC 22000 auprès d’AFNOR. Cette étape a été suivie, en février 2026, par le succès de l’audit de suivi 1 FSSC 22000 ainsi que par l’obtention de la certification ISO 9001 auprès d’AFNOR. La remise officielle des certificats vient ainsi marquer l’aboutissement de plusieurs années d’engagement et de mobilisation des équipes autour d’un objectif commun : inscrire l’amélioration continue dans les pratiques et les processus de l’entreprise.

La qualité au cœur de l’ambition de LMA

Acteur du secteur de la farine à travers sa marque AGB, LMA entend poursuivre le développement d’une offre de farines et de sons de blé répondant à des standards de qualité exigeants, tout en contribuant au développement du marché agroalimentaire local et régional. À travers cette démarche de certification, LMA confirme sa volonté de faire de la qualité, de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et de la performance des piliers durables de son activité et de renforcer sa capacité à répondre aux exigences des marchés nationaux et internationaux.

À propos de LMA

Les Moulins d’Afrique (LMA), filiale du Groupe SONOCO, est un acteur clé de l’agroalimentaire en Guinée, spécialisé dans la production et la commercialisation de produits céréaliers sous la marque AGB. Avec une expertise reconnue, LMA propose des farines et sons de blé de haute qualité, répondant aux besoins des professionnels et des consommateurs.

Engagée dans une démarche d’excellence et d’innovation, LMA garantit des produits sûrs, nutritifs et conformes aux normes internationales, contribuant ainsi au développement du marché local et régional.

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Lansana Béa Diallo : « Quand tu travailles pour 600 000 francs, tes 600 000 francs te servent à quoi ? » https://planete7.info/lansana-bea-diallo-quand-tu-travailles-pour-600-000-francs-tes-600-000-francs-te-servent-a-quoi/ Wed, 30 Sep 2026 21:27:17 +0000 https://planete7.info/?p=65144 Face aux acteurs du secteur privé et aux jeunes réunis au Grand Forum « Jeunesse et Avenir », le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, a livré un réquisitoire sans détour sur les conditions de rémunération des jeunes en entreprise. Prenant l’exemple du secteur de la sécurité, il a dénoncé un écart qu’il juge […]]]>

Face aux acteurs du secteur privé et aux jeunes réunis au Grand Forum « Jeunesse et Avenir », le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, a livré un réquisitoire sans détour sur les conditions de rémunération des jeunes en entreprise. Prenant l’exemple du secteur de la sécurité, il a dénoncé un écart qu’il juge préoccupant entre les salaires versés aux travailleurs et les montants facturés par certaines sociétés. Pour lui, la transformation économique de la Guinée ne pourra se faire sans une meilleure valorisation du travail et du capital humain.

Le ton monte. Dans une salle où les discussions portent sur l’employabilité, les compétences et l’avenir de la jeunesse guinéenne, Lansana Béa Diallo choisit de parler d’un sujet qui touche directement le quotidien des travailleurs : le salaire.

À la tribune du Grand Forum « Jeunesse et Avenir », organisé ce mercredi 30 septembre 2026 au Chapiteau By Issa à Conakry, le ministre de la Jeunesse et des Sports interpelle les employeurs, mais aussi ses collègues du gouvernement, sur la rémunération des jeunes dans le secteur privé.

« Les gens sont mal payés quand ils travaillent ici. Dans les entreprises privées, les gens sont mal payés », affirme-t-il.

Pour illustrer son propos, Lansana Béa Diallo cite le cas d’une société de sécurité. Selon lui, certains jeunes y seraient rémunérés à hauteur de 600 000 francs guinéens, alors que l’entreprise facturerait 2,5 millions de francs pour leurs prestations.

« C’est un scandale, messieurs les ministres », lance-t-il devant l’assistance.

Lansana Béa Diallo ne s’arrête pas à la dénonciation. Il expose ce qu’il considère comme un principe de partage de la valeur créée.

« Quand tu as 100, c’est 90 % que tu dois donner aux gens qui travaillent. Et 10 % dans ta poche. Aujourd’hui, c’est l’inverse », soutient-il.

Une déclaration qui traduit, selon lui, la nécessité de revoir les mécanismes de rémunération dans certaines entreprises privées.

Le ministre insiste particulièrement sur le coût réel de la vie pour un jeune salarié. Transport, présence quotidienne au travail et dépenses courantes : avec un revenu qu’il estime insuffisant, le travail ne permettrait pas toujours, selon lui, de vivre dignement.

« Quand tu travailles pour 600 000 francs et que tu te déplaces, que tu arrives tous les jours, mais tes 600 000 francs, ils te servent à quoi ? Ils ne te servent à rien », dénonce-t-il.

Dans un passage plus personnel, le ministre revient également sur les critiques dont il dit faire l’objet en raison de ses prises de position sociales.

« On me traite de socialiste, on me traite de communiste. Et moi, j’ai toujours été indépendant », affirme Lansana Béa Diallo.

Il évoque ensuite son parcours financier et sa conception du partage : « J’ai gagné beaucoup d’argent dans ma vie, wallah et billah. J’ai gagné beaucoup d’argent. Mais j’ai donné 80 % de ce que j’ai gagné parce que j’estime que je n’ai pas besoin de ça. »

Il poursuit en expliquant ne pas voir l’intérêt d’accumuler une multitude de biens matériels.

Au-delà de son expérience personnelle, le ministre veut surtout ramener le débat à la question de la redistribution des richesses produites en Guinée.

C’est ici que son intervention rejoint directement les enjeux de Simandou 2040.

Pour Lansana Béa Diallo, les ressources minières ne doivent pas uniquement générer des revenus ou financer des infrastructures. Elles doivent contribuer à développer le capital humain.

