Mountaga Diallo – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 04 Nov 2026 00:12:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Mountaga Diallo – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Fleuve Bafing : un chauffeur meurt dans le naufrage de son véhicule, les populations réclament un pont https://planete7.info/fleuve-bafing-un-chauffeur-meurt-dans-le-naufrage-de-son-vehicule-les-populations-reclament-un-pont/ Wed, 04 Nov 2026 00:11:41 +0000 https://planete7.info/?p=67341 Un nouveau drame vient rappeler les dangers auxquels sont quotidiennement exposés les habitants de Téguereya et de Saramoussaya, contraints d’emprunter un vieux bac manuel pour traverser le fleuve Bafing. Ce mardi 3 novembre 2026, un chauffeur a perdu la vie après que son minibus a basculé dans les eaux. Une tragédie qui relance avec force […]]]>

Un nouveau drame vient rappeler les dangers auxquels sont quotidiennement exposés les habitants de Téguereya et de Saramoussaya, contraints d’emprunter un vieux bac manuel pour traverser le fleuve Bafing. Ce mardi 3 novembre 2026, un chauffeur a perdu la vie après que son minibus a basculé dans les eaux. Une tragédie qui relance avec force l’appel des populations à la construction d’un pont.

Le fleuve Bafing a une nouvelle fois été le théâtre d’un drame. Très tôt dans la matinée de ce mardi 3 novembre 2026, un chauffeur connu sous le nom de maître Mamadou a trouvé la mort dans des circonstances tragiques, après le renversement du minibus qu’il conduisait au moment de la traversée du fleuve à bord d’un bac manuel.

Selon les informations rapportées par la RTG Mamou, le conducteur avait quitté la sous-préfecture de Saramoussaya en direction du marché hebdomadaire de Bendougo Kolin, dans la sous-préfecture de Téguereya, relevant de la préfecture de Mamou. À bord du véhicule se trouvaient plusieurs passagers, majoritairement des commerçantes qui se rendaient à leurs activités commerciales.

Mais ce déplacement habituel a brutalement viré au cauchemar au moment de franchir le fleuve. Alors que les passagers étaient descendus du minibus, le conducteur aurait été invité à effectuer une marche arrière pour repositionner son véhicule sur le bac. C’est à cet instant que les freins auraient lâché, entraînant le minibus dans les eaux.

Une passagère, témoin direct de la scène, raconte les derniers instants du chauffeur :

« Quand notre tour est arrivé, le conducteur du bac a demandé à notre chauffeur de reculer un peu derrière. Tous les passagers étaient descendus. Quand il a reculé, les freins ont lâché. Finalement, il s’est retrouvé dans l’eau. Il a cassé le pare-brise et a commencé à nager. Mais il était fatigué et a fini par rester sous les eaux. On était là en train de le regarder, mais on ne pouvait rien », témoigne-t-elle.

La scène, particulièrement éprouvante, a suscité une mobilisation spontanée. Plusieurs personnes ont tenté de porter secours au conducteur, mais les efforts engagés n’ont malheureusement pas permis de le sauver.

Un autre conducteur ayant participé à la tentative de sauvetage revient sur les difficultés rencontrées face à cette situation dramatique.

« Quand il est sorti du véhicule, je suis allé lui porter secours. J’ai tout fait pour le secourir. Il m’a attrapé à plusieurs reprises. Finalement, pour ne pas qu’on reste tous dans l’eau, je l’ai abandonné », explique-t-il.

Au-delà de cette tragédie, l’accident remet au premier plan une problématique qui perdure depuis plusieurs décennies dans cette partie de la Guinée : l’absence d’un pont permettant de franchir le fleuve Bafing dans des conditions de sécurité acceptables.

Habitants, commerçants, conducteurs et autres usagers de la route dépendent toujours de ce vieux bac manuel pour assurer leurs déplacements entre les localités riveraines, notamment Téguereya et Saramoussaya. Une dépendance qui expose régulièrement les populations à des risques et alimente les inquiétudes des ressortissants et des résidents.

Face à cette situation, ces derniers interpellent les autorités et réclament une infrastructure capable de mettre définitivement fin à cette précarité. Pour l’un des ressortissants rencontrés, les conséquences humaines de cette situation sont devenues trop lourdes.

« Nous prions le gouvernement de nous aider. Nous souffrons, nous souffrons. Nuits et jours, nous souffrons. Il y a eu beaucoup de pertes humaines dans notre sous-préfecture. Mais nous espérons, avec le gouvernement de Mamadi Doumbouya, que le pont verra le jour cette année », plaide-t-il.

Alertées, les autorités administratives de Téguereya et de Saramoussaya se sont rendues sur les lieux pour constater les faits et coordonner les premières dispositions. Les opérations de recherche se poursuivaient afin de retrouver le corps du chauffeur et de le remettre à sa famille. Des démarches étaient également engagées pour informer le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Le sous-préfet de Saramoussaya a indiqué que lui-même et son homologue de Téguereya avaient pris des dispositions pour retrouver le corps du chauffeur et le remettre à sa famille. Il a également précisé que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou devait être informé de la situation.

