ACTU AFRICAINE – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 12 Sep 2026 03:34:09 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.5 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg ACTU AFRICAINE – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Côte d’Ivoire : la garde à vue de Justin Katinan Koné prolongée, l’opposition dénonce un « harcèlement » https://planete7.info/cote-divoire-la-garde-a-vue-de-justin-katinan-kone-prolongee-lopposition-denonce-un-harcelement/ Sat, 12 Sep 2026 03:34:09 +0000 https://planete7.info/?p=63638 La procédure judiciaire visant Justin Katinan Koné se poursuit en Côte d’Ivoire. La garde à vue de l’ancien ministre et 4ᵉ vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, a été prolongée jeudi 10 septembre. Une décision qui ravive les tensions entre le parti d’opposition et les autorités judiciaires. Convoqué mercredi […]]]>

La procédure judiciaire visant Justin Katinan Koné se poursuit en Côte d’Ivoire. La garde à vue de l’ancien ministre et 4ᵉ vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, a été prolongée jeudi 10 septembre. Une décision qui ravive les tensions entre le parti d’opposition et les autorités judiciaires.

Convoqué mercredi à la préfecture d’Abidjan à la suite d’une plainte déposée par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), au pouvoir, Justin Katinan Koné est poursuivi pour des faits présumés de diffamation, d’injures et de diffusion de fausses nouvelles.

À l’origine de cette procédure, une tribune publiée une semaine auparavant, dans laquelle le responsable du PPA-CI s’était livré à de vives critiques contre le parti présidentiel. Le contenu de cette publication aurait ainsi motivé les poursuites engagées à son encontre.

La prolongation de la garde à vue ne serait toutefois pas liée uniquement à cette plainte. Selon l’un des avocats de Justin Katinan Koné, une seconde procédure porte sur des faits présumés de troubles à l’ordre public, qui remonteraient à l’année dernière, dans le contexte de l’élection présidentielle de 2025.

La nature exacte des faits reprochés dans ce second dossier n’a pas encore été précisée. Les autorités judiciaires n’ont, à ce stade, pas communiqué davantage de détails sur les éléments à l’origine de cette procédure.

Face à cette situation, le PPA-CI a une nouvelle fois dénoncé ce qu’il qualifie de « harcèlement contre ses cadres ». Dans un communiqué, le parti accuse une « justice instrumentalisée » de chercher à « criminaliser toute parole politique de l’opposition ».

La formation politique exige par conséquent « l’arrêt immédiat, total et sans conditions des procédures politiques engagées » contre ses responsables.

Une prise de position qui intervient dans un climat politique marqué par des tensions persistantes autour de la liberté d’expression et du traitement judiciaire des responsables de l’opposition.

Interrogé mercredi sur cette affaire, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a indiqué ne pas vouloir commenter une procédure judiciaire en cours. Il a néanmoins rappelé que « la liberté d’expression s’accompagne aussi du sens de la responsabilité ».

Une déclaration qui souligne la position prudente de l’exécutif face à une affaire susceptible d’alimenter le débat politique dans le pays.

Selon son avocat, Justin Katinan Koné doit être entendu ce vendredi matin par la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan.

Cette audition devrait permettre de faire davantage la lumière sur les procédures engagées contre le responsable du PPA-CI, alors que son parti continue de réclamer la fin des poursuites qu’il considère comme politiques.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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Cameroun : Maurice Kamto quitte la présidence du MRC, Mamadou Mota démissionne à son tour https://planete7.info/cameroun-maurice-kamto-quitte-la-presidence-du-mrc-mamadou-mota-demissionne-a-son-tour/ Wed, 09 Sep 2026 22:40:09 +0000 https://planete7.info/?p=63489 L’opposant camerounais Maurice Kamto a annoncé, mardi 8 septembre 2026, sa démission de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Le premier vice-président du parti, Mamadou Mota, a également renoncé à ses fonctions. Une double démission qui intervient sur fond de fortes tensions entre la formation d’opposition et les autorités camerounaises. Coup […]]]>

L’opposant camerounais Maurice Kamto a annoncé, mardi 8 septembre 2026, sa démission de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Le premier vice-président du parti, Mamadou Mota, a également renoncé à ses fonctions. Une double démission qui intervient sur fond de fortes tensions entre la formation d’opposition et les autorités camerounaises.

Coup de tonnerre au sein du principal parti d’opposition camerounais. Maurice Kamto n’est désormais plus président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). L’ancien candidat à la présidentielle de 2018 a annoncé son départ de la direction du parti dans une lettre datée du 8 septembre et adressée au directoire de la formation politique.

« J’ai décidé de démissionner des fonctions de président du MRC à compter de ce jour », écrit Maurice Kamto dans ce document publié sur sa page Facebook.

L’opposant ne quitte toutefois pas le MRC. Il précise avoir pris cette décision « dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants et du Peuple du Changement en général ».

Pour l’heure, Maurice Kamto n’a pas fourni davantage d’explications sur les raisons précises de son départ. Cette démission intervient néanmoins dans un contexte particulièrement tendu entre le MRC et les autorités camerounaises.

Quelques heures après l’annonce de Maurice Kamto, Mamadou Mota, premier vice-président du MRC, a lui aussi annoncé son retrait de ses fonctions.

Joint par téléphone, il évoque directement les pressions qu’il affirme subir de la part de l’administration camerounaise.

« Le harcèlement constant de l’administration camerounaise », dénonce-t-il, estimant que son départ de la direction du parti doit permettre au MRC de poursuivre ses activités avec moins de pression.

« En me retirant de mes fonctions, je prive le régime d’un sujet de focalisation pour permettre au parti de poursuivre ses objectifs », explique-t-il.

Mamadou Mota met notamment en cause le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, qu’il accuse d’exercer une pression persistante sur lui et Maurice Kamto.

Selon lui, cette décision doit également permettre au MRC de se concentrer sur les prochaines échéances électorales, notamment les élections législatives et municipales annoncées pour 2027.

Cette crise intervient alors que la direction du MRC fait l’objet de contestations et de pressions administratives.

À la fin du mois d’août, le ministre Paul Atanga Nji avait indiqué, dans une correspondance adressée à l’ancien militant Okala Ebode, ne pas juger opportun de « prendre acte de la convention » organisée en décembre dernier, au cours de laquelle Maurice Kamto avait été réélu à la tête du parti.