« Notre richesse du sous-sol doit contribuer à faire grandir la richesse qui se trouve au-dessus du sous-sol : nos femmes, nos hommes et notre jeunesse », affirme-t-il.

Une transformation qui, selon lui, ne peut être instantanée. Elle nécessite du travail, de la formation, des investissements, des partenariats et surtout une meilleure articulation entre les formations dispensées et les besoins réels de l’économie.

Le ministre adresse ensuite un message direct aux entreprises et aux partenaires présents dans la salle.

Il leur demande de ne pas réduire le potentiel d’un jeune à la seule lecture de son CV.

« Quand un jeune vient vers vous, écoutez-le, même s’il n’a pas encore toutes les compétences, même si son CV n’est pas parfait, même si son projet doit être mûri », plaide-t-il.

Pour lui, derrière un parcours encore fragile peut se cacher un talent qui ne demande qu’à être révélé.

« Parce que derrière un CV, il y a parfois un potentiel que le papier ne montre pas toujours », insiste-t-il.

D’où son appel à multiplier les stages, le mentorat et les premières expériences professionnelles.

« Donnez des stages, donnez des premières chances. Proposez du mentorat, ouvrez vos entreprises aux jeunes et, lorsque vous voyez un talent, donnez-lui sa chance », exhorte le ministre.

Pour Lansana Béa Diallo, la question de l’emploi ne peut toutefois pas être réglée par l’État seul.

« Nous ne pourrons pas résoudre la question de l’emploi des jeunes uniquement depuis les bureaux de l’administration », reconnaît-il.

Il renvoie ainsi chaque acteur à ses responsabilités : l’État, les entreprises, les partenaires et les citoyens eux-mêmes.

« C’est lorsque ces responsabilités se rendent compte que l’opportunité apparaît », affirme-t-il.

Une vision qu’il rattache à l’ambition de Simandou 2040 : transformer la richesse minière en un levier de développement du capital humain.

Pour le ministre, l’enjeu de Simandou dépasse donc largement l’extraction du minerai.

La véritable ambition doit être, selon lui, de faire émerger une nouvelle génération de professionnels capables de prendre part à la transformation économique du pays : techniciens, ingénieurs, entrepreneurs, innovateurs et dirigeants d’entreprises guinéennes.

« Notre ambition ne peut pas être simplement d’extraire le minerai. Notre ambition doit être de faire émerger des compétences, des techniciens, des ingénieurs, des entrepreneurs, des innovateurs, des entreprises guinéennes capables de grandir », conclut-il.

À travers cette intervention musclée, Lansana Béa Diallo place ainsi la rémunération, l’accès au premier emploi et la valorisation des compétences au cœur du débat sur l’avenir économique de la Guinée.

Derrière les chiffres cités et les formules parfois tranchantes, son message tient en une idée : la richesse produite par l’économie guinéenne doit aussi permettre à ceux qui la créent de vivre dignement et à la jeunesse de trouver sa place dans la transformation du pays.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Djiba Diakité : « Le fer de Simandou s’épuisera, les compétences que nous aurons formées ne s’épuiseront jamais » https://planete7.info/djiba-diakite-le-fer-de-simandou-sepuisera-les-competences-que-nous-aurons-formees-ne-sepuiseront-jamais/ Wed, 30 Sep 2026 20:20:31 +0000 https://planete7.info/?p=65129 À l’ouverture du Grand Forum « Jeunesse et Avenir », le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou a placé le capital humain au cœur de l’ambition portée par Simandou 2040. Face à la jeunesse réunie au Chapiteau By Issa, ce mercredi 30 septembre, Djiba Diakité a appelé […]]]>

À l’ouverture du Grand Forum « Jeunesse et Avenir », le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou a placé le capital humain au cœur de l’ambition portée par Simandou 2040. Face à la jeunesse réunie au Chapiteau By Issa, ce mercredi 30 septembre, Djiba Diakité a appelé à la formation, à l’entrepreneuriat, au mérite et à l’excellence, estimant que la véritable richesse durable de la Guinée se trouve dans ses ressources humaines.

Le ton est donné dès les premières minutes. Pour Djiba Diakité, la question n’est plus de savoir quelle place la Guinée réservera à sa jeunesse, mais quelle place celle-ci entend prendre dans la construction du pays. À l’occasion du lancement officiel de PRIME, le Programme de Révélation de l’Identité par la Marque et l’Excellence, le ministre directeur de cabinet de la Présidence a livré un discours centré sur une conviction : le développement de la Guinée ne pourra être durable sans une jeunesse formée, compétente et capable de créer de la valeur.

Président d’honneur de PRIME et keynote speaker de cette première édition, Djiba Diakité a d’abord salué une initiative consacrée à ce qu’il considère comme l’une des principales richesses du pays : sa jeunesse.

« Nous ne sommes pas ici pour parler à la jeunesse, mais avec elle », a-t-il lancé devant les participants. Avant d’insister : dans la Guinée qu’il dit vouloir contribuer à bâtir, les jeunes ne doivent pas rester « spectateurs de la transformation ». Ils doivent, selon lui, « en être les acteurs ».

C’est autour de cette idée que le président du Comité stratégique de Simandou a articulé l’essentiel de son intervention. À ses yeux, le gigantesque programme ne saurait être réduit à l’exploitation d’une ressource minière.

« Simandou est devenu plus qu’un projet minier. C’est une opportunité historique de convertir notre potentiel en développement et en souveraineté », a-t-il déclaré.

Mais pour Djiba Diakité, cette transformation ne se mesure pas uniquement en minerai extrait ou en infrastructures construites. Elle se joue surtout dans la capacité de la Guinée à transformer ses ressources naturelles en compétences durables.

« La véritable richesse de la Guinée ne se trouve pas dans son sous-sol. Elle se trouve dans ses femmes, dans ses hommes », a-t-il martelé.