Ce nouveau drame dépasse ainsi le seul cadre d’un accident de traversée. Il remet en lumière les conséquences d’un enclavement qui pèse depuis des années sur les populations riveraines du Bafing. Pour ces habitants, la construction d’un pont n’est plus simplement une revendication liée au développement local : elle représente une nécessité vitale, un espoir de mettre fin aux pertes humaines et de circuler enfin en toute sécurité.

À Téguereya comme à Saramoussaya, l’attente d’un pont demeure. Mais pour les populations, chaque nouvelle tragédie rappelle douloureusement le prix de cette attente.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour planète7.info 

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Kindia : la Guinée veut ancrer l’évaluation au cœur de ses politiques publiques https://planete7.info/kindia-la-guinee-veut-ancrer-levaluation-au-coeur-de-ses-politiques-publiques/ Tue, 03 Nov 2026 21:19:02 +0000 https://planete7.info/?p=67331 À travers le programme ELITE, les autorités guinéennes entendent renforcer les compétences des cadres de l’administration en matière de planification, de suivi et d’évaluation, afin d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, notamment dans le cadre de Simandou 2040. La Guinée entend franchir un nouveau cap dans l’amélioration de la gouvernance publique. À Kindia, la session finale […]]]>

À travers le programme ELITE, les autorités guinéennes entendent renforcer les compétences des cadres de l’administration en matière de planification, de suivi et d’évaluation, afin d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, notamment dans le cadre de Simandou 2040.

La Guinée entend franchir un nouveau cap dans l’amélioration de la gouvernance publique. À Kindia, la session finale de la formation ELITE (Leadership en matière d’évaluation pour la transformation institutionnelle et l’excellence) a été officiellement lancée ce mardi 3 novembre 2026. Portée par le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, sous le leadership de la Primature et avec l’appui de l’UNICEF, cette initiative vise à faire de l’évaluation un véritable levier de performance de l’action publique.

À travers ce programme, les autorités ambitionnent de promouvoir une administration davantage orientée vers les résultats, capable de mesurer l’efficacité de ses interventions, d’améliorer la qualité des politiques publiques et de renforcer la redevabilité dans la gestion des ressources. Un enjeu d’autant plus important dans le contexte de la mise en œuvre de Simandou 2040, présenté comme l’une des principales visions stratégiques du développement économique et social de la Guinée.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le gouverneur de Kindia, le CGP Mamadou Camara, s’est réjoui d’accueillir les participants venus de plusieurs pays africains. Il a particulièrement insisté sur l’importance de cette formation pour accompagner les ambitions de développement du pays.

« Cette deuxième phase de la formation ELITE constitue une opportunité de consolider les compétences des cadres en matière d’évaluation des politiques et programmes publics, notamment dans le contexte de la mise en œuvre du programme Simandou 2040 », a-t-il déclaré.

Il a également invité les participants à tirer pleinement profit des échanges d’expériences et à élaborer des plans d’action concrets, susceptibles de contribuer à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique et des conditions de vie des populations.

De son côté, la représentante de l’UNICEF en Guinée, Maddalena Bertolotti, a rappelé que le programme, engagé depuis juin 2026, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des cadres en matière de planification, de suivi et d’évaluation. La rencontre de Kindia constitue ainsi l’aboutissement de ce parcours de formation, marqué notamment par la présentation des résultats obtenus et la remise des certificats aux participants.

Saluant les efforts déployés par la Guinée, qu’elle a présentée comme l’un des premiers pays à avoir achevé l’ensemble du programme, elle a insisté sur la nécessité de transformer les connaissances acquises en pratiques institutionnelles durables.

« J’encourage les participants à mettre en pratique les connaissances acquises au sein de leurs institutions, afin de promouvoir une meilleure culture de l’évaluation, d’améliorer l’efficacité des politiques publiques et de mieux prendre en compte les besoins des populations vulnérables, notamment ceux des enfants », a-t-elle souligné.

À la Primature, Thierno Souleymane Bah a, pour sa part, mis l’accent sur les retombées attendues de cette initiative dans le suivi et l’évaluation des projets et programmes de développement. Selon lui, les compétences et les outils acquis permettront notamment de mieux apprécier les résultats des investissements publics et leurs effets réels sur les populations.

« Cette formation permettra de doter la Guinée d’outils fondés sur des données probantes pour mesurer les résultats des projets, évaluer leur impact sur les populations et améliorer l’efficacité de l’action publique. Cette démarche contribuera à l’élaboration d’une première politique nationale de l’évaluation en Guinée », a-t-il indiqué.

Dans son discours d’ouverture, le directeur national du Plan, Dr Hassane Diallo, représentant le ministre Ismaël Nabé, a également salué l’accompagnement de l’UNICEF dans cette initiative ainsi que l’engagement des participants tout au long du processus de formation.

Revenant sur les ambitions du programme Simandou 2040, il a rappelé l’importance de disposer d’une administration capable d’évaluer ses propres actions pour mieux répondre aux exigences du développement.

« Le programme Simandou 2040 constitue une vision stratégique pour le développement économique et social de la Guinée. Il est important de développer une véritable culture de l’évaluation au sein de l’administration et de mettre les compétences acquises au service de l’amélioration de l’action publique », a-t-il affirmé.

