Tensions au siège du RPG Arc-en-ciel : une rencontre perturbée par les forces de l’ordre

Une atmosphère de vive tension a régné ce jeudi au siège du RPG Arc-en-ciel à Gbessia, où une assemblée générale avait été annoncée par l’ancienne formation au pouvoir. L’objectif de cette rencontre : clarifier la position du parti face aux nombreuses spéculations circulant en son sein et dans l’opinion publique.
Dès la matinée, plusieurs figures de la direction nationale, ainsi que de nombreux militants et sympathisants, avaient répondu à l’appel. Dans une ambiance rythmée par des chants et des danses aux accents nostalgiques, la mobilisation battait son plein lorsque des agents des forces de l’ordre sont intervenus, demandant l’arrêt immédiat de l’activité en invoquant la suspension en vigueur des activités des partis politiques.

Un échange s’en est suivi entre le secrétaire permanent du parti, Dr Sékou Condé, et le commandant du dispositif policier. Bien que conscient de la suspension, Dr Sékou Condé aurait expliqué que les membres se réunissaient pour « répondre à ceux qui les avaient attaqués ». Le responsable de la police a, de son côté, insisté sur la nécessité de prévenir tout débordement et a invité les responsables à faire évacuer les lieux sans heurts.

Dans un appel au calme, Dr Condé a exhorté les militants à se retirer pacifiquement : « Les autres ont tenu leur déclaration sans être inquiétés. Mais nous, dès qu’on veut réagir, on nous empêche. Chers militants, rentrez tranquillement chez vous », a-t-il déclaré face à l’assemblée.
Malgré cette interruption, une partie du message prévu a tout de même été délivrée à la presse par Mohamed Fadima Camara, secrétaire administratif du bureau de la jeunesse, dans un contexte tendu mais sans incident majeur.

Ce nouvel épisode intervient dans un climat politique particulièrement sensible. Alors que le RPG Arc-en-ciel tente de faire entendre sa voix dans le débat national sur la transition, il affirme être soutenu par 52 sections qui, selon ses responsables, adhèrent aux idéaux du CNRD et soutiennent même l’idée d’une candidature du Général Mamadi Doumbouya.
Cette intervention policière, bien que calme, a suscité l’indignation de nombreux militants qui y voient une entrave à leur droit de réunion et d’expression. Le parti n’a pour l’heure publié aucune déclaration officielle en réaction aux événements.
Oumar Sylla Bah pour Planete7.info
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