Puis cette formule, devenue l’un des temps forts de son discours : « Le fer de Simandou s’épuisera un jour, c’est une évidence. Les compétences que nous aurons formées, elles, ne s’épuiseront jamais. »

Une manière de placer le capital humain non pas comme un volet secondaire, mais comme le cœur même de l’ambition de Simandou 2040. Une orientation qui rejoint d’ailleurs les axes officiellement associés au programme, notamment la formation, l’éducation, l’emploi et le renforcement des compétences nationales.

Face aux jeunes, Djiba Diakité a également insisté sur la responsabilité qui leur incombe.

« L’État peut ouvrir les portes, il ne peut pas les franchir à votre place », a-t-il lancé.

Pour lui, ces portes devront être franchies par le travail, la discipline, la compétence et l’intégrité. Une exigence qu’il présente comme une condition de la réussite de la nouvelle génération.

Dans cette logique, le contenu local ne doit pas rester un simple mot d’ordre. Il doit se traduire par une présence plus forte des entreprises à capitaux guinéens dans la création de valeur.

« Une part croissante de la valeur créée en République de Guinée doit revenir à des entreprises à capitaux guinéens », a-t-il soutenu, avant de résumer sa conception du contenu local : « non pas un slogan, mais une place que vous conquérez par la qualité de votre travail ».

Le ministre a également défendu une conception fondée sur le mérite. « Dans la Guinée, sous le leadership de Son Excellence le Président de la République, c’est le mérite qui doit ouvrir les portes et non les relations », a-t-il déclaré.

À deux jours de la célébration de l’indépendance de la Guinée, le discours de Djiba Diakité a pris une dimension historique.

Il a présenté le 2 octobre comme davantage qu’une date commémorative : un héritage transmis d’une génération à une autre, accompagné d’une responsabilité.

Selon lui, la génération de 1958 a conquis la souveraineté politique. À la génération actuelle reviendrait désormais la tâche de consolider une souveraineté économique, à travers notamment l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la création d’emplois.

« Cette bataille se gagnera dans les salles de classe, dans les amphithéâtres, dans les laboratoires, dans les marchés, dans les ateliers », a-t-il énuméré.

Et 2040, échéance du programme qui porte son nom, ne doit pas être perçu comme un horizon lointain.

« 2040 se prépare aujourd’hui dans nos écoles, dans nos universités, dans nos entreprises, dans nos champs agricoles, dans nos marchés, dans les quartiers », a-t-il insisté.

Pour Djiba Diakité, la réussite de Simandou ne devra donc pas être appréciée uniquement à travers les volumes de minerais exportés ou les kilomètres de voies ferrées construits.

Il a plutôt cité d’autres indicateurs : le nombre de compétences formées, d’entreprises créées, d’emplois générés, d’opportunités d’affaires offertes aux entrepreneurs guinéens et de transferts de compétences et de technologies réalisés.

Une approche qui s’inscrit dans la place accordée au capital humain et au développement des compétences dans l’architecture de Simandou 2040. La Présidence met notamment en avant Simandou Academy comme l’un des dispositifs destinés à renforcer l’excellence éducative et les compétences nationales.

L’ambition affichée est ainsi de faire évoluer la Guinée d’une économie principalement regardée pour ses ressources naturelles vers une économie capable de valoriser durablement ses talents.

« Nous devons être capables ensemble de bâtir une nation de talents, une économie de destination reconnue pour la qualité de ses ressources humaines », a déclaré Djiba Diakité.

À la fin de son intervention, le président d’honneur de PRIME a directement interpellé la jeunesse.

« Formez-vous, osez, visez l’excellence », leur a-t-il lancé.

Mais son message va au-delà d’un simple appel à l’effort individuel. Il invite les jeunes à changer de perspective : ne pas seulement attendre de l’État ou du pays une opportunité, mais se préparer à participer eux-mêmes à la construction du futur.

« Ne vous demandez pas seulement quelle place la Guinée vous réserve. Demandez-vous quelle Guinée vous allez construire », a-t-il déclaré.

Pour Djiba Diakité, l’enjeu dépasse finalement la réussite d’un programme ou d’un projet minier. Il s’agit, selon lui, de faire  émerger une génération capable de prendre en main son avenir et celui du pays.

Au Chapiteau By Issa, le message aura donc été clair : le minerai peut s’épuiser, mais le capital humain, lui, doit rester. Et c’est dans la formation de cette génération que se joue, selon Djiba Diakité, une part essentielle de la Guinée de 2040.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Emprunt obligataire 2026 : l’État guinéen sollicite 2 500 milliards GNF auprès de l’épargne nationale https://planete7.info/emprunt-obligataire-2026-letat-guineen-sollicite-2-500-milliards-gnf-aupres-de-lepargne-nationale/ Tue, 29 Sep 2026 02:56:35 +0000 https://planete7.info/?p=64947 Le gouvernement guinéen veut mobiliser 2 500 milliards de francs guinéens à travers un nouvel emprunt obligataire par Appel public à l’épargne (APE). Lancée par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, l’opération propose un taux de 11 % sur une maturité de cinq ans et entend renforcer le financement […]]]>

Le gouvernement guinéen veut mobiliser 2 500 milliards de francs guinéens à travers un nouvel emprunt obligataire par Appel public à l’épargne (APE). Lancée par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, l’opération propose un taux de 11 % sur une maturité de cinq ans et entend renforcer le financement intérieur des projets prioritaires de l’État.

L’État guinéen se tourne une nouvelle fois vers l’épargne nationale pour soutenir le financement de son programme de développement. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a procédé au lancement de l’Emprunt obligataire par Appel public à l’épargne (APE) 2026, portant sur un montant de 2 500 milliards de francs guinéens.

