Chronique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 06 Oct 2025 14:51:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Chronique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Les Guinéens attendent du pain, pas des trophées financiers (Par Dr Faya Millimouno) https://planete7.info/les-guineens-attendent-du-pain-pas-des-trophees-financiers-par-dr-faya-millimouno/ Mon, 06 Oct 2025 14:51:35 +0000 https://planete7.info/?p=46906 Le 2 octobre 2025, la Guinée a célébré ses 67 ans d’indépendance. Fidèle à la tradition, le président de la Transition, Mamadi DOUMBOUYA, s’est adressé à la Nation. Cette année, son discours a mis en avant une nouvelle distinction : la note B+ attribuée à la Guinée par une agence de notation financière internationale. Présentée comme un […]]]>

Le 2 octobre 2025, la Guinée a célébré ses 67 ans d’indépendance. Fidèle à la tradition, le président de la Transition, Mamadi DOUMBOUYA, s’est adressé à la Nation. Cette année, son discours a mis en avant une nouvelle distinction : la note B+ attribuée à la Guinée par une agence de notation financière internationale. Présentée comme un « trophée », cette note a été saluée avec enthousiasme par les autorités, perçue comme le symbole d’une économie en bonne santé.

Mais au-delà de l’effet d’annonce, une question fondamentale se pose : cette note reflète-t-elle réellement le quotidien des Guinéens ? Est-elle un indicateur de progrès tangible ou simplement un signal destiné aux marchés financiers ?

  1. Une note financière n’est pas un trophée national

La note B+ ne mesure ni la pauvreté, ni la qualité des services publics, ni le bien-être des citoyens. Elle évalue la capacité d’un État à honorer ses dettes et à rassurer les investisseurs. C’est un indicateur de solvabilité, pas de développement humain.

Imaginez un commerçant félicité pour sa ponctualité à payer ses dettes aux fournisseurs, alors que ses clients se plaignent de la qualité de ses produits. Voilà ce que représente cette note : une reconnaissance externe de paiement de la dette, mais déconnectée des réalités internes.

  1. Une déconnexion flagrante avec la vie quotidienne

À Conakry, Kankan, Labé, Boké, Kindia ou N’Zérékoré, cette note n’a pas fait baisser le prix du riz, ni réduit les coupures d’électricité. Elle n’a pas ouvert de nouveaux centres de santé, ni créé d’emplois pour les milliers de jeunes diplômés en quête d’avenir.

Selon la Banque mondiale, 43 % des Guinéens vivent encore sous le seuil de pauvreté. Dans les zones rurales, certaines familles survivent avec moins de 2 dollars par jour. C’est cette réalité que vivent les Guinéens, bien loin des applaudissements officiels.

  1. Une évaluation selon des critères étrangers

Les agences de notation appliquent des critères strictement financiers : stabilité macroéconomique, discipline budgétaire, gestion de la dette. Elles ne tiennent même pas compte de la corruption, des détournements des deniers publics, de la qualité des écoles ou de l’accès à l’eau potable.

Un pays peut donc obtenir une bonne note tout en laissant sa population dans la précarité. Plusieurs États africains en sont la preuve : bien notés, mais secoués par des soulèvements populaires contre la vie chère.

  1. Les investisseurs ne viennent pas par solidarité

Les investisseurs étrangers ne sont pas des philanthropes. Ils cherchent la rentabilité, la sécurité juridique, la stabilité politique. Une note B+ peut attirer leur attention, mais elle ne suffit pas à masquer les failles structurelles : routes dégradées, justice dépendante de la volonté du Prince, infrastructures défaillantes.

Et lorsqu’ils investissent, c’est souvent pour exploiter les ressources naturelles, bénéficier d’exonérations fiscales ou accéder à une main-d’œuvre bon marché. Le secteur minier guinéen en est l’illustration : des milliards investis, mais une population toujours dans la pauvreté extrême.

  1. Le piège du triomphalisme

Le danger, c’est de confondre communication politique et réalité sociale. Brandir une note financière comme un trophée national, c’est détourner l’attention des véritables priorités : l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, a l’électricité etc.

C’est comme célébrer un match nul comme une victoire en Coupe du monde. Cela peut faire illusion un temps, mais la réalité finit toujours par rattraper le discours.

  1. Les vrais trophées du développement

Le vrai progrès se mesure ainsi :

  • Quand le prix du sac de riz devient stable et accessible ;
  • Quand les femmes accouchent dans des hôpitaux équipés, sans craindre pour leur vie ;
  • Quand chaque enfant apprend dans une salle de classe digne, avec des enseignants motivés ;
  • Quand les routes ne deviennent plus impraticables à la moindre pluie ;
  • Quand les jeunes trouvent un emploi chez eux, au lieu de risquer leur vie sur les routes de l’exil etc.

Voilà les trophées que les Guinéens attendent. Pas une note étrangère, mais des changements concrets dans leur quotidien.

  1. Une opportunité à transformer, pas à célébrer

La note B+ est un écran de fumée. Elle doit être un appel à la responsabilité : si la Guinée inspire confiance à l’extérieur, elle doit d’abord répondre aux attentes de l’intérieur.

Les ressources et opportunités qu’elle peut générer doivent être investies dans les secteurs vitaux. Car le développement ne se lit pas dans les rapports d’agences, mais dans les assiettes pleines, les écoles ouvertes, les hôpitaux fonctionnels.

La Guinée a 67 ans. Elle n’a plus le luxe de se contenter de symboles. Les Guinéens ont besoin d’actes, pas de médailles en papier. Le progrès ne viendra pas d’une note, mais d’une gouvernance responsable, d’un engagement sincère, et d’une politique centrée sur l’humain.

Dr Faya Lansana Millimouno

Président du Bloc Libéral

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

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Accès universel aux soins de santé en Guinée : le point de vue d’un spécialiste https://planete7.info/acces-universel-aux-soins-de-sante-en-guinee-le-point-de-vue-dun-specialiste/ Mon, 13 Jan 2025 13:56:44 +0000 https://planete7.info/?p=36922 L’accès aux soins de santé constitue une pierre angulaire de la protection sociale, dont l’objectif est de garantir à chaque individu, en cas de maladie, un accès aux soins de santé de base. Ce droit humain fondamental poursuit deux finalités majeures : prévenir l’appauvrissement lié aux dépenses de santé et contribuer à l’amélioration de la […]]]>

L’accès aux soins de santé constitue une pierre angulaire de la protection sociale, dont l’objectif est de garantir à chaque individu, en cas de maladie, un accès aux soins de santé de base. Ce droit humain fondamental poursuit deux finalités majeures : prévenir l’appauvrissement lié aux dépenses de santé et contribuer à l’amélioration de la santé publique. Ces aspirations s’inscrivent pleinement dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, qui visent à transformer les conditions de vie et à renforcer l’inclusion sociale.