Cette position avait fait craindre une éventuelle remise en cause de sa réélection et alimenté les interrogations sur l’avenir de la direction du MRC.

Parallèlement, Maurice Kamto et sa formation politique ont été confrontés ces derniers mois à des procédures judiciaires engagées par d’anciens militants. Ces derniers contestent notamment son retour à la tête du parti.

Selon l’un des plaignants, la démission de Maurice Kamto devrait d’ailleurs être évoquée lors de la poursuite des plaidoiries.

Malgré leurs démissions, Maurice Kamto et Mamadou Mota restent membres du MRC.

En attendant la tenue d’une nouvelle convention extraordinaire, la première vice-présidente du parti, Tiriane Noah, assure provisoirement la direction de la formation politique.

La double démission de Maurice Kamto et Mamadou Mota constitue une nouvelle étape dans la crise qui secoue le MRC, mais ne signifie donc pas leur départ du parti.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs militants et sympathisants du MRC ont salué la décision de Maurice Kamto et la manière dont il quitte la présidence du parti.

Thierry, qui se présente comme un admirateur de l’ancien président du MRC, estime que cette décision pourrait lui permettre de prendre du recul après plusieurs années difficiles.

« Il a trop souffert depuis 2018. En 2025, on élimine sa candidature aux élections présidentielles… C’est un homme qui a incarné le MRC », témoigne-t-il.

Au sein même du parti, certains responsables considèrent que cette démission n’était pas juridiquement indispensable. Justin Noah, secrétaire général chargé de la communication du MRC, reconnaît toutefois que le contexte de pression administrative a pesé dans la décision.

« Maurice Kamto et Mamadou Yacouba (Mota) ont fait don d’eux-mêmes, dans l’intérêt supérieur de notre parti. Cela dit, il faut situer tout cela dans le contexte d’un acharnement. Un acharnement dont les mots ne suffisaient plus pour en décrire l’intensité et la ténacité », affirme-t-il.

Désormais, le MRC doit préparer une nouvelle étape de son histoire avec une direction provisoire et la perspective d’une convention extraordinaire. Le parti entend également se projeter vers les prochaines échéances électorales, même si certains de ses responsables déplorent que le calendrier électoral demeure largement tributaire des décisions du chef de l’État camerounais.

La démission de Maurice Kamto ouvre ainsi une période d’incertitude pour le MRC, qui devra à la fois gérer sa réorganisation interne et préserver sa dynamique politique à l’approche des prochaines échéances électorales.

Thienro Seydou Diallo pour Planete7.info 

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BIDC en Guinée : une dynamique d’investissement stratégique au service de la transformation nationale https://planete7.info/bidc-en-guinee-une-dynamique-dinvestissement-strategique-au-service-de-la-transformation-nationale/ Sat, 29 Aug 2026 18:47:56 +0000 https://planete7.info/?p=62896 286 milliards de francs CFA d’engagements financiers constitut un signal fort de confiance envers la Guinée et sa trajectoire de développement. L’aperçu des interventions de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) en Guinée traduit une nouvelle étape dans la mobilisation des ressources au profit du développement économique et social du pays. […]]]>

286 milliards de francs CFA d’engagements financiers constitut un signal fort de confiance envers la Guinée et sa trajectoire de développement. L’aperçu des interventions de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) en Guinée traduit une nouvelle étape dans la mobilisation des ressources au profit du développement économique et social du pays. À travers des investissements ciblés dans les infrastructures, l’énergie, le développement rural et l’accompagnement financier, la coopération Guinée–BIDC s’inscrit dans une vision ambitieuse de transformation structurelle.

Cette dynamique porte l’empreinte d’un engagement institutionnel soutenu par le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, sous l’impulsion de son chef de département, M. Ismaël Nabé, en cohérence avec la vision stratégique du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, visant à bâtir une Guinée moderne, productive et durable.

Une coopération alignée sur les priorités nationales

Les interventions de la BIDC couvrent des secteurs essentiels à la croissance inclusive : routes, énergie, agriculture, éducation, eau potable et financement des projets structurants. Cette approche répond aux ambitions du programme national de développement, notamment le Programme Simandou 2040, qui place les infrastructures, la transformation économique et le capital humain au cœur de la stratégie nationale.

Dans le domaine énergétique, la banque régionale accompagne des projets destinés à renforcer l’accès à une énergie fiable et durable, notamment à travers le développement de capacités hydroélectriques. Des financements importants ont ainsi été approuvés pour la construction de microcentrales hydroélectriques et la modernisation d’infrastructures de formation agricole.

Des investissements pour améliorer le quotidien des populations

Au-delà des grands projets économiques, la coopération Guinée–BIDC vise directement l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Le financement de projets d’accès à l’eau potable dans plusieurs localités illustre cette orientation sociale, avec des interventions destinées notamment aux villes de Beyla, Koubia et Fria ainsi qu’à des zones rurales de Haute-Guinée et de Guinée forestière.

Ces investissements participent à une logique de développement équilibré : désenclavement des territoires, amélioration des services essentiels, soutien à la production agricole et création d’opportunités économiques pour les communautés.

Le leadership diplomatique et économique d’Ismaël Nabé

La mobilisation de ces financements témoigne également d’une stratégie active de coopération internationale portée par le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement. À travers les négociations avec les partenaires financiers régionaux, la Guinée cherche à transformer les engagements internationaux en réalisations concrètes sur le terrain.

La signature de plusieurs accords avec la BIDC ces dernières années confirme le renforcement du partenariat entre l’institution régionale et la Guinée. En 2024, des accords de financement portant sur plusieurs projets prioritaires avaient déjà permis d’élargir le portefeuille d’interventions de la structure dans le pays.

Une vision : transformer les ressources en progrès durable

L’action conjuguée du Gouvernement guinéen et de la BIDC illustre une nouvelle approche du développement : mobiliser des financements régionaux, accélérer les infrastructures et créer les conditions d’une croissance durable.

Sous la conduite du Général Mamadi Doumbouya, la Guinée ambitionne de franchir un nouveau cap économique en valorisant ses potentialités naturelles, en renforçant ses infrastructures et en investissant dans son capital humain.

À travers ces engagements financiers, la BIDC confirme son rôle de partenaire stratégique dans la transformation de l’Afrique de l’Ouest, tandis que la Guinée affirme sa volonté de construire une économie plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.

