Démission du gouvernement Bah Oury : l’analyse d’Amadou Barry, président de l’UCEG

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La démission du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, annoncée hier, continue de provoquer de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile guinéenne. Pour Amadou Barry, président de l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG), cette décision s’inscrit dans la dynamique normale du processus de transition politique en cours dans le pays.

Interrogé par notre rédaction, l’acteur politique a d’abord tenu à saluer le travail accompli par l’équipe sortante. « Je voudrais exprimer ma reconnaissance au gouvernement dans son ensemble, et particulièrement au Premier ministre Amadou Oury Bah, pour les réformes importantes engagées depuis sa prise de fonction », a-t-il déclaré.

Selon Amadou Barry, le gouvernement Bah Oury a joué un rôle déterminant dans la conduite de la transition. Toutefois, il estime que cette démission marque la fin d’un cycle politique et l’ouverture d’une nouvelle phase. « Ce gouvernement a assumé une mission essentielle, mais il est désormais temps d’amorcer une nouvelle étape avec une équipe qui reflète davantage la volonté populaire et capable de poursuivre efficacement les réformes nécessaires pour la Guinée », a-t-il souligné.

Le président de l’UCEG reconnaît plusieurs avancées notables à l’actif du gouvernement sortant. Il cite notamment la poursuite des réformes institutionnelles, la gestion globale de la transition, l’amélioration relative de la sécurité dans certaines régions du pays ainsi que les efforts consentis en faveur de l’unité nationale.

Cependant, Amadou Barry n’élude pas les insuffisances observées. Il évoque en particulier la lenteur dans la mise en œuvre de certaines réformes majeures, des faiblesses dans la gestion des ressources publiques, une lutte contre la corruption jugée encore timide, ainsi que l’essoufflement du dialogue entre le gouvernement et les acteurs sociopolitiques.

Se projetant vers l’avenir, le président de l’UCEG appelle à une refondation profonde de la gouvernance. Il estime que le futur gouvernement devra prioritairement instaurer une gestion plus transparente et plus rigoureuse des finances publiques, accélérer les réformes institutionnelles et renforcer de manière significative la lutte contre la corruption.

Amadou Barry insiste également sur l’urgence de rétablir un dialogue national inclusif. « Il est impératif d’impliquer l’ensemble des forces vives de la nation dans la construction d’une Guinée nouvelle, fondée sur la concertation, la confiance et la participation citoyenne », a-t-il déclaré.

Enfin, il invite le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, à mettre en place « un gouvernement national, technocratique et représentatif de la diversité guinéenne ». Pour lui, le dialogue, la réconciliation nationale, la justice et l’équité doivent constituer les piliers de l’action publique afin de répondre aux aspirations profondes du peuple guinéen.

Salif Camara pour Planete7.info 

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