Au-delà de la clôture d’un cycle de formation, cette session finale du programme ELITE ouvre ainsi des perspectives pour une meilleure institutionnalisation de l’évaluation en Guinée. L’enjeu sera désormais de traduire les compétences acquises en mécanismes concrets de suivi des politiques publiques, afin que les investissements consentis produisent des résultats mesurables et répondent davantage aux attentes des populations.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour planète7.info 

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Assassinat de Boubacar Barry à Lambanyi : son frère décrit une attaque armée et réclame justice https://planete7.info/assassinat-de-boubacar-barry-a-lambanyi-son-frere-decrit-une-attaque-armee-et-reclame-justice/ Tue, 03 Nov 2026 20:47:20 +0000 https://planete7.info/?p=67328 La famille de Boubacar Barry, commerçant de 39 ans tué à son domicile dans le quartier de Lambanyi, à Conakry, réclame justice. Dans un témoignage empreint d’émotion, Mamadou Alpha Barry, frère du défunt, revient sur le déroulement de cette violente attaque survenue dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de 2 heures du […]]]>

La famille de Boubacar Barry, commerçant de 39 ans tué à son domicile dans le quartier de Lambanyi, à Conakry, réclame justice. Dans un témoignage empreint d’émotion, Mamadou Alpha Barry, frère du défunt, revient sur le déroulement de cette violente attaque survenue dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de 2 heures du matin.

Selon son récit, plusieurs hommes armés et cagoulés, arrivés à bord d’une dizaine de pick-up et d’un véhicule blindé, auraient fait irruption dans leur concession. L’un des véhicules portait, affirme-t-il, l’inscription « Service spécial ».

Une fois sur les lieux, les assaillants s’en seraient pris aux membres de la famille présents dans la concession, notamment aux sœurs du défunt. Ils auraient également emporté plusieurs biens, dont des téléphones, des ordinateurs, de l’argent et d’autres objets de valeur.

Le frère de la victime affirme que les hommes armés ont ensuite emmené Boubacar Barry ainsi que l’un de ses amis. Depuis cette intervention, la famille dit être sans nouvelles de cet ami. Des coups de feu auraient également retenti au cours de l’opération.

Le corps de Boubacar Barry aurait finalement été retrouvé à l’hôpital de Donka, 24 heures après les faits.

« Je ne sais même pas par où commencer. Je sais juste qu’ils sont venus chez nous, ils ont pris mon grand frère, ils l’ont tué et amené le corps avec eux », témoigne Mamadou Alpha Barry, encore profondément marqué par cette tragédie.

Face à ce drame, il appelle les autorités judiciaires guinéennes, la population ainsi que la communauté internationale à se mobiliser pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsables soient identifiés et traduits devant la justice.

« Je n’accuse personne. Je n’ai pas vu les hommes qui sont venus chez moi parce qu’ils étaient tous cagoulés. Mais je demande à la justice guinéenne de nous venir en aide », insiste-t-il.

Alors que la famille s’apprête à acheminer la dépouille à Siguiri pour l’inhumation, elle reste dans l’attente de réponses. Au-delà de l’assassinat de Boubacar Barry, ses proches s’interrogent toujours sur le sort de son ami, emmené au cours de la même opération et dont ils sont, selon le témoignage du frère du défunt, toujours sans nouvelles.

Pour la famille, l’heure est désormais à la recherche de la vérité et à l’attente de justice.

Oumar Sylla Bah pour planète7.info 

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Labé : entre espoir de revenus et insécurité, les conducteurs de taxi-moto face aux réalités du métier https://planete7.info/labe-entre-espoir-de-revenus-et-insecurite-les-conducteurs-de-taxi-moto-face-aux-realites-du-metier/ Tue, 03 Nov 2026 20:28:02 +0000 https://planete7.info/?p=67321 À Labé, le taxi-moto est bien plus qu’un simple moyen de transport. Pour de nombreux jeunes et chefs de famille, cette activité représente une source de revenus essentielle, capable de financer les besoins du quotidien, de soutenir des familles et parfois même de concrétiser des projets de vie. Mais derrière ces perspectives, les conducteurs sont […]]]>

À Labé, le taxi-moto est bien plus qu’un simple moyen de transport. Pour de nombreux jeunes et chefs de famille, cette activité représente une source de revenus essentielle, capable de financer les besoins du quotidien, de soutenir des familles et parfois même de concrétiser des projets de vie. Mais derrière ces perspectives, les conducteurs sont confrontés à des difficultés récurrentes : revenus irréguliers, insécurité, conflits avec les clients et problèmes de paiement. Des réalités qui rythment leur quotidien.

Dans la ville de Labé, le transport par moto-taxi occupe une place importante dans la mobilité urbaine. Pour ceux qui en font leur principale activité, il constitue également un moyen de gagner leur vie. Après plusieurs années passées sur les routes, certains conducteurs affirment avoir pu améliorer leurs conditions d’existence grâce aux revenus générés par ce métier. C’est notamment le cas d’Alhassane Diallo, membre du syndicat USTG, qui insiste sur l’importance de la discipline financière et de l’épargne pour réussir dans cette activité.

