Guinée : après l’adoption du budget rectificatif 2026, Djémory Kouyaté plaide pour la protection du pouvoir d’achat

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L’Assemblée nationale guinéenne a adopté à l’unanimité, le samedi 24 octobre 2026, le projet de Loi de finances rectificative (LFR) pour l’exercice 2026. Une révision budgétaire que le rapporteur de la Commission spéciale permanente du contrôle et de la comptabilité de l’Assemblée nationale, Honorable Djémory Kouyaté, juge nécessaire pour adapter les prévisions financières de l’État à l’évolution de la conjoncture économique. Au-delà de cet ajustement, le parlementaire met l’accent sur un enjeu majeur : la préservation du pouvoir d’achat des ménages.

Pour Honorable Djémory Kouyaté, la révision d’une loi de finances initiale répond avant tout à la nécessité de tenir compte des changements susceptibles d’affecter la situation économique du pays. Il estime que les prévisions budgétaires doivent pouvoir évoluer lorsque les réalités économiques ne correspondent plus aux hypothèses de départ.

« La rectification d’une loi initiale, elle est conjoncturelle. Et compte tenu de la conjoncture économique de notre pays, aujourd’hui, à l’unanimité, nous avons approuvé cette loi pour que le pays avance », a-t-il déclaré à l’issue de l’adoption du texte.

Au-delà de l’adoption du budget rectificatif, le député attire l’attention sur les conséquences des évolutions économiques pour les populations, notamment les ménages confrontés aux dépenses quotidiennes. À ses yeux, les ajustements budgétaires doivent également tenir compte des besoins essentiels des citoyens et de leur capacité à faire face au coût de la vie.

« À la suite de ça, c’est toujours de penser au panier de la ménagère. Puisque quand il y a un problème conjoncturel, il faudrait revoir la situation économique », a-t-il souligné.

Cette préoccupation place la question du pouvoir d’achat au centre des attentes suscitées par la révision budgétaire. Pour le parlementaire, l’adaptation des prévisions financières constitue une démarche nécessaire lorsque les ressources initialement envisagées ne permettent plus de répondre suffisamment aux besoins de la population.

Pour expliquer le principe de cette révision, Honorable Djémory Kouyaté a pris l’exemple d’un budget initial de 100 francs, qui pourrait se révéler insuffisant face aux besoins réels de la population. Dans une telle situation, estime-t-il, les prévisions doivent être réexaminées afin de mieux correspondre aux circonstances économiques.

« Si 100 francs étaient prévus comme budget et que ces 100 francs ne peuvent pas satisfaire la population, il faut revoir le budget. C’est pourquoi, de la loi initiale, on vient à la loi de finances rectificative », a-t-il expliqué.

L’adoption de la Loi de finances rectificative 2026 ouvre ainsi la voie à un ajustement des prévisions budgétaires de l’État. Pour Honorable Djémory Kouyaté, l’enjeu consiste à adapter le budget aux réalités économiques du pays, tout en accordant une attention particulière aux conditions de vie des populations guinéennes. Reste que l’impact concret de cette révision sur le quotidien des ménages dépendra des mesures mises en œuvre et de leurs effets sur l’économie.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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