BIDC–Guinée : des financements au service d’une ambition nationale, celle d’une Guinée qui avance, produit et se transforme.

 

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Bouakè nouveau: une vision stratégique du ministre-maire Amadou Koné https://planete7.info/bouake-nouveau-une-vision-strategique-du-ministre-maire-amadou-kone/ Fri, 28 Aug 2026 11:39:06 +0000 https://planete7.info/?p=62771 De la ville meurtrie par les crises à un modèle émergent de gouvernance, de paix et de développement en Afrique de l’Ouest. Il est parfois des villes que l’histoire condamne à porter éternellement les cicatrices de leur passé. Bouaké aurait pu être de celles-là. Ville stratégique de la Côte d’Ivoire, profondément marquée par les années […]]]>

De la ville meurtrie par les crises à un modèle émergent de gouvernance, de paix et de développement en Afrique de l’Ouest.

Il est parfois des villes que l’histoire condamne à porter éternellement les cicatrices de leur passé. Bouaké aurait pu être de celles-là.

Ville stratégique de la Côte d’Ivoire, profondément marquée par les années de crise, Bouaké a longtemps été associée aux troubles, aux divisions et aux traumatismes qui ont véritablement affecté la Côte d’Ivoire et ses populations.

Mais aujourd’hui, lorsqu’on arrive à Bouaké, une autre réalité s’impose progressivement. Une ville qui se transforme, qui se réinvente, qui se modernise, qui retrouve sa vocation de carrefour économique, culturel et humain.

Et derrière cette transformation, il y a une vision : « Bouaké Nouveau », portée par le Ministre-Maire Amadou KONÉ, en droite ligne avec la vision de développement et d’émergence impulsée par le Président Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire.

C’est précisément cette transformation que j’ai eu l’occasion de mesurer récemment à l’occasion de la 7ᵉ édition du Forum sous-régional de la Jeunesse sur la Paix, la Sécurité et les Droits de l’Homme, organisée à Bouaké, par le ROAPDH.

En participant à ce Forum aux côtés de jeunes venus de plusieurs pays africains, je dois reconnaître avoir ressenti une véritable surprise.

Je connaissais Bouaké à travers son histoire. Mais j’ai découvert une autre ville Bouaké.

Une ville capable d’accueillir des délégations venues de plusieurs pays africains, d’organiser des activités internationales, de faire dialoguer des jeunes autour de la paix et de la sécurité et de projeter une image radicalement différente de celle associée à son passé.

J’ai découvert une ville où la propreté et l’assainissement occupent une place visible dans la gestion urbaine.

J’ai découvert une population qui semble progressivement intégrer une nouvelle culture de la discipline collective et du respect de l’espace public.

J’ai découvert une ville où la paix n’est plus seulement un slogan : elle se ressent dans la vie quotidienne.

J’ai découvert une ville qui entend désormais tourner définitivement la page des crises pour écrire celle du développement.

Et cette évolution mérite d’être regardée avec attention par l’Afrique. Car Bouaké n’est pas seulement en train de changer de visage. Elle est en train de changer de récit.

LES SEPT PILIERS D’UNE VISION : « BOUAKÉ NOUVEAU »

La force de la démarche portée par le Ministre-Maire Amadou KONÉ réside notamment dans le caractère multidimensionnel de sa vision.

Le changement d’une ville ne peut en effet se limiter à construire des routes ou des bâtiments. Il doit toucher la gouvernance, l’économie, les infrastructures, l’environnement, le social, la sécurité et l’industrie.

C’est précisément autour de ces sept axes prioritaires que se construit la vision de Bouaké Nouveau.

1. La bonne gouvernance : gouverner avec les populations

Une ville ne peut véritablement se développer que si ses populations se sentent associées à son devenir , ce qui suppose donc une gestion inclusive, participative et transparente, permettant aux différentes composantes de la société de prendre part à la construction de la cité.

Femmes, jeunes, acteurs économiques, organisations de la société civile, autorités traditionnelles et religieuses : chacun doit pouvoir trouver sa place dans cette dynamique.

1- Le développement économique local : faire de Bouaké un moteur régional

Bouaké possède naturellement des atouts considérables. Sa position géographique, son histoire commerciale, son potentiel agricole, sa jeunesse et sa vocation de carrefour entre différentes régions en font une ville appelée à jouer un rôle économique majeur. La vision Bouaké Nouveau entend renforcer cette vocation en faisant de la ville un véritable pôle économique et commercial. Attirer les investissements, créer des emplois, encourager l’entrepreneuriat, valoriser les productions locales.

3- Les infrastructures : construire la ville de demain

Une vision stratégique ne peut produire des résultats durables sans infrastructures adaptées. Routes, voiries, logements, transports, équipements publics, espaces urbains modernes : tous ces éléments contribuent à l’attractivité d’une ville.

À Bouaké, cette transformation est particulièrement importante parce qu’elle accompagne le changement d’image de la ville.

4- Environnement et assainissement : la propreté comme marqueur de gouvernance.

C’est probablement l’un des aspects qui m’a le plus marqué lors de mon séjour à Bouaké. Elle traduit une certaine conception de la citoyenneté, de l’autorité publique et du respect du bien commun.

Une ville propre est une ville qui protège la santé de ses populations. Une ville propre est également plus attractive pour les investisseurs et les visiteurs.

Mais surtout, une ville propre est une ville qui enseigne à ses habitants que l’espace public appartient à tout le monde et que chacun doit contribuer à sa préservation.

5- Le développement social, culturel et sportif : remettre l’humain au centre

Une ville n’est pas seulement constituée de routes, d’immeubles et d’entreprises. Elle est d’abord constituée d’hommes et de femmes.

La vision Bouaké Nouveau accorde ainsi une place importante au développement social, à la culture, au sport et à la jeunesse.

Pendant plusieurs jours, des jeunes de différents pays africains ont pu se retrouver à Bouaké pour parler de paix, de sécurité, de droits de l’Homme, de climat, de prévention des conflits et de cohésion sociale.

6- Le renforcement de la sécurité : transformer une ville de conflit en ville de paix

L’histoire de Bouaké donne à cet axe une dimension particulière. Il y a des villes où parler de sécurité relève simplement de la gestion administrative.

À Bouaké, la sécurité possède une dimension historique, sociale et symbolique. La sécurité signifie ici la possibilité de vivre, de circuler, d’entreprendre, d’étudier et de se projeter dans l’avenir sans la peur du retour des violences.