Dans un monde où l’accès universel aux soins est une priorité pour de nombreux gouvernements, la République de Guinée ne peut rester en marge. La mise en place d’une Couverture Maladie Universelle (CMU) n’est pas seulement une question de politique publique ; c’est un impératif national pour le bien-être de la population et la réduction des inégalités en matière de santé.

Cependant, la question demeure : cette ambition est-elle réalisable en République de Guinée, et quels défis devons-nous surmonter pour y parvenir ?

En République de Guinée, les défis à relever pour la mise en œuvre de la CMU sont entre autres :

1.Le financement

Comme tout système de protection sociale, la question du financement est centrale. Il est impératif de mobiliser des ressources financières substantielles et durables, car la prévoyance sociale ne concerne pas seulement le présent, mais aussi et surtout l’avenir. Dans ce cadre, plusieurs pistes peuvent être explorées :

. L’instauration de taxes spécifiques d’assurance maladie sur les produits miniers, les substances nuisibles à la santé (tabac, alcool), la téléphonie ;

. La mise en place de mécanismes de cotisation adaptés pour les travailleurs, aussi bien du secteur formel que celui informel ;

. L’appui des partenaires techniques et financiers.

2.La gouvernance

Un système d’assurance maladie ne peut fonctionner efficacement sans une gestion transparente et exempte de corruption, car cela engage assez de ressources tant humaines que financières. Voilà pourquoi la création d’une caisse spéciale dédiée à l’assurance maladie, à l’image de certains pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire, le Togo, le Sénégal, le Mali… est une nécessité pour garantir une gouvernance rigoureuse et une redistribution équitable des ressources mobilisées pour la cause.

3.L’intégration du secteur informel

En République de Guinée, le secteur informel représente une part importante de la population active. Inclure ces travailleurs dans le système d’assurance maladie nécessite des mécanismes flexibles et innovants, adaptés à leurs capacités de contribution et tenant compte de leurs réalités économiques, comme cela se fait actuellement en République de Côte d’Ivoire avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM).

4.Le renforcement des infrastructures de santé

Une CMU ne sera efficace que si elle repose sur un système de santé performant. Cela implique :

  • Des hôpitaux bien équipés et modernisés ;
  • Un personnel de santé qualifié et disponible ;

L’amélioration des plateaux techniques des hôpitaux publics et la signature de conventions avec des cliniques modernes et pharmacies du secteur privé sont des étapes incontournables.

Malgré les nombreux défis liés à la mise en œuvre de la CMU, la volonté politique actuelle offre des raisons d’espérer. Son instauration ne constituerait pas seulement une avancée sociale, mais également une véritable révolution dans le rôle de l’État et des institutions en matière de protection des citoyens. Ce système contribuerait à réduire les inégalités sociales, améliorerait la santé publique et assurerait à chaque citoyen un avenir plus serein et plus digne.

En République de Guinée, cette priorité semble prise en compte, comme l’a souligné le Président de la République dans son discours de nouvel an, où il a placé la Couverture Sociale Universelle parmi les priorités majeures de son agenda.

Il est à rappeler qu’au regard des progrès significatifs réalisés en matière de protection sociale, droit humain fondamental, ces trois dernières années, nous avons toutes les raisons de croire que la création, dans un avenir proche, d’une institution dédiée à la CMU est à portée de main. Une telle institution marquerait un tournant décisif pour améliorer les conditions de vie de la population et instaurer une justice sociale durable.

Une Guinée où l’accès aux soins de santé pour tous devient une réalité, quels que soient les moyens de chaque citoyen, fera de nous une nation plus forte, unie et solidaire. Cette Guinée, je la rêve !

Bhoye Goumba, spécialiste en sécurité sociale

Bhoyegoumba@gmail.com

Source : www.securitesociale.info

 

 

 

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Comprendre les causes de l’ennui professionnel et ses conséquences ! https://planete7.info/comprendre-les-causes-de-lennui-professionnel-et-ses-consequences/ Sat, 30 Nov 2024 13:55:34 +0000 https://planete7.info/?p=35323 Dans le monde professionnel d’aujourd’hui, le désengagement des salariés est devenu un sujet de préoccupation majeur pour les entreprises. Comprendre les causes de l’ennui professionnel et ses conséquences est essentiel pour inverser cette tendance et créer un environnement de travail plus dynamique et motivant. L’ennui au travail, souvent perçu comme un simple manque d’intérêt, est […]]]>

Dans le monde professionnel d’aujourd’hui, le désengagement des salariés est devenu un sujet de préoccupation majeur pour les entreprises. Comprendre les causes de l’ennui professionnel et ses conséquences est essentiel pour inverser cette tendance et créer un environnement de travail plus dynamique et motivant. L’ennui au travail, souvent perçu comme un simple manque d’intérêt, est en réalité un phénomène complexe qui peut découler de divers facteurs. Parmi ceux-ci, la perte de sens est souvent citée comme une cause principale. Lorsque les employés ne voient pas comment leur travail contribue à un objectif plus large ou ne se sentent pas alignés avec les valeurs de l’entreprise, ils peuvent rapidement perdre leur motivation. Cette déconnexion peut entraîner un sentiment d’inutilité, où les tâches quotidiennes semblent dénuées de signification.

En parallèle, le stress est un autre facteur déterminant du désengagement. Dans un environnement où la pression pour atteindre des résultats est constante, les employés peuvent se sentir submergés. Le stress chronique peut non seulement affecter la santé mentale et physique des individus, mais aussi leur capacité à se concentrer et à être productifs. Lorsqu’il n’est pas géré correctement, le stress peut conduire à un épuisement professionnel, où l’ennui devient une échappatoire à la surcharge émotionnelle. De plus, l’ennui peut également être le résultat d’un manque de défis. Les employés qui ne sont pas suffisamment stimulés par leur travail peuvent rapidement perdre leur enthousiasme. Un emploi qui ne propose pas d’opportunités de développement ou d’apprentissage peut sembler stagnant, poussant les employés à se désengager.

Les conséquences de l’ennui professionnel sont multiples et peuvent avoir un impact significatif sur l’organisation. Un salarié désengagé est souvent moins productif, ce qui peut affecter la performance globale de l’équipe. De plus, le désengagement peut entraîner une augmentation du taux de rotation du personnel, car les employés cherchent des opportunités plus épanouissantes ailleurs. Cela peut également nuire à la culture d’entreprise, car un environnement où l’ennui prédomine peut devenir toxique, affectant le moral et la motivation des autres membres de l’équipe. Cependant, il est possible de transformer ces défis en opportunités. Pour ce faire, les entreprises doivent adopter une approche proactive pour comprendre et répondre aux besoins de leurs employés. Cela peut inclure la mise en place de programmes de développement professionnel, la création de voies claires pour la progression de carrière et l’encouragement d’une communication ouverte et honnête.

