Accident meurtrier de Djarabaka : le chauffeur admet l’excès de vitesse, le procès reporté au 28 juillet

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Le procès de Mamadou Saliou Diallo, poursuivi pour homicide involontaire et destruction de biens privés par accident de la circulation, s’est ouvert ce mardi devant le Tribunal de première instance (TPI) de Mamou. Le prévenu est poursuivi pour des faits prévus et punis par les articles 216, 217 et 523 du Code pénal, à la suite de l’accident survenu à Djarabaka, qui a coûté la vie à 16 personnes.

L’audience s’est déroulée dans une salle comble, en présence des familles des victimes, des proches de l’accusé, d’autorités religieuses et coutumières, de représentants des syndicats de transport, de chauffeurs, des forces de défense et de sécurité, ainsi que de nombreux citoyens venus suivre ce procès très attendu.

Appelé à la barre par le président de l’audience, Mamadou Yaya Sow, le prévenu, âgé de 24 ans, a reconnu être à l’origine de l’accident qui a entraîné la mort de 16 personnes, tout en affirmant qu’il s’agissait d’un acte involontaire.

Interrogé sur les circonstances du drame, notamment sur sa vitesse au moment des faits, Mamadou Saliou Diallo a admis avoir roulé à une vitesse excessive. Questionné ensuite sur les accusations de fuite après l’accident, il a rejeté cette version, soutenant qu’il s’était présenté de lui-même aux autorités compétentes.

Le tribunal s’est également intéressé à son état au moment de la conduite. Invité à préciser s’il avait consommé de l’alcool, des boissons énergisantes telles que « Commandos », « 24H », « Vandame » ou toute autre substance avant de prendre le volant, le prévenu a répondu, avec une certaine hésitation, qu’il n’avait rien consommé.

Après cet interrogatoire, le président du tribunal a donné la parole au ministère public, qui a poursuivi les débats par une série de questions adressées à l’accusé.

Les parties civiles ont également été entendues. L’un des moments les plus émouvants de l’audience est intervenu lorsqu’un père de famille, ayant perdu son épouse et ses quatre enfants dans la tragédie, soit cinq membres de sa famille, a comparu à la barre. Il a réclamé une indemnisation de trois milliards de francs guinéens en réparation du préjudice subi.

À l’issue des débats, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 28 juillet 2026. Ce renvoi vise à permettre à la compagnie NSIA Assurances, assureur du véhicule impliqué dans l’accident, de comparaître devant la juridiction dans un délai de vingt jours.

Pour rappel, le drame s’est produit le lundi 29 juin 2026 à Djarabaka, dans la sous-préfecture de Konkouré, préfecture de Mamou. Les quinzes victimes avaient été inhumées le même jour au cimetière du quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info

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