Baba Hady Thiam : « Faire vivre l’indépendance, c’est donner à nos enfants les moyens de choisir leur avenir »

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À l’occasion du 2 octobre, date anniversaire de l’indépendance de la Guinée, l’avocat Baba Hady Thiam a livré un témoignage personnel, mêlant souvenirs d’enfance, expérience de la diaspora et réflexion sur l’avenir du pays. Avocat aux barreaux de Paris et de Guinée et l’un des fondateurs du cabinet Thiam & Associés, il fait de cette journée de commémoration un moment de mémoire, mais aussi de transmission et d’espoir.

Pour Baba Hady Thiam, le 2 octobre est d’abord une histoire de souvenirs. Ceux d’une enfance où, chaque année, la famille se réunissait devant la télévision pour suivre ensemble le défilé célébrant l’indépendance de la Guinée. Une tradition familiale qui a accompagné les premières années de sa vie et qui, avec le temps, est devenue un rendez-vous chargé d’émotion et de mémoire.

En 2004, son départ pour la France, où il poursuit ses études à Bordeaux, change le décor sans rompre le lien avec le pays. Loin de la Guinée et de ses cérémonies officielles, la communauté guinéenne de Bordeaux perpétue à sa manière la célébration du 2 octobre. Les rassemblements autour d’un repas et de la musique deviennent alors une autre façon de faire vivre l’attachement à la patrie, malgré la distance.

Cette expérience de la diaspora nourrit aujourd’hui un regard particulier sur l’indépendance. Dans son message, Baba Hady Thiam rend hommage à celles et ceux qui, en 1958, ont fait le choix de l’indépendance, exprimant sa reconnaissance à leur égard. Mais son propos ne s’arrête pas au souvenir historique. Il pose la question de ce que signifie, pour les générations actuelles, faire vivre cet héritage.

C’est à travers l’éducation qu’il trouve une réponse. Quelques jours avant la célébration du 2 octobre, la première pierre d’un lycée-collège a été posée à Manden, dans la préfecture de Dinguiraye. L’établissement doit accueillir au moins 500 élèves. Pour l’avocat, ce projet scolaire représente bien davantage qu’une infrastructure supplémentaire. Il incarne une conception concrète de l’indépendance, fondée sur la capacité donnée aux jeunes Guinéens de construire eux-mêmes leur avenir.

« Pour moi, faire vivre l’indépendance, c’est cela : donner à nos enfants les moyens de choisir leur avenir », écrit-il.

Cette conviction fait écho à son propre parcours. Après des études de droit et une expérience professionnelle en France au sein de cabinets internationaux, Baba Hady Thiam a choisi de s’investir également dans le développement du secteur juridique en Guinée. Il est aujourd’hui avocat aux barreaux de Paris et de Guinée et figure parmi les fondateurs de Thiam & Associés, cabinet d’avocats implanté notamment à Conakry et actif dans plusieurs domaines du droit des affaires.

Son message du 2 octobre prend ainsi une dimension particulière : celle d’un Guinéen dont le parcours s’est construit entre plusieurs pays, mais dont le regard demeure profondément attaché aux perspectives de la Guinée. De l’enfance passée devant le défilé familial aux célébrations de la diaspora à Bordeaux, jusqu’à l’évocation d’un nouveau lycée à Manden, le fil conducteur reste le même : la transmission et la possibilité pour chaque génération de construire la suivante.

Son souhait, il le formule simplement : voir un jour chaque enfant guinéen, où qu’il soit né, pouvoir aller au bout de ses études et de ses rêves.

Une manière de rappeler que, 68 ans après l’indépendance, la célébration du 2 octobre peut aussi être l’occasion de réfléchir à ce que le pays veut transmettre à sa jeunesse et aux moyens qu’il entend lui donner pour écrire son propre avenir.

« Bonne fête de l’indépendance à toutes et à tous, en Guinée et partout dans le monde ! », conclut Baba Hady Thiam.

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