Budget : la Direction générale du Budget mise sur le dialogue avec les DAF pour améliorer l’exécution des dépenses publiques

La Direction générale du Budget veut donner un nouvel élan à l’exécution budgétaire. À travers une séance de restitution des travaux de sa retraite stratégique, organisée en juillet dernier, les responsables de la chaîne budgétaire ont engagé des échanges sur les performances enregistrées, les difficultés persistantes et les mesures à mettre en œuvre pour rendre la dépense publique plus efficace.
La rencontre, tenue sous l’impulsion du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, a réuni les principaux acteurs de la chaîne budgétaire, notamment les Directeurs administratifs et financiers (DAF) ainsi que les responsables de la Direction des Investissements Publics. Elle s’inscrit dans une dynamique de concertation visant à renforcer la coordination entre les différentes structures impliquées dans la préparation et l’exécution du budget de l’État.
Au cœur des discussions : le niveau d’exécution budgétaire. Les participants ont passé en revue les résultats obtenus, les contraintes rencontrées dans la mise en œuvre des dépenses ainsi que les principaux défis à relever. Les échanges ont également permis d’examiner les orientations du Plan stratégique de développement 2027-2036 de la Direction générale du Budget.
Prenant la parole, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a appelé à davantage de rigueur et d’efficacité dans la gestion des ressources publiques. Elle a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité des dossiers, de simplifier les procédures et de fluidifier les différentes étapes de la chaîne de la dépense.
L’un des points de préoccupation soulevés concerne particulièrement les dépenses d’investissement. Alors que le taux d’engagement se situe autour de 70 %, leur niveau d’exécution demeure jugé faible. Pour les responsables, cet écart met en évidence la nécessité de mieux anticiper les opérations et d’accélérer la mise en œuvre effective des projets inscrits au budget.
Les Directeurs administratifs et financiers et la Direction des Investissements Publics ont, de leur côté, plaidé pour une meilleure sélection des projets à inscrire dans le budget. L’objectif est de privilégier les projets suffisamment matures, disposant des conditions nécessaires à une exécution rapide et efficace.
La question des projets déjà engagés a également été abordée. Les participants ont recommandé une meilleure prise en compte des projets en cours dans la Loi de finances rectificative (LFR), afin d’assurer une plus grande cohérence entre les prévisions budgétaires et les besoins réels d’exécution.
Autre enjeu majeur : la coordination entre les différents acteurs de la chaîne financière. Les échanges ont mis en avant la nécessité de renforcer la collaboration entre les services budgétaires, le Trésor et la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), afin de réduire les blocages et d’améliorer la circulation de l’information.
À travers cette rencontre, la Direction générale du Budget entend ainsi consolider le dialogue avec les DAF et instaurer une meilleure articulation entre les différentes structures intervenant dans la gestion des finances publiques.
Au-delà des chiffres et des procédures, l’ambition affichée est claire : transformer les crédits budgétaires en réalisations concrètes. Pour le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, l’amélioration de l’exécution budgétaire constitue un levier essentiel pour garantir une utilisation plus efficace des ressources publiques et renforcer l’impact des investissements sur les priorités de développement de la Guinée.
Sylla Ama pour Planete7.info
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