La cérémonie de lancement a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres en charge de l’Énergie et des Infrastructures, ainsi que des représentants du secteur financier et des acteurs du marché.

À travers cette opération, l’exécutif entend mobiliser davantage de ressources sur le marché intérieur afin de contribuer au financement des priorités nationales. L’emprunt est assorti d’un taux de 11 % pour une durée de cinq ans.

« La Guinée avance, comme l’a dit le Chef de l’État, elle avance avec ses propres ressources. Nous sommes aujourd’hui ici pour la cérémonie de lancement de l’emprunt obligataire 2026 de l’État guinéen. L’emprunt obligataire 2026 consiste en un appel à l’épargne nationale de 2 500 milliards de francs guinéens, à un taux de 11 % et sur une durée de cinq ans », a déclaré Mariama Ciré Sylla.

Pour la ministre, la mobilisation de ces ressources s’inscrit dans la mise en œuvre du programme de développement Simandou 2040, présenté comme le cadre de référence des investissements de l’État pour les prochaines années.

« Sous la vision de Monsieur le Président de la République, le Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, nous avons aujourd’hui stabilisé notre programme de développement pour les 15 prochaines années, le programme Simandou 2040 », a-t-elle expliqué.

Selon elle, ce programme porte notamment sur des investissements dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’agriculture.

« Avec ce programme, nous avons des ambitions importantes, alignées avec les attentes de nos populations, en termes d’investissement dans les infrastructures, les écoles, les centres de santé, l’agriculture, qui est le premier pilier de ce programme de développement », a poursuivi la ministre.

Au-delà du montant recherché, l’opération traduit également la volonté du gouvernement de renforcer la mobilisation des ressources intérieures pour financer ses politiques publiques.

« Le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la stratégie de financement de l’État guinéen. Dans cette stratégie, le financement intérieur, la mobilisation des ressources intérieures, occupe une place clé », a souligné Mariama Ciré Sylla.

Le gouvernement souhaite ainsi élargir la participation à l’opération à différents profils d’investisseurs. Banques locales, particuliers, entreprises et membres de la diaspora sont notamment concernés par cet appel à l’épargne.

« Quasiment tout le monde peut y participer. Les banques locales peuvent y participer, les particuliers guinéens peuvent y participer, la diaspora peut y participer, les entreprises peuvent y participer », a précisé la ministre.

La mise en œuvre de cet emprunt obligataire est menée en partenariat avec Afriland First Bank. À travers cette opération, l’État entend accroître ses capacités de financement sur le marché intérieur et mobiliser l’épargne disponible en faveur des projets inscrits dans ses priorités de développement.

Avec un objectif fixé à 2 500 milliards de francs guinéens, un taux annoncé de 11 % et une échéance de cinq ans, l’Emprunt obligataire 2026 constitue ainsi un nouvel instrument de mobilisation des ressources intérieures pour accompagner le financement des ambitions affichées par le gouvernement.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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Mohamed Ayoub : de la diaspora guinéenne au BTP, l’ambition d’un entrepreneur au service de la Guinée https://planete7.info/mohamed-ayoub-de-la-diaspora-guineenne-au-btp-lambition-dun-entrepreneur-au-service-de-la-guinee/ Mon, 28 Sep 2026 20:17:08 +0000 https://planete7.info/?p=64937 Installé en Côte d’Ivoire depuis 18 ans, Mohamed Ayoub s’est progressivement imposé dans le secteur du BTP à travers ERIBAT Group. Fort d’une expérience acquise sur le marché ivoirien, l’entrepreneur guinéen souhaite désormais mettre son savoir-faire, son réseau et son expertise au service de projets en Guinée. De la diaspora à l’entrepreneuriat, Mohamed Ayoub a […]]]>

Installé en Côte d’Ivoire depuis 18 ans, Mohamed Ayoub s’est progressivement imposé dans le secteur du BTP à travers ERIBAT Group. Fort d’une expérience acquise sur le marché ivoirien, l’entrepreneur guinéen souhaite désormais mettre son savoir-faire, son réseau et son expertise au service de projets en Guinée.

De la diaspora à l’entrepreneuriat, Mohamed Ayoub a construit son parcours loin de son pays d’origine. Installé en Côte d’Ivoire depuis près de deux décennies, il y a développé une expertise dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, jusqu’à prendre la direction d’ERIBAT Group, une entreprise spécialisée notamment dans la construction et les infrastructures routières.

Au fil des années, l’entreprise s’est développée autour d’une approche que son dirigeant présente comme fondée sur trois principaux leviers : la qualité des réalisations, le respect des délais et des prix compétitifs.

« Une équipe très dynamique et professionnelle. Nous sommes dans le domaine de la construction depuis plus de 15 ans. Sur la Côte d’Ivoire, on a pu exécuter plusieurs projets, d’ailleurs assez de projets étatiques, et aussi des projets avec certains particuliers. Ce qui fait notre force aussi, c’est surtout le délai et la qualité des travaux. On fait de très bons prix, raisonnables », explique Mohamed Ayoub.

Son implantation en Côte d’Ivoire constitue aujourd’hui l’un des principaux socles de son parcours professionnel. En 18 ans, Mohamed Ayoub affirme avoir progressivement consolidé son expérience et développé un réseau lui permettant d’intervenir sur différents types de projets.

« Ça me fait 18 ans que je suis en Côte d’Ivoire, 18 ans quand même, et nous avons pu nous installer ici, vu qu’on est un groupe », souligne-t-il.

Cette expérience acquise hors de Guinée ne l’a toutefois pas éloigné de son pays d’origine. Bien au contraire, l’entrepreneur souhaite désormais franchir une nouvelle étape en explorant les possibilités de collaboration avec des acteurs guinéens.