« Nous gagnons un peu d’argent, mais pour exercer ce métier, il faut être intelligent dans la gestion afin de pouvoir épargner. Certains parmi nous se sont mariés, d’autres ont construit des maisons et certains sont même partis à l’étranger grâce à cette activité », explique-t-il.

Toutefois, ces perspectives ne reflètent pas toujours la réalité vécue par l’ensemble des conducteurs. Les recettes quotidiennes restent variables et dépendent notamment du nombre de clients transportés. Pour Mamadou Baillo Diallo, conducteur de taxi-moto, il arrive que certains commencent leur journée avec à peine de quoi acheter du carburant, dans l’espoir de réaliser suffisamment de recettes pour faire face aux dépenses de la journée.

« Si tu arrives à gagner de quoi nourrir ta famille, remercie le Bon Dieu. Certains parmi nous sortent le matin avec seulement le prix du carburant, mais parviennent à couvrir leurs dépenses, à condition de savoir bien gérer leur argent », souligne-t-il.

Au-delà de l’incertitude financière, les conducteurs doivent également composer avec des situations conflictuelles dans l’exercice de leur métier. Parmi les difficultés évoquées figurent les désaccords sur les tarifs convenus avant le départ, mais aussi les comportements de certains clients qui refusent de respecter leurs engagements une fois arrivés à destination.

Alhassane Diallo dénonce ces pratiques, qu’il considère comme une source supplémentaire de précarité et d’insécurité pour les conducteurs.

« Nous, conducteurs de taxi-moto, nous ne sommes pas en sécurité. Nous rencontrons des clients parfois très difficiles à gérer. Tu peux convenir d’un prix avec quelqu’un pour le transporter, mais une fois arrivé à destination, il change d’avis et te paie le montant qu’il veut », déplore-t-il.

Un constat également partagé par Mamadou Baillo Diallo, qui évoque des situations dans lesquelles des clients refusent tout simplement de payer après avoir bénéficié du service. Des incidents qui peuvent compromettre les recettes d’une journée et accentuer les difficultés auxquelles les conducteurs sont déjà confrontés.

Face à ces difficultés, certains conducteurs estiment que l’amélioration des conditions d’exercice de leur métier passe aussi par un changement de comportement au sein de leur propre corporation. Le respect des clients, l’honnêteté et la prudence figurent parmi les principes qu’ils jugent indispensables pour préserver la confiance dans le secteur.

Thierno Oumar Diallo, également conducteur de taxi-moto, insiste notamment sur la nécessité de faire preuve de transparence dans le transport des bagages. Il exhorte ses collègues à éviter toute pratique frauduleuse et à ne pas accepter de transporter des colis vers des destinations qu’ils ne connaissent pas, afin de prévenir d’éventuelles situations à risque.

Malgré ces nombreuses contraintes, le taxi-moto reste une activité incontournable dans le paysage du transport urbain à Labé. Pour des centaines de conducteurs et leurs familles, il constitue un moyen de subsistance dont ils ne peuvent facilement se passer. Entre opportunités économiques et difficultés quotidiennes, ces travailleurs continuent de sillonner les routes de la ville, avec l’espoir de préserver leurs revenus tout en exerçant leur métier dans des conditions plus sûres.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour planète7.info 

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Lambanyi : un commerçant de 39 ans tué à son domicile, son véhicule emporté par des assaillants https://planete7.info/lambanyi-un-commercant-de-39-ans-tue-a-son-domicile-son-vehicule-emporte-par-des-assaillants/ Tue, 03 Nov 2026 20:02:49 +0000 https://planete7.info/?p=67316 Un commerçant de 39 ans, identifié comme Boubacar Barry, a été tué par des hommes armés dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de 2 heures du matin, à son domicile, dans le quartier de Lambanyi, à Conakry. Après leur forfait, les assaillants auraient emporté son véhicule. Selon les premières informations recueillies sur […]]]>

Un commerçant de 39 ans, identifié comme Boubacar Barry, a été tué par des hommes armés dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de 2 heures du matin, à son domicile, dans le quartier de Lambanyi, à Conakry. Après leur forfait, les assaillants auraient emporté son véhicule.

Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs individus armés auraient fait irruption dans la concession de la victime avant de lui tirer dessus. Ils auraient ensuite pris la fuite avec sa voiture.

Une vidéo qui circule montre par ailleurs plusieurs individus non identifiés, vêtus de noir, en train de se déplacer dans une concession. Les circonstances dans lesquelles ces images ont été filmées, ainsi que leur lien éventuel avec l’attaque, restent toutefois à établir.

Père de trois enfants, Boubacar Barry laisse derrière lui une famille profondément éprouvée par ce drame. Son épouse, sous le choc après la disparition de son mari, aurait perdu connaissance et serait actuellement prise en charge sur le plan médical.

Pendant ce temps, les proches de la victime effectuent les démarches nécessaires auprès de l’hôpital de Donka en vue de récupérer sa dépouille.

À ce stade, aucune communication officielle des autorités n’a encore été faite concernant les circonstances de cet assassinat. Les proches de la victime sont attendus pour apporter davantage de précisions sur le déroulement des faits.

Les circonstances exactes de ce drame, tout comme l’identité des auteurs présumés, restent à élucider.

