Djiba Diakité : « Aucun pays ne peut se développer durablement sans investir dans sa jeunesse »

Le ton est donné, et il est sans équivoque. À l’occasion du lancement officiel de la 18e édition des 72 Heures du Livre, sur les rives du lac Gbassikolo, Djiba Diakité a livré une intervention percutante, à la fois politique, éducative et profondément engagée. Face à un public composé d’acteurs culturels, d’étudiants, d’écrivains et de partenaires institutionnels, le haut responsable guinéen a placé la jeunesse au centre de toutes les priorités nationales.
« Aucun pays ne peut se développer durablement sans investir dans sa jeunesse », a-t-il martelé d’entrée, posant ainsi les bases d’un discours construit autour d’une vision à long terme. Dans un contexte où la Guinée cherche à accélérer sa transformation structurelle, cette déclaration résonne comme une ligne directrice assumée par les autorités de la transition, sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya.
Au cœur de cette dynamique, le programme Simandou 2040 se présente comme le socle stratégique de cette ambition. Pour Djiba Diakité, il ne s’agit pas simplement d’un projet économique, mais d’un véritable levier de refondation nationale, où le capital humain occupe une place centrale. « Former une jeunesse compétente, bâtir des infrastructures éducatives modernes et nouer des partenariats d’excellence », a-t-il insisté, détaillant les piliers d’une politique éducative tournée vers la performance et l’ouverture internationale.
Dans cette perspective, l’initiative Simandou Academy apparaît comme l’un des instruments clés de cette vision. Elle ambitionne de redéfinir les standards de l’éducation en Guinée, en misant sur la qualité de la formation, la recherche scientifique et l’innovation. Un projet qui, selon Djiba Diakité, doit permettre de faire émerger une nouvelle génération de talents capables de porter le développement du pays sur les quinze prochaines années.
Mais au-delà des infrastructures et des réformes, c’est un symbole fort que le responsable guinéen a tenu à réaffirmer : celui du livre. « Au cœur de cette prospérité nationale, le livre est irremplaçable », a-t-il déclaré avec conviction. Une prise de position qui trouve tout son sens dans le cadre des 72 Heures du Livre, événement culturel majeur devenu au fil des années une plateforme incontournable de promotion de la lecture et du savoir en Guinée.
Dans une atmosphère à la fois festive et studieuse, cette 18e édition s’ouvre donc sous le signe de l’engagement et de la responsabilité collective. L’appel de Djiba Diakité va au-delà d’un simple discours institutionnel : il interpelle toute une génération, invitée à se saisir du livre comme outil d’émancipation et de transformation sociale.
En filigrane, c’est toute une vision de la Guinée de demain qui se dessine : une nation bâtie sur le savoir, portée par une jeunesse formée, consciente et ambitieuse. Et au lac Gbassikolo, ce message a trouvé un écho certain. Une véritable cognade.
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