« C’est toujours bien d’essayer en Guinée, pourquoi pas ? Parce qu’on a beaucoup à donner à la Guinée. Beaucoup d’expérience, beaucoup de savoir-faire, beaucoup de travaux », affirme le patron d’ERIBAT Group.

L’ambition affichée est désormais de transformer cette expérience en opportunités concrètes sur le marché guinéen. Mohamed Ayoub se dit prêt à engager des discussions et à proposer l’expertise de son entreprise sur d’éventuels projets.

« Je souhaite quand même avoir une collaboration, pourquoi pas faire des essais, faire des travaux et leur proposer un peu les travaux qu’on peut faire pour eux. Il n’y a pas de problème pour ça. On attend juste l’occasion, que l’occasion se présente. Table de négociation, pourquoi pas », indique-t-il.

Pour appuyer cette démarche, l’entrepreneur met en avant les références acquises par ERIBAT Group en Côte d’Ivoire. Il affirme notamment disposer de documents attestant de la bonne exécution de plusieurs travaux réalisés pour différentes structures.

« On travaille avec plusieurs structures étatiques ici en Côte d’Ivoire. On a nos attestations de bonne exécution, on a nos dossiers techniques. On travaille avec le ministère de la Construction, le BNETD, l’Ageroute. Et donc aujourd’hui, on est vraiment connus en Côte d’Ivoire », fait savoir le directeur général d’ERIBAT Group.

Le champ d’intervention revendiqué par ERIBAT Group dépasse la seule construction de bâtiments. L’entreprise entend également s’inscrire dans différents segments liés aux infrastructures et à l’aménagement.

« On est dans la construction, le BTP, tout ce qui y va, les péages, les bâtiments, les logements sociaux. Et on a un carnet d’adresses quand même chargé et beaucoup d’expérience », précise Mohamed Ayoub.

À travers cette diversification, l’entrepreneur entend valoriser une expérience accumulée pendant près de vingt ans sur le marché ivoirien et la mettre progressivement au profit de projets en Guinée.

Au-delà des considérations strictement professionnelles, Mohamed Ayoub présente son projet comme une manière de contribuer, à son niveau, au développement de son pays d’origine.

Depuis la Côte d’Ivoire, il dit suivre avec attention les évolutions en cours en Guinée.

« J’observe beaucoup, je vois un peu tout ce qui se passe en Guinée », confie-t-il.

L’entrepreneur porte également un regard favorable sur l’action des autorités guinéennes, dont il dit suivre l’évolution.

« Je suis très satisfait des autorités guinéennes, surtout du Président en lui-même, parce que je vois un peu et je vois c’est difficile aujourd’hui d’avoir un président comme ça. Il est très jeune et il travaille », déclare-t-il.

Après 18 années passées à développer son activité en Côte d’Ivoire, Mohamed Ayoub souhaite ainsi ouvrir un nouveau chapitre de son parcours entrepreneurial. Avec ERIBAT Group, il entend désormais explorer les possibilités de collaboration en Guinée et mettre à contribution une expérience bâtie au fil des années dans le secteur du BTP.

Pour cet entrepreneur de la diaspora, l’enjeu est désormais de transformer cette volonté en réalisations concrètes : revenir davantage vers son pays d’origine, partager son savoir-faire et contribuer, à travers son entreprise, aux projets de construction et d’infrastructures en Guinée.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Révision de la loi sur le crédit-bail : renforcer un levier du financement de l’économie guinéenne https://planete7.info/revision-de-la-loi-sur-le-credit-bail-renforcer-un-levier-du-financement-de-leconomie-guineenne/ Mon, 28 Sep 2026 16:44:18 +0000 https://planete7.info/?p=64911 Le mercredi 23 septembre 2026, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a organisé un atelier sur la révision de la loi relative au crédit-bail avec la Société Financière Internationale (SFI). La séance était présidée par El Hadj Mohamed Lamine CONTÉ, Premier Vice-Gouverneur de la BCRG, représentant le Gouverneur, Dr Karamo KABA. Y […]]]>

Le mercredi 23 septembre 2026, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a organisé un atelier sur la révision de la loi relative au crédit-bail avec la Société Financière Internationale (SFI). La séance était présidée par El Hadj Mohamed Lamine CONTÉ, Premier Vice-Gouverneur de la BCRG, représentant le Gouverneur, Dr Karamo KABA. Y ont pris part, les établissements de crédit, l’administration publique, le secteur privé, les chambres consulaires, les entreprises et d’autres acteurs concernés.

Un instrument au service de l’investissement

Dans son allocution d’ouverture, le Premier Vice-Gouverneur a rappelé que le crédit-bail est un levier important pour financer l’économie, en particulier les petites et moyennes entreprises. Il leur donne accès aux équipements dont elles ont besoin sans en supporter tout de suite le coût, ce qui soutient l’investissement productif, la modernisation des outils de production, la compétitivité et la diversification des solutions de financement.

Adoptée en 2012, la Loi actuelle sur le crédit-bail avait marqué une avancée : elle a doté cette activité d’un cadre juridique, en encadrant les différentes formes de crédit-bail, les conditions d’exercice, les droits et obligations des parties et les mécanismes de sécurisation des opérations.

Adapter le cadre juridique aux nouvelles réalités

Plus de dix ans après, l’environnement économique, financier et juridique a changé, et les acteurs ont accumulé de l’expérience. Le cadre doit donc être actualisé.

La révision doit clarifier les dispositions existantes, corriger les insuffisances constatées et mieux articuler le texte avec les autres textes applicables. Objectif : offrir aux établissements financiers, aux investisseurs et aux entreprises un cadre plus sûr, plus lisible et plus prévisible.

