
Lors de la conférence de presse consacrée à la situation sociopolitique et économique du pays, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a dressé un état des lieux détaillé de la congestion qui affecte depuis plusieurs mois le Port autonome de Conakry. Une crise logistique majeure qui a fortement perturbé l’approvisionnement du pays.
Selon le ministre, des milliers de conteneurs destinés à la Guinée restent encore bloqués dans plusieurs ports de la sous-région, notamment à Lomé, au Ghana, au Cameroun, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. « Nous avons aujourd’hui environ 40 000 conteneurs en attente d’acheminement vers Conakry », a-t-il précisé, rappelant qu’ils étaient près de 100 000 il y a quelques mois. Un recul significatif qui traduit, selon lui, une « absorption progressive » de la crise.
Sur le terrain, les autorités mettent en avant des avancées notables. Le taux d’occupation du port s’est considérablement amélioré, avec près de 66 % d’espace désormais disponible pour accueillir de nouveaux conteneurs. Une évolution rendue possible grâce à une série de mesures urgentes, parmi lesquelles le travail en continu, 24 heures sur 24, et l’accélération des procédures de sortie des marchandises.
Le gouvernement a notamment facilité le système de « sortie sous douane », permettant aux importateurs d’achever leurs formalités en dehors du port. Une initiative qui vise à désengorger les quais tout en réduisant les coûts logistiques pour les opérateurs économiques. À cela s’ajoute la suppression des frais de surestaries, une décision saluée comme un levier important pour fluidifier les opérations.
Si la situation s’améliore pour le trafic de vrac notamment le riz, le sucre et d’autres produits alimentaires désormais débarqués sans difficulté, le segment des conteneurs reste le principal point de tension. « Le parc conteneur continue à souffrir », a reconnu le porte-parole du gouvernement, tout en assurant que les efforts se poursuivent pour normaliser totalement les activités.
Cependant, un facteur saisonnier vient tempérer cet optimisme : l’arrivée imminente des pluies. Chaque année, les opérations de déchargement des marchandises sensibles sont ralenties, voire interrompues, en raison des intempéries. « Dès qu’il pleut, on est obligé d’arrêter pour éviter les pertes », a expliqué le ministre, soulignant l’impact direct de ces arrêts sur le rythme des activités portuaires.
Par ailleurs, Ousmane Gaoual Diallo a également évoqué les projets d’infrastructures en cours, notamment la modernisation des aérodromes régionaux. Deux plateformes, achevées à près de 95 %, attendent encore le déblocage de financements pour être mises en service. Leur inauguration, initialement prévue en décembre, reste suspendue à la résolution de contraintes administratives liées aux paiements des entreprises en charge des travaux.
Malgré ces obstacles, le gouvernement affiche sa détermination à tourner définitivement la page de la congestion portuaire dans les semaines à venir. Une ambition cruciale pour l’économie guinéenne, dont la stabilité dépend en grande partie de la fluidité de ses chaînes d’approvisionnement.
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