La mise en place d’une sécurité de proximité, notamment à travers une police municipale, participe à cette dynamique. Cette sécurité repose sur la confiance entre les citoyens et les institutions. l’emploi, l’éducation, la justice, la cohésion sociale, surtout sur une jeunesse qui croit en son avenir.

7- Le développement industriel : produire davantage, créer davantage d’emplois

Le septième et dernier axe ouvre une perspective particulièrement ambitieuse.

Bouaké n’est plus uniquement une ville administrative ou commerciale. Elle est aussi entrain de devenir une ville productive.

Le développement industriel peut permettre de valoriser les ressources locales, de transformer les productions agricoles, de créer des emplois et de renforcer la contribution de la ville à l’économie nationale.

L’ambition affichée d’accroître significativement la contribution économique de Bouaké traduit cette volonté de faire de la ville un véritable pôle industriel.

BOUAKÉ : DE LA CICATRICE À LA RENAISSANCE

Il serait cependant réducteur de considérer Bouaké Nouveau comme un simple programme municipal. L’expérience de Bouaké pose une question beaucoup plus large : Comment une ville qui a connu les traumatismes de la guerre et des conflits peut-elle se reconstruire et retrouver une place centrale dans son pays et dans sa région ?

La réponse de Bouaké semble être en train de s’écrire sous nos yeux. Elle repose sur une idée fondamentale : la paix doit produire du développement et le développement doit consolider la paix.

C’est là que réside peut-être l’une des plus grandes leçons de Bouaké.

La paix ne doit pas seulement signifier l’absence de combats. Elle doit se traduire par des routes, des écoles, des emplois, des infrastructures, la propreté, la sécurité, la culture, le sport, des opportunités pour les jeunes, une gouvernance responsable. Autrement dit, la paix doit se voir dans le quotidien des populations.

UN MODÈLE POUR D’AUTRES VILLES AFRICAINES ?

L’expérience de Bouaké mérite aujourd’hui d’être observée au-delà des frontières ivoiriennes.

De nombreuses villes africaines portent encore les stigmates de conflits, de crises politiques ou de violences communautaires. Certaines peinent à se relever. D’autres cherchent encore le modèle de reconstruction qui leur permettra de restaurer la confiance des populations et d’attirer les investissements. Bouaké pourrait leur offrir une source d’inspiration.

Il ne s’agit évidemment pas de reproduire mécaniquement son modèle. Chaque ville possède son histoire, ses réalités et ses contraintes.

Mais l’expérience de Bouaké démontre qu’une ville peut changer lorsqu’une vision politique claire rencontre une volonté de transformation et une mobilisation collective.

Les cicatrices de la guerre ne sont pas nécessairement une condamnation à perpétuité. Elles peuvent devenir les fondations d’une nouvelle identité urbaine.

DE BOUAKÉ, VILLE DE CRISE, À BOUAKÉ, VILLE DE PAIX

Notre participation au Forum sous-régional de la Jeunesse a donné à cette transformation une dimension symbolique particulièrement forte. Pendant plusieurs jours, des jeunes venus de différents pays africains ont parlé de paix dans une ville qui, hier encore, était au cœur des préoccupations sécuritaires de la Côte d’Ivoire.

Ils ont parlé de droits de l’Homme, prévention des conflits, de sécurité, de changement climatique, de cohésion sociale, de participation citoyenne. Et ils l’ont fait à Bouaké. Cette image mérite d’être retenue.

Hier, Bouaké était associée aux conflits. Aujourd’hui, Bouaké accueille ceux qui veulent construire la paix.

Voilà probablement l’une des plus belles illustrations de la transformation en cours.

AMADOU KONÉ, UN HOMME AU CŒUR D’UNE TRANSFORMATION

Il serait difficile d’évoquer cette dynamique sans reconnaître le rôle central du Ministre-Maire Amadou KONÉ. Son action s’inscrit dans une vision politique plus large portée au niveau national par le Président de la République, Alassane Dramane OUATTARA.

Mais au niveau local, cette vision doit être incarnée.

Elle doit être traduite en projets, visible dans les rues, perceptible dans la vie quotidienne. C’est précisément là que réside l’enjeu du leadership municipal du Maire.

Un maire ne transforme pas une ville par les discours.

Il la transforme par la capacité à définir une vision, à mobiliser les ressources, à fédérer les acteurs et à obtenir des résultats. À Bouaké, la vision semble aujourd’hui avoir trouvé un terrain particulièrement favorable.

ET APRÈS ?

La réussite d’une transformation urbaine ne se mesure pas uniquement aux réalisations visibles. Elle se mesure aussi à sa capacité à durer.

Le véritable défi de Bouaké Nouveau sera donc de consolider les acquis, d’accélérer la création d’emplois pour les jeunes, de renforcer la participation citoyenne, de poursuivre les efforts en matière d’assainissement, d’améliorer continuellement les infrastructures et de faire de Bouaké une destination durable pour les investisseurs, les touristes, les organisations internationales et les grands rendez-vous africains.

Après avoir accueilli un Forum sous-régional réunissant des jeunes autour de la paix, de la sécurité et des droits de l’Homme, pourquoi Bouaké ne pourrait-elle pas demain accueillir davantage de conférences internationales, de rencontres diplomatiques, de forums économiques, culturels ou environnementaux ?

Bouaké a déjà démontré qu’elle pouvait accueillir l’Afrique. Il reste désormais à lui permettre d’accueillir davantage le monde.

AMADOU KONÉ, UNE POSTURE D’HOMME d’ÉTAT AU SERVICE DE BOUAKÉ.

Au-delà des fonctions ministérielles et municipales qu’il exerce, Amadou Koné s’affirme progressivement comme un véritable Homme d’État, dont l’action se mesure à la constance de sa vision, à l’ampleur de ses réalisations et à sa capacité à inscrire son territoire dans une dynamique durable de transformation.

Son engagement en faveur de Bouaké ne relève donc pas d’une simple gestion administrative de la cité. Il traduit une ambition politique et stratégique : faire de Bouaké une ville moderne, attractive, propre, résiliente et capable de jouer pleinement son rôle de grande métropole économique et sociale de la Côte d’Ivoire.

AMADOU KONÉ, LE PRÉSIDENT ADO EN MINIATURE ?