Oumar Sylla Bah pour planète7.info 

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Kankan : huit élèves interpellées dans le cadre d’une opération contre l’école buissonnière https://planete7.info/kankan-huit-eleves-interpellees-dans-le-cadre-dune-operation-contre-lecole-buissonniere/ Tue, 03 Nov 2026 18:15:39 +0000 https://planete7.info/?p=67309 La police centrale de Kankan a interpellé huit élèves, toutes de sexe féminin, au cours d’une opération de lutte contre l’école buissonnière. Les jeunes filles ont été retrouvées dans des bars-cafés, des bâtiments inachevés et sur des plages, alors que les cours se déroulaient dans leurs établissements respectifs. Cette opération s’inscrit dans le cadre des […]]]>

La police centrale de Kankan a interpellé huit élèves, toutes de sexe féminin, au cours d’une opération de lutte contre l’école buissonnière. Les jeunes filles ont été retrouvées dans des bars-cafés, des bâtiments inachevés et sur des plages, alors que les cours se déroulaient dans leurs établissements respectifs.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des patrouilles organisées sur instruction du procureur de la République, en vue de lutter contre l’absentéisme scolaire et de veiller à la présence effective des élèves dans les établissements.

Selon la commissaire centrale de police, Nanamoudou Magassouba, les huit élèves interpellées fréquentent notamment le lycée Marien N’Gouabi. Elles ont été repérées dans différents lieux identifiés dans la réquisition du procureur.

« Aujourd’hui, on a mis la main sur huit élèves. Toutes les huit sont des filles. Il y a des élèves de Marien N’Gouabi, qui est au rond-point que vous voyez. Les élèves ont été interpellées dans les lieux indiqués dans la réquisition du procureur. Il y a les lieux qu’on a cités ici : les bars-cafés, les bâtiments inachevés et les plages. En tout cas, pendant les heures où les cours se déroulent, elles sont ailleurs », a-t-elle expliqué.

La responsable policière a également précisé que les interventions se déroulent au cours des patrouilles, les agents identifiant les élèves notamment grâce à leurs uniformes scolaires. Une fois les interpellations effectuées, le procureur de la République est informé afin de décider des suites à donner à la procédure.

« Quand la patrouille passe et qu’on constate qu’il y a un élève, parce qu’ils sont distingués par leurs tenues, quand on les voit, on gare les véhicules et on les interpelle. Donc, la suite est réservée à M. le procureur. Il est informé que les élèves sont là », a-t-elle indiqué.

Au-delà de ces interpellations, Nanamoudou Magassouba a lancé un appel à la responsabilité des parents, les invitant à renforcer leur encadrement et à maintenir un contact régulier avec les établissements scolaires afin de mieux suivre les déplacements de leurs enfants.

« À tous les parents d’élèves, je conseille de veiller sur leurs enfants qui vont à l’école. Le plus souvent, il faut rester en contact avec les enseignants pour pouvoir maîtriser les mouvements de vos élèves entre la maison et l’établissement », a-t-elle recommandé.

Les huit élèves ont été conduites au commissariat central de Kankan. Les suites de cette procédure relèvent désormais du procureur de la République.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour planète7.info 

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Mohamed Lamine Sylla : « Rendre heureux le peuple de Guinée, un défi pour nous » https://planete7.info/mohamed-lamine-sylla-rendre-heureux-le-peuple-de-guinee-un-defi-pour-nous/ Tue, 03 Nov 2026 17:44:16 +0000 https://planete7.info/?p=67306 Le sacre du Syli national U-20 à la Coupe UFOA-A continue de susciter des réactions au sein du football guinéen. Au lendemain de cette consécration à Bamako, le sélectionneur Mohamed Lamine Sylla est revenu sur la portée de ce succès, qu’il considère comme bien plus qu’une simple victoire sportive. Pour le technicien, ce trophée constitue […]]]>

Le sacre du Syli national U-20 à la Coupe UFOA-A continue de susciter des réactions au sein du football guinéen. Au lendemain de cette consécration à Bamako, le sélectionneur Mohamed Lamine Sylla est revenu sur la portée de ce succès, qu’il considère comme bien plus qu’une simple victoire sportive. Pour le technicien, ce trophée constitue une occasion de redonner espoir et fierté à un public guinéen longtemps éprouvé par les résultats de ses équipes nationales.

Cette victoire revêt une dimension particulière au regard des difficultés rencontrées ces dernières années par le football guinéen face à certaines nations de la sous-région. Le Mali, la Gambie et surtout le Sénégal figurent parmi les adversaires contre lesquels la Guinée a longtemps peiné à obtenir des résultats satisfaisants.

« Notre pays, notre peuple a beaucoup souffert par rapport aux résultats de ce football, surtout contre des équipes de la sous-région, même si ce n’est pas l’équipe nationale A. […] Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu de résultats face au Mali, face à la Gambie, surtout face au Sénégal », a expliqué le sélectionneur.

Pour Mohamed Lamine Sylla, cette consécration est donc une source de satisfaction, mais aussi une responsabilité envers les supporters. Au-delà du titre remporté, l’ambition est de renouer durablement avec les performances capables de faire vibrer les Guinéens. « C’est un défi pour nous de rendre heureux le peuple de Guinée », a-t-il affirmé.