En outre, il est crucial de cultiver un environnement de travail où les employés se sentent valorisés et compris. Cela peut passer par la reconnaissance des contributions individuelles, l’encouragement à l’innovation et la création d’un espace où les idées peuvent être partagées librement. En favorisant un sentiment d’appartenance et en alignant les objectifs individuels avec ceux de l’entreprise, les organisations peuvent redonner du sens au travail de leurs employés. En fin de compte, comprendre les causes de l’ennui professionnel et ses conséquences est la première étape pour créer un lieu de travail inspirant et engageant. En investissant dans le bien-être et le développement de leurs employés, les entreprises peuvent non seulement réduire le désengagement, mais aussi libérer le potentiel de leurs équipes, conduisant à une performance accrue et à un succès durable.

 

SAIDOU DIALLO 

Expert en MRH – CP

 

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La mobilité des fonctionnaires, comme un levier de lutte contre la corruption dans la gestion des affaires publiques https://planete7.info/la-mobilite-des-fonctionnaires-comme-un-levier-de-lutte-contre-la-corruption-dans-la-gestion-des-affaires-publiques/ Sun, 06 Oct 2024 14:41:55 +0000 https://planete7.info/?p=33546 D’après Moustapha : Depuis longtemps la corruption est aux lèvres de plusieurs observateurs comme un problème structurel en Guinée. En pleine réforme administrative présente, l’adaptation de la mobilité des fonctionnaires est un angle pertinent qu’il faut signaler, car elle est un levier de lutte contre la corruption dans les services publics. La problématique liée à […]]]>

D’après Moustapha :

Depuis longtemps la corruption est aux lèvres de plusieurs observateurs comme un problème structurel en Guinée. En pleine réforme administrative présente, l’adaptation de la mobilité des fonctionnaires est un angle pertinent qu’il faut signaler, car elle est un levier de lutte contre la corruption dans les services publics.

La problématique liée à cette mobilité est de comprendre ; comment cette pratique réduira-t-elle la corruption ? Quelles sont les enjeux de l’immobilité d’un agent de service public ?

Les réponses à ces questions seront des perspectives d’éradication de la corruption et du détournement des deniers publics, à condition que toutes les conditions de la mobilité d’un agent de service public sont acquises comme un défi à relever.

En effet, en Guinée, comme dans plusieurs pays africains, la corruption dans la gestion des affaires publiques est souvent perçue comme un phénomène difficile à maîtriser. Pourtant ce phénomène est lié à des relations dans une gestion leadership de long terme entre fonctionnaires et acteurs économiques locaux. Cette situation est illustrée dans plusieurs rapports de Transparency International, qui montrent comment des fonctionnaires restés trop longtemps dans un poste finissent par tisser des réseaux de connivence.

Et la convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), à laquelle la Guinée est partie, encourage les États à adopter des mesures pour prévenir la corruption, y compris des rotations ou mutations des personnels de secteurs sensibles (art. 7). Ce qui renvoie cette présente l’idée d’introduit la mobilité régulière des agents de service public, comme un principe qui est en effet utilisé dans plusieurs pays pour maîtriser la corruption en milieu public. C’est pour ces effets pratique ’il est important d’expliquer pourquoi cette perspective vise à réduire les opportunités de corruption.

En se référant au cas de Singapour, un des pays ayant les niveaux de corruption les plus bas au monde, la mobilité des fonctionnaires, combinée à des salaires compétitifs et une stricte application des lois, a permis de réduire la corruption dans la fonction publique.

En adaptant cette vision en Guinée, cela pourrait limiter l’accumulation de pouvoir à des postes-clés. Même la Loi L/2017/045/AN portant statut général des fonctionnaires en Guinée, prévoyait la mutation des fonctionnaires mais sans l’encourager de façon systématique dans les secteurs sensibles, ce qui devait être une piste de réforme.

Cependant, l’immobilité d’un agent cadre ou subalterne met l’accent sur le lien direct entre la corruption et les réseaux locaux que les fonctionnaires forment lorsqu’ils restent trop longtemps dans une même localité ou un même poste. C’est cette raison que la mobilité permettra de dissoudre ces réseaux avant qu’ils ne deviennent trop puissants.

Le cas des dossiers liés à des détournements des fonds publics ou la gestion des ressources naturelles en Guinée, montre que les cadres en place pendant plusieurs périodes entretiennent souvent des relations avec les entreprises locales, facilitant ainsi le favoritisme et la corruption.

En se référant des cadres qui ont des actions dans des sociétés minières au cours de leur fonction, et dérives d’arrivage des autorités qui en évaluant leurs biens avant-pendant-après leur fonction sont équitablement l’illégaux. Ceux qui ont été suspectés ont fait preuves de documents de la Cour de la Répression des Crimes économiques (CRIEF) en Guinée. D’ailleurs la politique de lutte contre la corruption mise en place par le Pr Alpha Condé était beaucoup accentuée sur la mobilité de ses agents, bien que ce n’était pas beaucoup régulière.

En plus, La Loi sur la Cour des comptes en Guinée (Ordonnance N° 019/PRG/SGG/88) permet de juger les comptables publics impliqués dans des malversations, comme les Directeur Administratif et financier (DAF), les responsables des établissements publics et mixtes, les directeurs des régies financières.  Cependant, les changements de personnel régulier dans ces postes-clés seraient une mesure préventive pour réduire les abus.

Ce qu’il faut comprendre mieux est qu’une telle mobilité met en avant plusieurs avantages, notamment la transparence, le renouvellement des compétences et l’amélioration générale de la gestion publique. Cette approche pourrait vraiment transformer l’administration guinéenne.

À l’image des réformes de l’administration publique au Rwanda, la mobilité des fonctionnaires a permis de limiter la création de réseaux de corruption locaux. Les mutations régulières ont joué un rôle clé dans la modernisation de l’administration rwandaise, contribuant ainsi à une plus grande transparence.

En plus, l’observation du code des collectivités locales guinéenne (L/2019/0046/AN) l’on remarque un encouragement efficace dans la gestion des administrations locales. Mais la mobilité des fonctionnaires, en particulier dans les secteurs décentralisés, pourrait renforcer cette loi en améliorant la supervision des projets locaux et en évitant les dérives.

En réalité les difficultés que pose la mise en œuvre d’une telle politique, est la résistance des fonctionnaires (la prise en charge effective), les coûts élevés de logistique (le transport vers la ville d’habitation originaire) et la possible perte de stabilité dans l’administration.

En France, les mutations sont souvent perçues négativement par les fonctionnaires en raison des difficultés liées à l’adaptation à de nouvelles régions. Par contre, en Guinée, un projet de mutation pourrait rencontrer une résistance similaire, surtout si les conditions de travail ne sont pas améliorées.

Les mutations sont déjà dans le statut général des fonctionnaires en Guinée, mais elles sont souvent limitées dans la pratique, faute d’existence des critères stricts. Comme l’adaptions des dispositions sur le soutien logistique et social (ex : logement, primes) pour les agents concernés.

Les solutions qu’il faut pour garantir l’efficacité de cette mobilité, est l’adoption d’un cadre légal renforçant une volonté politique claire et un contrôle régulier.

