
L’amphithéâtre CAMES de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé (FSTS) a servi de cadre, ce mercredi, à une conférence-débat de grande envergure autour des innovations que consacre la nouvelle Constitution, notamment en matière de santé et d’éducation.
Organisée par les directions des hôpitaux nationaux Ignace Deen et Donka, en partenariat avec l’hôpital Sino-guinéen et la FSTS, cette rencontre a réuni médecins, enseignants-chercheurs et professionnels du secteur sanitaire. Au cœur des échanges : la Couverture Sanitaire Universelle (CSU), désormais inscrite comme un droit constitutionnel dans le projet de loi fondamentale qui sera soumis au référendum du 21 septembre prochain.

Dans son intervention, le professeur Hassane Bah, président de la Commission Santé, Éducation, Affaires Sociales et Culturelles du CNT, a souligné l’importance historique de cette avancée :
« La couverture santé universelle, c’est la démocratisation de la santé. Désormais, qu’on soit riche ou pauvre, à N’Zérékoré, Labé ou Koundara, chaque citoyen aura droit aux mêmes soins de qualité. Plus de barrières financières pour accéder à la santé », a-t-il déclaré, appelant le corps médical à adhérer massivement au projet de Constitution.

Pour sa part, Mme Khaité Sall, secrétaire générale du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a salué la prise en compte des préoccupations du secteur dans la nouvelle loi fondamentale.
« La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. À travers cette Constitution, l’État prend des engagements forts pour garantir des financements adéquats au secteur, ce qui est une première en Afrique », a-t-elle assuré, avant d’insister sur la protection des couches vulnérables et l’accessibilité des soins pour l’ensemble de la population.

Au nom des gestionnaires hospitaliers, Alpha Diallo président de la concession de l’hôpital national Donka, a estimé que l’inscription de la CSU dans la Constitution constitue une avancée majeure. « C’est une première mondiale. Cela vient résoudre une bonne partie des problèmes que rencontrent les hôpitaux », a-t-il affirmé, tout en lançant un appel à la mobilisation du personnel médical et paramédical en faveur du « oui » au référendum.

Cette conférence-débat, au-delà de la sensibilisation, a marqué une étape décisive dans la vulgarisation des acquis de la nouvelle Constitution. Les participants ont unanimement salué l’intégration du droit à la santé pour tous et la reconnaissance constitutionnelle de la Couverture Sanitaire Universelle, considérée comme un tournant majeur pour le système de santé guinéen.

Alors que le pays se dirige vers le référendum du 21 septembre, le message porté depuis l’amphithéâtre CAMES est clair : « Oui à une Constitution qui fait de la santé un droit, non un privilège ».
Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info
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