Dr Sékou Condé condamné : la justice tranche, le politique s’interroge

sonoco sites

Le Tribunal de Première Instance de Mafanco a rendu, ce lundi 19 mai 2025, son verdict dans l’affaire opposant le Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG Arc-en-ciel, à l’État guinéen. Interpellé le vendredi précédent au siège du parti pour avoir tenu une réunion sans autorisation, Dr Condé a été reconnu coupable de violation d’une décision d’une autorité administrative et condamné au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.

Initialement poursuivi pour « réunion publique non autorisée », les faits ont été requalifiés par le juge Mamadou Dian Diallo, qui s’est fondé sur les articles 25, 68, 92, 621, 622, 623 et 942 du Code pénal, ainsi que les articles 464, 533, 535, 548 et 553 du Code de procédure pénale. En plus de l’amende, le tribunal a ordonné la restitution des biens saisis à leur propriétaire et mis les frais de justice à la charge du prévenu.

Lors de l’audience, la défense, assurée par Me Mory Doumbouya, a tenté de faire requalifier les faits en simple « attroupement non autorisé ». Une tentative rejetée par le tribunal, qui a estimé que Dr Condé avait enfreint une mesure administrative émanant du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) interdisant toute activité du parti, actuellement suspendu.

À la barre, le secrétaire permanent du RPG-AEC a reconnu les faits tout en précisant que la Direction du parti n’a jamais été officiellement notifiée de la décision de suspension : « Nous avons appris la suspension par voie de presse. Nous avons immédiatement suspendu nos activités et avons demandé une notification formelle, qui ne nous est jamais parvenue. Nous n’avons jamais voulu défier l’État. »

À la sortie du procès, serein, Dr Sékou Condé a réaffirmé son engagement politique : « Nous sommes tous des passants dans cette vie. Mon temps passera, mais mes convictions politiques resteront. »

Malgré la condamnation, l’homme politique a regagné librement son domicile, tandis que cette affaire relance le débat sur les conditions de notification des décisions administratives aux formations politiques dans un contexte de transition tendu.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.

Accueil
Radio
Tv
Replays