Au Ghana, des mutations sont régulièrement effectuées pour les agents de la justice et de la police, deux secteurs dans ce pays où la corruption était particulièrement présente. Les autorités ghanéennes ont mis en place des formations spécifiques pour accompagner ces mutations et éviter toute perturbation du service. Et le système le plus référentiel est celui de la mobilité des fonctionnaires au Burkina Faso, une composante essentielle de la gestion des ressources humaines dans l’administration publique, visant à garantir une meilleure répartition des compétences, à éviter la sédentarisation des agents dans une même localité, et à limiter les risques de favoritisme ou de corruption. Elle repose sur un ensemble de dispositions légales et de pratiques administratives conçues pour assurer l’efficacité et l’intégrité des services publics.

Toutes les Constitution guinéenne garantissent l’égalité devant la loi et l’obligation de transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est renforcement de ces dispositions, qu’ils faut adopter une loi spécifique sur la mobilité des fonctionnaires dans les secteurs sensibles (douanes, impôt, éducation, santé, justice ect.).

Pour comprendre mieux cette mobilité, il faut nécessairement une volonté politique forte et un soutien populaire, juste et pragmatique ; comme la mienne. En plus de la mobilité des agents de service public, est que cette réforme administrative doit être accompagnée par des mécanismes de contrôle renforcés et d’une meilleure transparence pour garantir l’éradication durable de la corruption.

 

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Moustapha Traoré, Secrétaire chargé des affaires juridiques et des Droits humains de la Ligue des Démocrates Réformistes de Guinée (LDRG ).

Téléphone : (+224) 620 728 728 / 664 713 857

Email : tmoustaphatr@gmail.com  / traorebymouz@gmail.com

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Simandou des Guinéen(es) : simple minerai ou signe précurseur d’un avenir reluisant ? https://planete7.info/simandou-des-guineenes-simple-minerai-ou-signe-precurseur-dun-avenir-reluisant/ https://planete7.info/simandou-des-guineenes-simple-minerai-ou-signe-precurseur-dun-avenir-reluisant/#respond Mon, 26 Aug 2024 19:48:05 +0000 https://planete7.info/?p=32103 Aujourd’hui, les regards des mastodontes du secteur de l’acier sont tournés vers la Guinée, et la population guinéenne a également les yeux et l’esprit orienté vers le projet Simandou. L’espoir est grand, immense ! Les uns espèrent avoir de l’emploi, les autres veulent bientôt profiter des opportunités d’affaires pour grandir… Quelles politiques publiques pour une […]]]>

Aujourd’hui, les regards des mastodontes du secteur de l’acier sont tournés vers la Guinée, et la population guinéenne a également les yeux et l’esprit orienté vers le projet Simandou. L’espoir est grand, immense ! Les uns espèrent avoir de l’emploi, les autres veulent bientôt profiter des opportunités d’affaires pour grandir… Quelles politiques publiques pour une gestion efficiente en vue d’une rétribution équitable et juste des retombées du SIMANDOU ?

Ce gigantesque projet devrait contribuer à transformer structurellement l’économie du pays voire la faire passer dans la catégorie des économies émergentes. Les projections sur les retombées du projet font état d’un afflux additionnel sur le PIB de l’ordre de USD 8 à 9 milliards par an sur la période 2027-2040. De même, près de USD 2 Milliards de recettes publiques additionnelles pourraient être générées directement par le projet chaque année, sur la période 2024-2030. Cette contribution passera à près de USD 3,5 Milliards, en moyenne chaque année sur la période 2031-2040.

Quelles Politiques de redistributions des retombées minières ?

Avec toutes ces projections optimistes liées aux retombées du Simandou, les autorités devraient mettre en place des politiques qui permettront d’améliorer substantiellement le bien-être de l’ensemble des Guinéens tout en pensant aux générations futures.

Ce projet devrait permettre l’éclosion d’une classe moyenne d’au moins 80% de la population (revenu mensuel compris entre gnf 10 millions et gnf 30 millions). D’une part, elle constitue un moteur de croissance économique en ce sens qu’elle a un pouvoir d’achat élevé et contribue à la demande de biens et services. D’autre part, l’essor d’une classe moyenne peut constituer une source de stabilité sociale.

Pour y parvenir, nous formulons les recommandations suivantes :

Prioriser la diversification de l’Economie

La structure actuelle de l’économie est telle qu’elle dépend du secteur extractif, avec plus de 90% du volume de ses exportations. Cette situation suggère une vulnérabilité et une fragilité vis-à-vis des chocs extérieurs. L’État Guinéen devrait travailler à mettre en place des politiques visant à transformer structurellement notre économie. Cela procèdera du drainage d’une partie des retombées additionnelles du Simandou vers des secteurs porteurs comme l’agriculture. Cette politique aura le mérite de générer une croissance plus inclusive.

Miser sur l’accumulation du capital humain

Comme le soutiennent certains chercheurs, l’aptitude d’un pays doté en ressources naturelles à créer de la croissance économique dépend du niveau de qualification de sa main d’œuvre (Torvik,2001, Deaton,1999). L’Etat guinéen doit faire de la formation une priorité.

Cela passera par la mise en place d’un système éducatif adapté : programmes adaptés aux besoins du marché et des infrastructures éducatives dignes de noms. Le pays a plus que jamais besoin d’ingénieurs dans tous domaines : mines, BTP, Statistiques, Agronomies, Santé etc.

Mettre en un fonds d’investissement stratégique

A l’image de beaucoup d’autres pays comme le Maroc (ITHMAR), le Sénégal (FONSIS) et le Gabon (FGIS), d’instituer un Fonds d’Investissement Stratégique qui pourra être abondé pour une partie des retombées de l’exploitation minière. Une telle entité aura pour mission d’accompagner l’Etat dans ses projets structurants. Il aura l’avantage de fédérer les investisseurs nationaux et étrangers autour de projets stratégiques et portant de l’Etat (Agrobusiness, Infrastructures et Transport, secteurs sociaux etc)

Mettre en place un fonds Intergénérationnel

Face à l’afflux des revenus colossaux, malins seront les autorités qui verront loin dans la gestion de ces fonds. A l’instar des pays comme la Norvège, les Emirats Arabes Unis ou encore le Canada et le Chili, la Guinée devrait mettre épargner une partie de ses rentes minières dans un fonds intergénérationnel. Un tel choix protège l’Etat contre l’instabilité des cours mondiaux des matières premières. De même cette épargne permettra de répondre aux besoins sociaux des futures générations.

Renforcer le suivi de la règlementation dans le secteur minier

Compte tenu de l’importance et des enjeux du projet Simandou, le rôle des institutions publiques est crucial dans le suivi de l’impact des activités minières tant dans la définition de règles et dans la redistribution des rentes minières.

Des institutions adaptées doivent être mises en place en vue d’assurer une gestion transparente, soutenable et sans corruption dans le secteur minier. Cela passera également par la vulgarisation et le suivi de l’application strict de la loi sur le contenu local.