Le technicien n’a pas manqué de souligner le soutien apporté par plusieurs personnalités du football national. Il a notamment adressé ses remerciements à Ibrahima Blasco Barry, Kanfory Lappé Bangoura, Kelfala Camara, dit KPC, ainsi qu’aux membres du nouveau comité exécutif de la Fédération guinéenne de football (Feguifoot), qui ont effectué le déplacement à Bamako pour assister à la finale.

Une présence qu’il dit avoir particulièrement appréciée, même si elle a également placé les joueurs et l’encadrement technique devant une pression supplémentaire. « On ne s’attendait pas à ce que le comité se déplace jusqu’à Bamako. On a senti leur engagement », a-t-il confié.

Le sélectionneur a également salué leur volonté de rester disponibles après la rencontre afin de retrouver l’équipe à l’hôtel. Un geste qu’il interprète comme une marque de considération et d’attachement à cette jeune génération de footballeurs.

Enfin, Mohamed Lamine Sylla a rappelé que cette finale représentait une expérience inédite pour une bonne partie de son effectif, composé de joueurs qui découvraient ce niveau de compétition. Une première également pour lui, qui disputait sa toute première finale en qualité d’entraîneur.

Au-delà du trophée de l’UFOA-A, ce sacre du Syli U-20 constitue ainsi un motif d’espoir pour le football guinéen. Il met en lumière le potentiel de la relève et rappelle surtout les attentes d’un public qui aspire à retrouver des équipes nationales compétitives et capables de défendre dignement les couleurs du pays.

Thierno Seydou Diallo pour planète7.info 

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Guinée : la RTG 2 victime d’un cambriolage, ses programmes interrompus https://planete7.info/guinee-la-rtg-2-victime-dun-cambriolage-ses-programmes-interrompus/ Tue, 03 Nov 2026 14:35:44 +0000 https://planete7.info/?p=67298 Des équipements essentiels à la production et à la diffusion ont été dérobés à la station de Boulbinet. En déplacement sur les lieux, le ministre de la Communication, Fana Soumah, a dénoncé un acte qu’il qualifie d’ignoble et annoncé des dispositions pour assurer la reprise des activités de la chaîne. La Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG […]]]>

Des équipements essentiels à la production et à la diffusion ont été dérobés à la station de Boulbinet. En déplacement sur les lieux, le ministre de la Communication, Fana Soumah, a dénoncé un acte qu’il qualifie d’ignoble et annoncé des dispositions pour assurer la reprise des activités de la chaîne.

La Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG 2) est confrontée à une interruption de ses programmes à la suite d’un cambriolage survenu ce mardi 3 novembre 2026 dans ses installations de Boulbinet, à Conakry. Des équipements de production et de diffusion ont été emportés, compromettant ainsi le fonctionnement normal de cette chaîne de télévision publique.

Informé de la situation, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Fana Soumah, s’est rendu sur les lieux afin de constater les dégâts et de s’enquérir de l’ampleur des faits. Sur place, le ministre a fermement condamné cet acte, qu’il a qualifié d’« ignoble », tout en exprimant le soutien de son département aux équipes de la Gendarmerie nationale chargées de conduire les investigations.

Pour les autorités, l’enjeu est désormais double : faire toute la lumière sur ce cambriolage et trouver les moyens nécessaires pour rétablir la diffusion des programmes dans les meilleurs délais. Le département de tutelle indique que des mesures sont envisagées afin de permettre à la RTG 2 de reprendre ses activités avec son accompagnement.

Dans un contexte où cette chaîne joue un rôle dans le paysage audiovisuel public guinéen, cette interruption soulève également la question de la sécurisation des installations et des équipements indispensables à la continuité du service public de l’information.

Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation réaffirme, pour sa part, son engagement à garantir la reprise des programmes de la RTG 2, tout en poursuivant le projet de rénovation et de modernisation de la chaîne.

En attendant les conclusions des investigations, les circonstances précises du cambriolage et l’identification des auteurs restent à établir.

Mountaga Pandiara Diallo pour planète7.info 

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Éducation : entre outil pédagogique et source de distraction, le téléphone portable s’invite dans les salles de classe https://planete7.info/education-entre-outil-pedagogique-et-source-de-distraction-le-telephone-portable-sinvite-dans-les-salles-de-classe/ Tue, 03 Nov 2026 13:35:40 +0000 https://planete7.info/?p=67295 Alors que les réseaux sociaux occupent une place grandissante dans le quotidien des jeunes, l’utilisation des téléphones portables en milieu scolaire suscite de vives préoccupations chez les responsables d’établissements. Entre possibilités d’apprentissage et risques de distraction, la question de l’encadrement de ces outils numériques s’impose comme un véritable défi éducatif. Filmer des vidéos pendant les […]]]>

Alors que les réseaux sociaux occupent une place grandissante dans le quotidien des jeunes, l’utilisation des téléphones portables en milieu scolaire suscite de vives préoccupations chez les responsables d’établissements. Entre possibilités d’apprentissage et risques de distraction, la question de l’encadrement de ces outils numériques s’impose comme un véritable défi éducatif.