Le projet de Loi conserve les principaux fondements du dispositif : encadrement des sociétés de crédit-bail, agrément, protection des parties, publicité des contrats et garanties liées aux biens financés.

Un enjeu particulier pour les PME

La réforme porte une ambition économique : faciliter l’accès des entreprises aux équipements, stimuler l’investissement, renforcer leur capacité productive et favoriser la création d’emplois.

L’atelier est une étape déterminante. Il s’agit d’examiner le projet de Loi, de recueillir les observations des parties prenantes et d’aboutir à un texte juridiquement solide, économiquement pertinent et réellement applicable.

Au-delà de la révision législative, l’objectif est de créer les conditions d’un développement durable du crédit-bail en Guinée et de renforcer sa contribution au financement de l’investissement et à l’essor de l’entrepreneuriat.

Comme l’a souligné le Premier Vice-Gouverneur dans son discours : « Il s’agit de créer les conditions d’un développement durable du crédit-bail en Guinée, afin que cet instrument contribue davantage au financement de l’investissement, à l’essor de l’entrepreneuriat et à la création d’emplois. »

À travers cette réforme, le crédit-bail doit devenir un levier de financement de l’investissement productif, permettant aux PME de produire davantage, d’être plus compétitives et de contribuer à la création de valeur et à la transformation de l’économie guinéenne.

La Cellule de Communication

 

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81e session de l’Assemblée générale de l’ONU : Mamadi Doumbouya fait de Simandou le pari d’une transformation économique https://planete7.info/81e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-mamadi-doumbouya-fait-de-simandou-le-pari-dune-transformation-economique/ Wed, 23 Sep 2026 23:04:07 +0000 https://planete7.info/?p=64539 Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président Mamadi Doumbouya  a placé le gigantesque projet Simandou au cœur de son récit économique. Au-delà du fer, il veut en faire le point de départ d’une transformation des infrastructures, de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie et du capital humain. Une ambition désormais appelée à se mesurer dans […]]]>

Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président Mamadi Doumbouya  a placé le gigantesque projet Simandou au cœur de son récit économique. Au-delà du fer, il veut en faire le point de départ d’une transformation des infrastructures, de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie et du capital humain. Une ambition désormais appelée à se mesurer dans la durée.

Dans le discours de Mamadi Doumbouya, un projet occupe une place particulière. Il ne s’agit ni d’une route, ni d’une raffinerie, ni d’un chantier isolé. C’est Simandou.

À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président guinéen a présenté le mégaprojet minier comme bien davantage qu’une exploitation de minerai de fer. Il l’a inscrit dans une ambition plus vaste : transformer la structure même de l’économie guinéenne.

« Il ne s’agit pas seulement d’un projet minier », a-t-il insisté.

Cette phrase résume l’un des principaux enjeux de son intervention. Pour le chef de l’État, la question n’est plus seulement de savoir comment extraire une ressource du sous-sol guinéen, mais comment utiliser cette richesse pour financer et accélérer une transformation durable du pays.

Le pari présidentiel repose sur une idée simple : faire de Simandou un effet d’entraînement pour les autres secteurs de l’économie.

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya cite les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’éducation, la santé et l’industrie comme autant de domaines appelés à bénéficier de cette dynamique.

C’est dans cette perspective qu’il présente Simandou 2040, un programme de développement socio-économique projeté sur quinze ans.

Le projet minier devient ainsi, dans le récit présidentiel, le premier maillon d’une chaîne beaucoup plus large. Les infrastructures doivent accompagner la production, l’énergie soutenir l’industrialisation, la formation préparer la main-d’œuvre et l’agriculture participer à la diversification de l’économie.

Autrement dit, le minerai ne serait plus la destination finale. Il serait le point de départ.

Cette ambition apparaît également dans la volonté affichée de développer la transformation industrielle de la bauxite.

Mamadi Doumbouya évoque trois raffineries d’alumine en construction et insiste sur la nécessité de transformer les ressources guinéennes sur le territoire national.

Le message économique est donc celui d’une montée en gamme : produire davantage localement, développer les capacités industrielles et tenter de faire en sorte que l’exploitation des ressources naturelles génère des activités au-delà de la simple extraction.

Le président cite également une raffinerie d’or qu’il présente comme la plus grande d’Afrique en capacité de production.

À travers ces projets, son discours dessine une Guinée qui cherche à passer du statut de pays riche en ressources à celui d’économie capable d’en tirer davantage de valeur localement.

Avant même de parler d’industrialisation, le chef de l’État met en avant les infrastructures.

Plus de mille kilomètres de routes bitumées sont cités parmi les réalisations des dernières années, avec l’objectif affiché de désenclaver les régions.

Dans cette narration, les routes ne sont pas de simples ouvrages publics. Elles constituent l’un des instruments permettant de relier les zones de production aux marchés, de faciliter les échanges et d’accompagner l’activité économique.

Le même raisonnement est appliqué aux secteurs de l’éducation et de la santé, que le président inclut dans le bilan qu’il présente devant la communauté internationale.

Mais un développement fondé sur les ressources naturelles ne peut se mesurer uniquement en kilomètres de routes ou en volumes de production.

Mamadi Doumbouya le reconnaît à sa manière en plaçant la jeunesse au cœur de son discours.

« Notre plus grande richesse demeure toutefois notre jeunesse », affirme-t-il.

Le président cite Simandou Academy, destinée selon lui à rapprocher les formations des besoins du marché du travail. Derrière cette annonce se trouve un enjeu majeur : faire en sorte que les grands investissements annoncés créent aussi des compétences et des perspectives pour les jeunes Guinéens.

Le succès de cette stratégie ne dépendra donc pas uniquement de la production minière. Il se mesurera également à sa capacité à générer des emplois, à développer les compétences et à faire émerger de nouvelles activités économiques.