L’exemple du Botswana en matière de gestion des ressources naturelles….

Le Botswana constitue un exemple de réussite en matière d’exploitation et de redistribution des retombées minières en Afrique. En effet, malgré l’éviction du secteur agricole au profit de la rente minière, l’économie Botswanaise a pu se passer des travers des ressources naturelles grâce à un ensemble de facteurs. Le succès de ce pays repose tout d’abord sur la transparence dans le secteur minier et l’ancrage d’un système politique et des institutions fortes (J. Clark Leith, 2005). Ce pays a su mettre en place un mécanisme permettant de réorienter les gains du secteur minier vers les infrastructures, l’éducation, la santé etc. A titre illustratif, le pays consacre environ 10% de son PIB à l’éducation (contre moins de 3% du PIB en Guinée) et 80% de sa population sont capables de s’offrir aujourd’hui des soins de proximité (Oumnia Boutaleb, 2022)

 

 

Auteur : Gaston BEAVOGUI, consultant, Ingénieur Statisticien Economiste

Gaston20beavogui@gmail.com +224 625 07 94 14

 

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CAPITAL HUMAIN SOURCE DE LA PERFORMANCE D’UN PAYS ! https://planete7.info/capital-humain-source-de-la-performance-dun-pays/ https://planete7.info/capital-humain-source-de-la-performance-dun-pays/#respond Tue, 13 Aug 2024 18:20:49 +0000 https://planete7.info/?p=31644 C’est pourquoi l’investissement en capital humain est aujourd’hui l’un des grands thèmes de la politique publique dans les pays développés et sous développés. Il semble pouvoir apporter des solutions à plusieurs problèmes auxquels les décideurs politiques ont été confrontés au cours des dernières décennies, à savoir le ralentissement de la croissance économique dans la plupart […]]]>

C’est pourquoi l’investissement en capital humain est aujourd’hui l’un des grands thèmes de la politique publique dans les pays développés et sous développés. Il semble pouvoir apporter des solutions à plusieurs problèmes auxquels les décideurs politiques ont été confrontés au cours des dernières décennies, à savoir le ralentissement de la croissance économique dans la plupart des pays.

➡ C’est quoi le capital humain ? C’est un Ensemble des capacités productives qu’un individu acquiert par accumulation de connaissances générales ou spécifiques, de savoir-faire etc.. Alors Le capital humain peut de ce point de vue être analysé comme un actif, un patrimoine, un stock susceptible de procurer un revenu à un pays, une organisation etc… C’est ainsi je me dis sans gêne que la théorie du capital humain fait donc de la formation un investissement qui, comme tout investissement, est générateur d’ externalités.

Cela correspond à l’ensemble des connaissances, compétences et conditions de santé que les individus accumulent tout au long de leur vie et qui leur permet de réaliser pleinement leur potentiel en devenant des membres productifs de la société.

Le développement du capital humain joue un rôle déterminant pour mettre fin à l’extrême pauvreté et renforcer l’inclusion sociale. Pour cela, il faut investir dans la nutrition, les services de santé, une éducation de qualité, l’acquisition de compétences et l’accès aux emplois.

♨ Pour les pays qui n’investissent pas suffisamment dans leur capital humain, le prix de l’inaction est de plus en plus lourd. Sans capital humain, une nation ne peut pas maintenir une croissance économique durable, préparer sa main-d’œuvre aux emplois plus qualifiés de demain ni soutenir la concurrence dans l’économie mondialisée.

Pour l’éviter, il s’agit de faire en sorte que les dirigeants nationaux acquièrent la marge de manœuvre politique nécessaire pour prioriser des investissements humains transformateurs. L’objectif est d’obtenir des progrès rapides, pour permettre aux jeunes d’arriver à l’école pour suivre des cours selon les besoins du pays, d’acquérir une instruction digne de ce nom, et d’espérer ainsi, à l’âge adulte, arriver sur le marché du travail en bonne santé et en possédant les qualités requises pour mener une vie productive.

👉 Sachant que chaque ressource a un capital propre, qui lui vient de ses dons personnels, innés et de sa formation. Son stock de capital immatériel peut s’accumuler ou s’user. Il augmente quand il investit, ce qui détermine les différences de productivité, et, par hypothèse, de revenu.

Investir sur le capital humain de son pays c’est préparer des hommes d’un monde accompli, d’un esprit cultivé, exempt de pédantisme, agréables et distingués tant dans leur aspect physique que dans ses manières, idéal d’une époque de grandeur, doués d’intelligence, mais aussi de courage et de générosité car le développement d’un capital humain cultive l’honnêteté, le courage, la sincérité et le vouloir de s’accomplir, ne pas faire étalage nocturne de son savoir et se conformer aux bienséances de la société.

Pour ce faire les AXES à prioriser :

– Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie,

– Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emplois productif et un travail décent pour tous,

– Mettre en place une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation,

La majorité de la population des pays industrialisés a un niveau de vie élevé. Les biens et les services, comme les écoles et les hôpitaux, y sont facilement accessibles. Dans les pays industrialisés, la population a généralement plus facilement accès à des mesures sociales qui sont financées par l’État, notamment en santé et en éducation.

Aujourd’hui dans nos pays, on a juste besoin d’une utilisation des pratiques du capital humain qui peut contribuer à créer une culture organisationnelle forte qui favorise le développement des cadres et leur engagement à l’égard des objectifs du Pays. Contribuer davantage de contrôle sur leur façon de grandir et faire grandir .

👉 Les avantages de la gestion du capital humain.

La gestion du capital humain se concentre sur la valeur ajoutée des collaborateurs afin qu’ils puissent fournir les meilleurs résultats. C’est pourquoi il est nécessaire de fournir un processus d’optimisation des performances et de l’efficacité trimestrielle aux collaborateurs de chaque département, en proposant une stratégie globale pour guider l’attraction des talents, le recrutement, l’intégration et la formation, l’administration des avantages sociaux et le reporting.

Le plus grand avantage de la gestion du capital humain est qu’elle permet aux organisations de tirer le meilleur parti de leurs employés. Ça simplifie les tâches liées aux ressources humaines et offre plusieurs autres avantages, notamment l’adéquation entre le bon employé et le bon poste, l’augmentation de la productivité du personnel, la réduction des coûts et l’augmentation du retour sur investissement, ainsi que la stimulation du développement des employés.

👉 Comment la technologie de gestion du capital humain peut-elle aider ?

– Ça de permet de prendre des décisions fondées sur une base de données,
– Ça permet d’augmenter la rentabilité de chaque secteur,
– Ça permet d’améliorer la conformité à la réglementation,
– Améliorer leurs compétences au moyen d’une formation et d’une éducation continues,
– Embaucher des personnes talentueuses pour les postes ouverts,
– Faites un suivi régulier de leur rendement.