Il serait difficile d’évoquer la transformation de Bouaké sans faire le parallèle avec la vision nationale portée par le Président Alassane Ouattara. À l’échelle de la ville, Amadou Koné apparaît comme une sorte de « Président Ouattara en miniature », non pas par les fonctions, mais par une certaine conception de l’action publique : voir loin, planifier, mobiliser les ressources, engager les grands projets et surtout transformer les ambitions en réalisations concrètes.

Cette proximité dans la méthode de gouvernance se traduit par une conviction simple : le développement ne peut être réduit aux discours. Il doit se matérialiser dans les infrastructures, l’amélioration du cadre de vie, la mobilité, l’assainissement, l’emploi, la sécurité, l’attractivité économique et le bien-être des populations.

CONCLUSION : BOUAKÉ NOUVEAU, UNE PROMESSE POUR L’AFRIQUE

Bouaké nous enseigne une chose essentielle : une ville n’est jamais condamnée à son passé. Elle peut changer, se relever, se réinventer. Elle peut transformer ses blessures en force. Elle peut faire de son histoire un instrument de résilience.

La vision Bouaké Nouveau, articulée autour de la bonne gouvernance, du développement économique, des infrastructures, de l’environnement, du développement social et culturel, de la sécurité et de l’industrialisation, offre aujourd’hui un cadre stratégique pour accompagner cette transformation.

À travers notre participation au Forum sous-régional de la Jeunesse sur la Paix, la Sécurité et les Droits de l’Homme, nous avons été témoins d’une réalité qui mérite d’être connue et surtout analysée. Bouaké n’est plus seulement une ville qui se remet de la crise. Elle est en train de devenir une ville qui montre à l’Afrique comment on peut se relever après la crise.

Et c’est peut-être là le plus grand message de « Bouaké Nouveau » :

On peut sortir des cicatrices de la guerre pour construire les fondations de la paix, du développement et de la prospérité.

Si Bouaké poursuit résolument cette trajectoire, elle pourrait demain devenir bien plus qu’un modèle ivoirien. Elle pourrait devenir une référence africaine de résilience urbaine, de gouvernance locale et de reconstruction post-conflit.

Et pour tous ceux qui, comme nous, œuvrent pour la paix, la sécurité et les droits de l’Homme en Afrique de l’Ouest, cette transformation mérite d’être saluée, documentée et surtout partagée.

Bouaké Nouveau n’est donc pas uniquement le nom d’un projet. C’est une vision, une ambition. Et, surtout, c’est une ville qui semble avoir décidé de croire à nouveau en son avenir.

 

ALPHA BAYO, Doctorant en Droit Public, Représentant pays ROAPDH Guinée

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Banques de développement : changer d’échelle en transformant la garantie en levier massif d’investissement (Par Magaye GAYE) https://planete7.info/banques-de-developpement-changer-dechelle-en-transformant-la-garantie-en-levier-massif-dinvestissement-par-magaye-gaye/ Mon, 24 Aug 2026 22:08:30 +0000 https://planete7.info/?p=62466 Pendant plusieurs années, nous avons exercé à la fois dans une banque de développement et dans une institution internationale spécialisée dans la garantie. Ce double regard nous a permis de connaître de l’intérieur les principaux instruments du financement du développement : prêts, lignes de crédit, prises de participation, financements structurés et garanties. La garantie n’est […]]]>

Pendant plusieurs années, nous avons exercé à la fois dans une banque de développement et dans une institution internationale spécialisée dans la garantie. Ce double regard nous a permis de connaître de l’intérieur les principaux instruments du financement du développement : prêts, lignes de crédit, prises de participation, financements structurés et garanties. La garantie n’est donc pas, pour nous un instrument nouveau. Elle fait depuis longtemps partie de la boîte à outils des institutions de financement du développement.

Pourtant, une réflexion récente m’amène à la regarder sous un angle différent. Face à l’ampleur des besoins d’investissement de nos économies, ne sommes-nous pas en train de sous-utiliser l’un des instruments les plus efficaces pour mobiliser le capital privé ?

Il n’est pas ici question de proposer le remplacement du prêt par la garantie mais de réfléchir sur un   changement d’échelle dans l’utilisation des leviers de garantie.

Le principal intérêt est précisément d’utiliser le capital public comme un instrument permettant d’attirer davantage de ressources privées.

Les besoins sont considérables : infrastructures, énergie, agriculture, industrialisation, santé, logement, numérique, transition climatique. Ils dépassent très largement les capacités des budgets publics et des institutions de développement prises isolément. Dans le même temps, l’Afrique dispose de ressources financières importantes — dépôts bancaires, épargne des ménages, capitaux institutionnels, intérêt persistant des investisseurs internationaux. Le problème n’est donc pas uniquement celui de la disponibilité du capital. Il est aussi celui du risque, qui empêche une partie de ce capital de se transformer en investissement productif.

C’est précisément là que les banques de développement peuvent jouer un rôle plus important. En mai 2026, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé vouloir plus que doubler ses garanties annuelles en Afrique, pour atteindre 6,4 milliards de dollars d’ici 2030, avec l’ambition de mobiliser 23 milliards de dollars de capitaux privés en quatre ans. La Banque africaine de développement a de son côté renforcé sa participation dans l’Africa Trade Insurance Agency pour accroître les capacités d’assurance et d’atténuation des risques. Ces décisions montrent qu’un instrument ancien peut désormais jouer un rôle beaucoup plus important dans la mobilisation du financement du développement.

LA GARANTIE : UN LEVIER POUR MULTIPLIER LE CAPITAL DISPONIBLE

Le mécanisme est simple. Lorsqu’une banque de développement garantit une partie d’un financement, elle ne se substitue pas au financeur privé — elle lui permet de prendre un risque qu’il aurait jugé trop élevé seul. Un même engagement public peut ainsi contribuer à mobiliser plusieurs fois davantage de capitaux privés. Mon expérience dans une institution spécialisée dans la garantie m’a permis de mesurer concrètement cet effet multiplicateur : un franc de garantie pouvait, selon les opérations, permettre de mobiliser jusqu’à trois francs de financement — un rapport de un à trois qui donne toute sa portée à cet instrument.