À New York, Mamadi Doumbouya a surtout voulu donner une dimension de long terme à son projet.

Le choix de l’horizon 2040 n’est pas anodin. Il inscrit Simandou dans une temporalité qui dépasse les cycles immédiats et présente le projet comme un instrument de transformation structurelle.

Mais cette ambition pose aussi la question de sa concrétisation.

Faire d’un projet minier le moteur d’une économie entière suppose de réussir à articuler les investissements, les infrastructures, l’industrialisation, la formation et la diversification économique. C’est précisément sur cette cohérence que se jouera la portée réelle du programme présenté par le président guinéen.

Devant les dirigeants du monde, Mamadi Doumbouya n’a donc pas seulement parlé de fer.

Il a tenté de présenter Simandou comme le socle d’un nouveau modèle économique guinéen : une ressource extraite du sous-sol, mais dont la valeur recherchée se mesurerait aussi dans les routes construites, les industries développées, les compétences formées et les emplois créés.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Kindia : Mariame Barry ouvre « MB Communication », une nouvelle agence dédiée à la communication et à l’événementiel https://planete7.info/kindia-mariame-barry-ouvre-mb-communication-une-nouvelle-agence-dediee-a-la-communication-et-a-levenementiel/ Sun, 20 Sep 2026 01:35:00 +0000 https://planete7.info/?p=64330 À Kindia, la jeune journaliste et étudiante Mariame Barry a officiellement lancé, ce samedi 19 septembre 2026, « MB Communication ». La cérémonie d’inauguration a réuni des autorités préfectorales et régionales, des responsables universitaires ainsi que plusieurs invités. L’agence ambitionne de faire de la communication, de l’événementiel et de la formation des leviers d’insertion et […]]]>

À Kindia, la jeune journaliste et étudiante Mariame Barry a officiellement lancé, ce samedi 19 septembre 2026, « MB Communication ». La cérémonie d’inauguration a réuni des autorités préfectorales et régionales, des responsables universitaires ainsi que plusieurs invités. L’agence ambitionne de faire de la communication, de l’événementiel et de la formation des leviers d’insertion et d’entrepreneuriat pour la jeunesse.

Une nouvelle initiative entrepreneuriale vient de voir le jour dans la cité des agrumes. Dénommée « MB Communication », cette agence a officiellement ouvert ses portes ce samedi 19 septembre à Kindia, avec l’ambition de proposer une gamme de services dans les domaines de la communication, de l’événementiel, de la formation et de la promotion des entreprises et organisations.

À l’origine de cette initiative, Mariame Barry, jeune journaliste et étudiante en Licence 3 de Lettres modernes à l’Université de Kindia. Passionnée de communication depuis plusieurs années, la promotrice entend transformer son expérience en une opportunité pour elle-même, mais également pour d’autres jeunes souhaitant se former et évoluer dans les métiers de la communication et de l’événementiel.

« Cette initiative est venue de l’idée d’une jeune fille passionnée de communication. Depuis mon enfance, j’aime beaucoup la communication. Je me suis dit que s’il y a moins de femmes journalistes ou communicantes à Kindia, pourquoi ne pas prendre la machine et aller de l’avant ? », explique Mariame Barry.

Au-delà de la création d’une entreprise, la promotrice présente MB Communication comme un espace de partage d’expérience et de formation destiné notamment aux jeunes.

Selon elle, les encouragements reçus de plusieurs jeunes filles et garçons ont contribué à renforcer sa volonté de concrétiser le projet.

« Quand je suis sur scène ou à la radio, beaucoup de jeunes filles m’appellent pour me dire qu’elles ont suivi mon journal ou mon émission et que je suis pour elles un modèle ou une référence. J’ai donc décidé de rapprocher ces jeunes filles et ces jeunes garçons pour les coacher et partager ma petite expérience avec eux », souligne-t-elle.

L’objectif affiché est ainsi de contribuer à renforcer les compétences des jeunes dans les métiers liés à la communication, tout en leur donnant davantage de possibilités d’expression et d’insertion professionnelle.

MB Communication entend intervenir dans plusieurs secteurs, notamment l’événementiel, la formation, la publicité et l’accompagnement des entreprises et organisations.

« Nous sommes dans l’événementiel. Nous faisons des formations pratiques et théoriques ici même à l’agence. Nous faisons la maîtrise de cérémonie, la présentation de concerts et d’événements, ainsi que la modélisation de grandes cérémonies. Nous faisons tout ce qui est lié à la scène », détaille Mariame Barry.

L’agence propose également d’accompagner les entreprises et les ONG dans leur stratégie de visibilité et de communication.

La cérémonie a également été marquée par la présence de responsables de l’Université de Kindia. Parmi eux, Mamadi Sanoh, chef du Département Lettres modernes, qui affirme avoir suivi le parcours de Mariame Barry depuis sa première année universitaire.

« Mariame Barry a pris le devant. Elle n’a pas commencé aujourd’hui. C’est une étudiante que j’ai connue depuis la première année d’université jusqu’en troisième année maintenant. Cette jeune fille avait cette ambition depuis longtemps et venait régulièrement à mon bureau pour me soumettre son projet. Nous lui avons donné des conseils et aujourd’hui, elle est passée à l’action », témoigne-t-il.

Pour l’enseignant, l’initiative de son étudiante constitue également un message à l’endroit de la jeunesse. Il estime que l’entrepreneuriat peut commencer avant même l’obtention d’un diplôme.

« Il ne faut pas attendre d’obtenir son diplôme pour chercher à entreprendre. Elle est encore en troisième année, mais elle a déjà pris les devants. C’est un sentiment de fierté et de réconfort pour moi de voir une de mes étudiantes donner ce ton. C’est ce que nous voulons pour notre jeunesse et pour la Guinée », ajoute-t-il.