L’ensemble de tous ces items, permet de valoriser le capital humain qui, est la valeur économique de l’expérience et des compétences d’un travailleur, y compris la scolarité, la formation, l’intelligence, la santé et les autres éléments auxquels les institutions et organisations peuvent accorder de l’importance, comme la ponctualité.

Alors les objectifs du capital humain consistent à permettre une croissance stratégique, à habiliter les collaborateurs et à relier le personnel et les flux de travaux de manière à soutenir les opérations quotidiennes.

En somme, le principal actif d’un pays est composé des femmes et des hommes qui œuvrent pour sa réussite, cette expertise individuelle et collective génère une véritable valeur mesurable à travers des indicateurs de productivité , d’engagement, de coût et plus généralement de performance globale.

Par SAIDOU DIALLO Expert en Management des Ressources Humaines – Consultant Projets .

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L’importance des médias et du débat dans la construction et la consolidation de la démocratie https://planete7.info/limportance-des-medias-et-du-debat-dans-la-construction-et-la-consolidation-de-la-democratie/ https://planete7.info/limportance-des-medias-et-du-debat-dans-la-construction-et-la-consolidation-de-la-democratie/#respond Mon, 22 Jul 2024 16:47:54 +0000 https://planete7.info/?p=30946 Il a fallu le débat Biden-Trump du 27/06 sur la chaîne CNN pour suffisamment révéler à l’opinion publique américaine l’inaptitude du Président en exercice de briguer un second mandat. En effet, le doute ainsi suscité par la mauvaise qualité de la prestation du vétéran politique Joe Biden, a amené ses soutiens même les plus fanatiques […]]]>

Il a fallu le débat Biden-Trump du 27/06 sur la chaîne CNN pour suffisamment révéler à l’opinion publique américaine l’inaptitude du Président en exercice de briguer un second mandat.

En effet, le doute ainsi suscité par la mauvaise qualité de la prestation du vétéran politique Joe Biden, a amené ses soutiens même les plus fanatiques à prendre position contre sa candidature. Et cela non pas contre sa personne, mais pour l’intérêt du parti Démocrate et surtout du pays.

Et pourtant le débat politique entre candidats à l’élection présidentielle américaine n’est pas une obligation légale, mais morale; c’est-à-dire une pratique démocratique devenue culturelle à laquelle les dirigeants se conforment pour non seulement le respect des électeurs, mais aussi pour le besoin de transparence et d’efficacité.

Les citoyens au nom et pour lesquels on gouverne ont le droit de tout savoir sur les gouvernants et aspirants au pouvoir. Sous aucun prétexte il ne doit y avoir une entrave ou restriction à cela. Raison de plus pour protéger à tout prix l’exercice des libertés fondamentales particulièrement celle de la presse et de l’opinion des citoyens.

Une société du progrès est celle où tous les citoyens sont importants et aucun n’est indispensable !

Félicitations au Président Joseph Biden Jr. pour l’ensemble des accomplissements de sa carrière, et au peuple américain pour l’exemplarité dans les épreuves difficiles !

Aliou BAH
MoDeL

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Simandou : virage ou mirage économique ? https://planete7.info/simandou-virage-ou-mirage-economique/ https://planete7.info/simandou-virage-ou-mirage-economique/#respond Fri, 12 Jul 2024 11:24:26 +0000 https://planete7.info/?p=30677 Pour ne pas rater le rendez-vous du grand projet minier de Simandou, la Guinée doit se doter d’un tissu de PME efficient, d’un cadre financier solide et d’une gouvernance orientée vers la préservation de l’environnement et les populations. Senguélen en Guinée, a été le théâtre de scènes de pillages d’installations d’un projet minier. En cause […]]]>

Pour ne pas rater le rendez-vous du grand projet minier de Simandou, la Guinée doit se doter d’un tissu de PME efficient, d’un cadre financier solide et d’une gouvernance orientée vers la préservation de l’environnement et les populations.

Senguélen en Guinée, a été le théâtre de scènes de pillages d’installations d’un projet minier. En cause le décès tragique d’un jeune attribué à un homme en uniforme, le 6 mai. Selon certains observateurs, ces incidents seraient révélateurs d’« une bombe à retardement » pour des citoyens qui peinent à sentir dans leur quotidien l’impact d’activités minières croissantes. Du déjà-vu, du déjà dit, mais toujours d’actualité.

L’industrie extractive est le socle de notre économie. Depuis 2015, un boom d’investissements soutenu par des réformes structurelles permet d’intensifier l’exportation de nos minerais. Ainsi, entre 2015 et 2023, la production et l’exportation de bauxite ont plus que quintuplé, atteignant respectivement 123 millions et 127 millions de tonnes.

Sur la période de 2024 à 2030, l’État attend près de 2 milliards $ de recettes publiques additionnelles, ainsi qu’un doublement du PIB dès la première année d’exploitation de la mine.

Pourtant, nos mines peinent à être un levier de transformation structurelle de notre économie et à améliorer le cadre de vie de millions de nos concitoyens. Ce constat tranche avec la fébrilité actuelle autour du projet Simandou, qui ouvre la voie à l’exploitation du plus grand gisement de fer inexploité au monde.

D’une qualité exceptionnelle, ce gisement viendrait bousculer les acteurs mondiaux actuels et placer la Guinée dans une position stratégique. Simandou, ce sont aussi des chiffres enivrants. Les investissements en infrastructures se chiffrent à près de 20 milliards de dollars avec des milliers d’emplois sur la chaine de valeur, la facilitation du transport et les activités connexes le long du corridor. Toutefois, faire état de ces chiffres est une chose, construire une réalité tangible pour nos populations en est une autre. C’est tout l’enjeu d’un projet entamé qui doit s’appuyer sur les éléments suivants.

L’adoption de la loi sur le contenu local par le Conseil national de Transition est une avancée pour encadrer la participation des PME nationales. Cette législation impose de privilégier entre autres le recrutement et la formation de main-d’œuvre guinéenne, l’approvisionnement en biens et services auprès de fournisseurs locaux et le transfert de technologie. Or, dans le cadre de Simandou, disposons-nous, en Guinée, de PME dont la capacité financière et technique répondra aux besoins qui seront exprimés ? Le tissu de PME permet-il de répondre rapidement aux sollicitations qui sont déjà adressées au marché, avec les standards de qualité requis ? Nous sommes en retard mais il est encore possible de remédier à la situation.

Un savant équilibre

D’abord, le diable sera dans le détail des textes d’applications qui devront inclure un système de suivi-évaluation robuste. On ne part pas de zéro. L’expérience du Fonds de développement économique et local (FODEL) lancé en 2020 pourrait aider. Sa première année de mise en œuvre, que nous avons évaluée en 2021, a révélé des constats intéressants qui peuvent inspirer.