Filmer des vidéos pendant les heures de cours, se mettre en scène devant une caméra ou encore publier des séquences sur TikTok, Facebook et Snapchat : pour certains élèves, le téléphone portable semble désormais prendre une place qui dépasse largement son utilité pédagogique. Une situation qui inquiète les responsables d’établissements scolaires, préoccupés par ses conséquences sur la concentration, la discipline et les performances des apprenants.

Face à cette réalité, plusieurs établissements tentent de renforcer leur dispositif d’encadrement, tout en appelant à une implication accrue des parents dans l’éducation numérique de leurs enfants.

Au Groupe Scolaire La Sphère, la question fait partie des préoccupations de l’administration. Son proviseur, Mamadou Oury Sané, revient d’abord sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée la rentrée scolaire 2026-2027, marquée, selon lui, par une mobilisation encourageante des familles.

« Nous avons démarré la rentrée scolaire avec beaucoup d’enthousiasme dès le premier jour. Nous avons reçu un nombre important d’élèves accompagnés de leurs parents, venus se rassurer davantage de la reprise de l’année scolaire 2026-2027 », explique-t-il.

Mais au-delà de cette reprise jugée satisfaisante, le responsable éducatif attire l’attention sur un phénomène qui, selon lui, ne se limite pas à son établissement. L’utilisation des téléphones portables par les élèves constitue désormais une problématique qui appelle une réponse concertée, aussi bien à l’échelle des établissements qu’au niveau national.

« Ce problème est national, mais je pense que cela dépend des décisions prises, non seulement au niveau local, mais aussi au niveau national », souligne-t-il.

Pour Mamadou Oury Sané, il serait toutefois réducteur de considérer le téléphone portable comme un outil exclusivement nuisible à l’éducation. Son appréciation dépend avant tout de l’usage qui en est fait. Lorsqu’il est utilisé à des fins de recherche et d’apprentissage, cet outil numérique peut constituer un véritable complément aux enseignements dispensés en classe.

« Vous savez, l’utilisation des téléphones portables en milieu scolaire est un mal, mais nécessaire. Il est nécessaire lorsqu’il peut aider l’enfant à effectuer des recherches dans le cadre de ses études, avec les différents moteurs de recherche reconnus », précise-t-il.

Toutefois, cette dimension éducative ne doit pas occulter les dérives observées dans certains établissements. Le proviseur déplore notamment le fait que des élèves détournent l’usage de leurs appareils de leurs objectifs pédagogiques pour se consacrer à la production de contenus destinés aux réseaux sociaux, parfois au détriment des heures d’apprentissage.

« Mais c’est aussi très mauvais dans la mesure où les enfants se contentent seulement de faire des vidéos sur TikTok, Facebook, Snapchat ou d’autres réseaux sociaux pour les publier sur leurs différents comptes », regrette-t-il.

Face à ces comportements, l’administration du Groupe Scolaire La Sphère a fait le choix de la fermeté. L’utilisation des téléphones portables par les élèves est formellement interdite dans l’enceinte de l’établissement. Une disposition inscrite dans le règlement intérieur et portée à la connaissance des parents dès l’inscription de leurs enfants.

Pour éviter que cette interdiction ne compromette la communication entre les familles et l’administration, l’établissement a également mis en place un dispositif permettant aux parents de joindre directement les responsables scolaires et de s’informer sur la situation de leurs enfants.

« En ce qui concerne le cas spécifique de notre établissement, à travers notre règlement intérieur, l’usage des téléphones est formellement interdit. Nous avons échangé avec tous les parents et mis un numéro vert à leur disposition. Ce numéro leur permet d’être en contact direct avec l’école pour être au courant des informations concernant leur enfant », fait savoir le proviseur.

La surveillance de cette mesure repose également sur la vigilance du personnel enseignant. Les professeurs sont ainsi appelés à veiller à son application. Tout élève surpris en possession d’un téléphone portable dans l’enceinte de l’établissement s’expose à des sanctions, avec une information immédiate de ses parents.

Mais pour le proviseur, la réponse à ce phénomène ne saurait reposer uniquement sur les interdictions et les mesures disciplinaires. Elle exige également une responsabilisation des familles, dont le rôle reste déterminant dans l’encadrement des enfants, y compris en dehors du cadre scolaire.

À ses yeux, les parents doivent être pleinement associés au respect des règles établies par les établissements, notamment à travers des engagements formels pris au moment de l’inscription.

« Pour moi, il faut que les responsables des établissements prennent toutes leurs responsabilités à travers des fiches d’engagement. Tout parent qui inscrit son enfant dans un établissement scolaire doit s’engager à respecter les principes de cet établissement. À travers cet engagement, le parent doit lui-même prendre ses responsabilités vis-à-vis de son enfant afin d’éviter que celui-ci utilise le téléphone à l’école », recommande-t-il.

Au-delà de cet encadrement, Mamadou Oury Sané plaide pour une intensification des campagnes d’information et de sensibilisation à destination des parents. L’objectif n’est pas nécessairement de priver les enfants de téléphones portables, mais de leur apprendre à en faire un usage raisonné, compatible avec leurs obligations scolaires et leur formation.

