Kindia : 844 candidats à l’assaut de la dernière chance pour décrocher le baccalauréat

Après avoir échoué de peu à la session ordinaire du baccalauréat unique 2026, 844 candidats de la préfecture de Kindia ont repris, ce jeudi 20 août, le chemin des salles d’examen. Répartis dans deux centres, ils disposent de quatre jours pour tenter de transformer leur seconde chance en réussite.
À Kindia, l’espoir renaît pour des centaines de candidats qui avaient vu le baccalauréat leur échapper de quelques dixièmes de points. Ce jeudi 20 août, ils ont retrouvé les bancs des salles d’examen à la faveur de la toute première session de rattrapage du baccalauréat unique en Guinée.
Dans la préfecture, 844 candidats, toutes options confondues, sont concernés par cette mesure exceptionnelle destinée aux élèves ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,50 et 9,99 à la session ordinaire. Ils composent dans deux centres, dans des conditions similaires à celles de l’examen initial.
Le coup d’envoi des épreuves a été donné à l’école primaire Condetta 1, en présence des autorités administratives et éducatives de la région. Pour l’Inspecteur régional de l’Éducation de Kindia, Mamary Diakité, cette session représente avant tout une seconde possibilité offerte aux candidats proches de l’admission.

« On a organisé ça au niveau de chaque préfecture. Ici, à Kindia, nous avons un total de 844 élèves, toutes options confondues. En fait, ça se passe comme les évaluations normales, à la différence qu’ici, les élèves ont une ou deux matières au maximum à rattraper », a-t-il expliqué.
Le responsable éducatif précise que seuls les candidats concernés par le dispositif sont autorisés à reprendre certaines matières. L’objectif est de leur permettre d’améliorer leurs résultats et d’atteindre la moyenne nécessaire pour décrocher le précieux diplôme.
« Tous ceux qui ont une note comprise entre 8,50 et 9,99, on pouvait leur donner une seconde chance. Vous venez, les matières fondamentales, une ou deux matières, vous passez, et la note qui est au-dessus de 10, on prend et on ajoute à la première note pour vous permettre d’avoir le bac », a précisé Mamary Diakité.
Durant quatre jours, les candidats vont ainsi tenter de franchir l’ultime obstacle qui les sépare du baccalauréat. Dans les salles, certains ont retrouvé leurs anciennes places et composent avec leurs numéros de procès-verbal, comme lors de la session ordinaire.
Présent au lancement des épreuves, le préfet de Kindia, colonel Abdourahamane Keïta, s’est félicité de cette initiative qui, selon lui, offre une nouvelle perspective aux jeunes ayant échoué de peu.

« Il faut remercier l’État d’abord pour avoir donné une deuxième chance à nos enfants pour se rattraper. C’est une première fois dans notre pays », a-t-il déclaré.
Mais cette opportunité s’accompagne également d’une exigence : celle de préserver l’intégrité de l’examen. Le préfet a ainsi lancé un appel ferme aux candidats pour qu’ils évitent toute forme de fraude et comptent uniquement sur leurs propres connaissances.
« Il faut échouer dignement, plutôt que de te prendre dans une fraude », a-t-il averti, rappelant que les conséquences d’une fraude peuvent également affecter les familles des candidats.
Sur le terrain, les premières impressions des responsables chargés de superviser les épreuves sont plutôt positives. La déléguée Fatoumata Chérif, directrice nationale de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, assure que toutes les dispositions ont été prises afin de garantir le bon déroulement des compositions.

« Le constat est très satisfaisant. Les conditions sont réunies pour que les élèves puissent composer dans les meilleures conditions. Les élèves sont là, vraiment tous prêts à affronter cette épreuve d’anglais et à saisir cette opportunité de rattrapage qui leur est offerte par l’État », a-t-elle souligné.
Pour ces 844 candidats de Kindia, l’heure n’est donc plus aux regrets de la session ordinaire. Pendant quatre jours, ils devront donner le meilleur d’eux-mêmes pour améliorer leurs résultats et, peut-être, décrocher enfin le baccalauréat unique 2026.
Une dernière chance qui, pour beaucoup d’entre eux, pourrait bien changer le cours de leur année scolaire et ouvrir la porte aux études supérieures.
Sylla Ama pour Planete7.info
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