Ensuite, concernant les entreprises locales et la chaîne de valeur, le Bureau de sous-traitance et de Partenariats (BSTP), dont les méthodes sont éprouvées, jouera un rôle clé. Pour accélérer les retombées pour les PME, une approche stratégique est nécessaire, ce qui implique des choix basés sur une analyse critique de celles présentes, en fonction des secteurs, de leur capacité de production et de leur assise financière. Le transfert de technologie doit aussi jouer à plein. Il faudra être agile et opportuniste en ayant la capacité d’opérer sur plusieurs fronts à la fois.

L’accès au financement pour ces PME est un autre goulot d’étranglement. Nous voyons, comme au Nigeria sous l’ère du président Obasanjo, un rôle crucial pour la Banque centrale dans la promotion de champions nationaux et la création d’emplois. Il faudra, là aussi, tester et faire preuve d’audace. À cet égard, Simandou pourrait être l’accélérateur de la mise en place d’un cadre institutionnel propice au développement des fonds d’investissement (capital-risque et investissement) dans notre pays. Cela permettrait de diversifier les sources de financements pour permettre aux PME locales de participer pleinement à ce projet.

 

 

L’autre volet important est celui des actions communautaires ciblant les populations locales. Ces actions comprennent les infrastructures socio-économiques et les activités génératrices de revenus portés par les groupements d’entrepreneurs. Là encore, l’expérience du FODEL nous apprend que l’accès aux marchés publics locaux et la réalisation d’infrastructures socio-économiques doivent prendre en compte les besoins des femmes et des jeunes.

La protection de l’environnement

De même, sans lever les contraintes générales qui persistent au niveau local (électricité, routes, eau, climat des affaires, etc.), la croissance d’activités génératrices de revenu restera fortement limitée. À cet égard, les revenus de Simandou pourraient aider à structurer des financements innovants pour ces infrastructures, en privilégiant l’intercommunalité. Cela favoriserait l’intégration entre différentes communes tout en densifiant le maillage économique local.

Enfin, le choix des projets communautaires portés par les groupements doit allier le contenu local et les plans de développement locaux (PDL) des localités concernées. Dans ce contexte, les projets agricoles, employant déjà une grande partie de nos populations, devraient être privilégiés, en étant axé sur la protection de notre environnement.

À l’heure où la décarbonation de l’acier pousse ses fabricants à se tourner vers des technologies qui requièrent un minerai exceptionnel, Simandou apparaît comme un élément stratégique de poids. Il pourrait donc être critique dans le contexte plus global du changement climatique. Pour autant, il doit répondre aux inquiétudes sur le plan national. L’industrie extractive est polluante.

Simandou sera un test décisif pour l’environnement, la gestion responsable des ressources naturelles, l’eau, la conservation de la biodiversité et la réhabilitation progressive des terres. Le site peut aussi être une opportunité d’emplois en tant que filière innovante pour notre pays. Imposer des normes, veiller à leur respect par tous les contractants et sous-traitants et anticiper, sera essentiel. Dans d’autres zones minières, la dégradation de l’environnement présage de problèmes de santé publique aggravés par ceux de nutrition due aux conséquences néfastes sur l’agriculture. L’action des pouvoirs publics, à travers le budget, doit aider à gérer ces externalités négatives.

Gestion des revenus et transparence

Sur la période de 2024 à 2030, l’État attend près de 2 milliards $ de recettes publiques additionnelles, ainsi qu’un doublement du PIB dès la première année d’exploitation de la mine. Toutefois, l’enjeu véritable reste celui de la transformation de nos matières premières. En l’absence de clarté sur le contenu de la convention, difficile de s’assurer d’un début de transformation du minerai extrait au moins à moyen terme, surtout dans un contexte énergétique dégradé et incertain.

Évolution du PIB, des recettes avec Simandou et sans Simandou

Source : Perspectives économiques Guinée, FMI.
Source : Perspectives économiques Guinée, FMI.

 

Ces revenus budgétaires estimés à l’issue du projet devront renforcer les finances publiques et permettre des investissements dans des secteurs tels que la santé, l’éducation et les infrastructures. Il serait également judicieux de suivre une gestion économique contra-cyclique, de constituer des réserves et constituer un fonds souverain.

Dans ce domaine comme dans celui de la mise en œuvre de Simandou, la transparence, le partage d’informations avec toutes les parties prenantes et la communication constante avec les citoyens sont importants pour l’adhésion et la co-création. À cet égard, selon l’enquête sur les budgets ouverts établi par International Budget Partnership, qui classe 123 pays quant à l’accès aux données budgétaires, la Guinée a d’énormes progrès à faire et le rôle des médias est crucial. Simandou pourrait là encore être une opportunité.

Pour finir, si l’objectif d’exportation de fer dès 2025 est compréhensible, il ne saurait constituer l’unique aune de succès de Simandou. Ce serait trompeur et réducteur. La transformation de notre économie, la création de champions nationaux, et la gestion de notre environnement, seront le signe que la montagne n’aura pas accouché d’une souris !

 

Publié par New African

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La Route Conakry-Kindia-Mamou-Dabola : Urgence de Sécurité et de Sensibilisation https://planete7.info/la-route-conakry-kindia-mamou-dabola-urgence-de-securite-et-de-sensibilisation/ https://planete7.info/la-route-conakry-kindia-mamou-dabola-urgence-de-securite-et-de-sensibilisation/#respond Tue, 09 Jul 2024 19:01:44 +0000 https://planete7.info/?p=30595 La route Conakry-Kindia-Mamou-Dabola, un cauchemar pour les voyageurs guinéens. Le tronçon est particulièrement redouté pour ses nombreux accidents, souvent mortels, qui laissent des familles endeuillées et des communautés en deuil. Les causes de cette hécatombe sont multiples : imprudence des chauffeurs, manque criant de signalisation. La Troisième Ligne : Un Danger Imminent L’un des principaux […]]]>

La route Conakry-Kindia-Mamou-Dabola, un cauchemar pour les voyageurs guinéens. Le tronçon est particulièrement redouté pour ses nombreux accidents, souvent mortels, qui laissent des familles endeuillées et des communautés en deuil. Les causes de cette hécatombe sont multiples : imprudence des chauffeurs, manque criant de signalisation.

La Troisième Ligne : Un Danger Imminent

L’un des principaux facteurs d’accidents sur cette route est la tentative des conducteurs de forcer la troisième ligne sans une vue claire de la voie devant eux. Cette manœuvre dangereuse, souvent motivée par l’impatience ou le désir de gagner quelques minutes, se termine trop souvent en tragédie. Il est impératif que les conducteurs comprennent les risques énormes qu’ils prennent, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour les autres usagers de la route.

Manque de Signalisation et de Traçage

La signalisation routière et le traçage sont presque inexistants sur ce tronçon. Cela crée une confusion dangereuse, surtout la nuit ou par mauvais temps, où les conducteurs ne peuvent pas distinguer les limites de la route ni anticiper les virages. Ce manque de balisage est une négligence grave qui met quotidiennement en péril la vie de milliers de Guinéens.