Présent à l’inauguration, le préfet de Kindia, Colonel Abdourahamane Keïta, a salué l’initiative et appelé les jeunes, particulièrement les jeunes filles, à davantage s’investir dans la formation et l’entrepreneuriat.

« L’émancipation des jeunes filles est un outil phare. Les filles doivent se réveiller, elles ne doivent pas se mettre au second plan. Nous devons accompagner et encourager les jeunes étudiantes à foncer vers le progrès. Ce n’est pas impossible », a-t-il déclaré.

Le préfet a également invité les jeunes à privilégier l’apprentissage et la prise d’initiative, plutôt que d’attendre uniquement une opportunité d’emploi public.

« Il faut que la jeunesse se réveille. Si aujourd’hui on n’a rien appris, il faut tout faire pour apprendre quelque chose dans les prochains mois. Il faut se former, se rendre utile et chercher à entreprendre », a-t-il insisté.

Très émue par la mobilisation autour de l’ouverture de son agence, Mariame Barry a salué la présence et l’accompagnement des autorités.

« J’ai un sentiment de joie et d’émotion parce qu’aujourd’hui, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir presque toutes les autorités présentes à l’ouverture d’une entreprise. C’est une chance et cela montre qu’elles ont vu en moi une jeune dynamique, motivée, courageuse et engagée », confie-t-elle.

Avec cette ouverture officielle, MB Communication entend désormais s’imposer comme un espace de services, de formation et d’accompagnement destiné aux jeunes, aux entreprises, aux ONG et aux particuliers.

À travers cette initiative, Mariame Barry veut surtout faire de son expérience dans les médias et la communication un outil au service d’une nouvelle génération de jeunes professionnels à Kindia.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Guinée : Mamadi Doumbouya lance le premier recensement national des entreprises https://planete7.info/guinee-mamadi-doumbouya-lance-le-premier-recensement-national-des-entreprises/ Sat, 19 Sep 2026 21:20:43 +0000 https://planete7.info/?p=64306 Le premier Recensement Général des Entreprises (RGE1) est désormais officiellement institué en Guinée. Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a pris un décret en ce sens vendredi 18 septembre 2026, donnant le coup d’envoi à une vaste opération destinée à mieux connaître et mesurer le tissu économique national. Placée sous la tutelle du ministère […]]]>

Le premier Recensement Général des Entreprises (RGE1) est désormais officiellement institué en Guinée. Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a pris un décret en ce sens vendredi 18 septembre 2026, donnant le coup d’envoi à une vaste opération destinée à mieux connaître et mesurer le tissu économique national.

Placée sous la tutelle du ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, l’opération doit permettre de disposer d’une photographie actualisée des entreprises et autres unités économiques présentes sur le territoire guinéen.

À travers le RGE1, les autorités veulent notamment identifier, dénombrer et géolocaliser les unités économiques exerçant en Guinée, qu’elles relèvent du secteur formel ou informel.

Les données recueillies serviront à constituer un répertoire national des entreprises et à améliorer la connaissance de plusieurs indicateurs économiques, notamment l’emploi et l’activité des entreprises. Le recensement devra également permettre de recueillir le point de vue des dirigeants sur le climat des affaires et de contribuer à la mise à jour des comptes nationaux.

L’opération prendra ainsi en compte les entreprises exerçant dans différents secteurs d’activité et installées dans des locaux professionnels fixes. Certaines activités exercées à ciel ouvert, comme les garages, les vulcanisateurs, les carrières, les menuiseries ou encore les briqueteries, sont également concernées.

Les entreprises publiques à caractère marchand ainsi que certaines institutions sans but lucratif figurent aussi dans le champ du recensement.

Le RGE1 ne couvrira toutefois pas toutes les activités économiques. Les commerçants ambulants, certains prestataires de services et les unités informelles opérant dans l’agriculture ou le transport sont notamment exclus du dispositif.

Les ministères et leurs structures déconcentrées, les communes, certaines administrations publiques ainsi que les établissements publics fournissant des services non marchands ne sont également pas concernés.

Les unités économiques nouvellement créées mais n’ayant pas encore commencé leurs activités au moment de la collecte, ainsi que celles ne disposant pas d’un local professionnel fixe répondant aux critères définis, sont également exclues.

La mise en œuvre du RGE1 s’effectuera progressivement. Le processus prévoit d’abord une phase préparatoire consacrée notamment à l’élaboration des outils de collecte, à l’acquisition des équipements et à la préparation des questionnaires numériques.

Elle sera suivie par des actions de sensibilisation auprès des autorités locales et des responsables d’entreprises, puis par un recensement pilote. Viendra ensuite la phase de dénombrement général sur le terrain, avant le traitement et l’analyse des données recueillies.

La dernière étape sera consacrée à la publication et à la diffusion des résultats, d’abord préliminaires puis définitifs.

Pour piloter cette opération nationale, le décret institue un Conseil National du Recensement Général des Entreprises (CNRGE), présidé par le Premier ministre.

Le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement en assurera la première vice-présidence, tandis que le ministre de l’Industrie et du Commerce occupera la deuxième vice-présidence.

Sur le plan technique, l’opération sera conduite par le Bureau Technique du Recensement Général des Entreprises (BTR), sous la supervision du directeur général de l’Institut national de la statistique (INS).

Le financement du RGE1 reposera notamment sur les ressources de l’État, les financements extérieurs ainsi que les dons et legs. Ces ressources seront affectées à un compte dédié au sein de l’INS et soumises aux règles de la comptabilité publique.

Avec ce premier recensement consacré aux entreprises, les autorités guinéennes ambitionnent ainsi de renforcer la disponibilité des données économiques et de disposer d’une meilleure connaissance de la structure et de l’évolution du secteur productif national.

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