« Il est temps d’élargir le champ de l’information et de la sensibilisation pour faire comprendre aux parents que ce n’est pas mauvais, dans un premier temps, de confier un téléphone à son enfant. Mais il ne faudrait pas que ce téléphone puisse nuire à sa formation », conclut-il.

À l’heure où les outils numériques occupent une place croissante dans les habitudes des jeunes, leur présence en milieu scolaire pose la question de l’équilibre entre innovation pédagogique et préservation des conditions d’apprentissage. Si le téléphone portable peut faciliter l’accès à l’information et soutenir les recherches scolaires, son utilisation incontrôlée risque, en revanche, de détourner les élèves de leurs priorités et de fragiliser leur concentration.

Dès lors, la lutte contre les usages abusifs ne peut incomber aux seuls responsables d’établissements. Elle nécessite une collaboration étroite entre les administrations scolaires, les enseignants, les parents et les autorités éducatives. Car l’enjeu ne consiste pas simplement à interdire un appareil, mais à accompagner les jeunes vers une utilisation responsable du numérique, sans compromettre leur formation, leur discipline et leur réussite scolaire.

Antoine Neima pour planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

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Culture en Guinée : Mamadou Thug appelle l’État à repenser son soutien aux acteurs culturels https://planete7.info/culture-en-guinee-mamadou-thug-appelle-letat-a-repenser-son-soutien-aux-acteurs-culturels/ Tue, 03 Nov 2026 13:12:16 +0000 https://planete7.info/?p=67292 La question du financement des spectacles en Guinée relance le débat sur la place de l’État dans le développement de l’industrie culturelle. Après l’annonce du ministre de la Culture concernant l’orientation visant à mettre fin à l’achat de tickets de spectacles par les autorités publiques, l’acteur culturel Mamadou Thug invite à une lecture nuancée de […]]]>

La question du financement des spectacles en Guinée relance le débat sur la place de l’État dans le développement de l’industrie culturelle. Après l’annonce du ministre de la Culture concernant l’orientation visant à mettre fin à l’achat de tickets de spectacles par les autorités publiques, l’acteur culturel Mamadou Thug invite à une lecture nuancée de cette démarche. Pour lui, cette prise de position doit davantage être comprise comme un appel à la responsabilisation des artistes et des promoteurs que comme une décision administrative définitivement établie.

Dans son analyse, Mamadou Thug estime que la réussite d’un spectacle ne saurait dépendre de la mobilisation systématique des ressources publiques pour écouler les billets. Elle repose avant tout sur la qualité de l’organisation, la pertinence de la stratégie de communication et la capacité des promoteurs à susciter l’intérêt du public.

« L’État peut accompagner le développement culturel, mais il ne doit pas systématiquement se substituer au public en mobilisant l’argent du contribuable pour acheter des billets de spectacles », souligne-t-il.

Pour autant, l’acteur culturel ne minimise pas les réalités économiques auxquelles sont confrontés les professionnels du secteur. En Guinée, le faible pouvoir d’achat d’une partie du public, les coûts de production souvent élevés et les difficultés liées à la promotion constituent autant d’obstacles à la rentabilité des événements culturels. Une situation qui fragilise particulièrement les artistes et les promoteurs ne disposant pas de ressources financières suffisantes.

C’est pourquoi Mamadou Thug met en garde contre un éventuel retrait de ce mécanisme de soutien sans mesures d’accompagnement adaptées. À ses yeux, la question ne devrait pas se limiter à l’arrêt de l’achat de tickets par les institutions publiques, mais plutôt ouvrir une réflexion plus large sur les modalités d’intervention de l’État dans le financement de la culture.

Parmi les alternatives qu’il préconise figurent notamment la mise en place de subventions transparentes, le développement de partenariats public-privé et la création de mécanismes de financement accessibles aux différents acteurs de l’industrie culturelle. Des dispositifs qui permettraient, selon lui, de soutenir les initiatives professionnelles sans instaurer une dépendance permanente aux commandes institutionnelles.

Au-delà du secteur musical, Mamadou Thug insiste également sur la nécessité d’élargir cette politique d’accompagnement à l’ensemble de la chaîne de production culturelle. Comédiens, humoristes, producteurs, techniciens, réalisateurs et organisateurs de spectacles doivent, selon lui, bénéficier d’une attention particulière dans les politiques publiques de soutien à la culture.

« L’État ne doit pas seulement être présent lorsqu’il s’agit de racheter des billets ; il doit surtout être présent pour créer les conditions qui permettent aux artistes et aux entrepreneurs culturels de vivre dignement de leur travail », soutient-il.

À travers cette prise de position, l’acteur culturel pose ainsi les bases d’une réflexion sur l’avenir du spectacle vivant en Guinée. Entre responsabilisation des promoteurs, recherche de l’autonomie financière et maintien d’un accompagnement public structuré, l’enjeu est de faire émerger un véritable écosystème culturel, capable de générer des revenus, de créer des emplois et de garantir des perspectives durables aux professionnels du secteur.

Car, pour Mamadou Thug, encourager l’autonomie de l’industrie culturelle ne signifie pas abandonner les acteurs qui la font vivre. Il s’agit plutôt de passer d’un soutien ponctuel à un accompagnement institutionnel organisé, transparent et durable.

Oumar Sylla Bah pour planète7.info 

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