Un constat s’impose pourtant : les fonds de garantie existants sur le continent africain sont, dans bien des cas, largement sous-capitalisés. Beaucoup peinent à jouer pleinement leur rôle, faute de ressources suffisantes, et certains rencontrent aussi des difficultés de gouvernance qui limitent leur efficacité. À l’inverse, les banques de développement sont généralement très liquides, disposent d’excellentes signatures sur les marchés et parviennent à mobiliser des ressources considérables pour leur propre financement.

C’est précisément là que se trouve, à mon sens, l’opportunité à saisir : une partie de ces ressources et de cette capacité de mobilisation devrait être davantage consacrée à la garantie. L’effet de levier ainsi obtenu permettrait à un nombre beaucoup plus important de PME de bénéficier, indirectement, d’un accès au financement. Le rôle catalyseur des banques de développement pourrait également permettre aux banques commerciales de refinancer plus largement les PME, y compris une partie du secteur informel — qui constitue l’essentiel du tissu productif de nos économies mais reste largement exclu du financement faute de garanties suffisantes

Ce levier de garantie pourrait aussi contribuer à sécuriser les investissements directs étrangers dont nos économies ont tant besoin.

L’enjeu est de passer d’une question — « combien pouvons-nous prêter ? » — à une autre, plus ambitieuse : « combien de financements pouvons-nous permettre de mobiliser grâce à notre capacité de prise de risque ? » Cela suppose de renforcer les mécanismes de garantie existants et de mieux utiliser les capacités des grandes banques de développement régionales et multilatérales. La garantie pourrait ainsi devenir une véritable infrastructure de mobilisation du capital privé.

CHANGER D’ÉCHELLE SANS DILUER LA RESPONSABILITÉ DU RISQUE

Il serait dangereux de considérer la garantie comme un instrument sans coût ni risque. Elle ne le supprime pas ; elle le partage, le déplace, et le rend parfois contingent.

En décembre 2024, la MIGA a accordé une garantie de 506 millions d’euros à Société Générale et HSBC, couvrant le risque lié aux engagements financiers de la BOAD, pour permettre à celle-ci d’accéder à des ressources de long terme destinées au financement de projets en Afrique de l’Ouest. Cet exemple ne traduit aucun problème particulier : il illustre simplement comment une garantie permet à plusieurs institutions de participer à une même chaîne de financement en partageant différentes composantes du risque.

C’est cette capacité de partage qu’il faut développer, mais avec discipline. Une garantie maîtrisée isolément peut présenter une tout autre configuration au sein d’un large portefeuille. Si plusieurs engagements se concentrent dans des secteurs exposés aux mêmes chocs — hausse des taux, dépréciation monétaire, crise des matières premières — plusieurs garanties pourraient être appelées simultanément. Diversifier les opérations ne signifie pas toujours diversifier les risques. Les banques de développement devront donc disposer d’une vision globale de leurs engagements contingents et de leur capacité réelle à absorber d’éventuels appels de garanties. Changer d’échelle ne signifie pas garantir sans limite.

Il faudra aussi éviter que la recherche d’un effet de levier ne pousse à privilégier les projets déjà les plus bancables, au détriment de ceux qui ont le plus besoin d’une intervention publique — PME, agriculture, infrastructures rurales, pays fragiles. La garantie doit repousser la frontière de ce qui est finançable, non se contenter de sécuriser ce que le marché aurait presque financé seul. C’est tout l’enjeu de l’additionnalité : une garantie se juge à ce qu’elle rend possible ou améliore — coût, maturité, niveau de risque accepté — par rapport à ce que le marché aurait fait seul.

VERS UNE NOUVELLE AMBITION POUR LES BANQUES DE DÉVELOPPEMENT

Le prêt et la garantie ne s’opposent pas : ils sont complémentaires. Le prêt reste indispensable pour les financements directs, concessionnels ou de long terme. Mais la garantie peut permettre d’aller beaucoup plus loin, en utilisant la capacité de risque des banques de développement pour mobiliser des ressources qu’elles ne pourraient jamais fournir seules.

C’est pourquoi je pense qu’il faut changer d’échelle dans l’utilisation de cet instrument : renforcer la capitalisation des mécanismes existants, en développer de nouveaux si nécessaire, et permettre aux banques de développement d’attirer davantage les banques commerciales, les investisseurs institutionnels, les capitaux étrangers et l’épargne domestique vers les secteurs productifs.

L’objectif n’est pas de produire des statistiques impressionnantes sur les milliards mobilisés. Il est de transformer réellement la capacité de risque du secteur public en investissements supplémentaires dans l’économie. La question n’est donc plus seulement de savoir combien une banque de développement peut prêter, mais combien d’investissement supplémentaire elle peut rendre possible grâce à chaque unité de capital et de risque qu’elle engage.

L’Afrique ne manque pas seulement de capitaux. Elle doit aussi mieux utiliser les instruments qui transforment le risque en financement.

Les banques de développement ont été créées pour intervenir là où le marché ne suffit pas. Leur prochaine grande responsabilité pourrait être de faire en sorte que leur capacité de prise de risque permette à beaucoup plus de capitaux privés de contribuer au financement du développement.

 

Magaye GAYE Économiste International, Ancien Cadre de Banque de Développement.

 

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Somalie : la sécheresse plonge des millions de personnes dans une nouvelle crise humanitaire https://planete7.info/somalie-la-secheresse-plonge-des-millions-de-personnes-dans-une-nouvelle-crise-humanitaire/ Mon, 24 Aug 2026 18:11:52 +0000 https://planete7.info/?p=62454 La Somalie fait face à une aggravation inquiétante de sa situation humanitaire. La sécheresse persistante, l’insécurité, les déplacements de populations et la baisse des financements internationaux accentuent la faim et la malnutrition, notamment chez les enfants. En Somalie, la crise humanitaire prend une nouvelle dimension. Près de 6 millions de personnes, soit environ un tiers […]]]>

La Somalie fait face à une aggravation inquiétante de sa situation humanitaire. La sécheresse persistante, l’insécurité, les déplacements de populations et la baisse des financements internationaux accentuent la faim et la malnutrition, notamment chez les enfants.

En Somalie, la crise humanitaire prend une nouvelle dimension. Près de 6 millions de personnes, soit environ un tiers de la population, sont actuellement confrontées à une faim aiguë, selon les données du Programme alimentaire mondial (PAM). Parmi elles, près de 2 millions se trouvent dans une situation d’urgence, alors que les ressources disponibles pour répondre aux besoins continuent de diminuer.

