Réaménagement du calendrier scolaire à Mamou : la communauté éducative mobilisée pour rattraper les jours perdus

À la suite des perturbations provoquées par les mouvements de grève et les congés exceptionnels accordés aux élèves, le Ministère de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation a procédé à un réaménagement du calendrier scolaire 2025-2026.
Dans la préfecture de Mamou, les autorités éducatives ont rapidement enclenché une série de mesures afin de garantir le respect de ce nouveau chronogramme et assurer la continuité pédagogique.

C’est dans ce contexte qu’Amara Kourouma, chef de la section pédagogique à la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE) de Mamou, a accordé une interview à notre correspondant régional, ce jeudi 8 janvier 2026, dans les locaux de la DPE. Il a fait le point sur les dispositions prises pour compenser les retards enregistrés.
« Après la reprise effective des cours, nous avons tenu des séances de travail avec les chefs d’établissements et les Directions Sous-préfectorales de l’Éducation (DSE). Les périodes de grève et de congés techniques ont entraîné une perte d’environ 18 jours pédagogiques, c’est-à-dire des jours ouvrables. Pour y remédier, des programmes de rattrapage ont été élaborés au niveau de chaque structure », a-t-il expliqué.
Au niveau de l’enseignement élémentaire, au moins 18 établissements ont été concernés par ce dispositif. Les autorités éducatives, avec l’accord des directeurs d’écoles et des enseignants, ont décidé de consacrer les jeudis habituellement jours de repos aux cours de rattrapage. « Désormais, les élèves suivent des cours tous les jeudis de 8h à 12h afin de compenser les deux jours perdus durant la période de grève et les congés techniques. Cet effort a un coût, mais l’engagement des enseignants a été remarquable », a précisé M. Kourouma.
Dans l’enseignement secondaire, sept établissements ont également mis en place des mécanismes de rattrapage. Les enseignants ont accepté d’assurer des cours supplémentaires en soirée. « Après le calcul des heures et des jours manquants, chaque professeur s’est engagé à dispenser au moins deux heures de cours supplémentaires, de 16h à 18h, chaque soir, selon les disciplines concernées, afin de respecter le calendrier scolaire réaménagé », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la question du déficit d’enseignants, le responsable pédagogique a reconnu la persistance de certaines difficultés, tout en soulignant les efforts en cours. « Il existe toujours une insuffisance d’enseignants, aussi bien dans la commune urbaine que dans les sous-préfectures. Toutefois, avec l’accord des syndicats, les services des ressources humaines et les responsables syndicaux travaillent actuellement à la régularisation de la situation des enseignants contractuels encore en poste. Les DSE transmettent les listes à la DPE, qui les fait remonter à la hiérarchie », a-t-il indiqué.
Il a également salué l’implication des communautés locales, particulièrement en milieu rural, dans la prise en charge de certains enseignants contractuels. « Dans plusieurs sous-préfectures, des enseignants acceptent d’assurer le double flux, matin et soir, avec l’appui des communautés. Cet engagement est visible sur le terrain et contribue fortement à la continuité des apprentissages », a-t-il souligné.
À Mamou, la mobilisation conjointe des autorités éducatives, des enseignants, des syndicats et des communautés traduit une volonté commune de préserver le droit à l’éducation malgré les contraintes. Cette dynamique collective, portée par un sens élevé de responsabilité, offre des perspectives rassurantes pour le respect du calendrier scolaire réaménagé et le succès de l’année scolaire 2025-2026 au bénéfice des élèves.
Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info
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