Un Appel à l’Action pour les Autorités

Les autorités à tous les niveaux doivent impérativement prendre les mesures nécessaires pour améliorer la sécurité sur cette route. Il est crucial de :

1.Améliorer l’Infrastructure Routière: Réhabiliter la route avec un tracé clair et une signalisation adéquate.

2.Sensibiliser les Chauffeurs: Mettre en place des campagnes de sensibilisation pour informer les conducteurs des dangers de la conduite imprudente et des bénéfices de la conduite responsable.

3.Renforcer les Contrôles Routiers: Augmenter les contrôles de police pour s’assurer que les conducteurs respectent les limitations de vitesse et les règles de la route.

4.Implémenter des Mesures de Sécurité: Installer des panneaux de signalisation, des marquages au sol réfléchissants, et des dispositifs de réduction de vitesse aux points critiques.

Protéger la Vie des Usagers

Que Dieu Tout-Puissant continue à nous protéger et à guider nos pas. Toutefois, il est de notre devoir de prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité des usagers de la route. La patience est une vertu essentielle sur cette route périlleuse, et il est impératif de réduire la vitesse et de conduire prudemment. La vie humaine est précieuse et chaque effort doit être fait pour préserver la vie et la sécurité de tous.

La route Conakry-Kindia-Mamou-Dabola ne doit plus être synonyme de deuil et de désespoir. Avec des actions concrètes et une volonté commune, nous pouvons transformer ce tronçon en une voie sûre pour tous. Il est temps pour les autorités de prendre leurs responsabilités et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité routière. Ensemble, nous pouvons faire de cette route un symbole de sécurité et de vie, plutôt que de mort et de souffrance.

 

Abdourahamane NABE, cadre commercial drastone70@gmail.com 

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Transition Politique en Guinée : Des Solutions Innovantes pour Réduire le Chômage avec Audace et Révolution https://planete7.info/transition-politique-en-guinee-des-solutions-innovantes-pour-reduire-le-chomage-avec-audace-et-revolution/ https://planete7.info/transition-politique-en-guinee-des-solutions-innovantes-pour-reduire-le-chomage-avec-audace-et-revolution/#respond Mon, 08 Jul 2024 08:41:14 +0000 https://planete7.info/?p=30536 Dans un contexte où le chômage constitue l’un des défis majeurs auxquels est confrontée la Guinée, il devient impératif d’adopter des approches novatrices et audacieuses pour inverser la tendance et offrir des perspectives d’emploi à la jeunesse guinéenne. La période de transition politique que traverse le pays offre une opportunité unique de repenser les politiques […]]]>

Dans un contexte où le chômage constitue l’un des défis majeurs auxquels est confrontée la Guinée, il devient impératif d’adopter des approches novatrices et audacieuses pour inverser la tendance et offrir des perspectives d’emploi à la jeunesse guinéenne. La période de transition politique que traverse le pays offre une opportunité unique de repenser les politiques et les actions en matière d’emploi, en intégrant des solutions révolutionnaires et adaptées à la réalité actuelle.

Il est indéniable que le chômage, en particulier celui des jeunes, constitue un enjeu crucial qui ne peut être résolu par des mesures conventionnelles. Il est donc temps d’explorer de nouvelles voies, de sortir des sentiers battus et d’innover dans nos approches pour créer des opportunités de travail durables et significatives.

L’une des stratégies innovantes que nous pourrions envisager est de promouvoir l’entrepreneuriat et l’auto-emploi en offrant un soutien financier et technique aux jeunes entrepreneurs guinéens. Encourager la création d’entreprises locales, orientées vers des secteurs porteurs tels que l’agriculture, le tourisme ou les technologies de l’information, pourrait non seulement stimuler l’économie locale mais aussi générer des emplois durables et diversifiés.

Parallèlement, il est indispensable de renforcer les dispositifs de formation professionnelle et d’accompagnement des jeunes en vue de faciliter leur insertion dans le marché du travail. Mettre en place des programmes adaptés aux besoins du marché, offrir des stages en entreprise et promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie sont autant de pistes à explorer pour garantir une formation de qualité et en adéquation avec les attentes des employeurs.

En outre, la digitalisation de l’économie guinéenne peut également représenter une opportunité majeure pour créer des emplois dans le secteur des nouvelles technologies. Encourager l’accès à internet et aux outils numériques, promouvoir les startups innovantes et soutenir l’émergence d’écosystèmes numériques locaux sont autant de moyens pour dynamiser le secteur et offrir des perspectives d’emploi aux jeunes talents guinéens.

Face à l’urgence de la situation et à la nécessité d’agir rapidement, il est essentiel que les autorités, la société civile, le secteur privé et les partenaires internationaux unissent leurs efforts et leurs ressources pour mettre en place des stratégies cohérentes et concertées en faveur de l’emploi des jeunes en Guinée.

En cette période charnière de transition politique, il est temps de faire preuve de courage, d’audace et de détermination pour donner un nouvel élan à la lutte contre le chômage et pour offrir un avenir meilleur à la jeunesse guinéenne. Les solutions révolutionnaires sont à portée de main, il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre et de transformer les défis en opportunités.

En outre, il est primordial de promouvoir une culture de l’innovation et de l’entreprenariat au sein de la jeunesse guinéenne. Encourager la créativité, l’esprit d’initiative et la prise de risque chez les jeunes est essentiel pour stimuler l’émergence de nouveaux projets et la création d’emplois. Des incubateurs, des espaces de coworking et des programmes de mentorat peuvent être mis en place pour accompagner les jeunes porteurs de projets et leur permettre de concrétiser leurs idées.

Par ailleurs, il est important de souligner l’importance de l’égalité des chances en matière d’accès à l’emploi. Les femmes, les personnes en situation de handicap, les jeunes des zones rurales et les populations marginalisées doivent également bénéficier des mêmes opportunités d’insertion professionnelle. Des politiques inclusives et des mesures de discrimination positive peuvent être mises en place pour garantir la diversité et l’égalité des chances sur le marché du travail.

Enfin, la collaboration entre les différents acteurs de la société guinéenne est essentielle pour garantir le succès des stratégies innovantes de lutte contre le chômage. Les partenariats public-privé, la coopération avec les organisations de la société civile, l’implication des universités et des centres de formation professionnelle sont autant de leviers à activer pour créer un écosystème propice à la création d’emploi et à l’épanouissement professionnel des jeunes.

La lutte contre le chômage en Guinée exige des solutions audacieuses, novatrices et concertées. L’heure est venue de dépasser les obstacles et les résistances pour ouvrir la voie à un avenir prometteur pour la jeunesse guinéenne. En cette période de transition politique, c’est notre responsabilité collective de saisir cette opportunité pour transformer les défis en opportunités et pour construire ensemble un avenir plus inclusif et prospère pour tous.

 

Adama Cherif CAMARA

Administrateur Général du CEFORD

Soecialiste en Genre et Développement Local

Coach expert en Développement Personnel et professionnel

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