Cette situation est largement alimentée par plusieurs saisons de pluies insuffisantes. Dans de nombreuses régions, le manque d’eau a provoqué d’importantes pertes de récoltes et décimé une partie du cheptel, privant des milliers de familles de leurs principales sources de revenus et d’alimentation. Pour de nombreuses communautés rurales, les conditions de survie deviennent chaque jour plus difficiles.

Les enfants figurent parmi les premières victimes de cette crise. Près de 2 millions d’entre eux devraient souffrir de malnutrition aiguë au cours de l’année 2026. Parallèlement, plus de 200 000 personnes ont été déplacées au deuxième trimestre de l’année, contraintes de quitter leurs localités à la recherche d’eau, de nourriture et de soins.

Dans les camps de déplacés de Baidoa, dans le sud-ouest de la Somalie, l’ampleur de la crise est particulièrement préoccupante. Médecins sans frontières (MSF) y fait état d’une situation de « faim généralisée », avec des enfants arrivant dans les structures sanitaires dans un état de santé extrêmement fragile.

Selon l’organisation, un enfant sur deux souffre de malnutrition aiguë dans certains sites. Nombre d’entre eux sont pris en charge à un stade avancé de la maladie, après avoir été considérablement affaiblis par la faim. La malnutrition les rend également plus vulnérables aux maladies, notamment à la rougeole et à la diphtérie.

Face à l’afflux des patients et à l’ampleur des besoins, le système de santé humanitaire peine à suivre. Les réductions de financements ont déjà entraîné la fermeture de plus de 200 centres de santé et de nutrition, limitant davantage l’accès des populations vulnérables aux soins essentiels.

Alors que la situation alimentaire et sanitaire continue de se dégrader, les acteurs humanitaires alertent sur l’insuffisance des financements. Les besoins augmentent, tandis que les moyens disponibles pour y répondre se réduisent.

À cette crise alimentaire s’ajoute un autre risque : celui de fortes pluies et d’éventuelles inondations dans les prochains mois. Un scénario qui pourrait aggraver les déplacements, endommager les infrastructures et exposer davantage les populations déjà fragilisées.

Entre sécheresse, faim, malnutrition, déplacements forcés et insécurité, la Somalie se retrouve ainsi confrontée à une nouvelle crise humanitaire majeure. Sans renforcement rapide de l’aide internationale, les conséquences pourraient être particulièrement lourdes pour les populations les plus vulnérables, notamment les enfants et les familles déplacées.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Ebola en RDC : plus de 2 500 morts, l’ONU alerte sur une propagation hors de contrôle https://planete7.info/ebola-en-rdc-plus-de-2-500-morts-lonu-alerte-sur-une-propagation-hors-de-controle/ Fri, 21 Aug 2026 21:43:59 +0000 https://planete7.info/?p=62287 L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) franchit un nouveau seuil critique. Plus de 2 500 personnes ont déjà succombé au virus, alors que la maladie poursuit une progression jugée « exponentielle » par les Nations unies. Vendredi, le coordinateur principal de l’ONU pour la réponse à Ebola, Julien Harneis, a tiré […]]]>

L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) franchit un nouveau seuil critique. Plus de 2 500 personnes ont déjà succombé au virus, alors que la maladie poursuit une progression jugée « exponentielle » par les Nations unies.

Vendredi, le coordinateur principal de l’ONU pour la réponse à Ebola, Julien Harneis, a tiré la sonnette d’alarme face à l’accélération de la flambée. Selon lui, l’épidémie s’étend désormais sur un territoire plus vaste que la France, compliquant davantage les opérations de surveillance, de prise en charge et de vaccination.

L’ampleur de la mortalité inquiète particulièrement les autorités sanitaires. Près de la moitié des décès recensés seraient survenus au cours des vingt derniers jours, révélant une accélération brutale de la propagation du virus.

« Sa propagation dépasse la rapidité de notre réponse », a averti Julien Harneis, mettant en cause une riposte confrontée à un manque de financements, à des difficultés organisationnelles, mais aussi à la méfiance persistante d’une partie des populations concernées.

Déclarée le 15 mai dernier, cette épidémie est désormais présentée comme la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC. Elle est liée à la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué n’est actuellement disponible.

Face à l’urgence, des essais cliniques sont néanmoins en cours. Quelque 70 000 doses du vaccin Ervebo ont par ailleurs été acheminées vers la RDC afin d’évaluer leur efficacité dans le cadre de la riposte.

En l’espace de seulement trois mois, la flambée actuelle a déjà dépassé en gravité plusieurs précédentes épidémies enregistrées dans le pays. Une situation qui accentue la pression sur les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux.

Alors que le nombre de victimes continue d’augmenter, les Nations unies appellent à une mobilisation urgente et à un renforcement significatif des moyens humains, logistiques et financiers. Pour les acteurs de la riposte, l’enjeu est désormais de parvenir à contenir une épidémie dont la progression menace de prendre davantage de vitesse que les capacités de réponse sur le terrain.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Zambie : Hakainde Hichilema réélu dès le premier tour avec 60 % des voix https://planete7.info/zambie-hakainde-hichilema-reelu-des-le-premier-tour-avec-60-des-voix/ Tue, 18 Aug 2026 17:54:20 +0000 https://planete7.info/?p=61864 Le président sortant de la Zambie, Hakainde Hichilema, a été reconduit à la tête du pays dès le premier tour de l’élection présidentielle, avec 60 % des suffrages, soit 2 965 326 voix, selon les résultats annoncés par la Commission électorale. Cette victoire ouvre la voie à un deuxième mandat pour le chef de l’État, […]]]>

Le président sortant de la Zambie, Hakainde Hichilema, a été reconduit à la tête du pays dès le premier tour de l’élection présidentielle, avec 60 % des suffrages, soit 2 965 326 voix, selon les résultats annoncés par la Commission électorale. Cette victoire ouvre la voie à un deuxième mandat pour le chef de l’État, arrivé au pouvoir en 2021.

Âgé de 64 ans, Hakainde Hichilema a principalement axé sa campagne sur son bilan économique, mettant en avant les efforts déployés pour stabiliser l’économie nationale. Parmi les résultats revendiqués par son gouvernement figurent notamment la baisse de l’inflation, le renforcement des réserves de change ainsi que la création de 50 000 emplois dans la fonction publique.

