Appel au cœur : la fille de Kassory Fofana implore le président Doumbouya pour la libération de son père

Condamné à cinq ans de réclusion pour enrichissement illicite par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana continue de diviser l’opinion nationale. Ce dimanche, sa fille cadette, Ami Kassory Fofana, a brisé le silence dans une vidéo poignante diffusée sur les réseaux sociaux, lançant un vibrant appel à la clémence du président de la transition, Mamadi Doumbouya, et de son épouse, la Première dame Lauriane Doumbouya.
Dans son message empreint d’émotion, la jeune fille évoque la souffrance d’une séparation prolongée avec son père, qu’elle n’a pas revu depuis trois ans. À l’aube d’un moment charnière de sa vie, l’obtention de son diplôme de fin de lycée, elle dit ressentir profondément l’absence de celui qu’elle décrit comme un pilier irremplaçable. « Cela fait maintenant trois ans que je n’ai pas vu mon père car il est détenu. Mon cœur est lourd, car j’ai traversé une période très importante de ma vie sans lui à mes côtés. Le 31 mai, je vais recevoir mon diplôme de fin de lycée, et je m’apprête à commencer l’université. Un moment unique que j’ai toujours rêvé de partager avec mon papa », confie-t-elle la voix brisée.
Dans une supplique empreinte de respect, Ami Kassory s’adresse directement au chef de l’État et sollicite l’intervention de la Première dame pour porter son plaidoyer familial : « J’implore également Mme Lauriane Doumbouya de soutenir ma demande auprès de son mari afin qu’il puisse, avec toute sa bienveillance, envisager la libération de mon père. »
La sortie publique de la jeune fille a immédiatement suscité une vague de réactions en ligne. Entre empathie pour une adolescente en quête de repères et attachement au principe de justice équitable, les internautes s’interrogent sur la portée de cet appel dans un dossier érigé en symbole de la lutte contre l’impunité et la corruption en Guinée.
À travers ce témoignage intime, Ami Kassory met en lumière une autre facette des conséquences de la détention de son père : celle du déchirement familial, loin des prétoires et des considérations politiques. Un cri du cœur qui, s’il ne modifie pas la sentence judiciaire, interpelle les consciences. Reste à savoir si cet appel sera entendu par les autorités de la transition.
Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info
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