Processus électoral en Guinée : l’ONASUR appelle au retour du FRONDEG pour garantir l’inclusivité et la crédibilité du scrutin

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À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce mercredi sur le thème « Supervision électorale et participation citoyenne : pour un processus inclusif, transparent et porteur de cohésion nationale », le président de l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel (ONASUR), Sékou Koureissy Condé, a livré une lecture apaisée mais ferme des enjeux entourant le processus électoral en cours, marqué notamment par le retrait du FRONDEG.

Dans une intervention au ton conciliant, Dr Condé a d’abord rappelé la mission essentielle de son institution, centrée sur le respect strict du cadre légal. « Nous recevons et continuons de recevoir les acteurs engagés dans le processus électoral. Notre rôle consiste à assurer la conformité, sur la base du code électoral et de la Constitution », a-t-il expliqué, insistant sur la neutralité et la rigueur de l’organe de supervision.

Abordant la question sensible de la validation des candidatures, il a tenu à lever toute ambiguïté : « Lorsque 27 % des candidatures ne sont pas validées, ce n’est pas la personne qui est rejetée, mais le dossier. » Une précision qui vise à recentrer le débat sur les exigences techniques et administratives, loin de toute interprétation politique ou personnelle.

Le président de l’ONASUR a également mis en avant la neutralité des institutions impliquées dans le processus, notamment la Direction générale des élections (DGE). « Il n’y a aucun intérêt personnel en jeu. Nous sommes à l’écoute de tous et n’excluons personne », a-t-il affirmé, tout en rappelant l’existence de mécanismes de recours destinés à garantir l’équité et la transparence.

S’agissant du retrait du FRONDEG, Dr Condé a multiplié les appels au dialogue et à la responsabilité. « Ni la Cour suprême, ni la DGE ne les ont exclus. C’est un choix volontaire. Je leur dis : revenez, ne vous auto-excluez pas », a-t-il lancé, reconnaissant toutefois le contexte émotionnel qui entoure cette décision.

Dans cette dynamique, il a souligné l’existence de « garde-fous » institutionnels destinés à sécuriser le processus électoral. « Il y a un organe de gestion des élections, mais aussi un organe de contrôle de la régularité, de la conformité et de la transparence », a-t-il précisé, positionnant l’ONASUR comme un relais entre les acteurs politiques et les institutions : « Nous sommes vos avocats, nous portons votre voix auprès des autorités compétentes. »

Regrettant certaines prises de décision unilatérales, il a interpellé les acteurs politiques : « Pourquoi ne pas passer par les canaux institutionnels avant d’annoncer un retrait ? » Une critique formulée dans un esprit constructif, en faveur d’un dialogue renforcé.

Dr Koureissy Condé a lancé un appel solennel au retour du FRONDEG dans le processus électoral. « Le jeu démocratique n’est pas éliminatoire. Il repose sur des critères objectifs liés aux dossiers, et non aux personnes », a-t-il insisté, avant d’inviter l’ensemble des acteurs à préserver les acquis démocratiques : « Ne combattez pas cet élan électoral. Protégeons cette nouvelle culture électorale guinéenne. La porte reste ouverte. »

À travers cette sortie, l’ONASUR réaffirme son engagement en faveur d’un processus électoral apaisé, inclusif et transparent, misant résolument sur le dialogue pour surmonter les tensions politiques actuelles.

 

Salif Camara pour Planete7.info

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