Des avancées qui ne suffisent toutefois pas à dissiper les inquiétudes d’une partie de la population. Malgré les réformes engagées, leurs retombées restent encore jugées limitées par de nombreux Zambiens, confrontés à des difficultés sociales et économiques persistantes.

À l’annonce de sa réélection, Hakainde Hichilema s’est félicité de la confiance renouvelée des électeurs et a promis de poursuivre les efforts engagés pour redresser durablement l’économie du pays. Son principal adversaire, Bryan Mundubile, arrive en deuxième position avec 38 % des suffrages, soit 1 856 217 voix.

Au-delà du résultat électoral, le scrutin s’est déroulé dans un contexte politique particulièrement tendu. La campagne a été marquée par des violences ainsi que par l’arrestation de plusieurs figures de l’opposition. Le camp de Bryan Mundubile a notamment dénoncé des actes d’intimidation et des arrestations qu’il qualifie d’arbitraires. Des accusations fermement rejetées par le gouvernement.

Fort de ce nouveau mandat, Hakainde Hichilema devra désormais transformer les promesses économiques en résultats davantage perceptibles dans le quotidien des citoyens. La poursuite des réformes, la réduction des difficultés sociales et l’apaisement du climat politique s’annoncent ainsi parmi les principaux défis de son second mandat.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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RDC : Ebola franchit un seuil historique avec plus de 2 300 morts https://planete7.info/rdc-ebola-franchit-un-seuil-historique-avec-plus-de-2-300-morts/ Mon, 17 Aug 2026 21:45:00 +0000 https://planete7.info/?p=61837 L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) vient de franchir un seuil particulièrement alarmant. Avec 2 325 décès confirmés sur 4 945 cas recensés au 15 août 2026, soit un taux de létalité de 47 %, cette nouvelle flambée devient officiellement la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. Le bilan […]]]>

L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) vient de franchir un seuil particulièrement alarmant. Avec 2 325 décès confirmés sur 4 945 cas recensés au 15 août 2026, soit un taux de létalité de 47 %, cette nouvelle flambée devient officiellement la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.

Le bilan dépasse désormais celui de la grande épidémie de 2018-2020, qui avait fait 2 287 morts sur 3 470 cas dans le Nord-Kivu. Une différence de 38 décès qui pourrait encore s’accroître, l’épidémie actuelle étant toujours active.

La flambée de 2018-2020, qui avait duré près de 22 mois, reste l’une des crises sanitaires les plus graves de l’histoire récente de la RDC. Elle avait mobilisé d’importants moyens humains et logistiques pour contenir la propagation du virus.

Au cours de cette période, plus de 303 000 personnes avaient été vaccinées, tandis qu’environ 250 000 contacts avaient fait l’objet d’un suivi. Les équipes de riposte avaient également analysé près de 220 000 échantillons afin d’identifier rapidement les cas et de limiter les chaînes de transmission.

Le nouveau bilan prend une dimension d’autant plus préoccupante que l’épidémie de 2026 n’est pas encore arrivée à son terme. Contrairement à celle de 2018-2020, qui avait finalement été déclarée terminée après près de deux ans de lutte, la flambée actuelle continue de faire des victimes.

Avec 4 945 cas enregistrés et 2 325 décès, le taux de létalité atteint près d’un cas sur deux. Ces chiffres traduisent la gravité de la situation et soulignent les défis auxquels sont confrontées les autorités sanitaires et les équipes engagées dans la riposte.

Le dépassement du précédent record constitue ainsi un nouveau signal d’alerte pour la RDC. Tant que la transmission du virus ne sera pas interrompue, le bilan humain de cette épidémie pourrait continuer de s’alourdir dans les prochains jours et semaines.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Nigeria : une vingtaine de morts dans des affrontements communautaires https://planete7.info/nigeria-une-vingtaine-de-morts-dans-des-affrontements-communautaires/ Sun, 16 Aug 2026 21:40:22 +0000 https://planete7.info/?p=61794 Kokoli, dans l’État du Niger, a été le théâtre de violents affrontements entre communautés Kambari et Fulani. Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine de morts, tandis que plusieurs centaines de personnes ont été contraintes de fuir leurs habitations. Une nouvelle flambée de violences secoue le centre-ouest du Nigeria. Le village de Kokoli, situé dans […]]]>

Kokoli, dans l’État du Niger, a été le théâtre de violents affrontements entre communautés Kambari et Fulani. Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine de morts, tandis que plusieurs centaines de personnes ont été contraintes de fuir leurs habitations.

Une nouvelle flambée de violences secoue le centre-ouest du Nigeria. Le village de Kokoli, situé dans l’État du Niger, a été le théâtre d’une attaque meurtrière le 14 août, faisant une vingtaine de morts et provoquant le déplacement de centaines d’habitants.

Selon des témoignages recueillis par l’AFP auprès de résidents, les violences ont opposé des membres des communautés Kambari et Fulani. Les circonstances précises à l’origine des affrontements restent toutefois à établir.

Un député de la région, Jafar Muhammed, évoque quant à lui l’implication de milices locales dans ces violences. Il déplore une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante et estime que les populations civiles restent insuffisamment protégées face à la multiplication des attaques.

Située à proximité de la frontière avec le Bénin, cette partie de l’État du Niger est régulièrement confrontée aux violences de groupes armés communément désignés sous le terme de « bandits ». Ces derniers sont notamment accusés de vols de bétail, de pillages et d’enlèvements visant les populations locales.

À cette menace s’ajoute la présence de groupes jihadistes dans certaines zones, compliquant davantage la situation sécuritaire et alimentant un climat de peur au sein des communautés.

Après cette nouvelle attaque, de nombreuses familles ont pris la fuite, abandonnant leurs habitations pour tenter de se mettre à l’abri. Les déplacements de population viennent ainsi aggraver la vulnérabilité des habitants déjà confrontés à une insécurité persistante.

Face à cette recrudescence des violences, le député Jafar Muhammed appelle les autorités nigérianes à revoir leur dispositif de sécurité dans la région. Il réclame notamment un renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité afin de prévenir de nouvelles attaques et d’assurer la protection des civils.

Cette nouvelle flambée de violence illustre les difficultés persistantes auxquelles sont confrontées plusieurs communautés du nord-ouest et du centre-ouest du Nigeria, où les conflits locaux se mêlent désormais aux activités de groupes criminels et, dans certaines zones, à la menace jihadiste.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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